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Archive pour janvier 2010

Harlan Ellison a dit…

Après « La SF selon… » qui a duré plusieurs semaines dans Les Echos d’Altaïr, arrêtons-nous régulièrement sur une réflexion, petite ou longue, une opinion ou la vision d’un auteur, d’un cinéaste ou d’un artiste sur la SF, le fantastique, la vie ou sur soi-même. Là encore, des surprises vous attendent, et non des moindres…

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Harlan Ellison ouvre le bal.  C’est un écrivain américain de science-fiction et de fantastique bien connu des fans. Il a également participé, soit en tant que scénariste ou en tant que consultant, à des séries TV telles que Star Trek, Au-delà du Réel, La Cinquième Dimension (The New Twilight Zone) et, surtout, Babylon 5.

Harlan Ellison : « J’ai une certaine réputation que j’ai recherchée activement. Je veux dire, j’ai besoin de cela pour ma satisfaction personnelle : être connu. »

http://fr.wikipedia.org/wiki/Harlan_Ellison



Dictionnaire altaïrien : D comme… Dracula !

lettred.gifD comme droïde… Doctor Who… dragon… Dick K. Philip… Dante Joe… Druillet Philippe… Dune… Dracula, le Seigneur de la Nuit ! Bram Stoker n’aurait sans doute jamais cru que son personnage du comte Dracula aurait connu une telle célébrité à travers le monde ! Son vampire immortel l’est bien, traversant les unes après les autres nos générations de pauvres mortels, fascinant encore et toujours plus, entraînant des dizaines et des dizaines de versions de romans et de films de vampires de toutes sortes. De même, Vlad l’Empaleur, le vrai Dracula, était loin de se douter au XVe siècle que son nom résonnerait à travers le temps par l’intermédiaire de ce buveur de sang ! Bela Lugosi l’interpréta en 1931 dans son Dracula grimaçant, Christopher Lee l’incarna plusieurs fois pour la Hammer, Frank Langella endossa brillamment le rôle en 1979 dans la splendide version de John Badham et enfin Gary Oldman en 1993 fut impressionnant dans le chef-d’oeuvre de Coppola. Dracula le séducteur, Dracula le démon, Dracula le vampire immortel qui ne boit jamais de vin hante encore nos bibliothèques et nos écrans de cinéma, et ce n’est pas prêt de s’arrêter car les descendants de Bram Stoker viennent de donner une suite à ce pilier de la littérature fantastique, suite qui intéresse déjà Hollywood… Oui, Dracula est bien immortel !

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Pour en savoir plus :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Dracula

http://fr.wikipedia.org/wiki/Vlad_III_l’Empaleur



Nos héros vieillissants…

Le temps n’épargne malheureusement personne, pas même les héros d’hier de nos séries TV et de nos films fantastiques et de science-fiction préférés… Si l’on pouvait seulement l’arrêter…

Martin Landau hier et aujourd’hui, le célèbre Commandant John Koenig de la base lunaire Alpha dans la série Cosmos 1999 a aujourd’hui 79 ans…

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Barbara Bain, le docteur Helena Russell de Cosmos 1999 a aujourd’hui 79 ans elle aussi…

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Marc Singer, qui fut Mike Donovan l’un des chefs de la résistance dans la fameuse série V des années 1980, a aujourd’hui 62 ans…

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Caroline Munro, superbe James Bond girl dans L’Espion qui m’aimait, Stella Star dans Star Crash, et connue pour tant d’autres rôles, a aujourd’hui 60 ans…

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Mark Hamill, le Luke Skywalker de la trilogie classique de Star Wars, a aujourd’hui 59 ans…

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Carrie Fisher, la princesse Léia de la trilogie classique de Star Wars, a aujourd’hui 54 ans…

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Joanna Lumley, Purdey dans le Chapeau Melon et Bottes de Cuir des années 1970, a aujourd’hui 64 ans…

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La SF selon Arthur Koestler

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Arthur Koestler (1905-1983) fut un romancier, journaliste et essayiste hongrois naturalisé britannique.

Arthur Koestler :

« Les Voyages de Gulliver de Swift, Le Meilleur des mondes d’Huxley, 1984 d’Orwell sont de grandes oeuvres littéraires parce que les bizarreries de mondes étrangers n’y figurent qu’au titre d’arrière-plan ou de prétexte à un message social. En d’autres termes, ces oeuvres sont de la littérature dans l’exacte mesure où elles ne sont pas de la science-fiction, où elles se présentent comme le reflet d’une imagination disciplinée et non d’une fantaisie débridée. »

http://fr.wikipedia.org/wiki/Arthur_Koestler



Mes 10 films de SF préférés

Dix films de science-fiction que j’ai adorés, dix films qui m’ont marqués, à la fois pour leurs qualités, leur intelligence, leur beauté, leur originalité, et aussi pour des choses qui ne s’expliquent pas, qui appartiennent davantage au domaine du subjectif, peut-être à une certaine SF telle que je la conçois, avec ses qualités et ses défauts… Mon classement est dans l’ordre de préférence.

film1.jpg 1 – STAR WARS IV (1977 / George Lucas)
LE film de SF par excellence, le chef-d’oeuvre qui ne vieillira jamais, le pur space opera dans toute sa splendeur épique (même si certains pinaillent sur le terme « space fantasy »), une oeuvre qui a secoué le monde et l’Histoire de la SF pour devenir un phénomène de société qui se renouvelle de génération en génération. Inimitable. Indispensable. Incontournable.

film2.jpg 2 – PLANETE INTERDITE (1956 / Fred McLeod Wilcox)
LE chef-d’oeuvre des années 1950, un classique du genre qui a d’ailleurs inspiré Star Trek à Gene Roddenberry. Totalement dépaysant, avec des décors superbes, des effets spéciaux excellents pour l’époque, une musique électronique… stressante, et surtout un incomparable robot devenu légendaire…

film4.jpg 3 – 2001 : L’ODYSSEE DE L’ESPACE (1968 / Stanley Kubrick)
Certes, on pourra peut-être lui reprocher ses longueurs et son côté gros pensum philosophique, mais il fallait sans doute passer par là pour que la SF cinématographique soit prise un peu plus en considération, et de toute façon rien n’est jamais parfait, même les deux chefs-d’oeuvre cités plus haut. Je n’ai pas aimé du tout 2001 quand je l’ai découvert pour la première fois à 14 ans. Je l’ai adoré lorsque je l’ai redécouvert à 17 ans. Je me sens si petit dans ce film où l’Univers paraît si immense, si étouffant, avec des séquences d’anthologie… Un monument.

film5.jpg 4 – LA PLANETE DES SINGES (1968 / Franklin J. Schaffner)
Où l’homme est traité comme il devrait l’être aujourd’hui : comme une bête sauvage à mettre en cage (je sais, j’y vais un peu fort mais bon…). Un film qui m’a foutu une sacrée pétoche quand j’étais gosse, la musique de Goldsmith y étant pour beaucoup… Quant à la scène finale avec la statue de la Liberté enfouie dans le sable, le choc visuel par excellence ! Une oeuvre inspiré du roman de Pierre Boule (une chance qu’on a les Américains pour adapter nos romans de SF !) d’une grande intelligence avec un Charlton Heston épatant comme toujours. Des paysages désertiques traumatisants, des singes doués de raison et un scénario en béton.

film3.jpg 5 – STAR TREK, LE FILM (1979 / Robert Wise)
Ou Star Trek I, ou encore Star Trek, The Motion Picture… Même si ce film ne fait pas l’unanimité chez les trekkies comme chez les critiques, pour moi c’est celui qui m’a fait découvrir l’univers incomparable de Roddenberry. Star Trek, Le Film est un grand voyage à travers l’Inconnu et l’Univers dans ce qu’il a de plus mystérieux et menaçant, avec des images splendides et une musique presque… « organique » !…

film6.jpg 6 – RENCONTRES DU TROISIEME TYPE (1977 / Steven Spielberg)
L’un des plus beaux films de Spielberg, et l’un des plus beaux films tout court ! Tant de qualités que je ne pourrai toutes les citer ici, mais je retiendrai surtout cette trouvaille formidable : communiquer entre la race humaine et les extraterrestres grâce à la musique ! Bravo ! Mille fois bravo monsieur Spielberg !

film8.jpg 7 – ALIEN (1979 / Ridley Scott)
Le premier, bien sûr, le meilleur à mon humble avis. Terriblement efficace, le suspense à son paroxysme (j’ai été littéralement terrifié du début à la fin), avec LA créature extraterrestre la plus crédible de toute l’histoire de la SF ! Le Prédator ? Pfff !! Rien à côté.

film7.jpg 8 – BLADE RUNNER (1982 / Ridley Scott)
Un univers cyber-punk encore jamais vu au cinéma, avec une musique ultra planante de Vangelis et des vues d’un Los Angeles du futur totalement superbes. Adaptation d’un roman de Philip K. Dick, avec Harrison Ford dans le rôle principal, Syd Mead pour la conception des engins futuristes et Douglas Trumbull aux effets spéciaux : que du bon !

film9.jpg 9 – CONTACT (1997 / Robert Zemeckis)
Ce film est une totale réussite, d’une remarquable intelligence, que tous les imbéciles bornés qui ne croient pas en la vie extraterrestre devraient voir au plus tôt ! Et Jodie Foster, quelle merveilleuse actrice dans ce rôle pour lequel elle aurait dû obtenir un Oscar ! Contact est l’adaptation du roman du regretté scientifique américain Carl Sagan.

film10.jpg10 – LE JOUR OU LA TERRE S’ARRETA (1951 / Robert Wise)
Le premier film de SF des années 1950 nous montrant des E.T. venus nous donner une bonne leçon de morale, avec l’incomparable Gort pour punir ceux qui n’écoutent pas ! Ah, si ça pouvait nous arriver un jour… Notre société est vue à travers le regard de Klaatu l’extraterrestre, lequel s’amuse de nos chamailleries et de nos mesquineries propres à l’espèce humaine. C’est aussi une belle leçon de philosophie, naïve pour certains, intelligente pour d’autres, à laquelle nous avons droit.



Dictionnaire altaïrien : C comme… Carpenter John !

lettrec.gifConan ?… Cylon ?… Clarke C. Arthur ?… Cosmos 1999 ?… Coruscant ?… C3-PO ?… Plutôt Carpenter John ! Je ne suis pas un adepte du cinéma d’horreur, même si je l’apprécie malgré tout, mais s’il y avait un seul nom que je devais retenir de ce genre cinématographique je pense que ce serait sans hésitation celui de John Carpenter (avec Dario Argento, oui, quand même !). Réalisateur, acteur, scénariste, monteur, compositeur et producteur, John Carpenter est l’auteur de Halloween, La Nuit des Masques (et de son thème musical si célèbre), Fog (un film qui m’a cloué sur mon fauteuil !), New York 1997 (de la SF qui percute !), The Thing (quel film !), Prince des Ténèbres, Christine, Starman, Les Aventures de Jack Burton, Vampires, Ghosts of Mars, Invasion Los Angeles, et j’arrête là ! Génie du genre, Maître incontesté de l’Horreur, il n’y a pas beaucoup de cinéastes aujourd’hui qui peuvent prétendre posséder son talent et son intelligence. Chaque nouveau film de l’homme est accueilli comme un événement et devient généralement un classique. Carpenter a néanmoins connu une période un peu moins inspirée, celle où les grosses pointures d’Hollywood lui ont proposé des budgets conséquents pour des films d’ampleur (Les Aventures d’un Homme Invisible, Le Village des Damnés…). Il est évident que notre cinéaste s’avère bien plus efficace et bien plus à l’aise dans son domaine privilégié, la série B, que dans celle des superproductions.

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Pour en savoir plus :

http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Carpenter



La SF selon Sam Moskowitz

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Sam Moskowitz (1920-1997) fut un grand fan de SF connu également pour son travail comme auteur et critique dans ce domaine.

Sam Moskowitz :

« La science-fiction est une branche de la fantasy reconnaissable au fait qu’elle favorise chez ses lecteurs la « suspension consentante de l’incrédulité » en situant dans un cadre scientifiquement plausible ses spéculations sur les sciences physiques ou sociales, l’espace, le temps et la philosophie. »



Classement réel d’Avatar au box office de tous les temps

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Je ne vous apprends rien : Avatar, le film de James Cameron, remporte un succès phénoménal sur la Terre entière, et c’est tant mieux ! Néanmoins, il serait bon de replacer les choses à leur place car, comme d’habitude, la presse s’emballe et finit par dire tout et n’importe quoi. Une chance, Les Echos d’Altaïr veillent ! Alors non, Avatar n’a toujours pas dépassé Titanic, non Avatar n’est toujours pas dans le classement des 10 plus gros succès de tous les temps ! Eh oui, grâce au site Box Office Mojo, dans la catégorie All Time Box Office Adjusted for Ticket Price Inflation, on peut connaître le classement de tous les films en fonction des fluctuations du dollar US, parce que le problème avec les Américains réside dans leur façon d’évaluer le succès d’un film. En France, on se reporte au nombre d’entrées. Aux Etats-Unis, on se reporte au billet vert. Un petit coût d’oeil sur le site http://www.boxofficemojo.com/alltime/adjusted.htm s’impose pour vous permettre de voir par vous-même qu’Avatar se situe, au moment où j’écris ces lignes, à la 52e place… et pour vous signaler que Star Wars IV est bel et bien le deuxième plus grand succès de toute l’histoire du cinéma et le restera encore pour longtemps, à ma grande satisfaction !



Dictionnaire altaïrien : B comme… Bradbury !

lettreb.gifBabylon 5 ?… Bespin ?… Besson Luc ?… Blade Runner ?… Bova Ben ?… Brocéliande ?… Non, Bradbury Ray, l’un des géants de la littérature de l’Imaginaire pour lequel j’ai un profond respect. Né en 1920 (ce qui lui fait 90 ans aujourd’hui…), on ne présente plus aux fans ce grand monsieur qu’est Ray Bradbury, l’auteur des Chroniques Martiennes, de Fahrenheit 451, de L’Homme Illustré, de La Foire des Ténèbres et de tant d’autres classiques de la grande bibliothèque du rêve et de l’angoisse. Ses oeuvres, toujours empreintes de poésie, ont marqué des générations entières d’amoureux de science-fiction et de fantastique. Chaque année, dans ma classe de CM2, je ne manque pas de faire lire à mes élèves les deux larges extraits de Chroniques Martiennes présents dans leur manuel de lecture, et je peux affirmer que dès dix ans un enfant peut déjà apprécier le style de Ray Bradbury car beaucoup veulent ensuite découvrir le roman tout entier.

Mais Bradbury, grand ami de Ray Harryhausen, est connu également pour avoir participé en tant que scénariste à des films et des séries télévisées de science-fiction, et aux adaptations de certains de ses propres romans, ainsi : Le Météore de la Nuit (It Came From Outer Space / 1953), Le Monstre des Temps Perdus (The Beast from 20,000 Fathoms / 1953), Fahrenheit 451 (de Truffaut en 1966), La Foire des Ténèbre (Something Wicked This Way Comes / 1983), Ray Bradbury présente (1985-1992 / 58 épisodes), sans compter sa participation aux séries La Quatrième Dimension (The Twilight Zone, pour l’épisode La Fée Electrique) et La Cinquième Dimension (The New Twilight Zone). Ray Bradbury possède même sa plaque sur Hollywood Boulevard.

Malheureusement, Bradbury déclare : « Avant tout, je n’écris pas de science-fiction. J’ai écrit seulement un livre de science-fiction et c’est Fahrenheit 451 basé sur la réalité. La science-fiction est une description de la réalité. Le Fantastique est une description de l’irréel. Donc les Chroniques Martiennes ne sont pas de la science-fiction, c’est du fantastique. » Dommage de dire ça, oui, presque navrant, comme si la SF était une fois de plus une maladie honteuse…

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Pour en savoir plus :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ray_Bradbury



Le Sci-Fi Club à la rue !

Qu’ai-je découvert hier matin, ahuri, dans mon quotidien local : « Angoisse au Sci-Fi Club », c’est le titre ! Et pourquoi donc cette « angoisse » soudaine ? J’apprends en lisant l’article que le club se retrouve désormais à la rue, privé de son local associatif prêté par la F.O.L. !

Le Sci-Fi Club de Nouvelle-Calédonie (dont j’ai déjà parlé sur ce blog, voire le tag), et qui vient de fêter « l’année dernière » sa vingt-quatrième année d’existence, nous dit-on, (erreur, c’est cette année la vingt-quatrième !), ne rassemble plus aujourd’hui qu’une petite vingtaine de membres actifs ! Et l’on comprend vite pourquoi ce naufrage grandiose en poursuivant la lecture de l’article… On y apprend en effet, ébahi, que le Sci-Fi Club, à l’origine des célèbres 24H du Fantastique, des concours littéraires Sci-Fi / Les Nouvelles et des conventions de jeux de rôles (glorieuse époque !), ne propose plus à présent que  »des ateliers de vie médiévale avec des animations de tir à l’arc, de tissage, de fabrication de blason ou de cuisine, dans un environnement mi-historique, mi-fantastique. » Ainsi donc, l’Imaginaire au Sci-Fi Club d’aujourd’hui ne se résume plus qu’à un seul genre : la Fantasy (ou le Merveilleux) ! La Science-Fiction et le Fantastique sont passés aux oubliettes des châteaux médiévaux ! Quant aux activités que l’on trouve dorénavant au sein du club, en plus des sempiternels jeux de rôles grandeur nature, je pense qu’elles se passent de tout commentaire… Et cette « chose » ose encore s’appeler Sci-Fi Club ? Médiéval Club ou Fantasy Club conviendrait mieux, je pense sincèrement. Les rôlistes ont fini par obtenir ce qu’ils voulaient depuis toujours, mais visiblement leur victoire se retourne contre eux…

« Oyez, oyez, braves gens, gentes dames et damoiselles, nobles sires et damoiseaux, le Sci-Fi Club quémande un logis qui pourra accueillir ses preux chevaliers et ses belles dames ! Oyez, oyez »



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