Daniel Drode a dit…

Posté le 14 juin 2011

Daniel Drode : « Egaré parmi les miroirs des univers parallèles, projeté dans les plus farouches recoins du temps, soumis à des épreuves mentales sans précédent, candidat à la surhumanité, bref : trimant dans un perpétuel chantier, le héros du roman d’anticipation se sert toujours du langage endimanché que lui a légué une époque perdue dans le passé, la nôtre. Lorsqu’il atteint une planète X du système Y, son émotion s’exprime avec les mêmes mots que Blériot débarquant de son zinc. [...] Le langage du personnage de SF n’est en fait que l’état actuel de la langue, abusivement étendu à tout le futur. Par suite de cet anachronisme flagrant, il y a un décalage entre les paroles du personnage et la réalité qui l’entoure. »

Un commentaire pour « Daniel Drode a dit… »

  1.  
    Trapard
    18 juin, 2011 | 14:17
     

    Discours intelligent.
    Il suffit, par exemple de lire aujourd’hui, des BD de SF des années 30 ou 40 pour sentir ce décalage.
    Idem pour le cinéma d’anticipation des années 70 dans lesquels l’action se déroule en 2000 et quelques et tu y retrouves souvent des préoccupations liées à son époque.
    Ce décalage existera toujours je suppose. A moins de se téléporter en séjour touristique assez de temps pour t’enrichir des moeurs au goût du jour, puis revenir pour en parler. :D

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