TOTAL RECALL (2012)

Posté le 23 décembre 2012

TOTAL RECALL (2012) dans Cinéma 12122307075715263610689839

« Douglas Quaid est un ouvrier lambda qui rêve d’être agent secret. Il se rend chez Rekall, une société révolutionnaire qui peut lui implanter des souvenirs de son fantasme. Mais la procédure tourne mal, la frontière entre rêve et réalité se brouille et Quaid se retrouve traqué par la police… »

Pour voir TOTAL RECALL version Len Wiseman, procédez comme chez Rekall : prenez soin d’effacer d’abord de votre mémoire l’excellent film de Paul Verhoeven avec Schwarzy, incontournable classique de la SF, et implantez-vous le remake avec Colin Farrell dans le rôle principal. Une fois la procédure accomplie dans une partie de votre cerveau, laissez-vous vivre l’un des films d’action-SF les plus ébouriffants de ces dernières années. Impossible en effet de s’ennuyer un seul instant dans ce TOTAL RECALL où poursuites, combats et scènes de destruction s’enchaînent à 200 km/h ! Vous cherchez encore des comparaisons avec le TOTAL RECALL de 1990 ? L’histoire ? Le scénario ? L’implantation de ce remake dans votre cerveau n’est donc pas encore finie. Encore deux ou trois injections bien corsées et vous finirez par tout accepter. De toute manière vous n’avez pas le choix !

12122307103715263610689841 dans Science-fiction

En dehors de proposer un pur spectacle d’action fort réussi, le film de Len Wiseman offre en plus une extraordinaire vision du futur comme rarement le cinéma nous en a proposé (BLADE RUNNER, MINORITY REPORT, THE ISLAND et I ROBOT représentant jusqu’à présent les meilleures pointures à ce niveau là). Les décors des villes sont d’une beauté à couper le souffle et la technologie high-tech foisonne dans une étonnante crédibilité. À bien des niveaux, d’ailleurs, ce nouveau TOTAL RECALL rappelle BLADE RUNNER et son Los Angeles humide et crade où déambulait déjà une faune d’individus de toutes éthnies et aux accoutrements les plus fantaisistes. Normal, sans doute, c’est du Philip K. Dick l’un et l’autre… Cet univers d’un modernisme exacerbé nous vaudra la plus impressionnante poursuite en voitures volantes de l’histoire de la SF cinématographique ! STAR WARS III nous en avait déjà offert une, certes, mais elle est très loin d’arriver à l’échelle de celle-ci. Cette scène d’action interminable est à tomber à la renverse (au sens propre comme au figuré) tant son degré de réalisme atteint les sommets du genre.

12122307120915263610689843On pourrait également parler des impressionnants robots policiers (très cools !), du téléphone portable intégré dans la main et de tant d’autres éléments futuristes qui font de TOTAL RECALL 2012 un sacré film visionnaire ! L’histoire ? Ah, je vois que décidément votre implant fait encore défaut… Eh bien l’histoire est là, et elle tient la route, sur Terre et non sur Mars, avec une Kate Beckinsale dans le rôle de la belle salope coriace et non plus Sharon Stone (normal, elle a fait son temps…). Et puisque votre implant fait défaut, j’en profite pour avouer que Colin Farrell n’est pas Schwarzy, c’est sûr, mais ça vous l’aviez déjà deviné, de même que Wiseman n’est pas Verhoeven ! Peu importe, de toute façon, le spectacle en vaut la chandelle et on en a pour son argent à l’arrivée (à propos, ce film a dû coûter une fortune !). Ah, je vois que votre mémoire rejette déjà ce remake : vous n’avez rien compris. Tant pis !

« Plongez dans ce thriller survitaminé, cocktail délirant d’action et d’adrénaline ! » : pour une fois la jaquette du film dit vrai !

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Un commentaire pour « TOTAL RECALL (2012) »

  1.  
    erwelyn
    29 août, 2013 | 15:00
     

    Mouais. C’est vrai que si le lavage de cerveau est défectueux, alors il y a peu de chance d’apprécier cette cuvée 2012. Pourtant ce serai regrettable car si je préfère en tout point la version de Verhoeven, elle était aussi bien plus éloignée de la nouvelle de Dick que ne l’ai le film de Wiseman. En effet, dans la nouvelle, le héros ne va JAMAIS sur Mars et en ça la version 2012 est bien plus fidèle à la nouvelle. Et c’est vrai que d’un point vu action c’est franchement bon ! Quant à la « belle salope coriace », c’est vrai que Beckinsale est plutôt agréable à l’œil. Néanmoins c’est quand même là que le film pêche. Les personnages n’ont aucun relief. Farrel est très décevant, limite absent (on l’a vu dans des interprétations bien plus réussies) et Kate Beckinsale surjoue la caricature qu’elle est (tu vois le genre). Bref : Ok pour le film, pas bon pour les acteurs. AMHA.

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