RETOUR VERS LES 80′s : STAR TREK IV (1986)

Posté le 6 octobre 2012

Aventurons-nous à la fin des années 1980 avec, cette fois, la seconde génération du fanzine calédonien CosmoFiction, celle qui se compose de six numéros étalés de 1988 à 1991. Notre voyage nostalgique se poursuit avec quelques-unes des critiques cinématographiques parues au fil des numéros du fanzine.

RETOUR VERS LES 80's : STAR TREK IV (1986) dans Cinéma 12100609244315263610401154

STAR TREK IV : RETOUR SUR TERRE (STAR TREK IV : THE VOYAGE HOME) connut un grand succès (amplement mérité) à la fois critique et public, sauf en France bien sûr. Réalisé par Leonard Nimoy (Spock), il célébrait alors dignement les 20 ans de la saga de Gene Roddenberry (qui en est aujourd’hui à ses 46 ans…). Voici la critique de P.E.C. et la mienne parues dans les numéros 3 (d’août 1988) et 4 (de novembre 1988) de CosmoFiction Fanzine.

L’histoire : « Au XXIIIe siècle, dans notre galaxie, un étrange cylindre non identifié neutralise plusieurs vaisseaux. Mis sur orbite terrestre, il envoie une sonde surpuissante qui aspire l’eau et les océans. La Terre est déréglée, le Soleil ne se lève plus, la température baisse. Tout l’équipage de l’USS Enterprise part pour son plus fabuleux voyage… sauver la Terre. »

« Dans l’une de ses lettres, notre rédac-chef adoré – qui venait de découvrir l’épisode LE MYSTÈRE FARPOINT de la nouvelle série STAR TREK, THE NEXT GENERATION – me tenait à peu près ces propos : « Tu ne sais pas ce que tu perds, Paul-Étienne, à ne pas être trekkie ! » Encore sous le choc de la vision trekkienne de cette nouvelle génération, perturbé, pour ne pas dire aveuglé par sa passion, il ne semblait pas se souvenir que je considérais STAR TREK, THE MOTION PICTURE comme l’un des plus grands chefs-d’œuvres de la science-fiction… Eh oui, même si les autres épisodes m’ont paru manquer de saveur, voire même être insipides, j’ai toujours défendu avec énergie et conviction que cette série (télévisée et cinématographique) avait été un élément moteur et indispensable à notre passion commune. Cependant, j’avoue (et ce, sans honte !) ne pas vouer un culte fanatique à ces monuments de notre univers cinémato-scifilique. Peut-être suis-je inculte, ou idiot, mais c’est ainsi. Et l’on ne peut changer sa nature comme cela, en un tour de bras (triste destin que le nôtre !).

12100609330615263610401164 dans Fanzine CosmoFictionMais voilà, je suis tout de même allé voir STAR TREK, quatrième du nom (et ils en prévoient un cinquième !), totalement objectif, et… j’ai… ADORÉ ! Quoi de plus normal que cette réaction quand on retrouve des personnages si familiers, si sympathiques, dans une nouvelle aventure encore plus palpitante (toujours plus fort, toujours plus loin !) ; lorsque l’on sait que le temps pèse inlassablement sur eux, à tel point que la télé leur a préféré une « next generation » plus jeune, plus solide et… moins ringarde ? Quoi qu’il en soit, Mr Spock, l’Amiral Kirk, le Dr McCoy, Uhura, Sulu, Chekov et les autres (l’Enterprise, surtout…) me manqueront toujours ! Et ceci d’autant plus qu’après la vision de ce nouveau film, il ne peut en être autrement, et c’est sans hésitation aucune que je peux affirmer qu’il s’agit bel et bien là du meilleur épisode de la saga STAR TREK (après le premier, tout de même !). Nos amis vous entraîneront dans une aventure extraordinaire, aux accents quelque peu écolos, dont la morale serait : « Touchez pas aux baleines ! », destinée à sensibiliser ces salopards avides d’argent qui exterminent ces mammifères dans le but pur et simple de s’emplir les poches.

12100609265715263610401158 dans Retour vers les 80'sL’histoire est d’une originalité et d’une subtilité sans précédent ! Jamais un tel sujet n’avait été abordé, et personne n’y aurait même songé. Imaginez plutôt : une sonde extraterrestre revient vers la Terre du XXIIIe siècle pour rétablir un contact rompu inexplicablement il y a trois siècles avec le « peuple » qui l’habitait depuis des millénaires, bien avant l’apparition des hommes : les baleines à bosse… La suite ? À vous de la découvrir grâce à ce formidable scénario qui nous délivre des moments de pur plaisir, drôles et rafraîchissans à la fois, comme ces scènes – peut-être légèrement attendues au tournant, mais si drôles – durant lesquelles l’équipage de l’Enterprise se retrouve confronté à cette « civilisation barbare du XXe siècle » (dixit : Dr McCoy).

Les effets spéciaux sont pour leur part d’extraordinaires prouesses techniques et stylistiques, d’un réalisme troublant (ah ! Il est loin le temps des travelling-mattes défaillantes du premier !) et d’une quasi perfection (sauf, peut-être, pour ce qui est des décors de Vulcain… et encore !).

Le film, enfin, ne souffre que de deux accrocs (mineurs !) : l’affiche française – c’est incroyable, alors que celle d’outre Atlantique était… géante ! La française est pour le moins « craignos » ! Si c’est le genre d’affiche convenant parfaitement à des films comme RETOUR VERS LE FUTUR, elle trahit ici (volontairement ?) la mentalité qui émerge d’un film comme STAR TREK, ainsi que sa spécificité.

Deuxième « hic » : la musique. De pire en pire ; on part du summum (Master Jerry), en passant par un très bon cru Horner (pourtant inférieur à son prestigieux et talentueux collègue), pour se rabattre sur un sombre inconnu qui nous compose un générique de STAR TREK à la mélodie plus proche de « Jingle Bells » que des envolées lyriques que pourrait lui inspirer la beauté infini de l’espace.

12100609371315263610401178 dans Science-fictionMais tout ceci reste secondaire, il faut aller voir RETOUR SUR TERRE (ça y est, le trekkisme m’envahit inexorablement !) qui aurait pu être un chef-d’œuvre s’il n’avait souffert de la (trop) rude concurrence du premier épisode qui, lui, est différemment mais intrinsèquement supérieur.

Il faut aller retrouver ces merveilleux personnages qui, vieillis (surtout pour Leonard Nimoy), n’en sont que plus convaincants et réalistes ; plus humain pour Kirk (un peu moins play-boy enrobé que dans la série TV), plus imposant pour Spock (plus grave, plus solennel, et même plus… humain !), ainsi que pour tous les autres protagonistes, figures de proue immortelles de cette saga intergalactique qui ne cesse de faire des heureux et des « envoûtés ».

On se doit, comme tout fantasticophile qui se respecte, d’aller voir STAR TREK IV, ne serait-ce que pour entendre Mr Spock employer une de ces fameuses « métaphores pittoresques » : « Merde, alors ! »

- P.E.C. -

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« L’aventure humaine continue dans la formidable saga STAR TREK avec STAR TREK IV : RETOUR SUR TERRE, prouvant ainsi la bonne santé d’une série qui ne cesse de faire des émules dans le monde entier depuis sa date de naissance, le 8 septembre 1966.

Ce quatrième volet, humoristique, sentimental et mouvementé, est sans nul doute le plus proche des héros de l’Enterprise : Kirk, Spock, McCoy, Scott, Chekov, Sulu, Uhura, des compagnons qui n’ont jamais été aussi liés entre eux pour lutter contre le danger.

12100609440815263610401204STAR TREK IV ne manque pas d’émouvoir à plusieurs reprises les trekkies : lors de l’accident de Chekov, ou du jugement de Kirk et de ses compagnons, ou encore l’entretien entre Spock et son père Sarek, ou les retrouvailles avec un nouvel Enterprise flambant neuf. Mais, plus que tout, nos héros favoris accusent un sérieux coup de vieux… Le temps ne les épargne pas, ce qui les rend encore plus proches de nous, plus fragiles.

Leur retour sur la Terre du XXe siècle, dont il est ici question, est sujet à diverses mésaventures comiques. Les jugements portés sur notre époque sont d’ailleurs savoureux ! Il est notamment intéressant de voir comment Mr Spock parvient à se repérer dans le temps : « À en juger le fort taux de pollution atmosphérique, nous devrions nous trouver à la fin du XXe siècle. »

Saluons également l’excellente prestation de Catherine Hicfks (Gillian) qui se retrouve propulsée dans les étoiles à la fin du film, entrant ainsi dans la légende ! Une légende qui vit et vivra toujours… Vivement STAR TREK V : THE FINAL FRONTIER ! »

- Hervé -

Réalisation : Leonard Nimoy / Scénario : Steeve Meerson, Peter Krikes, Harve Bennett & Nicholas Meyer / Acteurs : William Shatner, Leonard Nimoy, DeForest Kelley, James Doohan, George Takei…

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