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Archive pour janvier 2012

Star Wars Uncut

STAR WARS UNCUT est un projet dément qui reprend entièrement l’histoire de STAR WARS : EPISODE IV, et où chaque participant, des fans issus de tous les horizons, a pour règle de ne pas dépasser 15 secondes pour sa participation à l’oeuvre collective. Cela donne à l’arrivée un film amateur de deux heures, soit la durée du film original, dont les centaines de séquences collées les unes au bout des autres, véritable patchwork artistique,  offrent une gamme incroyable allant du pire au meilleur ! J’avoue ne pas avoir eu le courage (et le temps) de découvrir entièrement STAR WARS UNCUT. Je l’ai survolé, mais l’ouverture vaut à elle seule son pesant d’or ! En tout cas, c’est une curiosité comme nulle autre pareille.

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Robot-craignos (33)

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N’ayant pas la science infuse, je n’affirmerai pas qu’il s’agit ici du premier robot de l’Histoire du Cinéma, mais il sera sûrement le plus vieux des robots-craignos des Échos d’Altaïr.

Tourné en Italie et sorti en salle en 1921, L’HOMME MÉCANIQUE (L’UOMO MECCANICO) est dû au Français (éh oui!), André Chapuis, travaillant et connu sous le nom d’André Deed.

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Sorti 6 ans avant le METROPOLIS de Fritz Lang, L’HOMME MÉCANIQUE n’est pas, à proprement parler, un film de science-fiction, mais plutôt un de ces films sombres proches de ceux de Louis Feuillade, mêlant gangsters et petits bourgeois, puis glissant peu à peu vers une intrigue meurtrière abracadabrante, dans laquelle une aliénée, au visage défiguré, s’échappe d’un asile pour créer ce « splendide » spécimen de robot qui assouvira sa vengeance meurtrière.

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Un nouveau robot-craignos, donc, pour LEA. Mais peut-être que je m’avance un peu vite en le désignant comme craignos, car Morbius souhaitera-t-il secrètement posséder le même, pour ses corvées ménagères, se faire préparer des petits plats en sauces, ou pour mettre un peu d’ordre et de discipline dans ses cours ? Ce qui tombe, plutôt bien, car dans L’HOMME MÉCANIQUE, le robot en question est fabriqué en deux exemplaires, vers le milieu du film.

- Trapard -



David Guivant : parcours d’un cinéaste amateur calédonien passionné de SF

David Guivant : parcours d'un cinéaste amateur calédonien passionné de SF dans Anime 13100208544615263611602685

Certains le connaissent déjà à travers des forums, des sites américains ou YouTube. Qui ? Mais David Guivant, notre cinéaste amateur calédonien, fan de science-fiction et de STAR WARS, à qui l’on doit des courts-métrages réalisés avec une passion et une ferveur inébranlables, celles du genre à déplacer les montagnes ! THE SOLO ADVENTURES, IRON MAN et CAPITAINE FLAM figurent parmi ses réalisations ou projets. David nous fait l’honneur de présenter dans Les Échos d’Altaïr son parcours étonnant.

Je suis David Guivant, réalisateur calédonien indépendant ayant achevé un court-métrage en décembre 2006, une adaptation de la bande-dessinée L’INVINCIBLE IRON MAN TV SHOW diffusée sur le net et sortie 4 mois avant le film d’Hollywood (Screenrant, lien officiel).

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Ne possédant aucun budget pharaonique ou matériel professionel, les cinéastes amateurs voulant attirer l’attention des studios dans le but de décrocher un emploi dans le milieu cinématographique, font généralement des courts-métrages eux-mêmes comme Steven Spielberg (avec le court-métrage FIRELIGHT à ses débuts avant de décrocher un poste à Universal Studios pour réaliser un épisode de COLUMBO). D’après son complice, George Lucas, « Steven pouvait faire voler des avions à hélices qui se déplaçaient plus vite que la vitesse de la lumière comme des vaisseaux. »

Le succès de la saga STAR WARS a incité de nombreux fans, dont moi-même, à réaliser leur propre version de STAR WARS par le biais de décors, d’effets spéciaux et de scénarios souvent fort intéressants. J’avais réalisé avec mes amis GEORGE LUCAS : LEGEND OF THE FORCE, relatant la rencontre entre deux légendes du cinéma, Spielberg et Lucas, ainsi que PRIME OF THE JEDI, une suite fictive tournée à Yaté, Fort Tereka, mais aussi à Nouville, au Mont-Coffin, au Mont Vénus… L’acteur Abel Lasserre, qui interprète le rôle de Lucas, Boba Fett et Darth Nekrom, a été sculpteur et fabriquant de costumes pour le court-métrage PRIME OF THE JEDI. Lors de la diffusion du court-métrage au Grand Rex à Paris, son costume de Boba Fett a gagné le 4ème prix du meilleur costume STAR WARS de France.

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Mes projets sont en général des courts-métrages à but non lucratifs, réalisés sans aucun budget, mais avec le cœur à l’ouvrage, beaucoup de passion, et avec l’aide de mes amis tous fans de science-fiction.

Après une incursion dans STAR WARS, j’ai décidé de passer à l’univers « Marvelien ». Grâce à INVINCIBLE IRON MAN et un début de CAPTAIN FUTURE – CAPITAINE FLAM, j’ai pu intégrer la prestigieuse Digital Animation & Visual Effects School à Universal Studios, Orlando. Durant ma formation, j’ai pu participer à deux projets : ANTHRO du réalisateur Aristomenis Tsirbas (réalisateur de BATTLETECH et BATTLE FOR TERRA) et STAR WARS : THE SOLO ADVENTURES, mettant en scène Chewbacca et Han Solo. Ce dernier a gagné le prix du meilleur court-métrage animé au concours de fan films à Celebration V, la plus grosse convention STAR WARS de la planète, dont le juge est le fameux George Lucas lui même.

Je suis de retour sur mon projet CAPTAIN FUTURE, inspiré des Romans d’Edmond Hamilton et du dessin animé culte CAPITAINE FLAM. Le tournage s’est déroulé entièrement en Nouvelle-Calédonie, au Lycée Blaise Pascal, dans une salle d’histoire-géo transformé en plateau de cinéma ! Ce projet est une suite qui se déroule 5 ans après les événements décrits dans les romans ainsi que les dessins animés. Il est entièrement réalisé en 2D (aucune 3D n’a été utilisée) suivant les traces du réalisateur Kazuaki Kirya (CASSHERN, GOEMON) où le monde réel et le manga fusionnent entre eux.

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Paul Lasserre, qui fut le premier homme à interpréter Tony Stark en live dans le court-métrage IRON MAN, troque son armure de vengeur contre celle du Capitaine Flam. Abel Lasserre est également de retour dans le rôle de l’androïde Otho. Frédéric Lasserre, nouveau venu, incarne le Marshal « Starwolf » Ezra, chef de la police intergalactique, croisement entre un Jack Palance et un Lee Van Cleef futuriste. Le Capitaine Flam est aussi entouré de beautés diaphanes, telles que Joan Randall (Tehani Jeandot), la Comtesse Cydonia (Valentine Ollivaud), la Princesse Inana (Ophélie matkovic) ainsi que la reine Thiamat (Nania Turpin).

CAPTAIN FUTURE est toujours en phase de post-production. En attendant sa sortie, les fans peuvent visualiser le teaser sur le net ou bien le voir sur un grand écran au Tri-Cities International Fantastic Film Festival à Washington, Chicon 2012 à Chicago, Radcon Convention à Pasco et Northwescon 2012 à Seattle (voir également ici et).

Après CAPITAINE FLAM, je me lancerai prochainement dans une adaptation de MODULE D’ACTION SECRETE KOMMANDO (M.A.S.K.). Un petit souvenir de l’univers de M.A.S.K, générique inoubliable des années 80 :

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- David Guivant -



Terra Nova : c’est parti !

Terra Nova : c'est parti ! dans Science-fiction terranovad

TERRA NOVA, certainement l’une des séries télévisées de science-fiction les plus ambitieuses de tous les temps, produite par Steven Spielberg, débute ce soir en France et demain soir en Nouvelle-Calédonie sur Canal+ avec deux épisodes. Il s’agit d’un événement de taille à ne rater sous aucun prétexte !

Bande-annonce :

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L’histoire : « En 2149, la vie sur la planète Terre est menacée d’extinction à cause de la pollution rendant l’air irrespirable. La végétation a presque complètement disparu. Au hasard d’une expérience, des scientifiques créent une porte spatio-temporelle reliée à 85 millions d’années en arrière à la fin du Crétacé, mais dans une chronologie alternative (évitant ainsi les paradoxes temporels), donnant une chance de survie à l’humanité. La famille Shannon (le père Jim, sa femme Elisabeth et leurs enfants Josh, Maddy et Zoé) rejoignent la dixième expédition de colons vers Terra Nova, la première colonie humaine de l’autre côté du passage. Une nouvelle vie commence pour les Shannon. Ils devront affronter toutes sortes de problèmes dont les plus dangereux ne sont pas forcément les dinosaures et en comptant avec les Sixers, un groupe dissident de colons du sixième pèlerinage… » (Wikipédia).

Steven Spielberg, Brannon Braga (STAR TREK), Stephen Lang (AVATAR), science-fiction, histoire originale, voyage dans le temps, dinosaures, gros budget, effets spéciaux numériques : tous les ingrédients sont réunis pour faire de TERRA NOVA un divertissement de luxe à consommer sans modération ! Et pour ceux à qui cela provoque déjà une indigestion, qu’ils aillent suivre les épisodes de DERRICK…

Pour en savoir plus sur TERRA NOVA :

serie-terranova.com

terra-nova-serie.com



LA CHUTE DE LA MAISON USHER (1928)

LA CHUTE DE LA MAISON USHER (1928) dans Cinéma 13052108214015263611211209

LA CHUTE DE LA MAISON USHER (1928) de Jean Epstein (par Trapard)

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Je voudrais de nouveau revenir sur un vieux classique du cinéma français, et un film muet de surcroît.

Ce n’est, bien sûr, pas la première d’une très longue série d’adaptations des contes d’Edgar Allan Poe, je sais que l’Américain David Wark Griffith l’avait déjà mis en images dans les années 1910. Et peut-être d’autres avant lui.

Mais ici, c’est « La Chute de la Maison Usher » et « Le Portrait Ovale » que les scénaristes ont adaptés et mélangés pour ce film. Nous retrouvons donc : la vieille maison claustrophobique Usher, un peintre passionné et son modèle dominé… Et la folie…

Et ce ne sont pas n’importe quels scénaristes qui ont participé à ce film, puisque Luis Bunuel a accompagné le réalisateur sur ce projet (dont il est aussi l’assistant à la réalisation).

Pour revenir, sur cette époque artistique française des années 1920, un certain nombre de réalisateurs français se sont détachés du lot de l’industrie ambiante, en créant un mouvement dit-d’Avant-Garde, qui plus de trente ans avant la Nouvelle Vague, revendiquait déjà une nouvelle approche de la réalisation alors que les adaptations des classiques de la littérature, et autres comédies légères, devenaient de plus en plus fréquentes et mornes à cette époque. Jean Epstein en était une des têtes de file, aux côtés d’Abel Gance, de Germaine Dulac, de Louis Delluc ou de Marcel L’Herbier.

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D’un autre côté, les Arts Plastiques et la Littérature, en pleines révolutions dans leurs fondements classiques firent évoluer des mouvements comme le dadaïsme, puis le surréalisme, qui ouvraient à de nouvelles lectures, plus abstraites et souvent plus freudiennes de l’art. C’est de cette école que viennent notamment Luis Bunuel et Salvador Dali qui, un an après La Chute de la Maison Usher, se lanceront dans l’aventure cinématographique surréaliste avec Un Chien Andalou, puis avec L’Age d’Or : des films aux scénarios pathologiques puisés dans l’inconscient de leurs auteurs, par le biais du rêve notamment.

Ce n’est donc pas innocent que La Chute de la Maison Usher ait un tel pouvoir onirique et hypnotique sur le spectateur. Visuellement fascinant, ce film a le mérite de prouver que l’image n’a, parfois, presque plus besoin du son pour nous parler. Bien sûr, la musique aide beaucoup dans le cinéma muet, et généralement, ces films étaient accompagnés d’un pianiste ou de plusieurs musiciens.

Mais dans ce film de Jean Epstein (et donc de Luis Bunuel), le principe névrotique cher aux écrits d’Edgar Poe prend tout son sens lorsque les remous du monde intérieur du personnage principal (toujours le narrateur chez Edgar Poe) deviennent visuels. Le peintre, joué ici par Jean Debucourt au regard ahurissant, laisse ses troubles intérieurs se transporter vers des éléments extérieurs : la pluie, le brouillard, les rideaux de la maison constamment en mouvements, les flous de l’image…

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Et le couple de comédiens (Jean Debucourt et Marguerite Gance) semble toujours transporté d’un interminable hypnotisme obsessionnel intérieur, mêlé de domination morbide du peintre sur son modèle, que seules les visites régulières d’un ami de la région semblent relativiser.

Un film hypnotique, un peu comme un mouvement perpétuel que seule la mort peut réellement perturber.

Pour les curieux de ces différentes vagues cinématographiques françaises, je conseillerai volontiers de voir les films J’ACCUSE ! (1917) et NAPOLEON (1927) d’Abel Gance, LE RETOUR A LA RAISON (1923) et L’ETOILE DE MER (1928) de Man Ray, BALLET MECANIQUE (1924) de Fernand Léger, ENTR’ACTE (1924) de René Clair, L’INHUMAINE (1924) de Marcel L’Herbier, UN CHIEN ANDALOU (1929) et L’ÂGE D’OR (1930) de Luis Bunuel et Salvador Dali.

Et bien entendu, vous retrouverez beaucoup de liens dans ces films, avec d’autres mouvements cinématographiques européens, comme le caligarisme et l’expressionnisme, pour résumer ceci à l’Allemagne.

Pour finir, en clin d’oeil à LEA, le très bon chef opérateur, responsable des cadrages du film, se nomme Georges Lucas. :-)

- Trapard -

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Parutions magazines

Parutions magazines dans Magazine mag24

Et pourquoi ne pas parler également de L’Écran Fantastique, de temps à autre, dans Les Échos d’Altaïr ? Non mais ! Le numéro 327 (diantre !) de janvier fait sa une avec soit SHERLOCK HOLMES qui s’annonce comme une nouvelle franchise cinématographique (à voir…) ou soit UNDERWORLD 4, à vous de choisir ! On trouve également au sommaire de cet excellent magazine sur le cinéma fantastique et de SF : la suite de l’entretien avec les vedettes de VOYAGE AU CENTRE DE LA TERRE 2 : L’ÎLE MYSTÉRIEUSE (on aurait dû trouver un titre encore plus long), THE HUNGER GAMES (nouvelle franchise destinée aux ados…), les deux BLANCHE-NEIGE prévus pour bientôt, INTRUDERS (du réalisateur de 28 SEMAINES PLUS TARD), THE DARKEST HOUR (spéciale dédicace à David P. !), GAME OF THRONES (avec les prochaines parutions DVD et Blu-ray de la série culte), THE WALKIND DEAD saison 2, un hommage à Ken Russell récemment décédé, un autre à John Neville, LA MACHINE À EXPLORER LE TEMPS version 1960 dans Le film culte, et bien d’autres choses dont toutes les rubriques habituelles. Comme beaucoup de magazines, L’Écran Fantastique est bien sûr introuvable en Nouvelle-Calédonie (il n’y a que Mad Movies…), prière de le commander comme moi sur internet.

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Science et Inexpliqué de janvier-février nous parle des pouvoirs cachés de notre cerveau, de la Bible et de ses mystères tels que Dieu ou les anges, de l’exorcisme d’Anneliese Michel, de la Joconde qui ne serait point une femme mais… un homme (!), des ovnis et de la Maison Blanche (les secrets percés par un hacker ?…), de l’expérience de Philadelphie, et nous dresse le portrait d’un écrivain du mystère, Francis Mazière. A commander sur internet.

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Star Wars : la Saga en BD de janvier-février change de formule, et avouons que celle-ci est plutôt agréable. Le numéro est d’ailleurs bien épais, avec un dossier sur STAR WARS : EPISODE I puisque ce dernier ressort prochainement en salles en version 3D. Sont également présents au sommaire : La Quête des Jedi (première partie), un récit complet sur… Jar-Jar Binks (hum !…) avec La Mort du Capitaine Tarpals, The Old Republic : Risque de Paix (troisième partie) et Jango et Boba Fett : Liens de Sang (première partie d’une magnifique BD).



L’appel de… Cthulhu ?

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Si vous avez suivi l’émission Les 30 Histoires les plus Mystérieuses diffusée sur TF1 il y a quelques jours, vous devez être au courant de cet étrange son enregistré sous l’océan en 1997, dans le Pacifique Sud, et que, jusqu’à présent, personne n’a pu identifier… D’après les spécialistes qui l’ont analysé, aucun animal marin connu, ni aucun engin sous-marin ou phénomène naturel ne peut produire un tel son. Mais les scientifiques en ont déduit que s’il s’agit d’un animal marin encore inconnu, celui-ci devrait mesurer approximativement plus d’une centaine de mètres vu la fréquence !

Cependant ce n’est pas tout… Ce mystérieux son a été enregistré, comme par hasard, aux environs des coordonnées 50° Sud et 100° Ouest… celles qui correspondent grosso modo aux coordonnées de R’lyeh, la célèbre cité engloutie où dort le Grand Cthulhu (R’lyeh : 47°9′ de latitude Sud et 126°43′ de longitude Ouest) du mythe de H.P. Lovecraft ! Surprenant, n’est-ce pas ? Et c’est là où, une fois de plus, le rêve et la réalité se confondent dans Les Échos d’Altaïr ! Ça vous donne des frissons, hein ?

Pour en savoir plus sur cet étrange son, et surtout l’entendre, rendez-vous ici. Enfin, si vous souhaitez admirer une extraordinaire galerie de peintures (plus d’une centaine !) représentant le Grand Cthulhu, rendez-vous .

On trouvera aussi des renseignements sur le « Bloop » (nom donné à ce son mystérieux) sur Wikipédia.

(Remerciements à Eric Samuel Adams pour le lien vers Dark Ride !)



Feuillets d’Hypnos : Philip José Farmer (1ère partie)

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PHILIP JOSÉ FARMER, OU LE SEIGNEUR DE LA RÉ-CRÉATION

(par Mandragore / publié dans Sci-Fi News 38 de février 1994)

« Je suis Kickacha, le Kickacha, l’industrieux
qui fabrique les fantasmes et la réalité.
Je suis celui contre qui les frontières
ne peuvent rien. Je les traverse en tous sens. »
Le Faiseur d’univers

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Il en va des étiquettes ou des réputations comme de certaines photos qui nous représentent certes grosso modo, mais qui ne sauraient être tout à fait nous non plus que faces d’étrangers.

À force de figer le monde et les autres dans un cadre préconçu, dans un béton à prise rapide, on risque fort de fourvoyer l’intellect.

Phillip José Farmer n’a-t-il pas été ainsi injustement sacré pape du sexe et de la bestialité ? Il aura longtemps ri et joué de cette aura de scandale, de cette renommée d’iconoclaste scabreux qui le précédait en tous lieux. En acceptant par dérision ce masque ignoble, en prenant délibérément le parti des sots, il lui semblait faire un pied de nez magistral aux censeurs, mieux encore moquer les carcans moraux d’où qu’ils viennent.

On l’aura taxé aussi d’épigone brouillon, d’imitateur servile, mimant et revisitant trop longuement les oeuvres des maîtres dont il s’était, tout jeune encore, repu, d’Edgar Rice Burroughs à Ridder Haggard, de Swift à Jules Verne.

Alors obsédé P.J. ? Oui, mais par quoi ? Banal, ennuyeux, sans talent ? Voire. Tout juste agaçant. De cet agacement profond qui accompagne souvent l’émergence d’une vérité dérangeante, sœur de la maïeutique et cousine du génie.

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La bombe des Amants

En 1952, éclate une bombe ! Un auteur de SF ose s’aventurer sciemment sur le terrain de la sexualité. Dans The lovers, Farmer met en scène, en effet, la passion charnelle qui unit un terrien issu d’une société cléricale ultra-puritaine et une lalitha, une créature extra-terrestre que rien ne distingue extérieurement d’une femme humaine, sorte d’insecte mimétique dont la civilisation cultive tolérance et non-violence.

Qu’on ne s’y trompe pas ! Pas de scène épicée. Aucune description triviale. L’auteur reste d’une délicatesse exemplaire. Farmer s’intéresse moins aux conséquences biologiques et individuelles surprenantes de cet hymen avec l’alien, qu’au choc de deux cultures antinomiques : d’un côté, une théocratie fortement hiérarchisée, policière, impérialiste, où tout ce qui touche au sexe est tabou ; de l’autre, le monde Wog, pragmatique et ouvert, sans vérité révélée s’imposant et imposée à tous.

Yarrow, le héros du livre, conquiert, à travers son épanouissement sexuel, bien plus que le plaisir : une nouvelle façon d’être, une précieuse et neuve liberté.

Car la lalitha c’est bien sûr la Lilith de la Torah et de la Kabbale, mère des démons, esprit de la nuit, figure emblématique de l’amour non génésique en sa qualité de succube, monstre superbe qui avait tenté Adam.

Mais, alors que traditionnellement cette séductrice est présentée sous un angle exclusivement négatif, comme l’incarnation absolue de l’érotisme et du Mal (n’a-t-elle pas d’ailleurs le sexe dans le cerveau ?!!), Farmer lui confère un rôle positif : celui de bouleverser l’être, de le rendre à lui-même.

Derrière le destin de ce démon hors-pair, se cache une métaphore ironique de la SF américaine des années 50, hypocrite, soucieuse de ne pas choquer la jeunesse ou les bien-pensants.

C’est sans doute le premier livre à avoir magistralement démontré qu’on peut tout faire en Science-Fiction et qu’on doit tout faire, qu’il s’agit du plus ouvert des moyens d’expression, parce qu’il ne s’assigne aucune limite à l’imagination (Samuel Mines).

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Ouvre-moi, ô ma sœur

Méthodiquement, Farmer poursuit sur sa lancée. Il avait obtenu le Prix Hugo du meilleur nouvel auteur en 1952, à la 11ème Convention mondiale de la Science-Fiction. Il commet ensuite des sortes d’essais de sexologie fantastique.

Son propos consiste le plus souvent à décrire avec une précision d’entomologiste les coutumes et les mécanismes sexuels de créatures extra-terrestres comme il est d’usage d’en rencontrer dans tout bon récit d’exploration spatiale.

Ainsi, Mère (1953) met en scène un organisme femelle qui attire à lui tout être vivant passant à sa portée, ceux-ci faisant alors office de phallus dans la mesure où leurs efforts pour se libérer provoquent l’excitation nécessaire au mécanisme de la conception.

Ouvre-moi, ô ma soeur (1960) nous explicite l’étrange mode de reproduction d’un être humanoïde qui vit en symbiose avec une larve vermiforme au rôle extraordinairement complexe puisqu’il est dans sa nature d’être à la fois… pénis et fœtus ! !

L’objectif est de constituer peu à peu, à force d’érudition supposée, une illusion de document authentique, une encyclopédie borgésienne des sexualités exotiques.

Ces peintures de genèses fictives sont en fait des paraboles sur le racisme, l’intolérance, le sectarisme, le refus radical de l’autre à partir du moment ou celui-ci n’a pas la même peau, la même religion, la même sexualité que nous.

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En ces domaines, les démentis de la raison immédiate ne valent rien. Les préjugés sont des réactions viscérales, épidermiques.

La littérature de science-fiction, fondamentalement universelle et rebelle à tout cloisonnement, paraît naturellement apte à servir ici d’antidote et de catharsis, en nous révélant nos inhibitions et nos sournoises xénophobies.

Nulle culture n’est absolument supérieure. Pour bien nous convaincre de cette leçon de relativisme, Farmer n’hésite pas à recourir parfois au grotesque, en utilisant, par exemple, le personnage de Flesh (1968), peut-être directement copié sur le Surmâle d’Alfred Jarry, car doté, comme lui, de capacités sexuelles illimitées.

Avec Comme une bête (1968), Gare à la bête (1969), La jungle nue (1969) et Love Song (1970), P.J. met en lumière le non-dit du roman gothique, du thriller et du roman d’aventures perçus par lui comme des contes érotiques déguisés, comme une sublimation du désir. Le vampire devient ainsi le dieu pubère, le libertaire qui s’exonère à jamais d’une société castatrice et mesquine.

À l’évidence, Farmer est imprégné de Freud. Et l’on a souvent tendance à se demander au sein de sa gigantesque entreprise de démystification si sa littérature est autre chose qu’un exorcisme salvateur, qu’une longue thérapie personnelle.

Livres abracadabrants et vains ? Ou grandeur tragique d’hommes en proie à d’obscures forces cosmiques ou comiques ? Difficle à dire, perdus que nous sommes au sein de ce subtil (ou grossier) labyrinthe.

- Mandragore -

(À suivre !)



Robot-cool (22) : WALL-E

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WALL-E… sans aucun doute l’un des robots les plus émouvants du cinéma de science-fiction… Il apparaît dans le film qui porte son nom, WALL-E, réalisé par Andrew Stanton en 2008. Créé parmi tant d’autres WALL-E (Waste Allocation Load Lifter Earth-Class) par la compagnie Buy n Large afin de nettoyer la Terre du futur devenue un immense dépotoir à ciel ouvert, il deviendra au bout de 700 ans le dernier modèle encore en marche sur une planète abandonnée depuis longtemps par les hommes.

WALL-E utilise les restes métalliques de ses compagnons pour réparer ses pièces défectueuses. Il devient l’ami d’un cafard et trouve un jour une plante verte dont il s’occupera consciencieusement. Sa rencontre avec un autre robot, EVE (Extraterrestrial Vegetation Evaluation), changera à jamais sa vie. Mais ça, c’est une autre histoire…

L’apparence extrêmement simple de WALL-E concentre notre attention sur ses grands yeux qui parviennent à merveille à faire passer tout une gamme d’émotions. Aucun visage chez WALL-E, mais des regards qui en disent long sur les sentiments d’un petit robot qui a fait vibrer le coeur de nombreux spectateurs.



Le Pacifique et les monstres hollywoodiens

Le Pacifique et les monstres hollywoodiens dans Cinéma phnatom

Le Cri du Cagou poursuit son exploration des films tournés par Hollywood dans le Pacifique avec sa série « Le Pacifique fabriqué par Hollywood ». Mais ce qui nous intéresse ici, c’est que l’ami Trapard y présente souvent des films fantastiques et de science-fiction fauchés, tournés il y a bien longtemps, et dont la créature vaut à elle seule son pesant d’or !  »Compilation Pacific Horror des années 30″, « Devil Monster », « Bela Lugosi Meets a Brooklyn Gorilla » et « The Phantom from 10,000 Leagues » sont quelques-uns des chapitres que vous trouverez sur Le Cri du Cagou.

Masque, palmes, bouteilles à oxygène : paré pour la plongée ? Alors allez-y, c’est ici !



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