Archives

Archive pour juin 2012

Documentaire sur Reynold Brown

Documentaire sur Reynold Brown dans Cinéma 13092910513615263611593982

C’est à Reynold Brown que l’on doit les plus belles affiches de films hollywoodiens des années 1950, et nombreuses sont celles qu’il a réalisées dans le domaine de la science-fiction (L’ÉTRANGE CREATURE DU LAC NOIR, TARANTULA, ATTACK OF THE FIFTY FOOT WOMAN…).

Cet intéressant documentaire en 4 parties (en V.O.) présente ce fabuleux artiste sur lequel je reviendrai à l’occasion dans Les Échos d’Altaïr.

Image de prévisualisation YouTube

Image de prévisualisation YouTube

Image de prévisualisation YouTube

Image de prévisualisation YouTube



FRANKENSTEIN (1910)

FRANKENSTEIN (1910) dans Cinéma 13052108214015263611211209

FRANKENSTEIN (1910) de J. Searle Dawley (par Trapard du Cri du Cagou)

frank3t dans Fantastique

Ce film est la première adaptation du roman de Mary Shelley. Sous la houlette financière de Thomas Edison, le réalisateur J. Searle Dawley (« director » en anglais, à une époque où l’on utilisait encore le terme d’ « opérateur » en France), n’a choisi que quelques rares passages du roman, le film ne durant qu’environ douze minutes. Rappelons aussi que la France (avec les Frères Lumière) et les USA (avec Thomas Edison) se sont très longtemps disputés la paternité de l’invention du cinéma, Edison ayant inventé la pellicule imprimable, tandis que Louis Lumière, en a créé le cinématographe (appareil servant à filmer, ainsi qu’à projeter les images filmées à partir de la pellicule). C’est ainsi que Thomas Edison, grâce au brevetage de l’invention, et avec son Edison Manufacturing Company, avait imposé un trust économique sur la diffusion de films, sur le continent américain, au détriment, par exemple, de la Star Films de Georges Méliès et d’autres petites entreprises européennes d’exploitation de films.

Au même titre que les Frères Lumières, Thomas Edison fut à l’initiative des premiers pas dans la réalisation (de courts métrages, à cette époque où le long métrage s’imposera très doucement) de réalisateurs qui se feront connaître avec le temps. L’Edison Manufacturing Company produisit notamment les premiers courts films d’animations d’un certain Willis O’Brien (comme « The Dinosaur and the Missing Link : A Prehistoric Tragedy » en 1915, ou « The Ghost of Slumber Mountain », en 1919). Ce même Willis O’Brien que les lecteurs des Echos d’Altaïr ne peuvent, ne pas connaître.

frank2y dans Le grenier du ciné fantastique

Beaucoup moins connu, J. Searle Dawley, quand à lui, reste néanmoins dans les mémoires pour cette réalisation, très théâtrale (dans l’utilisation de l’espace filmé, comme dans le jeu des comédiens) du premier Frankenstein cinématographique, dont les copies avaient longtemps été perdues. Cette adaptation n’est pas extraordinaire, et particulièrement après plus de cent ans d’industrie cinématographique écoulée (1910-2012) et d’un nombre important de déclinaisons sur le sujet du roman de Miss Shelley. Je suppose que le film aura beaucoup plus surpris, ou fasciné en 1910. Rappelons tout de même, qu’à peine 14 ans plus tôt, de par la manière dont était cadrée une gare à Lyon, les spectateurs assis devant un écran sur lequel était projeté le court film « L’arrivée d’un train à La Ciotat » (des Frères Lumière), reculèrent de peur de se faire écraser par ce même train filmé en mouvement. En tant qu’Enfant de la Télévision, je ne m’aventurerai donc pas à juger l’effet du cinéma sur les spectateurs d’une époque où mes grands-parents n’étaient encore que des nourrissons.

frank1 dans Trapard

Pour ce qui est du retour à la vie de la créature du baron de Frankenstein, on est ici, assez loin des laboratoires fumants et bourrés d’éprouvettes dans lesquels Colin Clive ou Peter Cushing redonnent la vie à un cadavre fraîchement déterré. Dans le film de J. Searle Dawley, le baron (le comédien Augustus Phillips) réanime un vulgaire squelette de laboratoire, qui se ré-alimente de chair humaine, et de tout son système intérieur vital, en lecture d’images inversées (euh…pourquoi pas ?) à l’intérieur d’une machine de son invention. Le résultat : une créature (interprétée par Charles Ogle), poilue, mal coiffée, légèrement boursoufflée et aux ongles protubérants (le genre de mec qui ne passe pas l’entrée des night-clubs, on l’aura deviné !) et qui s’en prend à son créateur qui se roule au sol, agitant les bras en une multitudes d’effets de simagrées dignes d’un comédien virtuose (mais d’époque), et même lorsque le monstre est déjà loin…Un spectateur de ma trempe se dit alors, lors de ce passage un peu longuet, que le baron est en train de regretter son invention, à laquelle il aurait dû beaucoup mieux réfléchir en la tournant sept fois dans son esprit, avant de créer un être inutile et hideux, juste pour faire plaisir à son petit égo (mais en même temps, le bouquin de Mary Shelley était écrit comme ça).

frank4

Et donc, de retour, et en plus d’être hideuse, la Créature est jalouse de son créateur (qui se fiance justement avec la jeune Elizabeth – Marie Fuller, à l’écran) et tente de semer la discorde dans le jeune couple en se montrant très méchante et pas très belle. Ce qui n’a pas pour but de détendre la jeune Elizabeth qui n’était pas du tout au courant de l’affaire scientifique farfelue  de son bêta de mari, et qui s’évanouira, comme il se doit, en écartant très haut les bras, puis en fléchissant les genoux pour s’étendre tout naturellement sur le tapis du salon. Et tout ceci, avant que la Créature se fasse absorber par son propre reflet dans un miroir. Ici, on découvre donc les talents de scénariste de J. Searle Dawley qui proposa cette chute totalement irréelle, plus issue de la poésie antique que de la littérature fantastique anglaise, ou alors parce qu’il fallait bien, tout simplement, conclure cette histoire d’une manière ou d’une autre.

Je plaisante mais le FRANKENSTEIN de J. Searle Dawley est une curiosité à voir, au même titre que les petites productions de Edison Manufacturing Company, petits patrimoines cinématographiques américains des tous débuts de l’exploitation de films aux Etats Unis.

- Trapard -

Liens :

 

WILLIS O’BIEN :

THE DINOSAUR AND THE MISSING LINK : A PREHISTORIC TRAGEDY (1915)

Image de prévisualisation YouTube

THE GHOST OF SLUMBER MOUNTAIN (1919)

Image de prévisualisation YouTube

FRANKENSTEIN 1910

Image de prévisualisation YouTube



Retour vers les 80′s : Lifeforce (1985)

« Retour vers les 80′s », nostalgie oblige, présentera de temps à autre une critique (ou plutôt devrais-je dire une opinion) parue dans la première série du fanzine calédonien CosmoFiction, celui, très amateur, publié de 1984 à 1986 et rassemblant 17 numéros (non scannés sur ce blog). C’était l’époque des GREMLINS, WARGAMES, SOS FANTÔMES, DUNE, LEGEND, TERMINATOR, LADYHAWKE, LES GOONIES… bref, que du bon ! C’était aussi l’époque où, à l’âge de 19-20 ans, alors que le Sci-Fi Club n’était pas encore né, je vendais à mes potes Cosmo et où le cousin de Métropole était le « correspondant de France » ! Notre passion se lisait à travers nos écrits et notre engouement aveuglait parfois notre sens critique ! Mais peu importe, au moins nous vivions intensément nos rêves sans nous soucier du « qu’en-dira-t-on ».

En 1985 sortait LIFEFORCE (dont la fiche film est disponible ici dans Les Échos d’Altaïr). Réalisé par Tobe Hooper et produit par la célèbre Cannon des Yoram Globus et Menahem Golan, cette histoire de vampires spatiaux reçut, comme la plupart des films de la Cannon, un accueil très mitigé. Voici la critique d’Alain parue à l’époque dans le numéro 11 de CosmoFiction Fanzine d’octobre 1985…

Retour vers les 80's : Lifeforce (1985) dans Cinéma lifeforce

L’histoire :  « À la suite d’une expédition spatiale sur la comète Halley, des vampires de l’espace transforment la plupart des habitants de Londres en morts-vivants. Un survivant de l’expédition et les autorités britanniques tentent de capturer une jeune fille extraterrestre qu’ils jugent responsable de ces terribles événements. » (allocine.fr)

« Ils sont là. Ils veulent se refaire une santé. Ils savent comment…

Non ! Il ne s’agit pas cette fois d’esprits frappeurs mais de vampires ! Cependant, attention : la simple légende définissant cette espèce comme étant constituée de suceurs de sang amorphes ne s’applique nullement au dernier film de Tobe Hooper qui nous livre, à travers LIFEFORCE, une image des vampires, disons, aussi subtile que celle des fantômes de POLTERGEIST ! L’histoire, assez complexe, nous incite d’ailleurs durant la projection à chercher un message qui, cependant, n’existe pas…

life3 dans Fanzine CosmoFiction

La présence de Dan O’Bannon au scénario du film se fait particulièrement ressentir à travers les scènes les plus terrifiantes de LIFEFORCE qui sont en effet plongées dans un humour noir queqlue peu anglais ; par contre, on ne reconnaît pas l’empreinte de John Dykstra présent quant à lui au générique des effets spéciaux. Ces derniers, bien qu’assez impressionnants par moments, restent dans l’ensemble médiocres (notamment ceux ayant trait aux vols spatiaux qui s’avèrent être ridicules), et pour rester dans le domaine négatif du film, il est à noter que LIFEFORCE s’inspire directement d’un certain nombre de productions comme, par exemple, ALIEN (pour le début du film) et LA GUERRE DES MONDES (pour la fin du film). À ce propos, il suffit, pour avoir un certain aperçu de l’histoire, d’imaginer que le monstre d’ALIEN ait débarqué sur terre…

life1h dans Retour vers les 80's

L’action ne manque donc pas dans LIFEFORCE, elle contribue même à lui donner l’atmosphère d’une production SF-catastrophe des années cinquante.

LIFEFORCE est un film de science-fiction horrifique intéressant et agréable mais qui, toutefois, ne peut avoir la prétention de « faire du bruit » dans l’actualité SF… ou alors Tobe Hooper a mal choisi son année pour que je prenne réellement son film en considération ! »

- Alain -

Réalisation : Tobe Hooper / Scénario : Dan O’Bannon & Don Jakoby / Acteurs : Steve Railsback, Mathilda May, Peter Firth, Patrick Stewart, Frank Finley, Michael Gothard…

Image de prévisualisation YouTube



20 000 Siècles sous les Mers, ou la rencontre entre Jules Verne et Lovecraft

20 000 Siècles sous les Mers, ou la rencontre entre Jules Verne et Lovecraft dans B.D. 15050108480515263613222884

20 000 Siècles sous les Mers, de Richard D. Nolane et Patrick A. Dumas, est une BD française publiée en deux tomes aux éditions Soleil. Les auteurs ont eu la brillante idée de réunir les deux plus grands auteurs de la littérature fantastique et de SF, Jules Verne et H.P. Lovecraft, pour une aventure extraordinaire sous les océans. Le résultat est une splendide BD, passionnante, dont l’histoire originale réunit des personnages de légende sur fond d’univers steampunk…

bd1 dans Science-fiction

« Fin mai 1871 : Le Capitaine Nemo refait surface pour sauver le Pr. Aronnax et la journaliste Amélie Dupin alors que la Commune met à feu à sang Paris. Le Nautilus que l’on croyait perdu au nord de la Norvège a en réalité traversé le maelström. L’esprit de Nemo est depuis empoisonné par les pensées d’une entité cauchemardesque tapie sous l’océan depuis des millions d’années ! »

Et nous voilà embarqué à bord du légendaire sous-marin que Nemo, brillant ingénieur à ses heures, a totalement revu et corrigé après sa mésaventure précédente. L’impressionnant submersible, qui possède désormais l’apparence d’une forteresse aquatique aux aspects de raie manta géante, n’a rien perdu de sa puissance et de sa beauté, au contraire. Avec un coup de crayon efficace et soigné, Patrick A. Dumas, aidé aux couleurs par Axel Gonzalbo, nous fait revivre l’extraordinaire machine dans son incroyable périple à travers les océans de la planète pour un rendez-vous encore plus incroyable…

bd3r

Le premier tome de 20 000 Siècles sous les Mers (paru en 2010) nous plonge rapidement dans la quête d’une mystérieuse caisse en métal perdue au large de Cuba pendant la guerre de Sécession. Son précieux contenu est absolument indispensable pour la suite des événements. Et quels événements à venir ! Dans le deuxième tome (paru récemment en mars 2012), Nemo et son équipage vont devoir affronter plus d’une créature lovecraftienne et, bien sûr, défier l’impensable à leurs risques et périls, si vous voyez ce que je veux dire…

Amateurs de Jules Verne et de Lovecraft, ces BD sont un régal. Non seulement nous y retrouvons Nemo, Aronnax et le Nautilus, mais nous nous rendons aussi à l’université Miskatonic d’Arkham avant de nager jusqu’aux profondeurs les plus inquiétantes des océans. Les auteurs ne sont pas avares de clins d’œil fantasticophiles : on croise un spécimen de la Créature du Lac Noir dans les bâtiments de la célèbre université et l’on nous parle des services rendus par les agents West et Gordon (LES MYSTÈRES DE L’OUEST) ! Ces BD respirent la passion du fantastique et de la science-fiction. Elles sont le fruit de connaisseurs.

20 000 Siècles sous les Mers se dévore malheureusement trop vite. On aurait aimé un troisième, un quatrième, un cinquième tome ! C’est du grand art, de la bonne BD française !



The Clone Wars saison 5

Et on continue dans STAR WARS avec la bande-annonce alléchante de la saison 5 de THE CLONE WARS !

 



R2-Papier

R2-Papier dans Papertoy 80553361

Vous l’aurez remarqué, les personnages de STAR WARS sont très présents dans l’univers des papertoys. Le dernier R2-D2 en date est celui de minipapercraft. J’aime lorsque c’est simple à monter : pas de prise de tête, pas de crise de nerf, on reste zen jusqu’au bout… Et c’est ce genre de version que nous propose minipapercraft. En deux coups de paire de ciseaux, deux pliages et trois gouttes de colle, voilà votre R2 beau comme un dieu. On ne peut rêver plus simple.



ROBOT-COOL (26) : CHALMERS

ROBOT-COOL (26) : CHALMERS dans Robot-cool 13061309574815263611288444

13061802123315263611302719 dans Trapard

CHALMERS est la co-équipière de Wolff (mi-Mad Max, mi Han Solo), le chasseur de primes intergalactique de SPACEHUNTER : ADVENTURES IN THE FORBIDDEN ZONE (Le Guerrier de l’Espace, en français) sorti en 1983. Chalmers est un simple cyborg, mais grâce aux traits (et aux attraits) de la jolie Andrea Marcovicci, il ne peut qu’être cool, voire très attachant. D’ailleurs sa mort précipitée avant la première moitié du film, dégoulinante de soudures diverses, accentue forcément l’attachement qui existe entre le spectateur et la jolie robote.

16012805022615263613930037

Chalmers est aussi une séduisante bricoleuse hors-pairs telle une jolie pin-up propre sur elle, égarée dans une pub pour un garage crasseux. Hors-pairs mais aussi hors paire, car de bien entendu, un cyborg ne peut user de ses attributs féminins qu’en partage d’amitié avec son co-équipier, et ceci au détriment du spectateur devant lequel Chalmers expose souvent ses charmes.

Pour ce qui est de SPACEHUNTER : ADVENTURES IN THE FORBIDDEN ZONE, c’est une série B très agréable, surfant entre un MAD MAX 2 futuriste et STAR WARS, avec, en prime, Monsieur Michael Ironside ultra-maquillé en dictateur extraterrestre. Et bien entendu, vous y trouverez une panoplie de créatures extraterrestres plus imaginatives et monstrueuses, les unes que les autres.

16012805023415263613930038

- Trapard -



Citation célèbre : La Guerre des Mondes

Citation célèbre : La Guerre des Mondes dans Citation célèbre 12061210303788583

« Personne n’aurait cru, dans les dernières années du XIXe siècle , que les choses humaines fussent observées, de la façon la plus pénétrante et la plus attentive, par des intelligences supérieures aux intelligences humaines et cependant mortelles comme elles ; que, tandis que les hommes s’absorbaient dans leurs occupations, ils étaient examinés et étudiés d’aussi près peut-être qu’un savant peut étudier avec un microscope les créatures transitoires qui pullulent et se multiplient dans une goutte d’eau. »

(H. G. Wells / La Guerre des Mondes)



Space 1970

Space 1970 dans Cinéma logan2

Space 1970 est un site américain qui sent bon la nostalgie des seventies. Dirigé par Christopher Mills, écrivain professionnel de comics et de nouvelles, et collaborateur actif sur d’autres sites, Space 1970 contentera tout fan dont la jeunesse fut marquée par des séries télévisées telles que COSMOS 1999, L’ÂGE DE CRISTAL, UFO, GALACTICA, BUCK ROGERS AU XXVe SIÈCLE, L’HOMME DE L’ATLANTIDE, L’HOMME QUI VALAIT TROIS MILLIARDS… Le cinéma n’est pas en reste avec STAR WARS, STAR TREK, LE TROU NOIR, ALIEN, GALAXINA, etc. On y trouve à foison des affiches et des photos d’une extrême rareté, des publicités d’époque, des extraits vidéo et tant d’autres choses merveilleuses.

Space 1970 est un paradis kitsch où toute l’âme des séries et des films de SF des années 70 est préservée. Si, comme moi, vous appréciez énormément cette époque, téléportez-vous sans plus attendre sur Space 1970 !



Retour vers les 80′s : Terminator (1984)

« Retour vers les 80′s », nostalgie oblige, présentera de temps à autre une critique (ou plutôt devrais-je dire une opinion) parue dans la première série du fanzine calédonien CosmoFiction, celui, très amateur, publié de 1984 à 1986 et rassemblant 17 numéros (non scannés sur ce blog). C’était l’époque des GREMLINS, WARGAMES, SOS FANTÔMES, DUNE, LEGEND, TERMINATOR, LADYHAWKE, LES GOONIES… bref, que du bon ! C’était aussi l’époque où, à l’âge de 19-20 ans, alors que le Sci-Fi Club n’était pas encore né, je vendais à mes potes Cosmo et où le cousin de Métropole était le « correspondant de France » ! Notre passion se lisait à travers nos écrits et notre engouement aveuglait parfois notre sens critique ! Mais peu importe, au moins nous vivions intensément nos rêves sans nous soucier du « qu’en-dira-t-on ».

Revenons à l’époque de la sortie de TERMINATOR de James Cameron, en 1984. Alain et moi avions alors des avis divergents sur un film devenu aujourd’hui un classique incontournable. Voici ce que nous en pensions dans les numéros 8 et 12  de CosmoFiction Fanzine respectivement parus en juillet et en décembre 1985…

Retour vers les 80's : Terminator (1984) dans Cinéma term1

L’histoire : « A Los Angeles en 1984, un Terminator, cyborg surgi du futur, a pour mission d’exécuter Sarah Connor, une jeune femme dont l’enfant à naître doit sauver l’humanité. Kyle Reese, un résistant humain, débarque lui aussi pour combattre le robot, et aider la jeune femme… » (allocine.fr)

« Si, à première vue, le scénario de TERMINATOR peut paraître original et recherché (transfert temporel d’un des robots qui dominent le monde en 2029 pour tuer la mère du plus redoutable des rebelles à leur tyrannie avant qu’il ne naisse), on s’aperçoit en fait (en particulier à la fin du film) que l’histoire est plus absurde que recherchée et qu’elle ne représente qu’un infernal cercle vicieux. Il est, de plus, bien difficile de comprendre au tout début du film, lors de la présentation de Los Angeles en 2029, que l’on se trouve face au premier prix du Festival d’Avoriaz 85 : le vol des vaisseaux (si on peut les appeler ainsi) est plus proche de SPECTREMAN que de LA GUERRE DES ETOILES !

term2 dans Fanzine CosmoFiction

Mais d’autres plans du film se révèleront, fort heureusement, bien plus flatteurs que ceux que je viens d’énoncer, en particulier les maquillages spéciaux de Stan Winston ou encore les effets mécaniques du Terminator qui constituent certainement à eux seuls les deux atouts du film.

TERMINATOR est un film qui n’est pas sans rappeler une quantité d’autres, et surtout SATURN 3. Son climat a trop tendance à devenir du STARSKY ET HUTCH…

La musique ne demeure quant à elle que peu intéressante. Par contre, il n’y a aucun reproche à faire au jeu d’Arnold Schwarzenegger. Il faut dire que celui-ci n’est pas plus bavard que dans CONAN… et pas plus civilisé non plus d’ailleurs !

Il ne reste de TERMINATOR qu’un film SF de bas niveau, mais, à l’opposé, un excellent film d’action. Il serrait en tout cas invraisemblable de le présenter, malgré son succès à Avoriaz, comme l’un des événements cinématographiques de l’année. »

- Alain -

120609081643784539 dans Retour vers les 80's

« Accrochez-vous bien à votre fauteuil : dès les premières images, le Terminator – la plus redoutable des machines jamais créée par le cinéma fantastique – donne le ton au film de James Cameron : action, violence et sang ! Oui, TERMINATOR est avant tout un film d’action, le cyborg étant ici le seul élément fantastique du film, où le scénario disparaît pour faire place aux scènes choc et aux effets spéciaux. En cela, le film est une réussite totale. Fracassante, la scène du night-club ! Sanglante, la scène du carnage du commissariat ! Haletante, la poursuite en voiture à la fin du film ! Étonnante, la lutte au corps à corps entre un robot et des êtres humains !

De son côté, Arnold Schwarzenegger interprète là un rôle qui lui va à ravir ; il cesse de rouler les mécaniques (pourtant ne devrait-il pas le faire puisqu’il est ici une machine ?!) pour prendre un air grave : il voit rouge en permanence (!).

Quant au robot, au cyborg pour être plus précis, il est stupéfiant ! Son apparence, ses mouvements, sont d’une étonnante crédibilité !

James Cameron signe là un petit chef-d’œuvre du genre, et c’est avec une grande impatience que l’on attend TERMINATOR 2, déjà en projet. »

- Morbius -

Réalisation : James Cameron / Scénario : James Cameron & Gale Anne Hurd / Acteurs : Arnold Shwarzenegger, Michael Biehn, Linda Hamilton…

Image de prévisualisation YouTube



123