LA MAISON HANTEE AU CINEMA

Posté le 2 janvier 2013

LA MAISON HANTÉE AU CINÉMA

(par Trapard du Cri du Cagou)

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Le thème de l’habitat hanté par une présence maléfique est en partie né de la littérature anglaise, survolé par Shakespeare, puis mieux exploité par Oscar Wilde (Le Fantôme de Canterville), Clive Barker et j’en passe…

« La Maison » est, pour tout un chacun, l’abri, le lieu de repos, de laisser aller, où l’on peut se refaire un monde entre quatre murs. Mais elle peut aussi devenir un lieu d’enfermement physiologique, véhicule d’angoisse et plus encore, en y ajoutant un zeste de superstitions. Les thèmes de l’esprit errant, et de l’être invisible, du non-mort, sont autant nés de croyances les plus lointaines et les plus partagées dans toutes cultures ancestrales, les religions polythéistes jusqu’aux codes chrétiens leur ayant ajouté une orientation plus dogmatique. On désigne aussi le Fantôme comme étant celui qui est présent et absent à la fois, tel un être flou ou invisible, ou qui se cache tout simplement (certains tueurs en série se sont vus affublés de ce sobriquet).

13010204500515263610717855 dans DossierDe manière plus pragmatique et à l’instar des jeux vidéos, le « Fantôme » est aussi le double d’un individu qui le suit comme son ombre, ou alors comme un simple élément parasitant une action dont on connait la conclusion et qui pourrait faire en sorte de fausser des pistes déjà établies, voire, au contraire, de les améliorer pour une réussite alternative.

Pour ce qui est du Fantôme au Cinéma, je me limiterai aux films où des lieux renferment une présence invisible et souvent néfaste : les maisons dites hantées. Et je ne pourrai en aucun cas, être vraiment exhaustif avec ce texte, je me limiterai plutôt à mettre en avant mes goûts et ma culture de cinéphage.

Je pense que l’on connait tous au moins une maison ou un autre lieu indéfini, considéré comme hanté. Les enfants savent très bien créer des transferts de leurs propres angoisses sur un lieu, un individu ou un objet précis. L’effet de groupe, ou sociétal, peut très vite aussi cristalliser à une échelle plus élevée, un démon commun aux maux communs à ce même groupe.

Pour ma part, et pour rester sur le mythe de la maison hantée, j’ai toujours entendu parler de cette demeure abandonnée et angoissante située au Faubourg Blanchot, au cœur de Nouméa, et elle a beaucoup alimenté mon imagination d’adolescent comme beaucoup d’autres rumeurs anciennes liées à ce quartier et aux quartiers l’avoisinant.

Le cinéma horrifique, d’abord prioritairement ciblant un public adolescent souvent cloîtré sur lui même, n’a fait que reprendre ce principe angoissant de l’enfermement contraint, ou même de l’auto-enfermement, comme cette enfance que l’on garde au fond de nous et qui se retrouve soudainement enfermée dans un endroit exigüe avec un danger invisible prêt à blesser. Certains réalisateurs, comme Roger Corman, expriment clairement cibler un public peu expérimenté et assez innocent, avec lequel, une réalisation de plus en plus fermée (des plans larges se resserrant peu à peu sur des personnages en danger et une ambiance sonore adéquate) est une manière de jongler avec l’adrénaline d’un spectateur passif.

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Le réalisateur/producteur américain, William Castle poussera même le vice en 1959, se donnant ainsi l’occasion de créer un phénomène de spectacle, en réaménageant les salles d’exploitation pour son film, LA NUIT DE TOUS LES MYSTÈRES (House on Haunted Hill) d’effets mécaniques et vibratoires, pour intensifier les sensations physiques des spectateurs. La trame : le millionnaire Frédérick Loren (Vincent Price) organise, suivant une idée de sa femme Annabelle, un jeu où il offrira 10000 $ à chacun des participants sélectionné qui acceptera de passer la nuit dans sa maison hantée…(William Malone en tournera en remake en 2000 sous le titre de LA MAISON DE L’HORREUR).

William Castle récidivera l’année suivante avec 13 FANTÔMES (13 Ghosts) dont le remake éponyme de Steve Beck, datant de 2001, est à mon goût, l’un des rares remakes de films de maisons hantées qui soient plutôt réussi.

13010205014015263610717857 dans FantastiqueJe pense que, et ça n’engage que moi, le meilleur film de maison hantée reste, à ce jour, LA MAISON DU DIABLE (The Haunting) tourné en 1963 par Robert Wise. Afin de poursuivre ses expériences de parapsychologie, le professeur Markway (Richard Johnson) réunit un groupe de personnes dans un vieux manoir réputé hanté. Dès la première nuit, les hôtes du professeur sont terrorisés par des bruits insolites. Eleanor (Julie Harris) est au bord de la dépression et le professeur lui conseille de partir mais elle refuse en prétendant que la maison la retient. Le personnage interprété par Julie Harris, névrotique de par sa condition sociale et familiale développée dès le début du film, est l’élément moteur d’un sujet de maison hantée qui en devient profondément douteux et incertain jusqu’à sa conclusion, d’où l’angoisse constante que soutient le réalisateur du film. (Jan De Bont en tournera un remake moins impressionnant, en 1999 avec HANTISE).

Par la suite, le thème de la demeure maléfique sera repris par la longue vague du cinéma gothique exploitée durant les années 1960 aux USA par Roger Corman mais surtout en Italie, dont je retiendrai surtout, concernant l’Italie, deux de mes préférés, celui d’Antonio Margheriti, DANSE MACACRE (Danza macabra) de 1964 et LES AMANTS D’OUTRE-TOMBE (Amanti D’Oltretomba) de Mario Caiano (1965). Un cinéma gothique, dans lequel chaque malédiction est si minutieusement orchestrée et si parfaitement cyclique, comme pourrait l’être un esprit dérangé et décalé en perpétuels mouvements, comme la trajectoire de l’aiguille d’une vieille montre à gousset, ou encore, comme pouvaient l’être certains textes de l’écrivain Edgar Allan Poe qui est presque, à lui seul, la source d’une partie de ce genre cinématographique dans les années 1960.

13010205072115263610717858 dans TrapardLes années 70 verront ressurgir le thème de la maison hantée, en Angleterre, avec LA MAISON DES DAMNÉS (The Legend of Hell House) réalisé par un ancien cinéaste de la Hammer Films, John Hough, et adapté d’un roman d’un autre maître du Fantastique : Richard Matheson. Un curieux milliardaire envoie un groupe de savants et de médiums dans une maison que l’on suppose hantée, la maison Belasco, afin de tenter de l’exorciser. Le Dr. Barett (Clive Revill) est un spécialiste de la parapsychologie, cartésien résolu, prêt à mettre tout en œuvre pour prouver ce qu’il avance. Aussi, c’est assez dépité qu’il se rend à la maison Belasco, puisqu’il devra partager l’expérience avec Mlle Tanner, une jeune médium. Sa femme décide aussi de l’accompagner. Les dernières expériences parapsychologiques qui y eurent lieu furent un désastre puisqu’une seule personne survécut. Cet unique survivant est Mr. Fischer (Roddy McDowall), un médium à effets physiques. Et il participe encore une fois à l’expérience. C’est un véritable combat entre la science et l’au-delà qui peut commencer… Bien entendu, ce genre de films reflète souvent deux antagonismes : La Science contre la Foi Christique. Et au-delà de ces deux thèmes contradictoires, on retrouve toujours des personnages bien dessinés qui, quelques soient leurs croyances, ne sont rien d’autres que des humains face à leurs propres angoisses…

Pour continuer sur ma lancée, je retiendrai aussi un téléfilm américain assez culte, LES CRÉATURES DE L’OMBRE (Don’t be afraid of the dark) tourné en 1973 par John Newland, qui ne sera, bien entendu, pas le film qui enterrera le genre de la maison démoniaque, ni des thèmes satanistes. Les années 70 en seront particulièrement friandes dans un grand nombre de films européens ou américains à grands comme à minuscules budgets, de L’EXORCISTE à ses dérivés italiens, en passant par les divers films de sectes nébuleuses et sacrificatoires (que Terence Fisher et la Hammer Films avaient déjà mis en exergue avec LES VIERGES DE SATAN dès 1968).

LES CRÉATURES DE L’OMBRE est très angoissant malgré ses petites créatures démoniaques qui n’ont pas dû laisser indifférent un réalisateur comme Charles Band (spécialisé dans les films de marionnettes tueuses ou d’êtres minuscules maléfiques et qui ont, malgré tout, plutôt mal vieillies. Le téléfilm aura d’ailleurs un tout récent remake, en 2011, réalisé par Troy Nixey et scénarisé par Guillermo Del Toro (le film est sorti en France sous le titre DON’T BE AFRAID OF THE DARK, tout simplement).

LES CRÉATURES DE L’OMBRE et son ambiance de claustration me fait beaucoup penser, dans un sens, à ce que sera, en 1979, AMITYVILLE, LA MAISON DU DIABLE, distribué par l’American International Pictures, et réalisé par Stuart Rosenberg adapté du roman de Jay Anson, lui-même inspiré d’une histoire (prétendument) vraie : « L’Affaire d’Amityville »…

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Je vais écrire fébrilement sur le premier AMITYVILLE car il est, avec LA MAISON DU DIABLE (1963) et LA MAISON DES DAMNÉS (1972) : LE FILM DE MAISON HANTÉE DE MA JEUNESSE, à ceci près, et pour différencier AMITYVILLE des deux autres, est que la réalisation en était plus contemporaine de l’époque de mon premier visionnage du film. Les têtes d’affiche du film, James Brolin (le père de Josh Brolin), Margot Kidder et Rod Steiger étaient les comédiens de mon enfance et bien que j’ai très vite égaré mes rares valeurs chrétiennes durant mon enfance, l’ambiance satanique du film (les mouches, le crucifix inversé…) trouvaient encore des échos en moi, et le tout m’avait beaucoup impressionné.

Par contre, si  AMITYVILLE, LA MAISON DU DIABLE a bouleversé mon adrénaline de jeune spectateur, je dois avouer que je trouve le second opus, AMITYVILLE 2, LE POSSÉDÉ, tourné par Damiano Damiani en 1982, beaucoup plus malsain et bien plus intelligent scénaristiquement que le premier. Concernant les six autres volets, même si Richard Fleischer en a réalisé un, je les trouve franchement ratés. Je n’ai pas vraiment non plus appécié le remake d’Andrew Douglas sorti en 2005.

Après le satanique AMITYVILLE et outre les quelques films de possessions qui lui ont succédés (EVIL SPEAK, INCUBUS…), et les films de fantômes sexuellement coriaces (comme L’EMPRISE, bien que ce film surfait plutôt sur une vague de films de viols de jeunes femmes par des êtres hideux comme POSSESSION, INSEMINOÏD, LA GALAXIE DE LA TERREUR, EVIL DEAD…) et quelques zèderies de maisons hantées (LE COULOIR DE LA MORT), c’est plutôt sur POLTERGEIST (1982) que je m’arrêterai un instant.

13010205190315263610717864Réalisé par Tobe Hooper au sortir de son MASSACRE DANS LE TRAIN FANTÔME et produit (et terminé) par Steven Spielberg, POLTERGEIST, fait lui-aussi figure de film culte dans le genre maison hantée, reprenant même comme source d’angoisse le vieux tabou du génocide amérindien et des valeurs ancestrales très vite enterrées…Mais sous la maison de la famille américaine moyenne, puisque le film traite de ces résidences à prix abordables qui fleurissaient au début des années 80, en plein Boom économique qui avait ce caractère quasi-international : chaque famille se devait de posséder chacune un toit, un jardin, son poste de télévision, son chien, ses deux gosses…Et ses voisins identiques.

Mais voilà que dans POLTERGEIST, les promoteurs immobiliers  ne s’embarrassent plus de l’état, ni de la valeur immatérielle des terrains sur lesquels ils entassent des kilomètres de résidences et c’est justement sur un très ancien cimetière indien que s’alignent ces demeures. Et c’est justement par cette « fenêtre » vers un ailleurs (qui ne sera pas le jardin du voisin), qu’est le poste de télévision familial, que les esprits des morts accèdent jusqu’à la jolie tête blonde, Carol-Ann, cadette de notre famille américaine moyenne. Donc POLTERGEIST est un film familial très subtile et très angoissant, Steven Spielberg n’ayant pas fait ses premières armes pour la Télévision inutilement, puisqu’il semble parfaitement connaître ses spectateurs. Je m’abstiendrai d’écrire sur les deux suites que je trouve plutôt inutiles, bien que non dénuées d’un certain charme fantastique qui se laisse savourer par un amateur de cinéma bis averti.

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L’autre film de demeure hantée de ce tout début des années 1980 est EVIL DEAD, un film indépendant et gore, tourné par Sam Raimi du haut de ses 20 ans, et très vite devenu culte pour son efficacité à être morbide, angoissant, et rythmé au-delà de son manque évident de moyens. Espérons que son remake lui sera un digne successeur. Personnellement, je suis un fan des deux suites du film, tournées par Raimi, lui-même, et qui optent par une dérision bienvenue. D’ailleurs, EVIL DEAD 2 est à mon goût, une manière pour Raimi de se moquer du sérieux du premier EVIL DEAD.

Après EVIL DEAD 2, Umberto Lenzi et quelques survivants du bis italien tenteront leurs propres versions de ce que pourrait être un pseudo-EVIL DEAD 3. Mario Bava et son fils Lamberto, et même Lucio Fulci, se risqueront à des films de maisons hantées à la toute fin des années 80 qui n’ont, je le pense, de valeur, aujourd’hui, que le simple plaisir d’amoureux du cinéma bis italien, de redécouvrir les fins de carrières cinématographiques de ces vieux réalisateurs cultes en fin de parcours.

Enfin, outre le BEETLEJUICE de Tim Burton, et le HIGH SPIRITS de Neil Jordan qui exploitent le mode humoristique, j’éluderai les années 1990 pour terminer sur la fin de cette décennie où sont apparus les films de fantômes asiatiques, puis les divers remakes américains ou parodies, qui, jusqu’à aujourd’hui, ne font que réactualiser le thème de la maison hantée, à l’instar des slashers, des survivals, des rape-and-revenge jusqu’à nos vieilles séries TV cultes, le tout cuisiné pour des nouvelles générations.

Si vous avez apprécié un film de maison hantée que j’aurai omis de parler dans cet article, je vous propose de partager vos goûts en laissant un commentaire et me citer le ou les films en question.

- Trapard -

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15 commentaires pour « LA MAISON HANTEE AU CINEMA »

  1.  
    Trapard
    2 janvier, 2013 | 16:51
     

    Au fait, Josh Brolin est le sheriff dans NO COUNTRY FOR OLD MEN des frères Coen. Il ressemble beaucoup à son père, je trouve. Et il a un peu, le même jeu d’acteur assez calme.

  2.  
    2 janvier, 2013 | 16:55
     

    La Maison du Diable demeure pour moi aussi le meilleur film de maison hantée, sans conteste.

  3.  
    Trapard
    2 janvier, 2013 | 17:03
     

    On est bien d’accord !

  4.  
    2 janvier, 2013 | 17:15
     

    American Horror Story, série TV récente, fait la part belle à la maison hantée. Je te passerai la série. Il faut que tu la découvres à tout prix.

  5.  
    Trapard
    2 janvier, 2013 | 18:02
     

    OK, ça marche. Et merci.
    On attendra la fin des inondations alors :-)

    Sinon, je me souviens avoir vu des clips musicaux avec des maisons hantées dans les 80′s, des Jackson aux Fat Boys.
    Et un film parodique avec Eddie Murphy, des années 2000, je crois.

    Sinon, je me suis relu et me suis promené sur le blog et j’aime vraiment tes mises en page. Elles sont propres et minutieuses.

  6.  
    2 janvier, 2013 | 18:24
     

    Eh bien merci alors. J’espère que le nouveau design du blog n’a pas tout déformé car je sais qu’il y a encore de nombreux articles qui se retrouvent avec des photos décalées, décentrées ou carrément agrandies ! Quant aux petites croix qui apparaissent parfois, c’est mon hébergeur d’images précédent qui m’en a supprimées car j’avais dépassé le quota autorisé… Je sais qu’il va bientôt falloir me résigner à payer si je veux continuer sur ce blog.

  7.  
    Trapard
    2 janvier, 2013 | 18:37
     

    J’en arrive à penser, au vu du boulot que tu fournis sur ce blog, si ce n’est pas toi qui devrait être payé…

  8.  
    2 janvier, 2013 | 18:44
     

    Ah oui, ça serait plus juste ! lol !

  9.  
    Jean Beauvoir
    4 janvier, 2013 | 11:30
     

    Merci Trapard pour cet article qui m’a particulièrement intéressé, car je suis convaincu que dans le cinéma d’épouvante le lieu de l’action est décisif. Certains diront même que la demeure doit être comptée au nombre des protagonistes. C’est la thèse de Maurice Lévy, spécialiste du roman gothique anglais (fin XVIII, début XIXe) qui déboucha sur le cinéma du même nom un siècle plus tard. Dans ce cinéma, la terreur qu’inspire l’architecture macabre, surtout si elle est en ruine, abandonnée, de nuit, est particulièrement saisissante. Cette terreur provient bien sûr du mystère, de l’inconnu, et du surnaturel (expliqué ou non) qui s’y manifestent. Tout cela se réfère en effet peu ou prou à l’œuvre du grand Shakespeare (que, personnellement je ne suis jamais parvenu à lire en « V.O. »… Existe-t-il des versions modernisées ?)

  10.  
    Trapard
    4 janvier, 2013 | 14:42
     

    « Modernisées » sous forme littéraire, je ne sais pas.
    Adaptées au cinéma, je sais que « La Tempête » est une des pièces de Shakespeare qui a le plus (et très librement) été adaptée dans des films. Pour « Othello » et « Macbeth », tu as les Orson Welles, même si le phrasé shakeaspearien y est encore. Puis il y a le Akira Kurosawa, « Le Château de l’araignée » (« Throne of Blood » en anglais).
    Plus récemment, je connais le Richard III (1995) de Richard Loncraine. Mais je crois que plus on s rapproche dans le temps, plus on s’éloigne des adaptations ciné des pièces de « fantômes » (si on peut dire ça comme ça) de Shakespeare. Ou alors, je ne les connais pas.

  11.  
    trapard
    5 octobre, 2016 | 11:35
     

    Au passage, Antonio Margheriti a tourné un remake de sa DANSE MACABRE (1964 -> dans l’article j’ai écrit MACACRE ^^) avec LES FANTÔMES DE HURLEVENT (Nella stretta morsa del ragno) en 1971.
    Titre alternatif : Edgar Poe chez les morts vivants.
    Klaus Kinski y joue Edgar Allan Poe à grands renforts d’élans théâtraux à la manière de Vincent Price dans « An Evening of Edgar Allan Poe » (1970) sauf que Kinski est un acteur qui intériorise son jeu. Et Michèle Mercier joue le rôle d’Elisabeth Blackwood, mais passer après Barbara Steele n’est pas une mince affaire…

  12.  
    trapard
    11 octobre, 2016 | 2:51
     

    Je viens de tomber sur un très sympathique téléfilm américain de ferme hantée, inédit chez nous, et avec David Carradine dans un petit rôle : LA FERME DES CROWHAVEN (1970).

    L’intrigue : Un couple sans enfants hérite d’une maison à la campagne. Les visions de l’épouse se rapporte à un lointain passé ayant rapport avec la sorcellerie.
    Une sorte de retour vers le passé et les histoires de sorcelleries des débuts de la colonisation des États-Unis à Salem, Massachusetts au XVIIè siècle.

    http://www.imdb.com/title/tt0065594/

  13.  
    trapard
    11 mars, 2017 | 20:03
     

    À la même époque qu’AMITYVILLE, LA MAISON DU DIABLE, il y a aussi eu L’ENFANT DU DIABLE (1980) http://cosmofiction.unblog.fr/2014/08/06/la-bande-annonce-lenfant-du-diable-1980/
    Mais aussi LES YEUX DE LA FORÊT (1980) produit par Walt Disney. https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Yeux_de_la_for%C3%AAt
    C’est étonnant ce qu’était capable de produire la firme Disney dans les années 80 (et fin 70) : LE TROU NOIR, TRON, et des films d’épouvante comme LA FOIRE DES TÉNÈBRES et LES YEUX DE LA FORÊT…
    Finalement, le rachat de la franchise Star Wars, c’est un peu comme un come-back de Disney vers des films ambitieux.

  14.  
    trapard
    11 mars, 2017 | 21:05
     

    Pour l’année 1980, j’ai oublié SHINING.

  15.  
    trapard
    11 mars, 2017 | 21:07
     

    J’en ai oublié un très ancien ;-)

    https://www.youtube.com/watch?v=OPmKaz3Quzo

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