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Archive pour juillet 2012

VAISSEAUX SF : LE MOONBASE INTERCEPTOR

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MOONBASE INTERCEPTOR 

Dans la série télévisée UFO, ALERTE DANS LE COSMOS (de Gerry et Sylvia Anderson / 1970-1971), la Terre des années 1980 est menacée par une race extraterrestre. Une organisation secrète militaire, le SHADO (Supreme Headquarters Alien Defense Organisation), lutte contre l’envahisseur. Sa base lunaire peut compter sur le Moonbase Interceptor pour des interventions rapides et ciblées.

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Vaisseaux de petite taille, les Moonbase Interceptors représentent la première ligne de défense terrienne. En cas d’alerte, leurs pilotes (un par appareil) se laissent glisser dans un tunnel d’admission les conduisant directement au poste de pilotage. Rangés dans leur hangar souterrain, les Moonbase Interceptors sont alors amenés en surface grâce à des pistes qui se surélèvent.

Le Moonbase Interceptor possède un seul missile pour ses interventions. Il n’est pas étudié pour voler dans l’atmosphère terrestre.



YVES SILLARD A DIT…

Yves Sillard, Directeur général du Centre National d’Études Spatiales de 1979 à 1982 et créateur du GEIPAN, a déclaré : « Si vous utilisez le terme ovni en pensant à des véhicules extraterrestres, il n’existe pas de preuves indubitables et il ne peut s’agir que d’une hypothèse. Si vous vous référez aux phénomènes inusuels rapportés par des témoins et classés après expertise et enquête en catégorie D par le GEIPAN, leur existence est indubitable et leur nature pose des questions auxquelles la science est aujourd’hui incapable de répondre. »



RETOUR VERS LES 80′s : STARMAN (1984)

« Retour vers les 80′s », nostalgie oblige, présentera de temps à autre une critique (ou plutôt devrais-je dire une opinion) parue dans la première série du fanzine calédonien CosmoFiction, celui, très amateur, publié de 1984 à 1986 et rassemblant 17 numéros (non scannés sur ce blog). C’était l’époque des GREMLINS, WARGAMES, SOS FANTÔMES, DUNE, LEGEND, TERMINATOR, LADYHAWKE, LES GOONIES… bref, que du bon ! C’était aussi l’époque où, à l’âge de 19-20 ans, alors que le Sci-Fi Club n’était pas encore né, je vendais à mes potes Cosmo et où le cousin de Métropole (Alain) était le « correspondant de France » ! Notre passion se lisait à travers nos écrits et notre engouement aveuglait parfois notre sens critique ! Mais peu importe, au moins nous vivions intensément nos rêves sans nous soucier du « qu’en-dira-t-on ».

RETOUR VERS LES 80's : STARMAN (1984) dans Cinéma 12072808503315263610149860

En 1984, à la grande surprise de tous, John Carpenter délaisse l’horreur pour une histoire SF… C’est l’époque où il se frotte aux majors hollywoodiennes avec THE THING, CHRISTINE et bien sûr STARMAN… Voici la critique d’Alain parue dans le numéro 9 de CosmoFiction Fanzine d’août 1985.

L’histoire : « Un extra-terrestre est poursuivi par l’armée américaine. Il se réfugie chez une jeune veuve et prend l’apparence de son mari défunt. La jeune femme l’héberge et l’accompagne dans sa fuite… » (allocine.fr)

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« Derrière l’image d’un John Carpenter cynique et cruel (HALLOWEEN, FOG, CHRISTINE), apparaît aujourd’hui une image totalement différente, qui reflète tendresse et amitié… Ce constat nous est offert après la vision de STARMAN qui s’avère être un film d’amour.

STARMAN nous relate une rencontre, au début tumultueuse, peu à peu amicale puis amoureuse, entre un extra-terrestre (brillamment interprété par Jeff Bridges) et une Terrienne (Karen Allen). Cette dernière aidera par la suite le visiteur à rejoindre sa planète, sa visite ayant reçu un accueil des plus froids. Ce scénario permet au film de ne pas sombrer dans une banale histoire d’amour. En effet, STARMAN compte un certain nombre de scènes d’action particulièrement réussies. De même, on peut ajouter que John Carpenter a apporté beaucoup d’attention aux effets spéciaux du film qui, cependant, restent secondaires. Leur réussite ne pourrait d’ailleurs être mise en cause, vu les maîtres en la matière : Rick Baker, Dick Smith, Stan Winston, et les techniciens de l’ILM !

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Je dirai, pour finir, que la réussite des effets spéciaux est égale à la réussite du film lui-même qui, après DUNE et 2010, constitue sans aucun doute l’un des événements cinématographiques SF de l’année ! »

- Alain -

Réalisation : John Carpenter / Scénario : Bruce A. Evans & Raynold Gideon / Acteurs : Jeff Bridges, Karen Allen, Charles Martin Smith, Richard Jaeckel, Robert Phallen…

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LES ECHOS D’ALTAÏR FONT PEAU NEUVE

( Blog )

Voilà… C’est la nouvelle version de votre blog des Échos d’Altaïr, et certainement pas la dernière, bien sûr. J’espère qu’elle vous plaira. De toute façon vous n’avez pas le choix, na ! Après de longues hésitations et plusieurs essais, j’ai finalement opté pour ce thème « Coffee-Cup » qui m’a paru sympathique et qui, SURTOUT, m’a enfin permis d’intégrer le magnifique logo header de Cyril (merci, merci, merci, mille fois merci, Cyril !) ainsi qu’une image de fond ! Le chargement est peut-être encore un peu lent. Quelques légères modifications viendront éventuellement réajuster le tout. On verra. Pour l’instant, je savoure !

À noter : dorénavant les titres des articles du blog seront tapés en lettres majuscules afin d’être un peu plus en évidence, l’image de fond changera régulièrement, et l’espace plus grand accordé aux articles permettra la publication de photos plus grandes.



Robot-craignos (44)

Robot-craignos (44) dans Robot-craignos 13061310000015263611288446

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RUR, « Rossum’s Universal Robots » (une histoire de Karel Capek, inventeur du mot « robot »). Grimpé sur les planches en 1922, soit cinq ans avant le Maria de METROPOLIS de Fritz Lang, il a fait ses premiers pas dans la pièce « Rossum’s Universal Robots » présentée au théâtre Garrick à New-York. On y racontait les difficiles relations entre l’homme et la technologie, relations si difficiles que l’être humain était rapidement supplanté par les robots…

Entre le chevalier en armure et … et je ne sais quoi, notre RUR semble, tel un somnambule, tendre les bras vers son destin. Serait-ce celui de se prendre une gamelle en descendant sa (dangereuse) petite marche ? En tout cas, admirez cette ceinture qui lui sied si bien. Nul robot n’en possédera jamais plus après lui. Et puis l’on pourrait presque voir comme une couronne sur sa tête…



Un comlock presque aussi vrai que le vrai !

Un comlock presque aussi vrai que le vrai ! dans Papertoy 12072612511415263610143664

À défaut de posséder le vrai, vous pourrez toujours fabriquer sa version en papier cartonné : le célèbre comlock de la non moins célèbre série télévisée cultissime COSMOS 1999 est disponible ici dans une très jolie, et très crédible, version papercraft. Les explications concernant son montage sont impressionnantes… pourtant le petit appareil ne semble pas si extraordinaire que ça à réaliser… Cela me fait penser à la création d’une prochaine catégorie où nous devrions parler de petits objets, de véhicules ou d’appareils célèbres de l’univers de la SF au cinéma et à la télévision : « Techno SF ». On en reparlera prochainement…



Citation célèbre : La Ballade de C’mell

Citation célèbre : La Ballade de C'mell dans Citation célèbre 12072510195515263610140167

« C’était une fille libre et ils étaient, eux, de véritables hommes, maîtres de la création. Mais elle réussit à les tromper et elle gagna. Cela ne s’était jamais produit auparavant et cela ne se reproduira certainement jamais plus, mais elle réussit. Elle n’était même pas d’origine humaine. Elle descendait des chats, bien que son apparence fut humaine. Ce qui justifiait le C qui précédait son nom. »

(Cordwainer Smith / La Ballade de C’mell / nouvelle publiée en 1962)



La trilogie japonaise de Dracula

LA TRILOGIE JAPONAISE DE DRACULA (par Trapard, du Cri du Cagou)

Je parlais du cinéma japonais des années 50 et 60 dans cet article consacré au classique de Kenji Mizoguchi. En 1971, l’industrie cinématographique et d’exploitation japonaise s’est déjà affirmée et elle est, de plein pied, dans la production de films calqués sur le cinéma américain (comme cette trilogie) ou au contraire, elle affirme une japanese touch qui tentera une exportation dans les circuits de distribution grindhouse des petites salles.

Les films de samouraïs n’en finissent plus de chercher à ne pas se laisser concurrencer par une nouvelle production de films d’arts martiaux, exportable, et venue de Hong Kong. Ainsi les aventures de ZATOICHI, le samouraï aveugle, débutées dans les années 60, se prolongent, et se renouvellent régulièrement, dans les années 70, grâce à de nouvelles équipes techniques et de nouveaux castings. C’est aussi, la série des BABY CART qui voit le jour en 1972. C’est une adaptation d’un « gekiga », sorte de manga historique dans laquelle, ici, l’histoire se déroule durant le XVIIe siècle au Japon. Puis, les aventures du sadique ninja japonais, Hattori Hanzō. C’est aussi la glorieuse période des films de sexploitation au Japon qui s’est spécialisé, plus qu’ailleurs, dans les films SM de tortures et d’humiliations de femmes destinés à une exportation et une distribution dans les pays à forte tendance chrétienne (je vous laisse imaginer pourquoi…). SALO OU LES 120 JOURNEES DE SODOM de Pier Paolo Pasolini en sera, aussi, le dérivé italien. Je citerai, par exemple, concernant cette production japonaise : SEX AND FURY (1973) et LE COUVENT DE LA BÊTE SACREE (1974) du même Noribumi Suzuki, puis SHOGUN’S SADISM (1976) de Yûji Makiguchi, VIOLENCES ET TORTURES SUR LES FEMMES (1978) de Kôji Wakamatsu, et d’autres encore…

La trilogie japonaise de Dracula dans Cinéma bis 12072308154315263610133937

Certains réalisateurs de la Nouvelle Vague japonaise flirteront d’ailleurs, aussi, avec cette mouvance. C’est le cas de Nagisa Ôshima, par exemple, mais de manière beaucoup plus subtile et, finalement, beaucoup plus provocatrice, avec L’EMPIRE DES SENS (1976). D’autres s’essayeront au fantastique ou au morbide, comme Yasuzō Masumura avec LA BÊTE AVEUGLE (1969), entre autres.

Ce marché d’exploitation cinématographique du sadisme s’éteindra, peu à peu, de lui-même, laissant la place à une production beaucoup plus soft, et destinée aux plus petits, que des gens de la génération de Morbius, ou moi-même, avons bien connu. Et ceci grâce à une nouvelle demande lors de l’expansion de la télévision, et la création de nouvelles chaînes. Ce qui a été le cas, en France métropolitaine, avec ces trois chaînes (TF1, A2 et FR3) achetant au Japon des séries comme SAN KU KAÏ, SPECTREMAN, BIO-MAN, ou en mangas, comme GOLDORAK, CAPITAINE FLAMM, ALBATOR, ainsi que les co-productions qui se créeront entre la France et le Japon (CANDY, MAYA L’ABEILLE…). Beaucoup d’autres de ces séries TV se sont imitées à la télévision japonaise, d’où l’effervescence d’une culture geek endémique au Japon, que certains réalisateurs, comme Takashi Miike tentent, encore aujourd’hui et régulièrement de ressusciter, pour mieux la renouveler.

Pour ce qui est de la« trilogie de Dracula », elle est inédite en France, dans le circuit du DVD, et donc je me limiterai à la titrer en anglais : LAKE OF DRACULA, LEGACY OF DRACULA et EVIL OF DRACULA. C’est la très vieille Compagnie TOHO qui en est à l’origine et c’est de cette maison de production que sont issus certains des plus grands classiques d’Akira Kurosawa comme LES SEPT SAMOURAÏ (1954) ou LE CHÂTEAU DE L’ARAIGNEE (1957). Et c’est à l’assistant-réalisateur de Kurosawa sur ce dernier film de 1957, Michio Yamamoto, que reviendra la réalisation de notre trilogie vampirique. Yamamoto a d’ailleurs très peu tourné. Assistant-réalisateur jusqu’en 1966, il tournera seulement 6 longs métrages entre 1969 et 1974, ainsi que quelques épisodes d’une série TV, en 1975. Sa trilogie de Dracula a été réalisée pour surfer sur cette veine d’exploitation de films fantastico-gothiques, dont les maisons de production, Hammer Films, en Angleterre, et l’American International Pictures (A.I.P.), aux USA, régnaient en maîtres.

1971, c’est l’année où sera mis en chantier, par la Hammer, la trilogie de Karnstein, adaptée de « Carmilla » de Sheridan Le Fanu. L’année suivante, l’A.I.P., qui est partie prenante de la blaxploitation (exploitation de films destinée à un public afro-américain) lancera son BLACULA, puis sa suite, SCREAM, BLACULA SCREAM ! Ces deux films suivront la logique des films de Yamamoto, en situant leurs intrigues dans les années 1970, se détachant ainsi d’un cinéma gothique qui ancre, depuis une décennie, ses codes scénaristiques dans une Angleterre victorienne ou en plein Moyen Âge. C’est aussi une manière, pour ces producteurs et exploitants de films d’horreur internationaux, de chercher à renouveler leur public, en ciblant les plus jeunes générations nées du Boom économique et détachées du passé.

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La Trilogie de Dracula s’ancre bien donc dans son temps, et ceci de manière universelle, sans réellement utiliser de codes japonais, et mettant en scène des comédiens jeunes et modernes. Pour les éventuels curieux qui chercheraient à voir ces trois films de Yamamoto, je ne lancerai aucun SPOILER en racontant leurs intrigues, mais je me limiterai à ajouter que leur ambiance vaut le détour, de par le mystère qu’elle dégage, et ceci grâce à de splendides artifices d’éclairages (encore un peu gothiques, malgré la modernité du sujet) et dévoilant un univers macabre qui devrait réjouir tout fantasticophile amateur.

- Trapard -

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La Dame en Noir

La Dame en Noir dans Cinéma 12072207293715263610130724

« Arthur Kipps, jeune notaire à Londres, est obligé de se rendre dans le petit village perdu de Crythin Gifford pour régler la succession d’une cliente récemment décédée. Dans l’impressionnant manoir de la défunte, il ne va pas tarder à découvrir d’étranges signes qui semblent renvoyer à de très sombres secrets. Face au passé enfoui des villageois, face à la mystérieuse dame en noir qui hante les lieux et s’approche chaque jour davantage, Arthur va basculer dans le plus épouvantable des cauchemars… »

La Hammer, c’est toute une époque, tout un style et toute une réputation, avec des noms qui surgissent tout de suite dans ma tête : Christopher Lee, Peter Cushing, Terence Fisher, James Bernard et tant d’autres… Aussi ne savais-je pas trop à quoi m’attendre avec cette DAME EN NOIR (THE WOMAN IN BLACK) tourné en 2011, dernière production de la célèbre firme britannique récemment ressuscitée d’entre les morts, et dont les quelques premiers films n’ont pas fait grand bruit. À vrai dire, j’espérais bien y retrouver un certain charme à l’ancienne puisque l’action devait se dérouler au XIXe siècle, dans une maison hantée, mais sans trop y croire, et en me demandant si le jeune Daniel Radcliffe serait à la hauteur…

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Eh bien je suis ravi de voir mes incertitudes balayées par ce grand film, incontestablement le plus effrayant de toute l’histoire de la Hammer ! À condition de vous plonger dans le noir, d’arrêter votre portable et de ne pas avoir à supporter les commentaires permanents d’un imbécile à vos côtés, vous connaîtrez d’incroyables frissons à vous glacer le sang, car LA DAME EN NOIR est un film fantastique comme je les aime : l’ambiance, toujours l’ambiance et rien que l’ambiance… Même si l’on n’évite pas les éternels bruits choc (efficaces !) qui vous font sursauter, les scènes où le héros se penche lentement et où surgit brusquement devant ses yeux un visage de spectre, le film de James Watkins (EDEN LAKE, THE DESCENT : PART 2), inspiré du roman de Susan Hill, est une véritable merveille du genre, un must comme je n’en avais pas vu depuis longtemps, quasiment un chef-d’œuvre, oui, allez, n’ayons pas peur des mots !

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La vieille demeure où se déroule l’action rappelle forcément les classiques de la Hammer : le décor ancien, magnifiquement agencé, s’avère inquiétant dès l’arrivée d’Arthur Kipps (Daniel Radcliffe). Néanmoins nous sommes loin des versions très colorées de la firme. Le Technicolor n’étant plus à la mode (encore moins le kitsch…), le film baigne dans une ambiance grisâtre que toutefois quelques rayons de soleil viendront éclaircir dans de très rares occasions. Dans cette grisaille permanente, une autre grisaille, celle d’Arthur Kipps que la mort récente de son épouse a transformé en un être désespéré, abattu, au bord de la dépression. Le visage fatigué et condamné à ne plus jamais exprimer la moindre émotion, il ne se rattache désormais qu’à son fils, un jeune garçon de 4 ans, auquel il n’a de cesse de songer en feuilletant ses dessins, seul, enfermé dans ce vieux manoir situé sur un bout de terre que la mer isole à chaque marée montante. C’est sans compter sur une présence qui va peu à peu se manifester…

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Silence de la demeure. Bruits sourds provenant de l’étage. Grands escaliers menant à un long couloir dont le fond disparaît dans l’obsurité la plus complète. Porte close qu’aucune clé ne parvient à ouvrir. Apparitions furtives et inquiétantes dans les différentes pièces, ou dans le cimetière, près du manoir… Au fur et à mesure de son travail de notaire, Arthur Kipps découvre que sa cliente avait un jeune enfant qu’elle chérissait plus que tout au monde. Mais que s’est-il donc passé ? Les secrets vont progressivement se révéler, terribles, et la dame en noir se révélera de plus en plus terrifiante…

LA DAME EN NOIR compte de jolies séquences à vous faire frémir, néanmoins la plus impressionnante demeure celle du marais, tournée de nuit… Je ne me permettrai pas de vous la raconter, bien sûr…

Le film de James Watkins représente le VRAI retour de la Hammer, c’est une réussite à tous les niveaux, y compris en ce qui concerne la musique qui sait accompagner humblement les scènes et se taire au bon moment. Quant à Daniel Radcliffe, le magicien de Poudlard fait place à un acteur efficace qui fait honneur à la prestigieuse maison de production.

Le succès de LA DAME EN NOIR aux États-Unis entraînera une suite, nous dit-on. C’est parfait. J’en redemande de cette Hammer.

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Retour vers les 80′s : Gremlins (1984)

« Retour vers les 80′s », nostalgie oblige, présentera de temps à autre une critique (ou plutôt devrais-je dire une opinion) parue dans la première série du fanzine calédonien CosmoFiction, celui, très amateur, publié de 1984 à 1986 et rassemblant 17 numéros (non scannés sur ce blog). C’était l’époque des GREMLINS, WARGAMES, SOS FANTÔMES, DUNE, LEGEND, TERMINATOR, LADYHAWKE, LES GOONIES… bref, que du bon ! C’était aussi l’époque où, à l’âge de 19-20 ans, alors que le Sci-Fi Club n’était pas encore né, je vendais à mes potes Cosmo et où le cousin de Métropole (Alain) était le « correspondant de France » ! Notre passion se lisait à travers nos écrits et notre engouement aveuglait parfois notre sens critique ! Mais peu importe, au moins nous vivions intensément nos rêves sans nous soucier du « qu’en-dira-t-on ».

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1984 : l’événement de l’année, c’est les Gremlins ! Quel film ! Quelle claque ! Il n’y avait qu’un Joe Dante pour accoucher de telles créatures démentielles ! Alain et moi, comme des centaines de milliers de spectateurs, serons instantanément conquis, la preuve dans ce que nous écrivions alors dans le numéro 9 de CosmoFiction Fanzine d’août 1985…

L’histoire : « Rand Peltzer offre à son fils Billy un étrange animal : un mogwai. Son ancien propriétaire l’a bien mis en garde : il ne faut pas l’exposer à la lumiere, lui éviter tout contact avec l’eau, et surtout, surtout ne jamais le nourrir apres minuit… Sinon… » (allocine.fr)

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« Horribles et délirants Gremlins ! À la base du film, un seul de ces deux adjectifs aurait suffit pour qualifier ces petits monstres car, dans la première version, les Gremlins étaient carrément horribles… mais pas délirants du tout ! Serait-ce la présence du « tendre » Steven Spielberg qui ait ainsi déformé le scénario pour le rendre plus comique et moins cruel ? Toujours est-il que la version définitive présentée sur nos écrans regroupe les deux adjectifs pourtant bien différents l’un de l’autre. D’ailleurs, à certains moments du film, on ne sait plus s’il faut rire ou frémir ! Enfin, cette association donne un résultat pour le moins sadique, et bien que le film ait attiré beaucoup de jeunes enfants, je ne crois pas qu’il soit spécialement adressé à un public très jeune.

Quant aux Gremlins, ils sont véritablement remarquables et très bien animés. Des petites bêtes que l’on pourrait croire en chair et en os tellement leurs comportements et leurs grimaces sont expressifs.

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GREMLINS est un film qui, peut-être pour avoir mis d’accord les fanas d’horreur, de suspens et de rire, a obtenu un grand succès dans les salles françaises. En tout cas, GREMLINS est un film qui ne risque pas de vous endormir ! »

- Alain -

« Que dire de GREMLINS sinon que c’est l’un des films les plus loufoques jamais passé à l’écran ! On sourit, on rit, on sursaute, on tremble : il ne se passe pas une scène sans que l’on éprouve une sensation forte ! Joe Dante s’amuse littéralement avec ses petites bêbêtes qui ne cessent de nous étonner, des petits monstres à l’animation plus que parfaite, surpassant tout Yoda, tout Gelfling et tout E.T. !

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GREMLINS est aussi un film aux scènes parfois très intenses, très dures, citons à ce sujet le véritable massacre des Gremlins par la mère de Billy qui ne paraît même pas affectée par ce qu’elle fait ! Et c’est bien là la volonté, l’ambition de Joe Dante : nous montrer des scènes choc, nous faire vivre des moments effrayants comme si de rien n’était, et entraîner le spectateur dans le rire… Nous devenons, sans nous en rendre compte, complices des Gremlins et de leurs actes sadiques, et nous nous en amusons tout comme eux !

Alors si un jour vous avez rêvé de tout casser dans la maison ou de manger comme un cochon, GREMLINS est fait pour vous ! Les créatures de Dante se chargeront d’exaucer vos vœux !… Oui, GREMLINS est un véritable chef-d’œuvre !… »

- Morbius -

Réalisation : Joe Dante / Scénario : Chris Colombus / Acteurs : Hoyt Axton, John Louie, Keye Luke, Don Steele, Scott Brady…

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