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Archive pour janvier 2012

VAISSEAUX SF : LES VAISSEAUX DES VISITEURS

VAISSEAUX SF : LES VAISSEAUX DES VISITEURS dans Science-fiction 13061310034815263611288456

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LES VAISSEAUX DES VISITEURS

Les vaisseaux mères de la série télévisée V de 1983 sont de gigantesques soucoupes volantes de 5 kilomètres de diamètre qui apparaissent au-dessus des capitales du monde entier afin de délivrer un message. Ces vaisseaux mères y resteront tout au long de leur mission. À leur bord se trouvent leurs troupes prêtes à envahir la Terre.

Immenses complexes abritant centres de contrôle, laboratoires et quartiers des équipages, les vaisseaux mères des Visiteurs possèdent également des hangars où sont rangées les navettes Skyfighter, de petits engins blancs modulables à souhait (chasseur, transporteur…) et armés de lasers.

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On doit l’aspect des vaisseaux de V à Chuck Davis, et c’est Gregory Jein qui s’est occupé de la réalisation des maquettes. Les navettes Skyfighter ont été construites grandeur nature, l’une d’elle mesurait plus d’une trentaine de mètres. Cependant des maquettes ont été utilisées pour les poursuites aériennes. Chuck Davis déclare à propos des navettes : « Si nous avons réalisé ces engins au moyen de modules, c’est essentiellement pour pouvoir les faire passer d’une échelle à l’autre sans trop de mal. Dans leur plus grande dimension, ils peuvent faire office soit de moyen de transport individuel, de navette ou de cargo gigantesque ; en n’utilisant que l’avant ou l’arrière, cela devient des vaisseaux de guerre tout ce qu’il y a de plus menaçants. »

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Les magnifiques vaisseaux mères de V font leur première apparition d’une manière magistrale en sortant des nuages au-dessus des plus grandes villes du monde. La scène est impressionnante et a marqué plus d’un télespectateur des années 1980. Le film de Roland Emmerich, INDEPENDENCE DAY, reprendra allègrement leur aspect en 1996. Quant aux navettes Skyfighter, leur splendide design aux lignes épurées est loin de les faire ressembler à des engins extraterrestres mais plutôt à des vaisseaux purement terriens. En outre, l’arrière du Skyfighter est constitué d’une espèce d’immense baie vitrée quadrillée à l’aspect bien fragile pour des combats… dommage… mais cela n’enlève rien au plaisir que l’on a de le voir voler !



Feuillets d’Hypnos : Les dinosaures dans la littérature de science-fiction et de fantastique

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LES DINOSAURES DANS LA LITTÉRATURE DE SCIENCE-FICTION ET DE FANTASTIQUE (par Mandragore / Publié dans Sci-Fi News 35 d’avril-mai 1993)

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Une question piège

Question piège ! Car force nous est de constater d’emblée la relative rareté des mastodontes au sein de nos genres chéris. Les raisons de cette absence ? Les dinosaures sont d’abord l’emblème d’un passé lointain, négatif absolu de ces lendemains qu’est censée explorer la SF. En outre, les tyrannosaures et autres bibendums à écailles n’effraient plus guère et Godzilla prête à rire entre Moby Dick et King Kong. L’Alien profond, l’Autre surgi des abysses marins et spatiaux est mille fois plus stupéfiant que ces lourds carnassiers sans imagination, exhumés dès le XVIIIème siècle. Les Xipéhuz de Rosny, grand familier du monde préhistorique, étaient déjà des minéraux étrangers à la chair, terriblement ET avant la lettre.

Fossiles vivants

Il aura fallu l’exploration ultime du moindre arpent terrestre, la violation par une armée d’Indiana Jones et de Guy l’Éclair de la moindre vallée pour retrouver ces grands gourmands miraculeusement conservés tels les marsupiaux d’Australie. C’est là le thème rebattu de la « poche », de l’ »enclave », lieu cerné de montagnes d’Afrique ou d’Asie ou strate inconnue de l’espace vernien, îlot préservé de l’entropie qui n’obéit pas aux lois établies. Ici, le passé à l’envi resurgit. À nouveau, la terre tremble et roule sous les griffes (Le monde perdu d’Arthur Conan Doyle, Tarzan dans la Préhistoire d’Edgar Rice Burroughs).

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Chronautes chasseurs et déportés

Il aura fallu ensuite l’invention du voyage temporel rétroactif ( par opposition à la conquête quasi « naturelle » de l’avenir que permet un sommeil cryogénique ou magique) pour consacrer définitivement l’entrée de ces géants dans la littérature d’anticipation. Voici, désormais, le chronaute chasseur, l’amateur si bien décrit par Bradbury et consorts dans Le cri du tyrannosaure. Chasse au gros, au gras, au méchant qui n’a jamais entendu parler de la balle dum-dum ou du sabre sonique. Ou alors, plongée punitive des déportés du Cambrien (Robert Silverberg) exilés, rejetés par une époque qui les a jugés et condamnés, non pas aux bagnes lointains des Pacifiques d’Outre-Terre, mais à l’anarchie des âges farouches. Forçats contraints d’apprendre à survivre dans un milieu ou l’ancien demi-dieu humain, privé des artifices de la Science, ne pèse guère plus qu’un fétu face aux titans qu’il affronte.

La résurrection génique

Plus récemment, il aura fallu enfin les prouesses de la génétique pour ressusciter les ogres disparus. Plus n’est besoin de recourir à de périlleuses expéditions. Une longue chaîne d’acides aminés, un prodigieux linkage et le tour est joué ! Fini le temps des monstres robots d’Adventure Land à Disneyworld, fini le temps du méga-grizzly dépeint par Stephen King soi-même, ignoble jouet avec un nintendo à la place du cerveau (Dark Tower, Les Terres perdues, tome III), terrassé d’un seul coup de colt à cross de santal ! Voici venir l’ère des zoos exhaustifs (Cf. Le parc jurassique) qui, non contents d’accumuler la future gent à poil et à plume, collectionneront plésiosaures et ptérodactyles avec dodos et cagous !

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Des multiples usages du damné dino

Quelle(s) sera / seront la ou les prochaine(s) étape(s) ? Pour le savoir, il conviendrait de faire appel à un écrivain visionnaire de la stature d’un Brussolo. Seront-ce de nouveaux chars d’assaut lobotomisés, mercenaires asservis à de puissants ordinateurs centraux ? Seront-ce d’inépuisables réserves de viande ou des coffres-forts imprenables ? Ou, plus intéressant, comme il y eu jadis la lycanthropie, y aura-t-il demain, sida ou peste bourgeonnante, la saurothropie, maladie qui consisterait à se transformer, en tout ou partie, sciemment ou non, en lézard, avec cornes, écailles et cuissots charnus ? Croco Chanel version 3005 !

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Le rendez-vous manqué

Historiquement, ce que nous appelons l’homme n’a pas connu les dinosaures. L’actuel regain d’intérêt pour ces bébêtes microcéphaliennes viendrait-il de ce rendez-vous manqué ? Par quel miracle alors nous serait parvenue l’image du dragon sinon directement de ces gigantesques herbivores rotant et pétant des tonnes de méthane aussitôt enflammés par les feux follets des tourbières ?

Fascination aussi pour la force aveugle en oubliant que certains sauriens étaient grands comme des lapins ! Comique certes aussi de ces hautes machines pataudes et vides, en oubliant que certaines couraient plus vite que des autruches et que – peut-être – leurs caboches creuses contenaient plus que le désir de se nourrir et de procréer.

De là cependant à imaginer une philosophie dinosaurienne

Restera toujours pourtant le « mystère » de leur disparition : crash cométaire, fléau biologique, prédateurs nouveaux pour les nids, ou simplement, inaptitude à survivre à la glaciation pour des animaux à sang froid, si lourds qu’ils éprouvaient de la peine à se porter eux-mêmes.

Au cœur de chaque homme survit toujours l’être aux maigres mamelles dans l’ombre des forêts mauves. Un être épouvanté, tremblant durant la nuit au cri du grand griffu. De lui, découpé sur le chant luisant des étoiles, il aura gardé ce désir insane d’ébranler le monde, de frayer droit devant son chemin vers le ciel, fût-il chair ou sang, papier ou cendre.

- Mandragore -



Star Maidens ou Les Filles du Ciel

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Après NIGHT GALLERY, DOSSIERS BRÛLANTS et THE STARLOST, Les Échos d’Altaïr continuent leur exploration des séries télévisées de science-fiction et de fantastique rares ou inédites en France en vous présentant aujourd’hui STAR MAIDENS, ou quand la femme domine l’homme dans un monde extraterrestre ultra kitschissime « made in seventies »…

LES FILLES DU CIEL… Ce titre ne vous dit probablement rien du tout… et pour cause : il s’agit du titre français de STAR MAIDENS, série télévisée de SF anglo-germanique qui fut uniquement diffusée sur Télé Luxembourg et Radio-Canada vers 1979. Mais STAR MAIDENS fut programmé bien plus tôt, en 1976, sur le réseau britannique ITV, soit en pleine époque de la libération de la femme et de la révolution de l’égalité des sexes, ce que reflète parfaitement le sujet de ce feuilleton qui compte seulement treize épisodes de 25 minutes chacun…

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L’histoire de STAR MAIDENS est la suivante : « Expulsée de son orbite autour de Proxima Centauri par un cataclysme naturel, la planète Medusa arrive dans le système solaire et se place en orbite autour du soleil. Les habitants ont survécu dans des abris souterrains dans lesquels ils ont perpétué une société où les hommes sont réduits au rang d’esclaves par les femmes qui constituent la caste supérieure. Même les ordinateurs, omniprésents dans les cités de Medusa, sont mieux considérés que les mâles, éduqués dans la crainte absolue des femmes. Deux esclaves parviennent toutefois à s’échapper et trouvent refuge sur la Terre. Là, ils sont poursuivis par les forces de sécurité de Medusa qui tentent de les récupérer. Après avoir échoué, les habitantes de Medusa kidnappent deux savants terriens et les ramènent sur leur planète pour servir de monnaie d’échange. » (Wikipédia)

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STAR MAIDENS a été créé par Eric Paice et produit par Portman Productions, avec une participation de la société allemande Werbung im Rundfunk. La série a bénéficié de nombreux décors ayant déjà servi à UFO : ALERTE DANS L’ESPACE, d’où l’impression d’un show à la Gerry Anderson. D’autre part, la plupart des effets sonores proviennent de COSMOS 1999, autre série de Gerry Anderson, de même que le designer Keith Wilson, qui a travaillé sur COSMOS 1999, a participé à STAR MAIDENS. Costumes sexy, maquillages et coiffures délirants, décors en plastique et aluminium, maquettes et peintures sur verre de la cité de Medusa contribuent à cette impression si particulière de nager parfois en plein épisode de COSMOS 1999 ! Sauf que la célèbre série avec Martin Landau et Barbara Bain dans les rôles principaux était plus ambitieuse (elle bénéficiait davantage de moyens) et indubitablement supérieure.

Keith Wilson garde un très mauvais souvenir de STAR MAIDENS. En 1995, il déclara lors d’une interview : « C’était un cauchemar, pour être honnête, un cauchemar absolu. Ils essayaient de faire à la façon d’une série de Gerry Anderson, et ils n’avaient pas les moyens ni même l’envie de le faire correctement… Les scénarios étaient mauvais, tout était mauvais, et je n’ai pas envie d’en parler davantage. En fait, je me rappelle vaguement de Star Maidens car c’était vraiment mauvais, et je ne veux plus rien avoir affaire avec ! »

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STAR MAIDENS avait pour acteurs principaux Judy Greeson (Fulvia), Lisa Harrow (Liz Becker), Christiane Krüger (Octavia) et Pierre Brice (un Français, dans le rôle d’Adam). La série ne connut qu’une seule saison de treize épisodes diffusés en Angleterre du 1er septembre au 1er décembre 1976 avec une distribution dans une quarantaine de pays. Même s’ils sont disponibles en coffret DVD, la plupart sont directement visibles sur YouTube. Voici, pour vous faire une idée, l’épisode pilote intitulé Escape to Paradise

Image de prévisualisation YouTube

Pour en savoir plus sur STAR MAIDENS : Star Maidens



Robot-craignos (34)

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N’est-il pas magnifique celui-ci dans sa simplicité ?

Il sort tout droit de SUPERSONIC MAN, ce film de super-héros réalisé en 1980 par l’Espagnol, Juan Piquer Simon, tourné avec des fonds américains (ce qui n’aide pas toujours, la preuve…).

Ce qui m’amuse, c’est d’avoir eu, à peu près le même, en noir, d’environ 20 cm de hauteur à cette même époque, où ce genre de jouets se vendaient comme des petits pains. Gosse, je le regardais passionnément gesticuler grossièrement sur lui-même ou d’avant en arrière, et gronder de ses quatre petits canons sur le thorax.

Et bien entendu, ce qui peut parfois prendre des airs de craignos, n’est que dans l’évolution de nos goûts et des modes.

Quant au robot de SUPERSONIC MAN, il faut aussi le voir évoluer dans le film, en imaginant l’acteur costumé, se décarcasser (si je puis dire) pour faire trois pas, tout en mimant une gestuelle, la plus mécanique possible. Et là, ça devient très craignos (et très drôle).

- Trapard -



Votre station spatiale de 2001

Votre station spatiale de 2001 dans Papertoy 2001cbBelle réalisation papertoy que cette station spatiale du film 2001 : L’ODYSSÉE DE L’ESPACE. Même si les instructions de montage sont en allemand, les dessins aident à sa construction, et je vous conseille d’écouter en même temps Le Beau Danube Bleu de Johann Strauss… Votre sation spatiale vous attend ici.



News d’Altaïr IV

( Blog )

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Quelques news et rappels utiles concernant votre blog Les Échos d’Altaïr…

Tout d’abord, je vous rappelle qu’en dehors de son moteur de recherche, le blog dispose d’une catégorie bien pratique intitulée « Index du blog » (voir ci-contre dans les catégories) pour vous permettre de connaître le contenu exact des catégories les plus importantes. Cet index est encore en construction et il est régulièrement remis à jour en fonction des nouveaux articles publiés : Index du blog.

Si vous souhaitez me contacter personnellement, pour une raison ou pour une autre, ou pour une participation active dans Les Échos d’Altaïr, j’ai récemment ajouté, toujours dans les catégories, la catégorie formulaire de contact » : Formulaire de contact.

Trapard, du site Le Cri du Cagou, étant devenu un participant très actif dans Les Échos d’Altaïr, possède désormais sa catégorie où vous pourrez retrouver tous ces précieux articles : Trapard.

Les papertoys envahissants ont désormais leur catégorie, séparée de celle d’ »Imaginart » : Papertoy.

Je rappelle qu’il existe un groupe Facebook (très actif !) des Échos d’Altaïr auquel vous pouvez faire partie si vous le souhaitez : Les Échos d’Altaïr IV. On y trouve chaque jour des news et des liens internet sur le cinéma fantastique et de SF, sur les séries TV, sur les bouquins et tout ce qui a rapport de près ou de loin avec l’Imaginaire, mais aussi et bien sûr des commentaires (davantage là-bas qu’ici !), des photos, etc. Et Les Échos d’Altaïr sont également sur Twitter.

Enfin, vous avez peut-être pu remarquer une abréviation sympathique souvent employée ces derniers temps par l’ami Trapard, LEA, pour Les Échos d’Altaïr. Si vous rencontrez désormais LEA dans les articles de ce blog, ne soyez pas surpris, et dites-lui bonjour de ma part à cette sacrée LEA.



Monstres sacrés : les Visiteurs

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Les Visiteurs, ainsi appelés par la population terrienne, sont des extraterrestres reptiliens venus sur notre monde car « ils ont besoin de nous. Leur planète connaît de graves difficultés et seule la fabrication de certains composés chimiques peut les sauver. Ils sont venus sur Terre chercher les ingrédients nécessaires à la confection de ces produits. En échange de notre aide, ils nous promettent de nous faire partager leur technologie, leurs connaissances, et en particulier des remèdes au cancer » (Kenneth Johnson, créateur de la série V). En vérité, les Visiteurs sont venus dans un seul but : délester la Terre de son eau, leur monde étant à sec, et réduire la population terrienne à l’esclavage afin de la stocker comme source de nourriture.

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Les Visiteurs apparaissent sous une forme humaine aux yeux des Terriens, vêtus d’uniformes rouges et portant parfois un casque. Ils cachent en fait leur apparence reptilienne verdâtre sous une enveloppe charnelle. Friands de rongeurs, en particulier de souris et de rats, ils possèdent la particularité d’ouvrir une gigantesque mâchoire avant de gober leur proie.

Kenneth Johnson déclare à propos des Visiteurs : « Ils nous ressemblent, même s’ils ne parlent pas tout à fait comme nous. Leur voix est un peu particulière. Je ne sais pas encore vraiment en quoi elle diffère de la nôtre, je n’ai pas vraiment eu le temps de creuser la question, mais il est évident qu’ils n’ont pas la même voix que nous : c’est suffisamment évident pour que l’on sache, dès qu’ils ouvrent la bouche, que les extraterrestres ne sont pas des nôtres. Un peu comme les Allemands en France. »

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Dans la série V des années 1980 les Visiteurs possédaient une forme humanoïde, et l’on comprend dès lors qu’ils puissent quelque peu nous ressembler en utilisant une enveloppe charnelle, même si dans la réalité cela s’avérerait beaucoup plus difficile. Dans la nouvelle série V des années 2000, les Visiteurs ressemblent davantage à des insectes qu’à des reptiles, grossière erreur qui décrédibilise totalement leur apparence humaine, d’autant plus que leur taille est demesurée par rapport à un homme et qu’ils traînent une longue queue (voir ci-dessous).



Croisières Sidérales (d’André Zwoboda)

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CROISIÈRES SIDÉRALES d’André Zwoboda (par Trapard)

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Quand LEA rouvre les vieux tiroirs grippés du cinéma français pour en sortir les dossiers poussiéreux du fantastique hexagonal des années 1940…

…Elle en sort ce film d’André Zwoboda sorti en 1942, durant la guerre.

CROISIÈRES SIDÉRALES est une comédie légère de SF à la française, avec son lot de personnages emblématiques et une palette de comédiens connus : Madeleine Sologne (actrice chère aux films oniriques signés par Jean Cocteau), Jean Marchat, Julien Carette, Jean Dasté, Paul Frankeur et même…Bourvil dans une brève apparition (sa première au cinéma d’ailleurs).

L’objet du film est un voyage scientifique dans l’espace (on y retrouve presque l’univers de Jules Verne, par certains égards) et son retour, spacio-temporellement « faussé », sur Terre. En effet, les voyageurs, partis quinze jours dans l’espace, se confronteront à une décalage de 25 années d’absence de leur planète d’origine. Ce même décalage cher à « La Planète des Singes » de Pierre Boulle, se retrouve ici, décrit dans une trame amusante : Francoise, jeune mariée part sans son mari, mais avec Lucien, joyeux père d’un beau bébé. Au retour, le mari de Francoise a les cheveux gris et le bébé est un jeune homme.

Puis un nouveau voyage touristique démarre, mais cette-fois-ci, accidentellement vers Vénus. Commence alors ce message socialement et humainement utopiste cher à Herbert George Wells décrit dans sa « Machine à Explorer le Temps »…

CROISIÈRES SIDÉRALES est aussi un bel alibi pour son réalisateur, pour élaborer un Paris futuriste et des voyages spatiaux, avec des costumes et des décors délirants, des jeux visuels avec l’apesanteur spatial dignes des « Aventures de Tintin dans l’Espace », et des cadrages au grand-angle amusants.

Beaucoup d’influences SF déjà explorées mille fois, parfois démodées, mais qui restent un délice si on pousse un peu l’effort de faire abstraction des 70 années (1942-2012) cinématographiques suivantes.

- Trapard -

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Voyage au Fond des Mers

Le premier coffret DVD zone 2 de la célèbre série télévisée des sixties VOYAGE AU FOND DES MERS (VOYAGE TO THE BOTTOM OF THE SEA) paraîtra le 31 janvier. Depuis de nombreuses années, les fans français d’Irwin Allen trépignaient d’impatience et désespéraient de voir un jour les aventures du sous-marin Neptune en DVD. C’est le succès de la vente des coffrets de la série AU CŒUR DU TEMPS (THE TIME TUNNEL) qui a finalement décidé les éditeurs.

Voyage au Fond des Mers dans Science-fiction voyageu

Irwin Allen (producteur de L’AVENTURE DU POSEIDON, LA TOUR INFERNALE, L’INÉVITABLE CATASTROPHE…) est l’homme qui est à l’origine de quelques-unes des plus célèbres séries TV de science-fiction des années 1960 : AU COEUR DU TEMPS (THE TIME TUNNEL / de 1966 à 1967) où deux scientifiques propulsés par erreur à travers le temps essaient de revenir à leur époque, PERDUS DANS L’ESPACE (LOST IN SPACE / de 1965 à 1968) où la famille Robinson et le Dr Smith vivent des aventures rocambolesques sur d’autres planètes, AU PAYS DES GÉANTS (LAND OF THE GIANTS / de 1968 à 1970) où un groupe de passagers se retrouve par accident sur un monde semblable à la Terre et peuplé de géants, et bien sûr VOYAGE AU FOND DES MERS (de 1964 à 1968) qui représente le plus grand succès télévisé d’Irwin Allen. Ces séries se voulaient avant tout destinées à un public familial, et si vous avez découvert durant votre enfance les aventures du Neptune ou celles des deux scientifiques perdus à travers l’histoire du monde, vous ne pouvez qu’en garder de formidables souvenirs. Le succès de la vente des coffrets zone 2 de la série AU CŒUR DU TEMPS est significatif et sent bon la nostalgie des sixties !

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VOYAGE AU FOND DES MERS narre les aventures d’un fleuron de la technologie subaquatique, le Neptune (Seaview en anglais), un gigantesque sous-marin atomique expérimental utilisé à la fois dans un but de recherche scientifique mais aussi contre les organisations criminelles (ce dont s’inspirera la série SEAQUEST des années 1990 avec Roy Scheider). A son bord, tout un équipage : l’amiral Harriman Nelson (Richard Basehart), le capitaine Ted Crane (Lee dans la VO / David Hedison), le lieutenant Jim Morton (Chip dans la VO / Robert Dowdell). Enfin, le Neptune dispose également d’un petit sous-marin capable de voler, le Flying Sub.

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VOYAGE AU FOND DES MERS compte 110 épisodes (32 en noir et blanc, ceux de la première saison uniquement) de 48 minutes répartis sur 4 saisons programmées de 1964 à 1968. La série fut diffusée en France à partir de 1969. Il faut savoir que VOYAGE AU FOND DES MERS débuta d’abord au cinéma en 1961 dans un film intitulé LE SOUS-MARIN DE L’APOCALYPSE (VOYAGE TO THE BOTTOM OF THE SEA) avec Walter PIDGEON (PLANÈTE INTERDITE) dans le rôle du commandant du sous-marin Neptune.

La maquette élaborée du sous-marin coûta 400 000 $ à la production qui l’employa alors trois ans plus tard dans la série tirée du film. Trois modèles du Neptune furent conçus afin de permettre de filmer les différentes séquences aquatiques. Bill Abbott, chef des effets spéciaux à la Twentieth Century Fox, fut récompensé de deux Emmys pour les sous-marins et autres de ses créations sur la série.

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VOYAGE AU FOND DES MERS présenta à travers ses épisodes tout une gamme de créatures fantastiques tels que des humanoïdes amphibiens, des extraterrestres, des dinosaures, mais aussi d’abominables hommes des neiges, des momies et des loups-garous ! Irwin Allen n’hésitait pas à reprendre de nombreuses séquences de ses productions cinématographiques pour les incorporer, avec plus ou moins de succès, dans les épisodes de la série. Les intrigues s’avèrent souvent naïves et l’ensemble possède aujourd’hui une saveur bien kitch, mais qu’importe ! Certains épisodes n’en demeurent pas moins fort intéressants et réussis. Et si vous êtes amoureux, comme moi, des bonnes vieilles séries télévisées SF d’antan, VOYAGE AU FOND DES MERS est fait pour vous !

Caractéristiques du Neptune : (cf. theudericus.free.fr)

  • Commande : 1970
  • Lancement / Service : 1973
  • Port d’attache : Santa Barbara (Californie)
  • Longueur : 173 m.
  • Largeur : 12 m.
  • Tirant d’eau : 19 m
  • Déplacement : 16 500 tonnes
  • Plongée : 1500 m maximum
  • 1 réacteur nucléaire, 2 propulseurs
  • Vitesse en plongée : 45 noeuds.
  • Armement : torpilles guidées par laser, 16 Missiles Polaris
  • Equipage : 125 hommes


Feuillets d’Hypnos : Philip José Farmer (2ème partie)

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PHILIP JOSÉ FARMER, OU LE SEIGNEUR DE LA RÉ-CRÉATION

(par Mandragore / publié dans Sci-Fi News 38 de février 1994 / première partie disponible ici)

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Qu’est-ce qu’un dieu ?

Pour Farmer, les tabous sexuels doivent être interprétés comme la conséquence des alibis religieux, et donc transcendants, que se donne volontiers l’exercice du pouvoir. Non content de remettre en cause la validité pratique des grands dogmes, P.J. n’hésite pas aller aux questions essentielles : qu’est-ce qu’un dieu ? Pourquoi les religions ? Sur quoi repose la foi ?

Dans Le Père (1955), à l’occasion d’un atterrissage forcé sur la planète Albatos, le frère Carmody et ses compagnons de voyage sont mis en présence d’un être qui semble réunir tous les attributs traditionnels du dieu biblique : imposante stature, longue barbe blanche, immortalité, capacité à accomplir des miracles. Grand frisson sacré chez les naufragés. Mais le démiurge s’avère être, au bout du compte, un E.T. qui, exploitant conjointement un savoir technologique ultra-sophistiqué et les caractéristiques de la planète où il a échoué, joue à être (un) dieu. Plus tard, dans La Nuit de la Lumière (1957), le même frère Carmody est amené à participer, sur la planète Joie de Dante, à un étrange rituel à l’issue duquel il se retrouve… père d’un dieu !

Le symbolisme de ces deux nouvelles est clair : c’est Dieu qui est le fils de l’homme et non l’inverse. Pour que le désir d’une expansion de soi hors des limites de l’humaine et mortelle condition prenne corps, il suffit que des lois physiques plus complexes que celles que nous connaissons le permettent. Les dieux faits à notre image ou réciproquement lui semblent si ridicules, si pathétiques, qu’il en vient à penser que la religion n’est que l’expression chez l’Homo Sapiens d’un formidable instinct de survie enfoui au plus profond de ses cellules. Le cerveau, qui sait que le corps qui l’abrite ne peut vivre éternellement, rationnalise un monde futur, ou extra-dimensionnel, dans lequel l’immortalité est possible. En d’autres termes, la religion est la forme première de la Science-Fiction

D’où sa saga du Monde du Fleuve (4 volumes) où 9 milliards d’hommes se retrouvent sur un monde étranger, répartis sur les berges d’un Styx de 15 millions de kilomètres. Oeuvre où se télescopent de nombreuses célébrités anachroniques : de l’explorateur Burton à Mark Twain, en passant par Cyrano de Bergerac. L’auteur y récuse, une fois de plus, l’idée d’une intervention de la Divinité, pour suggérer que c’est de l’homme, et de lui seul, que dépend la transformation de notre aspiration à vivre éternellement en réalité. Le destin est un livre à écrire nous-mêmes en utilisant notre intelligence et notre conscience.

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Jadawin ou rien !

Le grand souffle révolutionnaire qui traverse l’oeuvre de Farmer, l’amenant à contester les tabous sexuels, les conditionnements sociaux et les représentations d’une métaphysique réductrice, ne nous intéresserait pas tant s’il ne s’accompagnait d’une autre libération dans l’ordre de l’imaginaire. Ici, la SF n’est plus inféodée à la science mais aux seuls postulats que l’auteur se donne.

Elle permet de créer de la sorte des univers parfaitement autonomes : une Terre plate où Ptolémée a raison, où Christophe Colomb a sombré avec ses caravelles dans le vide des Confins (Sail on ! Sail on !, 1952) ; un monde dominé par des hommes-dieux qui ont le pouvoir de manipuler la réalité à leur guise, continuum formé de plateaux circulaires superposés, rétrécissant jusqu’à la demeure de Jadawin, Maître au corps greffé d’appendices animaux, avec, pour chaque étage, une population et une écologie particulières : faunes, naïades et centaures, chevaliers teutoniques, indiens du XVIIIème siècle, descendants de l’Atlantide (Le Faiseur d’univers, 1965).

La puissance des Seigneurs est la métaphore de la puissance de l’écriture, capable de produire tous les possibles, sabre de voix pour combattre les préjugés de tous ordres, lanterne d’encre pour explorer ses propres virtualités, créer et faire rêver.

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Moi Tarzan, toi gêne

Expression d’une irrépressible nostalgie, ou ultime tentative pour décrypter les archétypes et ainsi s’en défaire à jamais, Farmer se met à réécrire les aventures de Tarzan (Tarzan vous salue bien, 1972), de Phileas Fogg, le héros du Tour du monde en 80 jours (Chacun son tour, 1973), de Doc Savage, de Sherlock Holmes, de l’Araignée, de Richard Burton, etc, etc.

Nous sommes ici en présence d’authentiques récits de speculative-fiction, fondés sur l’idée que ces multiples héros ont vraiment existé et/ou existent toujours, et que leurs créateurs prétendus n’ont été que des biographes plus ou moins bien renseignés. Le jeu consiste à (r)établir la réalité. Où commence celle-ci ? Où finit-elle ? On serait bien en peine de le dire, tout le monde devenant le cousin de tout le monde, par la grâce d’un certain P.J.F. : le Paul Janus Finnegan des Seigneurs, le Peter Jairus Frigate (free gate) du Monde du Fleuve, dieu polycéphale ouvreur de portes.

Cette recherche du temps ou de l’enfant perdu n’est pas sans lourdeurs. On a beau se dire que Farmer examine les composantes de son fonds, on fatigue à la lecture de cet inventaire fantaisiste. D’aucuns parlent de conquête, là où je ne vois, quant à moi, qu’un repli. L’être élevé sous les auspices de la Christian Science (rigidissime secte de ses parents) aurait-il encore besoin de ces compensations ? Viendra-t-elle enfin l’heure de la délivrance ?

15060702173015263613338298 dans Science-fiction

Cosmos privé ou privé du cosmos

Parmi la foule innombrable de ces personnages minables ou flamboyants, il en est un qui nous semble plus convaincant : Kilgore Trout, l’écrivain de SF imaginé par Kurt Vonnegut Jr., anti-héros qui signe un roman en lieu et place de P.J. (Le Privé du cosmos, 1975).

Pauvre malheureux qui se bat avec des concepts et des thèmes auxquels seul un génie pourrait faire toucher les épaules… Il se sent ignoré et méprisé… Il a beau l’admirer, il sait que l’univers n’a pas la moindre conscience de son existence et qu’il n’est qu’une brêve étincelle dans les ténèbres de l’infini et de l’éternité.

Mais il possède une imagination sans limites et, tant que brille cette étincelle qu’il est, il peut triompher de l’espace et du temps. Ses fictions sont ses armes et, aussi dérisoires qu’elles puissent paraître, cela vaut toujours mieux que rien…

Comme le dit Eliot Rosewater, les écrivains qui font de la littérature générale, les raconteurs de la vie comme elle va, ne sont que des « pets de moineaux ».

Mais l’auteur de science-fiction est un dieu. C’est du moins ce qu’il croit au plus secret de lui-même (P.J. Farmer, « The obscure life and hard times of Kilgore Trout », Moebius Trip, décembre 1971).

Devenir un dieu : telle est l’ambition d’abord inconsciente puis de plus en plus délibérée qui anime toute l’œuvre de Farmer.

Ambition qui peut sembler folle, vouée à l’échec, et même un peu inquiétante, mais à laquelle Farmer a déjà donné corps si l’on admet sa conception de la divinité comme apothéose de l’humain, libre exercice de l’imagination, capacité de créer un cosmos qui fasse concurrence non seulement à l’état-civil, mais aussi à l’ensemble de la Création.

En lui se résume donc toute la Science-Fiction, la plus classique comme la plus novatrice, la plus modeste comme la plus ambitieuse, la bonne comme la mauvaise.

Farmer, c’est sans doute aussi, plus profondément, la tentation de s’approprier l’En-Deça, l’Ici et l’Au-Delà, tous les mondes, depuis les étoiles jusqu’à  soi, but vers lequel tend toute écriture et peut-être tout art.

- Mandragore -

d’après Philip José Farmer, Le livre d’or de la Science-Fiction, préface de Jacques Chambon, Presses Pocket n°5066, 1979.



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