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Archive pour août 2012

RAY BRADBURY A DIT…

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Ray Bradbury a dit : « Je suis un enfant de ce siècle. J’ai grandi avec Buck Rogers et Flash Gordon. Si je n’avais pas baigné dans cette splendide médiocrité, cette lie superbe et merveilleuse, je ne serais certainement pas écrivain aujourd’hui. Je n’ai que mépris pour ces snobs de la littérature qui tournent le dos à leur racine, à leur enfance, à ce qu’ils ont aimé de tout leur cœur. »



RETOUR VERS LES 80′S : SUPERMAN IV (1987)

Aventurons-nous à la fin des années 1980 avec, cette fois, la seconde génération du fanzine calédonien CosmoFiction, celle qui se compose de six numéros étalés de 1988 à 1991. Notre voyage nostalgique se poursuit avec quelques-unes des critiques cinématographiques parues au fil des numéros du fanzine.

RETOUR VERS LES 80'S : SUPERMAN IV (1987) dans Cinéma 12081808302615263610220560

Après le film LES MAÎTRES DE L’UNIVERS présenté la semaine dernière, c’est à nouveau à un produit Cannon auquel nous avons affaire avec ce SUPERMAN IV sorti en 1987 (SUPERMAN IV : THE QUEST FOR PEACE). Et pourtant, qui aurait pu croire Superman capable de tomber aussi bas ? Oui, car le résultat, on s’en doute, ne fut pas au rendez-vous, loin de là ! Voici les deux critiques parues dans CosmoFiction Fanzine. La première, de Raphaël, fut publiée dans le numéro 2 de juin 1988. La seconde, écrite par moi-même, date du numéro 3 paru en août de la même année.

L’histoire : « Superman revient sur Terre et reprend sa place au sein du journal sous le pseudonyme de Clark Kent. Mais Lex Luthor, toujours décidé à anéantir l’Homme d’Acier, décide de créer son propre super-héros et décide de voler quelques cheveux de Superman présentés dans un musée. Il crée alors Nuclear Man (l’Homme Nucléaire), un homme fait d’une matière que Superman ne peut combattre. Nuclear Man permettra ainsi à Lex Luthor de réaliser en toute liberté ses plans les plus criminels. » (Wikipédia)

12081808325915263610220565 dans Fanzine CosmoFiction« Une observation : le grand Christopher Reeve (un peu enrobé) reste fidèle à son image. Il se veut altruiste, généreux, et prêt à se sacrifier pour la Terre (arrêtez, je meurs…). Sur un coup de tête, il décide d’éliminer les armes atomiques de la planète, mais se heurte au méchant de service : Lex Luthor, cette fois-ci affublé d’un neveu plus débile que permis. Le criminel génial nous concocte un Nuclear-Man analphabète (pire que Rambo) et terrifiant à pleurer ! Notre Superman adoré et l’affreux nous offrent une castagne du tonnerre : et hop, que je te bousille la muraille de Chine ! Et hop, que je t’envoie la statue de la Liberté sur la gueule ! À ce petit jeu, l’affreux l’emporte et on croit Superman banané pour de bon. Mais non ! Toujours mort, toujours vainqueur : un vrai Phénix ! Plus fort et plus gnan-gnan que jamais, il déplace la Lune (on n’en est plus à un délire près) et époussète le drapeau américain (c’est beau le patriotisme !).

L’affreux est vaincu après une baston mémorable, et Lex Luthor revient là où il est finalement le mieux : en prison (Home, Sweet Home). Quant au neveu, il est renvoyé à ses études (Superman aurait pu trouver quelque chose de mieux). Et pour ne pas trahir sa réputation, Superman refuse les avances d’une superbe créature (Mariel Hemingway). C’est à se demander s’il est normalement constitué, lui qui se prétend homme comme nous tous. Bref, de l’incohérence au délire, il n’y a qu’un pas à franchir comme le fait ce SUPERMAN soi-disant « new look » mais encore plus coincé et nul qu’avant. La seule réjouissante révélation du film sont les gambettes de Mariel Hemingway qui, elles, valaient le déplacement.

SUPERMAN IV est à jeter (si, si !), mais on n’en voudra pas à Christopher Reeve de s’être fourvoyé (une fois de plus). »

- Raphaël -

« On aurait pu croire qu’avec Superman-Christopher Reeve aux commandes de SUPERMAN IV, le nouveau chapitre de la saga du Kryptonien allait prendre une nouvelle tournure des plus positives. Hélas, non ! 12081808364615263610220572 dans Retour vers les 80'sChristopher Reeve signe avec SUPERMAN IV la plus médiocre des aventures du héros qui fête cette année ses cinquante ans de carrière (quel cadeau empoisonné !), à croire que l’on s’est mis dans la tête de détruire le mythe ! Il y a tant de scènes grotesques aux effets spéciaux souvent bâclés, et tant d’autres où Superman nous donne des leçons de morale naïves bien américaines, que l’on trouve le spectacle bien ennuyeux sans Nuclear-Man. Oui, car voilà quelqu’un qui se fout éperdument de la morale, tellement à l’image des Terriens eux-mêmes. Deux fois plus costaud que notre brave héros, il nous vaut à lui seul quelques séquences spectaculaires pleines de punch qui nous sortent de la monotonie du film.

Comme il est éloigné le temps de chef-d’œuvre de Richard Donner où l’on riait, tremblait, pleurait, un film si proche de la BD… Sob !… »

- Hervé -

Réalisation : Sidney J. Furie / Scénario : Lawrence Konner & Mark Rosenthal / Acteurs : Christopher Reeve, Gene Hackman, Jackie Cooper, Margot Kidder, Mariel Hemingway…

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ROBOT-CRAIGNOS (46)

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Échappé d’un vieux serial en 15 épisodes (THE MASTER MYSTERY, traduit en français par LE MAÎTRE DU MYSTÈRE, réalisé en 1919 ou 1920 aux studios français Pathé par Harry Grossman et Burton L. King), voici l’un des tous premiers robots de l’histoire de la SF cinématographique. Mais en fait, grosse déception : on découvre à la fin de ces 15 chapitres que notre cher robot n’était autre… qu’un homme déguisé en robot ! Cela ne nous empêche pas de lui consacrer une petite place, comme il se doit, au sein de notre grande communauté de « robots-craignos » des Échos d’Altaïr, car son apparence est à elle seule un spectacle permanent…

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Quentin Locke (Harry Houdini, oui, le très célèbre prestidigitateur !) est un agent du Ministère de la Justice qui enquête sur un puissant cartel protégé par un robot. Et voici l’être de métal auquel il sera confronté lors de son aventure. Il s’agit d’un certain Q (oui, c’est son nom, rien à voir avec Q de STAR TREK, THE NEXT GENERATION), interprété par Floyd Buckley. Mais au lieu de le faire mourir de rire, Q l’effraiera… Remarquez, on peut aussi être effrayé par ce design étrange ou par ces yeux globuleux… Q est la caricature même du robot tel que l’on pouvait se l’imaginer au début du XXe siècle. À noter, pour ceux que ça intéresse, que THE MASTER OF MYSTERY est disponible sur YouTube.

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LA PRISE DE TÊTE DE YODA !

LA PRISE DE TÊTE DE YODA ! dans Papertoy yoda

Et un de plus pour votre collection de papertoys « Big Head » disponible sur le site chemical.9 : maître Yoda en personne ! Le maître Jedi vient après Boba Fett, le Stormtrooper, Chewbacca et la princesse Leia dont nous avons déjà donné les liens dans la catégorie « Papertoy » du blog. La réalisation, toujours simple et efficace, livre une sympathique petite création originale. Ici, maître Yoda vous pourrez trouver.



LEA 100% SF ET FANTASTIQUE

( Blog )

Virage à 180° pour Les Échos d’Altaïr (LEA) qui sera dorénavant 100% dédié à l’Imaginaire. C’était déjà le cas depuis un an environ, mais cette fois c’est confirmé avec la mise à la corbeille de tous les articles du blog consacré à la Nouvelle-Calédonie et ses plages, sa capitale, ses Caldoches, ses Kanak, son aquarium, ses bougnas, ses vers de bancoule, sa Brousse en Folie et compagnie. Une trentaine de sujets ont ainsi été définitivement supprimés. On ne parlera désormais de la Nouvelle-Calédonie que s’il y a un rapport direct avec la SF, le fantastique, l’ufologie ou le Mystère : une manifestation culturelle, un événement inattendu, la prochaine convention Star Wars, l’arrivée des p’tits hommes verts à Nouméa… que sais-je ?…

Si vous souhaitez connaître la Nouvelle-Calédonie et ses particularités, rendez-vous sur d’autres sites tels que Le Cri du Cagou (pour tout ce qui est culturel, mais pas uniquement) ou Calédosphère (pour vous rendre compte que le destin commun, c’est pas pour demain).



CITATION CELEBRE : CE QU’ON S’AMUSAIT !

« Ce soir-là, Margie nota l’événement dans son journal. A la page qui portait la date du 17 mai 2155, elle écrivit : Aujourd’hui, Tommy a trouvé un vrai livre !

C’était un très vieux livre. Le grand-père de Margie avait dit un jour que, lorsqu’il était enfant, son propre grand-père lui parlait du temps où les histoires étaient imprimées sur du papier.

On tournait les pages, qui étaient jaunes et craquantes, et il était joliment drôle de lire des mots qui restaient immobiles au lieu de se déplacer comme ils le font maintenant – sur un écran, comme il est normal. Et puis, quand on revenait à la page précédente, on y retrouvait les mêmes mots que lorsqu’on l’avait lue pour la première fois. »

(Isaac Asimov / Ce qu’on s’amusait ! / nouvelle publiée en 1951)



RETOUR SUR MARS

RETOUR SUR MARS dans Cinéma 12081312220815263610205660

Actualité martienne oblige, Les Échos d’Altaïr se proposent de rassembler ici-même, spécialement pour vous, tout ce qui a été publié sur ce blog au nom de la planète Mars ! À vous ensuite de vous téléporter directement dans l’article qui vous intéresse en cliquant sur son lien. Nom d’une Barsoom, c’est pas beau ça ?

FASCINANTE PLANÈTE ROUGE !

Allez, commençons par un dossier en trois parties paru dès les premiers jours du blog et intitulé : « Fascinante planète Mars ». Vous y découvrirez une liste, non exhaustive, de titres de films anciens ou récents, et de séries TV, ayant fait la part belle à Mars. Première partie avec « L’invasion vient de Mars », seconde avec « L’invasion vient de la Terre » et troisième avec « Ménagerie martienne ».

JOHN CARTER DE BARSOOM

JOHN CARTER est un échec commercial, mais certainement pas un échec artistique. Magnifique aventure se déroulant dans les sables de Mars, le film d’Andrew Stanton ne méritait certainement pas une telle injure de la part du public américain. Pour la critique de JOHN CARTER, c’est ici.

MARTIEN ?… VOUS AVEZ DIT MARTIEN ?…

Ils ne sont pas verts, non, la preuve : un Martien du film LA GUERRE DES MONDES de Byron Haskin (1953) a été capturé spécialement pour vous ! Venez l’admirer dans sa cage, chez nos « Monstres sacrés » !

NOUS AUTRES CIVILISATIONS…

Un article signé Mandragore pour CosmoFiction Fanzine, « Nous autres civilisations… » où l’on parle de La Guerre des Mondes de H.G. Wells.

DVD MARTIENS

Les éditions Artus ont sorti un coffret DVD intitulé « Destination Mars » où sont regroupés quelques films de série B SF des fifties. À posséder si vous êtes fan d’une certaine science-fiction rétro.

MARS ET SES ANOMALIES

Des pyramides sur Mars ? Une étrange montagne à l’aspect d’un visage photographié par la sonde Viking à Cydonia Mensae ? Des ruines de forteresses ou de villes ? De la végétation ? Mais qu’est-ce donc que ces histoires ? « Vestiges sur Mars » de Nicolas Montigiani est un livre passionnant… et qui fait réfléchir…

L’ENCYCLOPÉDIE MARTIENNE

Ça ne vous suffit pas ? Vous en voulez encore et toujours plus sur Mars ? Rendez-vous dans ce cas sur le site Mars et la SF. Tout ce qui touche à Mars y est recensé… ou presque…



ROGER CORMAN A DIT…

ROGER CORMAN A DIT... dans Cinéma 12081209341915263610201423

Roger Corman a déclaré : « Parfois, je me réveille la nuit, couvert de sueur, et je pense que j’ai produit, réalisé, à un moment précis de ma carrière, un film dont j’ai absolument tout oublié : le titre, le sujet, les acteurs et le distributeur. Ce film est excellent, c’est le meilleur que j’ai fait, il gagne un argent fou, mais je n’en touche pas un seul centime parce que je l’ai oublié ! Et je me racle la cervelle, désespérément, pour en retrouver trace ! »



RETOUR VERS LES 80′s : LES MAITRES DE L’UNIVERS (1987)

Aventurons-nous à la fin des années 1980 avec, cette fois, la seconde génération du fanzine calédonien CosmoFiction, celle qui se compose de six numéros étalés de 1988 à 1991. Notre voyage nostalgique se poursuit avec quelques-unes des critiques cinématographiques parues au fil des numéros du fanzine.

RETOUR VERS LES 80's : LES MAITRES DE L'UNIVERS (1987) dans Cinéma bis 12081108204115263610198345

Durant les années 80, la (mauvaise) réputation de la Cannon précédait ses films… Autant dire que la sortie prochaine des MAÎTRES DE L’UNIVERS (MASTERS OF THE UNIVERSE, de Gary Goddard, 1987) en inquiétait plus d’un à l’époque, alors que le film s’annonçait comme l’un des plus ambitieux, si ce n’est LE plus ambitieux, de toute l’histoire de la firme des fameux frères Menahem Golan et Yoram Globus. Je me souviens même de l’avis du vendeur de la boutique Mad Movies à Paris qui m’avait confié que le film risquait d’être très bon, alors que celui-ci n’était pas encore à l’affiche et que j’achetais, fébrilement, tandis que je servais sous les drapeaux, un jeu de photos des MAÎTRES DE L’UNIVERS pour le futur fanzine CosmoFiction. Et c’est aujourd’hui, 24 ans plus tard, que je me demande comment j’ai pu, en 1988, aimer ce film… Je l’ai revu il y a un an ou deux, et je n’arrive toujours pas à m’expliquer ce qui m’a permis de parler alors d’un « très bon film » !… J’ai donc décidé de publier les deux critiques, la négative d’Alain (que je rejoins aujourd’hui sans hésitation !), parue dans CosmoFiction Fanzine numéro 1 d’avril 1988, et la positive d’Hervé (c’est-à-dire moi, Morbius), parue dans CosmoFiction Fanzine numéro 2 de juin 1988 … au risque de passer pour un fou ! Ah non : j’ai dû définitivement perdre mon âme d’enfant…

L’histoire : « Aux confins des galaxies, la planète Eternia connait le joug du terrible Skeletor. Seul Musclor, guerrier d’une force et d’un courage exceptionnels, peut changer le cours des évènements et c’est de la planète Terre, où il se retrouve avec ses compagnons, que Musclor entreprend un combat titanesque contre Skeletor et les Forces des Ténèbres. Un combat dont l’enjeu est le sort de l’Univers. » (Wikipédia)

12081108282015263610198349 dans Cinéma bis américain« Annoncé en fanfare par les revues spécialisées en cinéma fantastique, LES MAÎTRES DE L’UNIVERS version cinématographique n’est assurément pas le produit qu’on était en droit d’attendre. D’ailleurs, son impact n’a pas ébranlé les médias autres que spécialisés : pendant que les « maîtres de l’univers » (Musclor et Skeletor) débarquaient en France, tout le monde a préféré s’intéresser aux maîtres du monde (Reagan et Gorbatchev) qui se payaient une bonne bouffe à Washington.

Une campagne publicitaire fantôme, une affiche douteuse avec en sous-titre « Musclor » (!), deux lignes dans Première, etc. Ingratitude envers les vrais maîtres ? Eh bien non ! LES MAÎTRES DE L’UNIVERS a reçu l’accueil qu’il méritait, n’en déplaise à la riche (et pauvre à la fois) équipe technique du film. C’est triste à dire, mais la superproduction Cannon ne fait pas l’effet d’une bombe ! L’espoir aura d’ailleurs été de très courte durée : à peine le très beau sigle Cannon disparu au début du générique, les premières images du film annoncent l’échec : un prélude narré à la manière Dominique Paturel et un générique gauchement pompé sur celui de SUPERMAN. La suite du film n’arrange rien : un scénario qu’on connaît par cœur, des héros qu’on connaît encore mieux : le bon, ses acolytes, la belle, le gnome, tous chiants sauf Dolph Lundgren (Musclor) qui semble s’être prêté au jeu par pitié tant on le sent capable de mieux faire ; des scènes d’action lentes, parfois au ralenti, des décors flous et des effets spéciaux d’une médiocrité à renvoyer Richard Edlund (méconnaissable !) à l’école !

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Tout le monde aura compris que je n’ai pas aimé LES MAÎTRES DE L’UNIVERS… mais ne prenez pas cela pour une poussée de fièvre personnelle et passagère car pour voir si je n’étais pas malade, en sortant de la salle qui projetait le film pour le deuxième jour d’exclusivité, j’ai observé les cinq autres spectateurs (!) qui avaient crus au pouvoir des MAÎTRES DE L’UNIVERS deux heures plus tôt, et permettez-moi de vous dire que le mécontentement était général. En fait, pour achever l’œuvre, on peut dire que LES MAÎTRES DE L’UNIVERS est une bonne petite pub pour les jouets du même nom et que si certains, en voulant voir le dernier Walt Disney, se trompaient de salle et tombaient dans celle qui projette les aventures de Musclor, ils pourraient vraiment se croire devant le dernier film de la maison Disney ! »

- Alain -

« Diable ! Suis-je devenu fou, ou n’est-ce qu’une crise passagère ? GRAVE : je suis allé voir LES MAÎTRES DE L’UNIVERS. PIRE : je lui ai mis un « très bon » en cotation ! Mon sort est réglé : je vais être la risée de la rédaction et des lecteurs ; on va me rouer de coups, me renier, m’oublier. Vais-je pouvoir me faire entendre auprès d’Alain ? Yan va-t-il continuer à m’accepter en tant que rédac-chef ? Quant à Paul-Étienne, encore traumatisé par la bande-annonce des MAÎTRES DE L’UNIVERS, sera-t-il toujours présent dans la rédaction du numéo trois ?… Mais mon inquiétude est-elle réellement justifiée ? Ou n’est-ce pas plutôt de votre côté, mes bons Scifiles, que l’on devrait s’interroger ?…12081108364815263610198354 dans Retour vers les 80's

On a dit (et on nous l’a assez rabâché !) que pour aimer LES MAÎTRES DE L’UNIVERS il fallait « avoir gardé son âme d’enfant ». Je peux donc soupirer : j’ai vingt-deux ans, et « elle » est toujours en vie ! D’autres, plus jeunes, l’ont apparemment perdue… à jamais ? Non. Je ne pense pas. Ils l’auront tout simplement laissée à l’entrée de la salle de cinéma ; car malgré ses faiblesses (et il en compte !), le film de Gary Goddard n’est pas le mutant difforme et pustuleux créé par la Cannon que l’on a voulu nous faire croire – et que l’on montre du doigt avec une réaction de retrait. C’est un divertissement de luxe, une superproduction où s’entrechoquent deux genres – space opera et heroic fantasy – qui évoquent, de par leur nom déjà, l’envergure des MAÎTRES DE L’UNIVERS.

À film grandiose, décors grandioses : le palais de Skeletor représente à lui seul un travail considérable. Le résultat est sur l’écran : tout un art et une architecture ont été inventés pour Grayskull. L’ensemble est d’une beauté surprenante. L’arrivée théâtrale de Skeletor dans la grande salle du palais est un moment de pur plaisir, la musique de Bill Conti épousant la marche élancée de l’ennemi juré de Musclor. Frank Langella, l’inoubliable Dracula de John Badham, est époustouflant dans son interprétation du « Grand Méchant ». Il donne au corps de celui-ci toute une noblesse et une puissance qui l’élèvent au rang du « plus-beau-méchant » après Dark Vador lui-même ! Son costume est une grande réussite, sans parler de son maquillage.

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Parmi les temps forts du film, on notera : le tunnel créé par la clef cosmique de Gwildor, déformant les statues imposantes du palais de Grayskull ; les armées de Skeletor, accompagnées de nacelles, déambulant dans les rues d’une ville américaine du XXème siècle ; les combats dans une boutique de la ville ; les combats aériens sur disques flottants, une trouvaille originale ! Dolph Lundgren, pour sa part, s’avère incarner un Musclor convaincant. Seule, Malicia reste irritante tout au long du film ; elle est une véritable caricature de la Méchante-bête-et-cruelle.

Bref, je suis venu voir LES MAÎTRES DE L’UNIVERS et j’en ai eu pour mon argent. Je n’hésiterai pas à le revoir lors de sa sortie vidéo. Et, par pitié, que l’on ne salisse pas la musique de Bill Conti ou je fais un malheur ! Achetez-la, écoutez-la, puis jugez.

Ouf ! J’en ai fini avec LES MAÎTRES DE L’UNIVERS ! Mon Dieu ! Tout ça d’écrit ?! »

- Hervé -

À noter que LES MAÎTRES DE L’UNIVERS sont actuellement l’objet d’un remake…

Réalisation : Gary Goddard / Scénario : David Odell & Stephen Tolkin / Acteurs : Dolph Lundgren, Frank Langella, Billy Barty, Meg Foster, Courteney Cox, Robert Duncan McNeill, Jon Cypher…

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RAPIDO SPECIAL JERRY GOLDSMITH

( B.O. )

C’est un numéro spécial Jerry Goldsmith de l’émission RAPIDO d’Antoine de Caunes, daté de 1987, que je vous propose aujourd’hui. Le géant de la musique de film, d’un calme déconcertant, nous parle de son inspiration et de quelques trucs du métier.

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