Star Crash

Posté le 2 mai 2010

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STAR CRASH, LE CHOC DES ETOILES (STAR CRASH)
Année : 1978
Réalisateur : Lewis Coates (alias Luigi Cozzi)
Scénario : Luigi Cozzi
Production : Nat Wachsberger & Patrick Wachsberger
Musique : John Barry
Effets spéciaux : Germano Natali / Studio Quattro
Pays : USA / Italie
Durée : 94 min
Interprètes : Caroline Munro, Marjoe Gortner, Christopher Plummer, David Hasselhoff, Robert Tessier, Nadia Cassini, Joe Spinell…

L’HISTOIRE :
« Alors qu’ils tentent d’échapper à la police de l’espace, les deux bandits intergalactiques, Stella Star et Akton, rencontrent le survivant d’une attaque contre l’infâme Zarth Arn. Ce dernier est un être fourbe et malfaisant qui veut devenir le maître de l’univers. Ils apprennent que cet être ignoble possède une arme d’une puissance telle que la galaxie entière pourrait disparaître en quelques secondes… » 

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Quiconque a vu STAR CRASH ne peut demeurer de marbre face à ce « nanar de luxe », cette incroyable fête foraine spatiale où clignotent sans cesse des étoiles vertes, jaunes, rouges, bleues et roses, où des pilotes hystériques de vaisseaux en plastique font des loopings en poussant des cris de joie, où chaque bruitage est à lui seul un gag sonore, et où de superbes créatures féminines arborent le strict minimum vestimentaire en compagnie de héros aux cheveux hirsutes qui déambulent dans des décors digne d’un show à la Maritie et Gilbert Carpentier des années disco… STAR CRASH n’est pas seulement le « choc des étoiles », il est à lui seul un « choc visuel » d’une déroutante naïveté. Mais malgré tout, et c’est cela le pire, on ne parvient pas à détester cette space-opérette ! Non ! On rit tellement devant ce spectacle bourré de vitalité où notre magnifique Stella Star (Caroline Munro / L’ESPION QUI M’AIMAIT) s’en donne à coeur joie, sourire aux lèvres pulpeuses, et on jubile tellement face aux tordantes apparitions du méchant Zarth Arn (Joe Spinell / MANIAC) aux cheveux bouclés et à la barbe bien taillée, qu’on s’étonne de passer un « bon moment » dans cet univers qu’aucun réalisateur actuel ne serait capable de recréer même avec le numérique à l’appui ! Non, car STAR CRASH c’est d’abord du « fait-maison », à l’italienne (courageux Italiens qui n’ont jamais reculé devant rien ni devant aucun genre cinématographique contrairement aux Français !).

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STAR CRASH, c’est d’abord le plagiat raté de STAR WARS. Le film de Luigi Cozzi ne se prive pas de surfer sur la vague du succès de l’oeuvre de Lucas, il va même jusqu’à utiliser les sabres laser. Sacrilège ! Le méchant du film, Zarth Arn, est un Vador de seconde zone, que dis-je, de millième zone, qui demeure dans sa forteresse spatiale en forme de main géante, clin d’oeil à l’Etoile Noire. Cependant, ici, Luke Skywalker est remplacé par une femme, Stella Star, dont le nom n’est pas sans rappeler celui qu’aurait dû porter le héros de la trilogie STAR WARS des années 1970-80 : Starkiller… Mais STAR CRASH c’est aussi, et ensuite, un soupçon prononcé de BARBARELLA (de Roger Vadim) avec une Stella Star adepte des tenues légères et plutôt érotiques, et un zeste de JASON ET LES ARGONAUTES (de Don Chaffey) avec un combat sur une plage entre notre héroïne et un robot géant animé image par image…

Parmi les acteurs, et en dehors de Caroline Munro et de Joe Spinell, on trouve également Christopher Plummer (mais qu’est-il venu faire dans cette galère !) dans le rôle de l’Empereur. Plummer débite constamment sans y croire des textes qu’un enfant de dix ans aurait pu écrire, sa meilleure réplique s’avérant celle de la fin du film… à se tordre de rire ! David Hasselhoff (ALERTE A MALIBU, K-2000) débutait à l’époque. Il incarne le fils bien aimé de l’Empereur.

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A l’origine, STAR CRASH devait s’intituler LES AVENTURES DE STELLA STAR. Luigi Cozzi avoue fièrement avoir écrit le scénario en trois jours : « Le brouillon naquit spontanément, furieusement devrais-je dire, comme une rivière en crue. » Quant au choix d’une femme dans le rôle principal, voilà l’étonnante explication de Cozzi : « Mon idée de départ était de créer une espèce de version cosmique de la théorie chrétienne de la Trinité (Stella, Elle et Akton), avec la femme manifestement supérieure à l’unique mâle de l’aventure (Simon, le fils de l’Empereur), afin que, de la mort de Elle et de Akton et de l’union de Stella avec Simon naisse l’être parfait qui réunit les qualités de tous sans en prendre les défauts (un peu le « Fils des Etoiles » de mémoire kubrickéenne). » Sans commentaire… En ce qui concerne Caroline Munro, notre charmante actrice américaine était pleine d’espoir pour STAR CRASH : « J’aime beaucoup la mise en scène de ce film et je devine qu’il sera très bon. » a-t-elle déclaré à l’époque… Armando Valcauda, spécialiste en effets spéciaux sur le film, a dit : « Pour la grande bataille qui se situe à la fin, nous avons utilisé la même technique que Stanley Kubrick, c’est-à-dire des diapositives projetées, masquées de noir, qui permettent d’obtenir des résultats irréalisables avec la « prise en 24″ (vitesse normale du cinéma). Dans d’autres scènes, avec des optiques déterminées, grand angulaire sur un décor étoilé de trente mètres de large, nous avons effectué la prise de vues normale des maquettes suspendues à des câbles noirs, et les résultats sont excellents. » Re-sans commentaire…

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Les couleurs « flashy » des vaisseaux du film s’expliquent ainsi selon Luigi Cozzi : « C’est une particularité qui en surprend plus d’un. La plupart des maquettes d’astronefs qui apparaissent dans le film sont de couleur argent métallisé, bien que sur la pellicule ils soient très colorés. La Station Spatiale du Comte, par exemple, semble bleue alors alors qu’en réalité elle est argentée comme est argentée aussi la Cité Volante du final qui, elle, a la teinte de l’arc-en-ciel. La raison en est simple. S’il avait fallu peindre les modèles, nous n’aurions jamais obtenu ces couleurs intenses et chaudes que Valcauda voulait donner à ses créations. Pour les obtenir, il fallait donc éclairer les maquettes à l’aide d’intenses sources lumineuses « filtrées » (c’est-à-dire colorées de gélatines transparentes) selon la teinte souhaitée. Et comme l’argent a un haut pouvoir de réflexion et « prend » facilement les couleurs qu’on projette sur lui, nous avons eu recours à ce système insolite. Les très beaux résultats donnent entièrement raison à Valcauda. »…

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STAR CRASH fut tourné principalement en Italie, dans le Delta du Pô, dans le sous-sol de Castellana, et sur les pentes de l’Etna en Sicile.

John Barry, grand compositeur parmi les compositeurs, a écrit la splendide musique de STAR CRASH. Il s’agit là certainement du plus bel attrait du film car sa B.O. est incontestablement de qualité, avec un thème majestueux parfois accompagné d’instruments électroniques. La musique de STAR CRASH fut récompensée au 8e Festival International du Film Fantastique et de Science-Fiction de Paris (récompense décernée par l’association Miklos Rosza France).

Pour finir je ne dirai qu’une chose : Vive STAR CRASH, perle du nanar qu’il faut avoir vu au moins une fois dans sa vie ! Et la preuve que beaucoup de gens comme moi aiment STAR CRASH : http://www.scifi-movies.com/francais/critique.php?data=starcrashlechocdesetoiles1979film&page=0

Bande-annonce du film STAR CRASH :

Image de prévisualisation YouTube

Sources : Wikipédia, L’Ecran Fantastique n°8.

- Morbius -

2 commentaires pour « Star Crash »

  1.  
    Trapard
    14 juillet, 2010 | 20:20
     

    C’est du Bis, c’est naze et c’est pour ça qu’on l’aime !!!

  2.  
    14 juillet, 2010 | 21:33
     

    Parfaitement ! STAR CRASH FOR EVER !

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