L’Empire des Ombres

Posté le 12 juin 2011

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Un matin comme tous les matins, Luke (Hayden Christensen) part à son boulot. Arrivé dans la rue il ne trouve que des vêtements jonchant les trottoirs et des voitures abandonnées : la ville est déserte, plus une âme qui vive… Bientôt il se rend compte avec effroi que l’obscurité est son ennemie et qu’elle tente de l’engloutir comme elle a englouti les hommes, les femmes et les enfants. Seule la lumière pourra le protéger, mais jusqu’à quand ?…

L’EMPIRE DES OMBRES (dont le titre français est bien plus beau que le titre original : VANISHING ON 7TH STREET…), réalisé par Brad Anderson, débute comme un excellent épisode de la QUATRIEME DIMENSION, ou plutôt de NIGHT GALLERY, la série macabre de Rod Serling que je découvre en ce moment. Et nous voilà plongés dès les premières minutes dans son ambiance à la fois inquiétante et mystérieuse, laquelle va durer jusqu’à la dernière minute du film.

Ici l’obscurité renferme des formes étranges, des ombres menaçantes qui inondent la ville en s’étirant le long des murs et des couloirs, rampant dans les rues pour se glisser jusque dans les maisons et guetter l’instant où la lumière faiblira avant de s’éteindre. Alors… alors l’obscurité fera disparaître sa proie, instantanément, ne laissant au sol que ses vêtements. L’ombre de la victime se joindra ensuite aux autres, murmurantes, pour se dessiner bientôt sur les murs en attendant elle aussi de saisir sa proie…

Je n’ai pas souvenir d’avoir déjà rencontré ce sujet original au cinéma, ni même à la télévision (mis à part l’épisode L’Ombre de la Nuit de LA CINQUIEME DIMENSION qui y ressemble vaguement)… mais si je me trompe, dites-le moi vite ! L’EMPIRE DES OMBRES ne joue pas avec les clichés habituels du genre, on n’y trouvera pas les portes qui claquent ou la musique qui explose pour faire sursauter le spectateur dans son fauteuil, encore moins des effets sanguinolents ou gores, non, seulement une ambiance étrange à vous procurer quelques délicieux frissons, surtout lorsqu’une ombre aussi noire que la nuit se détache de l’obscurité envahissante pour s’avancer lentement…

Certes, la fin pourra en décevoir certains car aucune explication n’est donnée quant à l’origine de ce phénomène. Et pourquoi pas ? Le mystère reste entier. En outre, ce qui me va à ravir, les dernières scènes sont loin d’être un « happy end »…

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