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Archive pour avril 2011

Nemotechnik

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Pour tous les nostalgiques de Dixième Planète, la revue des collectionneurs amateurs ou avertis et des maquettistes talentueux, le site Nemotechnik offre une belle vitrine des incroyables réalisations de Jean-Marc Deschamps (alias professeur Kelp !), ancien maquettiste professionnel ayant travaillé sur TF1 et Canal Plus. On y trouve une catégorie Jules Verne apte à faire rêver tous les amateurs de steampunk dont je fais partie avec le Nautilus, la ville flottante, l’Albatros, l’Epouvante… Les maquettes, photographiées sous différents angles, sont sublimes et riches en détails. Une autre catégorie est consacrée au 2001 : L’ODYSSEE DE L’ESPACE de Stanley Kubrick. On s’y croirait avec la navette Orion, le Discovery One et tant d’autres encore. Le voyage dans cette autre dimension s’impose. L’adresse ?

http://www.nemotechnik.com/index.html



Citation célèbre : L’Orange Mécanique

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« Il y avait moi, autrement dit Alex, et mes trois drougs, autrement dit Pierrot, Jo et Momo, vraiment momo le Momo, et on était assis au Korova Milkbar à se creuser le rassoudok pour savoir ce qu’on ferait de la soirée. »

(Anthony Burgess / L’Orange Mécanique)



Robot-craignos (17)

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Oh mon Dieu ! Mais que va faire cet homme déchaîné sur ce pauvre robot sans défense ? Enfin… presque sans défense… car il s’agit de l’un des deux robots répondant aux doux noms de Gog et Magog (!) dans le film GOG d’Herbert L. Strock (1954). Manipulés par des puissances désireuses de saboter un projet d’envol spatial, nos machines s’avèrent une menace qu’il faut vite réduire à néant. En tout cas, notre Gog, ici en photo colorisée, représente le rêve de toute ménagère avec ses multiples bras : le premier pour laver la vaisselle, le second pour faire la cuisine, le troisième pour essuyer les meubles, le quatrième pour moucher le p’tit rejeton, etc. A moins qu’il ne serve à un pauvre instituteur fatigué et désireux de lui confier toutes les corrections de ses talentueux scribouillards… Mieux : il pourrait tenir entre ses mains les diverses propositions de drapeaux pour un pays compliqué… Choisissez…

Sources : Wikipédia, Ze Craignos Monsters : le Retour (Jean-Pierre Putters / éd. Vents d’Ouest)



G.-J. Arnaud a dit…

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G.-J. Arnaud : « La Compagnie des glaces a été écrite très vite, souvent un peu à la diable. Mais je ne veux pas la corriger. Cela fait partie de l’époque. »



Lifeforce

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LIFEFORCE
Année : 1985
Réalisateur : Tobe Hooper
Scénario : Dan O’Bannon et Don Jakoby, d’après le roman de Colin Wilson « Les vampires de l’espace »
Production : Menahem Golan et Yoram Globus (Cannon Group)
Musique : Henry Mancini
Effets spéciaux : John Dykstra
Pays : USA
Durée : 1h44
Interprètes : Steva Railsback, Peter Fifth, Frank Finlay, Mathilda May, Patrick Stewart, Michael Gothard…

L’HISTOIRE :
Un vaisseau spatial anglo-américain en mission vers la comète de Halley découvre, caché derrière elle, un immense vaisseau extraterrestre de plus de cent kilomètres. Une équipe pénètre à l’intérieur et trouve les restes momifiés de chauves-souris géantes ainsi que trois sarcophages de cristal contenant chacun un humanoïde nu. Les corps, en état de léthargie, sont ramenés sur Terre pour être étudiés à Londres. Mais les humanoïdes se réveillent et provoquent la panique dans la capitale britannique et bientôt dans le monde entier…

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Fort de son succès international aquis avec POLTERGEIST en 1982, Tobe Hooper, célèbre réalisateur du non moins célèbre MASSACRE A LA TRONCONNEUSE (TEXAS CHAINSAW MASSACRE : THE SHOCKING TRUTH / 1974), se voit confier la tâche de réaliser cette grosse production de la très productive (et très contestée) Cannon des années 1980. « Menahem Golan m’avait fait parvenir un exemplaire des « Vampires de l’espace »  de Colin Wilson au cours de l’été 1983″, déclare Tobe Hooper. « Je l’ai lu en un week-end, nous nous sommes entretenus 15 minutes, et j’ai été engagé pour réaliser le film ! Les premières pages du roman, et notamment la découverte du vaisseau spatial  et des trois humanoïdes m’avaient fasciné. Wilson était arrivé, par la seule vertu de son style, à créer une ambiance horrifiante dans laquelle j’avais retrouvé mes propres visions. Le livre se situait dans un avenir lointain, mais nous avons décidé de rendre l’action contemporaine pour faciliter l’identification du spectateur. J’ai engagé Dan O’Bannon et Don Jakoby pour écrire le scénario. O’Bannon sait très habilement doser les éléments futuristes, le suspense et l’horreur. Nous avons eu de très bonnes relations. C’est un scénariste rapide, et nos vues se sont remarquablement complétées. »

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LIFEFORCE, réalisé en 1985 pour un budget de 25 millions de dollars, profite astucieusement du passage en 1986 de l’impressionnante comète de Halley aux environs de la Terre, passage qui a lieu à peu près tous les 76 ans (2061 pour le prochain…). Les comètes ayant depuis toujours fasciné et inquiété les hommes, la presse de l’époque entretient cette peur de l’inconnu. Les frères Golan Globus sautent sur cette occasion rêvée pour exploiter cinématographiquement l’événement, première incursion de Tobe Hooper dans le domaine de la science-fiction. Pour cela, ils décident de lui offrir un panel des meilleurs techniciens de l’époque : John Graysmark (chef décorateur de RAGTIME), Alan Hume (chef opérateur du RETOUR DU JEDI), John Dykstra (superviseur des effets spéciaux de STAR WARS IV), Nick Maley (maquilleur de KRULL) et beaucoup d’autres encore. En outre, la musique du film est confiée au talentueux Henri Mancini (connu entre autres pour son thème de LA PANTHERE ROSE). Enfin, si le casting fait la part belle aux acteurs peu connus (Patrick Stewart ne l’était pas autant qu’aujourd’hui), il laisse la place à une nouvelle venue, la Française Mathilda May, choisie pour sa beauté plastique… Celle-ci déclare à propos de son rôle : « Au début, je me suis demandée dans quelle affaire je m’engageais. Je sais qu’ils souhaitaient pour le rôle une fille dont le physique présente la particularité de ne pouvoir être immédiatement associé à un pays. La recherche du casting a d’ailleurs été internationale. Mon agent m’a appelée en me disant que je devais me rendre à Londres sur le champ : tout ce que je savais du film, c’est que le réalisateur était Tobe Hooper, dont je connaissais, en particulier, Poltergeist. Et c’est là que j’ai eu le choc : car la première chose qu’on m’a demandée a été de me déshabiller… » 

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38 décors sont nécessaires pour LIFEFORCE dont le plus imposant : l’antre des vampires de l’espace à l’intérieur du vaisseau extraterrestre. Le film est entièrement tourné aux studios Thorn Emi d’Elstree en Angleterre, avec un quartier entier de la ville de Londres qui sera reconstitué sur plusieurs centaines de mètres carrés. Des dizaines de morts-vivants sont conçus par Nick Maley, maquilleur prothésiste. Ces zombies sont le résultat des méfaits des vampires de l’espace assoiffés de l’énergie vitale des êtres humains qu’ils aspirent dans un tourbillon d’ectoplasmes. C’est également Nick Maley qui se verra confier la tâche ardue de créer la gigantesque chauve-souris finale du film. Tobe Hooper déclare à propos du travail de Nick Maley : « Nick Maley a réussi des prothèses grandeur nature, des robots entièrement articulés incroyablement osseux, tout racornis, télécommandés par radio ou par fil, dont certains nécessitaient pas moins de vingt opérateurs ! » En ce qui concerne les attaques des vampires extraterrestres, John Dykstra déclare : « Il nous fallait représenter l’âme humaine quittant le corps. Ce qui n’était pas rien. Après tout, je n’en avais jamais vu, pas plus en train de quitter l’organisme humain que de faire quoi que ce soit d’autre… Nous voulions quelque chose d’impalpable, de ténu comme un voile ; quelque chose de translucide, de tangible et d’intangible à la fois. Il fallait que ce soit reconnaissable, identifiable instantanément par la couleur, la forme ou le mouvement, de telle sorte que le public comprenne ce qui était en train d’arriver d’une séquence à l’autre. »

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Six mois de tournage, 400 acteurs et techniciens seront nécessaires à Tobe Hooper pour accoucher d’un film brouillon, particulièrement décevant dans sa mise en scène, le jeu de ses acteurs et son rythme. Le sujet prometteur aurait peut-être abouti entre de meilleures mains. LIFEFORCE, continuellement plongé dans l’obscurité, réserve malgré tout quelques jolies séquences comme l’ouverture du film, Londres en proie aux morts-vivants ou encore la beauté plastique de Mathilda May en vampire de l’espace. Mais malheureusement cela ne suffit pas pour un faire un bon film, même en bénéficiant des meilleurs techniciens au monde, surtout si le projet est livré à un réalisateur incompétent. LIFEFORCE ne rapportera que 11 millions de dollars et scellera le destin et la réputation surfaite de Tobe Hooper.

L’avis des spécialistes :

« Avec un enthousiasme juvénile, Hooper nous donne des séquences spatiales ronflantes pleines d’effets spéciaux stupéfiants. Et une vampire qui passe son temps toute nue. Et des victimes qui se désintègrent, et une théorie prouvant que Dracula était un extraterrestre, et – de plus en plus fort – Londres en proie aux flammes et aux zombies sans compter un accouplement sauvage dans la Cathédrale Saint-Paul ! Que demander de plus ? Peut-être un scénario qui perde moins de boulons en marche, une réalisation qui ne ridiculise pas tout ce qu’elle touche, et des acteurs moins granitiques. A ceci près, Lifeforce est un beau jouet. » (Guy Delcourt / L’année du Film Fantastique 85-86 / éd. Bédérama)

« Quand on compare en effet le film et le livre de Wilson, on éprouve le paradoxal sentiment de vivre vraiment la même histoire et, dans le même temps, une histoire complètement différente ! La solution de l’énigme est évidente : les deux scénaristes ont réussi une excellente transposition sur le plan de l’image de ce qui fonctionnait fort bien sous la forme romanesque. Au point que sur le moment, le livre risque même de paraître, comparativement, un peu faible, poussiéreux et verbeux. » (Bertrand Borie / L’Ecran Fantastique 61)

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Sources : Wikipédia, L’Ecran Fantastique, L’Année Du Cinéma Fantastique 85-86.

- Morbius -



Indiana Jones et SOS Fantômes

Voici un habile montage de séquences qui nous ferait presque croire que ce ne sont ni Lucas ni Spielberg qui sont à l’origine du célèbre aventurier archéologue Indiana Jones : voici  »Raiders of the Lost Ark », tel qu’il fut tourné en 1951 ! La preuve ! (enfin… presque !)

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Improvisation totale d’une chasse aux fantômes dans la bibliothèque de New York avec cette équipe déjà à l’origine de la confrontation de la princesse Léia et de Vador dans le métro !

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Monstres sacrés : les Triffides

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Dans LA REVOLTE DES TRIFFIDES (THE DAY OF THE TRIFFIDS / 1962 / Steve Sekely), film inspiré du roman de John Wyndham, les monstres sont des végétaux dévoreurs de chair humaine. L’histoire est la suivante :  « Une nuit, une pluie de météorites crée un spectacle magnifique dans le ciel, mais rend aveugle toute personne qui la regarde, soit 99 % de la population terrestre. Des plantes (les Triffides) venant de l’espace et tombées sur la terre précédemment profitent de cette infirmité humaine pour se mettre à se déplacer et à attaquer les hommes désemparés. » (Wikipédia)

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Les Triffides, horribles plantes mutantes, peuvent se déplacer pour saisir leurs proies à l’aide de leurs branchages. Peu convaincantes et souvent plongées dans l’obscurité, les Triffides font sourire plus qu’elles n’effraient… et les renseignements sur leur conception demeurent une denrée inconnue.

L’avis des spécialistes :

« Les triffides témoignent d’un parti-pris de renversement assez significatif : nous mangeons les végétaux – mais si un jour c’étaient les végétaux qui nous bouffaient ? » (Jean-Pierre Andrevon & Alain Schlockoff / Cent monstres du cinéma fantastique / éd. Jacques Glénat)



Robocopapier !

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Certes, il a dû se ramasser quelques gamelles pour posséder cette allure assez « coincée » et plutôt cubique. Seraient-ce les conqéquences d’une confrontation avec ED-209 ?… En tout cas nous reconnaissons là notre célèbre Robocop avec ses lèvres rouges particulièrement bien dessinées… Avec un tel défenseur de l’ordre et de la justice à la maison, plus aucun souci. Pour vous le procurer, Detroit c’est ici .



Citation célèbre : Tous à Zanzibar

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« Un pauvre aigri, aigri vain, bien entendu, a eu l’idée que si on donnait à chaque mec et minette de cette terre un espace vital de trente centimètres sur soixante, ils pourraient tous tenir debout sur les mille six cent soixante-quatre kilomètres carrés de l’île de Zanzibar. »

(John Brunner / Tous à Zanzibar)



Harry Potter et la femme en noir

THE WOMAN IN BLACK (de James Watkins), c’est le titre du dernier film de la Hammer nouvelle génération dans lequel Daniel Radcliffe interprète un jeune notaire. Ce dernier, chargé des droits de succession d’une cliente décédée récemment, se rend dans la maison de celle-ci. Il va alors découvrir de terribles secrets et se retrouver face au fantôme d’une mystérieuse femme en noir (source : allociné.fr).

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Serait-ce la Hammer qui renoue enfin, cette fois, avec le genre et le style qui firent jadis sa gloire ? La première bande-annonce dévoile peu, cependant le film semble axé sur l’ambiance étrange et inquiétante du lieu. Espérons que la réussite sera au rendez-vous, ce serait tellement bien de retrouver aujourd’hui une Hammer à l’ancienne… Bande-annonce à voir sur unificationfrance.com.



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