Norbert Moutier a dit…

Posté le 22 décembre 2010

Norbert Moutier, libraire, éditeur et cinéaste français, a déclaré : « Vous savez, je ne suis pas quelqu’un de compliqué qui se torture l’esprit, qui analyse un film dans tous les sens. Les gens qui jouent à ça avec les films passent leur temps à se contredire : certains partent dans une direction, d’autres vont à l’inverse. Je ne suis pas aussi compliqué que ça. Je ne suis pas un intello ! »

8 commentaires pour « Norbert Moutier a dit… »

  1.  
    Trapard
    23 décembre, 2010 | 4:36
     

    Je comprends la pensée de Norbert Moutier concernant la simplicité d’être cinéphile. J’ai vu « Mad Mutilator » du monsieur où on peut y retrouver une pléiade de personnes de la scène bis de Paris (dont Jean-Pierre Putters et même…Oscar Werner, bien que je pense que ses apparitions un peu bizarres étaient des « stock shots »…) et j’ai adoré, bien que le film était vraiment mauvais, justement pour cette simplicité de mettre dans un film tous les codes d’un cinéma que l’on affectionne, et sans se prendre au sérieux…
    Perso, on m’a donné à apprendre (ou plutôt à comprendre) des grilles de lecture du cinéma dès le lycée, et c’est en effet quelque chose à utiliser avec prudence puisqu’il est déjà compliqué de placer un film dans son époque socio-culturelle, mais comprendre un être humain, donc le réalisateur, ça, personne ne peut le faire sauf la personne en question elle-même, et encore…Le mieux, il me semble est de placer un film dans son contexte social et culturel et l’analyse filmique (la réalisation et le montage, l’utilisation du son etc etc) est quelque chose de plutôt simple et peu risqué.
    Je pense que N. G. Mount parle des personnes (à la TV ou dans certains bouquins) qui vont un peu trop loin dans leur propre grille de lecture de l’humain et qui donnent facilement un sens à la vie (ou même à la sexualité parfois) de personnes qu’elles n’ont, même, jamais connues…C’est plus de la spéculation que de l’analyse, à ce niveau là.
    Concernant le cinéma d’horreur, il est assez codifié pour ne pas avoir à trop l’analyser. Et encore, des films de personnes comme Alfred Hitchcock, Mario Bava, Dario Argento, John Carpenter, Samuel Raimi, et j’en passe, sont très intelligents au niveau de leur réalisation et très bien pensés (donc intellectualisés -> Intellect = Reflexion), mais celui que j’ai vu de N.G. Mount est un film amateur (ou auto-produit) et je n’y ai pas vraiment vu de recherches formelles. L’histoire est simple et semble tournée « à l’arrache » avec un travail de réalisation qui ressemble à celui d’Ed Wood, donc un boulot de passionné qui ne se prend pas le choux et qui le vend (en édition VHS, je l’ai vu) à qui veut l’acheter, et c’est tout à son honneur. Je ne connais pas très bien Paris mais j’ai pu y découvrir durant mes études des systèmes alternatifs d’édition de cds de musiques, de journaux, de films documentaires engagés internationaux, de concerts de musique dans des squatts donc je suis heureux que ce système alternatif (à la limite de l’underground) d’édition de DVD existe (et c’est ce qu’il manque en Calédonie).
    Je ne connais pas la boutique de Norbert Moutier mais je suis allé plusieurs fois acheter du Z ou même du cinéma amateur à Movies 2000 et c’est un vrai paradis pour les collectionneurs ! Y’avait même les premiers numéros (sous forme de fanzine) de Mad Movies !
    Enfin, je suis allé un peu loin du sujet de départ, et d’ailleurs tout ça m’a redonné envie de retourner à Paris me faire un petit stock de films Z français. Y’a aussi le très Z, R. J. Thompson (je ne suis pas certain de l’orthographe) et ces films là (avec ceux de N.G. Mount) sont introuvables à Nouméa, même via le piratage ! C’est dire si les geeks sont solidaires dans cette petite distribution…

  2.  
    Trapard
    23 décembre, 2010 | 4:52
     

    Oups ! J’ai dit Oskar Werner (Farenheit 452), au lieu de Howard Vernon (Orloff -> Ogroff ?).

  3.  
    Trapard
    23 décembre, 2010 | 6:21
     

    Pour ceux que ça intéresse, voici les films de N.G. Mount (Norbert Moutier) sur son propre site :
    http://norbert.moutier.free.fr/ng_mount.htm

  4.  
    Trapard
    23 décembre, 2010 | 6:44
     

    Et puisque je parlais des tous premiers Mad Movies :
    http://shop.mad-movies.com/fr/produit/454/pack_origines
    Je ne connaissais pas le fanzine de N. Moutier, Fantastyka :
    http://norbert.moutier.free.fr/fantastika_vente_01.htm
    Mais LEA (Les Echos d’Altaïr) m’ont rendu curieux.
    Merci Morbius.

  5.  
    23 décembre, 2010 | 8:29
     

    Pas mal ton abréviation de « Les Echos d’Altaïr » (LEA), faudra que je l’utilise plus souvent !

    En 1993, alors que j’étais en Métropole pour les vacances, je suis allé en compagnie du cousin et du frangin dans la librairie de Norbert Moutier. Il était là. C’était visiblement un monsieur très cool, mais je ne réalisais pas vraiment à l’époque qui je rencontrais vraiment. Ce serait aujourd’hui, je crois que je lui aurais demandé un autographe sur un de ses fameux Monster Bis !

    J’ai pu également apercevoir Jean-Pierre Putters en chair et en os, mais en coup de vent, dans la libraire Movies 2000 (où j’ai d’ailleurs retrouvé en vente le numéro 1 de CosmoFiction que nous avions envoyé à Mad Movies !).

    J’ai visité tous ces « sanctuaires » de la SF et du Fantastique cinématographiques, j’y ai même acheté quelques bouquins et des photos… Que de souvenirs extraordinaires ! Sans compter la librairie Album, rue Dante si je me souviens bien…

    Fantastyka n’était pas un fanzine mais un véritable magazine en noir et blanc, avec de très bons dossiers, une perle pour tous ceux qui apprécient le « vieux cinéma » fantastique et de SF. Je possède la collection à partir du numéro 4. Fantastyka était édité en parallèle avec L’Ecran Fantastique d’Alain Schlockoff. Beaucoup, dont moi, regrettent sa disparition.

    Sache que c’est toujours un plaisir de te lire, Trapard.

  6.  
    Trapard
    23 décembre, 2010 | 10:12
     

    Oui, j’avais pensé à LEDA mais LEA c’est plus classe, je trouve. Et on donne très souvent un prénom féminin (enfin, pour les mecs) à nos joujous (voitures, motos, guitares, caméras etc..) :D

    Je n’ai jamais visité la librairie de Moutier et j’espère bien la dénicher à mon prochain voyage.
    Lors de mes études, j’en ai croisé quelques unes mais elles ferment aussi vite qu’elles ouvrent…Sauf celles précitées quoi que…Il me semble que Movies 2 000 a fermée quelques temps…

    Un petit salut au passage à Boz (que je regrette d’avoir méchamment vanné sur un autre blog alors que c’est un bon pote) avec qui ont a fait quelques ballades à Paris à cette époque au Trocadero, mais aussi aux Champs de Mars pour se gaver de CDs et de BDs il me semble. C’était vers 1992 donc on aurait pu se croiser Morbius…

    J’ai repéré en 1999 ou 2000 une librairie de cinéma (au sens large) du côté de Baubourg où j’ai pu acheter des choses aussi éclectiques que des bouquins sur Akira Kurosawa, Pier Paolo Pasolini, Federico Fellini, des photos de Charles Chaplin et de Fay Wray, des BDs de sexploitation des 70′s et les 3 tomes des Craignos Monsters de J-P Putters !!!! Cette énumération pour re-préciser que c’était une boutique de cinoche « au sens large ». Ca montre surtout que je suis un grand taré ! ha ha (mais de cinéma !!!)

    J’ai visité aussi à cette même époque une belle boutique vers Censier-Daubenton, pas loin de la fac de Jussieu, une boutique de BDs mais aussi beaucoup dédiée aux figurines de super héros ou de personnages de films genre Terminator, Predator etc
    Au passage, il y a 2 ou 3 ans, j’ai vu ce genre de figurines de films de SF tout en metal en vente dans la galerie d’art du Quartier Latin (à Nouméa) : pas Reservoart mais l’autre qui donne sur la voie de dégagement qui remonte sur Trianon à partir de la Licorne…La propriétaire a changé et je ne sais pas si ces figurines sont toujours en vente là-bas, d’autant que j’en ai acheté une (abstraite, pas issue de cinéma) dans une brocante dont le propriétaire m’a dit leur avoir racheté une partie de leur stock. Donc à voir, pour ceux que cela pourrait intéresser sur ce blog (LEA ;-) )

    Je n’achète jamais ce genre de figurines mais une fois, en 2001 ou 2002, j’ai hésité. Trop longtemps d’ailleurs…C’est la Brocante des Iles à Magenta qui avait racheté aux 3 Brasseurs l’une de leurs deux figurines géantes (3 mètres !!!) qui ornaient l’entrée du bar. C’était la créature de Frankenstein, façon Karloff pour laquelle j’avais craqué. L’autre était un vampire, je crois.
    J’ai tellement hésité (au moins deux mois…) à me demander comment j’allais gérer une figurine de trois mètres dans mon petit appart’ que ces cons de brocanteurs n’ont même pas pensé à mettre à l’abri des intempéries. Et la pluie a réglé son compte à Frankenstein ( bien que d’habitude, c’est plus Dracula qui craint l’eau dans les films de la Hammer…) et le papier mâché + colle + peinture, le tout en a résulté que Boris en a perdu la tête. Le pire, c’est que les brocanteurs, avec leur fausse mine désolée m’ont proposés de baisser le prix des 20 000 cfp prévus à 5 000. Francky sans tête…
    Il serait peut-être rentré plus facilement chez moi, mais bon…

    Sinon, je crois que je vais commander les Fantastyka, pour en revenir à Moutier.
    Déjà rien que les pochettes me font saliver…

    Salutations.

  7.  
    23 décembre, 2010 | 10:37
     

    Oui, toutes ces petites librairies à Paris, quel pied quand on les visite ! La prochaine fois que j’y retourne, j’aurais un carnet d’adresses bien rempli (comme le portefeuille, sinon…).

    A propos des figurines dont tu parles, il me semble que j’avais vu l’Alien… ou le Predator à l’époque sur la BD…

  8.  
    Trapard
    23 décembre, 2010 | 11:03
     

    Ah oui, peut être en effet, que c’était le Predator aux 3 Brasseurs.

    Et j’ai fait un autre lapsus de frappe, j’ai mis La Licorne à la place du Zodiaque, plus haut.

Laisser un commentaire

Information pour les utilisateurs
Les retours à la ligne et les paragraphes sont automatiquement ajoutés. Votre adresse e-mail ne sera jamais affichée.
Veuillez prendre conscience de ce que vous postez