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Archive pour janvier 2013

VOTRE CUBE HELLRAISER

VOTRE CUBE HELLRAISER dans Fantastique 13092910271215263611593935

13101907160515263611652614 dans PapertoyConvoquer les Cénobites chez vous, dans votre salon, a toujours été votre rêve, pour ne pas dire… votre fantasme ? Eh bien voici le moyen d’entrer en contact avec Pinhead, l’Ange de la Souffrance, et tous ses acolytes plus beaux les uns que les autres : le célèbre Cube de Lament. Aïe ! C’est vrai, il ne s’agit que de sa représentation cartonnée sous la forme d’un papercraft… Désolé. Ou plutôt : tant mieux pour vous ! À moins que vous ne nous cachiez un penchant sado-maso… Bon. Je ne préfère pas savoir. Allez donc calmer vos pulsions sur ce site.



ROBOT-COOL (32) : ROBOT POLICIER « TOTAL RECALL »

ROBOT-COOL (32) : ROBOT POLICIER

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Avouez que ce robot flic de TOTAL RECALL (2012) a plutôt fière allure avec son superbe design ! Et il en impose dans cet univers du futur où les robots policiers surveillent sans relâche les habitants des mégalopoles. Totalement muet, mais particulièrement efficace dans les interventions musclées, ce modèle de robot-cool possède une souplesse et une force impressionnantes. Il pourrait à lui seul remplacer quelques membres du GIGN ! On sait cependant peu de choses à son sujet, sinon qu’il est fabriqué en série dans des usines et qu’un modèle en version noire existe (visiblement encore plus puissant).

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Autres vedettes de la catégorie Robot-Cool :

 Robby / Maximilian / Hector / Gort / Twiki / Cylon / Maria / Robot (Perdus dans l’Espace) / V.I.N.CENT / Tobor / Robot de Silent Running / Androïde de Mondwest / C-3PO et R2-D2 / Terminator / Data / Androïdes de THX-1138 / Robocop / Steve Austin et Jaimie Sommers / Numéro 5 / Ilia / Robot-John / Nono / WALL-E / Robot Bikini / A.P.E.X. / Peepo / Chalmer / REM / Servante du Gardien / Danguard Ace / Géant de Fer / Protector 101 Killbot

Robot « cool » ou « craignos » ?

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MICHEL CHION A DIT…

MICHEL CHION A DIT... dans Paroles 13012008563315263610779588Michel Chion, auteur d’un grand nombre d’ouvrages sur le cinéma, le son et la musique, enseignant de cinéma et critique, a déclaré : « L’anticipation peut paraître un vain amusement. Beaucoup de ce qui a été prédit ne s’est pas réalisé ; beaucoup de ce qui s’est réalisé (l’ordinateur individuel, le téléphone portable généralisé, l’Internet) n’a été prédit par personne… Mais il ne faut pas conclure de cela à la bêtise, l’inutilité de l’anticipation : elle est précieuse au contraire, non seulement en témoignant de ce qu’ont prévu pour notre époque les périodes précédentes, mais aussi en nous montrant d’autres présents potentiels. L’anticipation nous enrichit de présents supplémentaires, et en ce sens, elle remplit une fonction culturelle, symbolique, elle est une forme de transmission, de dialogue entre époques et entre générations. »



RETOUR VERS LES 80′s : HIDDEN (1987)

Aventurons-nous à la fin des années 1980 avec, cette fois, la seconde génération du fanzine calédonien CosmoFiction, celle qui se compose de six numéros étalés de 1988 à 1991. Notre voyage nostalgique se poursuit avec quelques-unes des critiques cinématographiques parues au fil des numéros du fanzine.

RETOUR VERS LES 80's : HIDDEN (1987) dans Cinéma 13011907465915263610774822

HIDDEN (THE HIDDEN) a obtenu, à juste titre, le Grand Prix 1988 du regretté Festival d’Avoriaz. Film de Jack Sholder mêlant efficacement les genres policier, action, science-fiction et horreur, il possède quelques séquences qui remuent bien les tripes, en particulier celles où l’horrible bestiole extraterrestre sort de la bouche de ses victimes… À noter que notre Claudia Christian adorée (Susan Ivanova dans BABYLON 5) y interprète le personnage de Brenda Lee Van Buren. Voici la critique de P.E.C. publiée dans le numéro 3 de CosmoFiction Fanzine d’août 1988.

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L’histoire : « Un flic de Los Angeles, Tom Beck, à qui il est adjoint contre son gré un mystérieux agent du FBI, Lloyd Gallagher, enquête sur une série de crimes commis par d’honnêtes citoyens se tournant du jour au lendemain vers le mal. Beck découvre non seulement que l’ennemi n’est autre qu’un alien prenant possession des corps d’innocents pour perpétrer ses méfaits, mais en plus que son co-équipier du FBI est également un visiteur des étoiles. » (Wikipédia)

13011907504915263610774826 dans Retour vers les 80's« HIDDEN ne semble pas être intinsèquement inférieur à l’œuvre de Verhoeven, ROBOCOP. En effet, cloué dans mon fauteuil au milieu d’une salle surbondée, peut-être en raison du fait qu’il s’agissait du premier jour d’exploitation, je n’ai pu résister à l’action menée à fond de train, à ce suspense qui, dès les premières minutes, vous prend à la gorge, ni à ce formidable acteur qu’est Kyle MacLachlan (héros de DUNE, ceci explique celà !). Les assauts répétés de ces trois ingrédients m’ont mis K.O., assis…

Dès le générique, le ton est donné : action ! Mais ne vous leurrez pas, le film de Jack Sholder vous réserve beaucoup d’autres surprises basées sur un excellent suspense et une trame qui, petit à petit, se dénoue, lentement, et nous surprend parfois sans crier gare.

Malheureusement, le film souffre d’une fin qui, se voulant trop « gentille », trop « tout-est-bien-qui-finit-bien », nuit à l’esprit de HIDDEN qui se voulait effrayant et foncièrement malsain. Reste le monstre (que l’on voit trop peu), espèce de créature visqueuse écœurante qui n’a rien à envier à THE THING… Dommage, le Fantastique n’a pas besoin de happy end ! »

- P.E.C. -

Réalisateur : Jack Sholder / Scénario : Jim Kouf / Acteurs : Kyle MacLachlan, Michael Nouri, Claudia Christian, Claudia Christian, Clarence Felder…

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Autres critiques publiées dans la catégorie « Retour vers les 80′s » :

Androïde / Cocoon / Retour vers le Futur / Les Goonies / Electric Dreams / Terminator / Lifeforce / 2010 / Les Aventuriers de la Quatrième Dimension / Brazil / Legend / Gremlins / Starman / Les Maîtres de l’Univers / Superman IV : le Face à Face / Princess Bride / Hellraiser / Running Man / Histoires Fantastiques / Les Sorcières d’Eastwick / Miracle sur la 8e Rue / Star Trek IV / Incidents de Parcours / Génération Perdue / Willow / Le Blob / Retour vers le Futur 2 et 3 / Le Cauchemar de Freddy / Fantômes en Fête / La Folle Histoire de l’Espace / Batman (1ère partie) / Batman (2e partie) / Flic ou Zombie / Mannequin / Labyrinthe

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MONSTRES SACRES : Dr JEKYLL ET Mr HYDE

MONSTRES SACRES : Dr JEKYLL ET Mr HYDE dans Cinéma 13052408352715263611222233

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Le Docteur Jekyll et Monsieur Hyde sont, d’abord, Le Bien contre Le Mal, le bon côté de la Force et sa face obscure, c’est aussi un peu du Ying mêlé de Yang et inversement, des thèmes universels sur les antagonismes qui se différencient pour mieux se compléter.

Plus proche de nous, Jekyll-Hyde c’est aussi, et bien sûr, un dédoublement de personnalité et plus précisément, le Trouble dissociatif de l’identité. Selon le « Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux », le trouble dissociatif de l’identité implique la présence de deux ou plusieurs identités ou « états de personnalité » distincts qui prennent tour à tour le contrôle du comportement du sujet, s’accompagnant d’une incapacité à évoquer des souvenirs personnels. Avant le XIXe siècle, des individus qui montraient des symptômes similaires pensaient être possédés par des esprits. C’est ce que démontre, en partie, le docu-fiction danois de Benjamin Christensen, de 1922, HAXÄN ou LA SORCELLERIE À TRAVERS LES ÂGES, dans lequel l’Inquisition moyenâgeuse est dénoncée comme une pure ânerie barbare aux yeux de la Science et de la Psychanalyse toute récente.

13011806093515263610771289 dans Monstres sacrésMais pour en revenir aux origines du dédoublement selon Jekyll et Hyde, elles prennent leurs sources dans « L’Étrange Cas du docteur Jekyll et de M. Hyde » (aussi titré « L’Étrange Affaire du Dr Jekyll et de Mr Hyde »), un court roman (ou une longue nouvelle) de Robert Louis Stevenson publié en 1886.

Selon Stevenson, le Docteur Jekyll est un philanthrope obsédé par sa double personnalité, et il met au point une drogue pour séparer son bon côté de son mauvais. C’est ce dernier qui, nuit après nuit, prendra finalement le dessus et le transformera en monstrueux Monsieur Hyde.

On pourrait aujourd’hui imaginer l’auteur de ce récit, se questionnant sur lui-même, entre deux verres, entouré d’un côté par l’intelligentsia littéraire et poétique londonienne de la fin du XIXème, et de l’autre, par une certaine tendance victorienne à l’hypocrisie sociale. Et ainsi, Hyde devait naître…

« L’Étrange Cas du docteur Jekyll et de M. Hyde » fut, à de très nombreuses reprises, adapté sur scène. Mais ce sont ses adaptations cinématographiques qui m’intéresseront ici. Personnellement, je n’ai jamais vu les versions de 1908 et de 1912, la première étant perdue à jamais (quoique…Un collectionneur nous la brandira peut-être, un de ces jours) et la seconde faisant partie du domaine public.

La version de John Stuart Robertson, datant de 1920, et interprétée par John Barrymore (le grand-père de Drew Barrymore, et grimé dans ce film, comme affectionnait l’être son contemporain, Lon Chaney), et dans le double rôle de Jekyll et Hyde, fait aujourd’hui partie des classiques du cinéma d’horreur des années 20.

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Les versions de Rouben Mamoulian (pour la Paramount, en 1931) et de Victor Fleming (pour la MGM, en 1941) sont plus intéressantes car retranscrites aux États-Unis dans les années 30-40, avec des valeurs très différentes. Le docteur Jekyll se voit désormais « affublé », à l’écran, d’une fiancée en attente de mariage. Les scénaristes semblent donc s’en être donnés à cœur joie de plonger Fredric March (qui s’est d’ailleurs mis un Oscar sous la cravate, grâce à son interprétation du rôle, en 1931) et Spencer Tracy (en 1941) alias Henry Jekyll, dans une profonde dualité inconsciente face aux responsabilités de l’engagement du mariage. Jekyll s’égare presque volontiers, sous les traits d’un Monsieur Hyde, qui préfère se fuir en épanouissant sa sexualité refoulée, et ceci à des années lumières de ce que donnent à voir les valeurs d’une bourgeoisie américaine qui se cherche une dignité, en pleine crise mondiale. Dans la version de 1931, le réalisateur Rouben Mamoulian pousse techniquement le vice en jouant sur le regard intérieur-extérieur de son personnage, en filmant une partie du film en « caméra subjective », Robert Fleming, quant à lui, préférant utiliser, pour la profondeur ambigüe de Jekyll-Hyde, les très grandes qualités de comédien de Spencer Tracy.

13011806153915263610771292Outre une parenthèse française en 1959, avec LE TESTAMENT DU DOCTEUR CORDELIER dans lequel Jean Renoir épure le mythe en retranscrivant de nouveau le roman de Stevensen, la Hammer Films anglaise, elle-même, préfère revenir, en 1961, à une adaptation plus libre, avec LES DEUX VISAGES DU DOCTEUR JEKYLL, réalisé par Terence Fisher, et interprété par Paul Massie.

Jerry Lewis donnera aussi sa version humoristique, en 1963, avec DOCTEUR JERRY ET MISTER LOVE.

Je ne m’étendrai pas sur tous les dérivés érotiques qu’un film comme DOCTEUR JEKYLL ET SISTER HYDE (1971, de Roy Ward Baker) engendrera en pleine montée de la Sexploitation puisque, la même année déjà, sortait THE ADULT VERSION OF JEKYLL & HYDE, de L. Ray Monde, dans lequel Jekyll (ou plutôt le Dr. Leeder, sous les traits de Jack Buddliner) semble très heureux de se découvrir un corps transformé si différent et si agréable, lorsqu’il prend les traits de Miss Hyde (la belle Jane Tsentas). Jusqu’au film de Gérard Kikoïne, interprété par un Anthony Perkins toujours aussi éthéré…

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D’autres nombreuses versions cinématographiques ont été adaptées plus ou moins librement du texte de Stevensen. Ou un moyen évident pour les scénaristes d’exploiter le sadisme et d’autres déviances inavouables pour ce Monstre Sacré du Cinéma Fantastique qu’est Monsieur Hyde, ce monstre de désinhibition derrière lequel semble vouloir éternellement se cacher, comme une ombre en plein jour, son alter-égo et, sûrement moins modeste qu’il semble vouloir le faire croire (va savoir avec ce corniaud-là que l’on nomme l’Être Humain…), le Docteur Jekyll.

- Trapard -

Autres Monstres Sacrés présentés dans Les Échos d’Altaïr :

Alien / King Kong / Predator / Créature du Lac Noir / Mutant de Métaluna / Ymir / Molasar / Gremlins / Chose / Triffides / Darkness / Morlock / Créature de It ! The Terror from Beyond Space / Blob / Mouche / Créature de Frankenstein / Visiteurs / Martien de La Guerre des Mondes (1953) / E.T. / Pinhead / Michael Myers / Fu Manchu / Leatherface / Jason Voorhees / Tall Man / Damien Thorn / Toxic Avenger / Bruce : le grand requin blanc / La Momie / Le Loup-Garou

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LA MONSTRUEUSE PARADE (1932)

LA MONSTRUEUSE PARADE (1932) dans Cinéma 13052108214015263611211209

LA MONSTRUEUSE PARADE (1932) de Tod Browning (par Trapard)

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Un « Freak » ou « Monstre humain » désigne, dans le langage courant, un être humain atteint de malformation congénitale, ou d’un désordre génétique du développement, ou une maladie causant des formes extrêmes de difformité. Les « Freaks » ont été présentés dans des fêtes foraines, dans des cirques ou encore, dans ce qu’on appelait autrefois des Zoo humains. Jugées dégradantes, ces exhibitions ont été interdites en Europe à la fin du XIXe siècle, mais elles perdurent aux États-Unis sous la forme de Freak Show. Ce sujet est le point de départ et de dénonciation du film ELEPHANT MAN (1980) de David Lynch, mais c’est aussi le thème fort de LA MONSTRUEUSE PARADE (FREAKS) de Tod Browning, sorti en salles en 1932, qui est le sujet de notre article.

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Alors en contrat avec la Metro-Goldwyn-Mayer, juste après le succès retentissant de son DRACULA (1931) réalisé pour la Universal Pictures, Browning semble avoir gagné beaucoup de liberté de choix pour ce film suivant. Très tôt habitué au monde du cirque et du spectacle, il a basé son film, à l’aide des scénaristes, sur une nouvelle de Clarence Aaron Robbins. L’histoire se déroule dans les années 1930, dans le Cirque Tetrallini en tournée à travers l’Europe : Hans, un lilliputien illusionniste, fiancé à l’écuyère lilliputienne Frieda, tombe amoureux de la jolie trapéziste, Cléopâtre. Amusée, cette dernière se moque un peu de Hans, jusqu’à ce qu’elle apprenne qu’il a hérité d’une grosse fortune. Alors, aidée d’Hercules, son idiot d’amant, elle organise un plan machiavélique : elle demande Hans en mariage, devant la pauvre Frieda, désespérée, mais pas dupe non plus. Mais lors du banquet de noces en compagnie de tous les « monstres » du cirque, Cléopâtre, enivrée et imbue d’elle-même devant sa beauté, tente d’empoisonner son futur mari. Mais surprise, et soudain très dégoûtée, elle se voit invitée à entrer dans la « famille » très solidaire des monstres du cirque. Elle réagit très violemment sous l’effet de l’alcool qui lui tourne alors la tête, et se met à les insulter tous, en les traitant de sales « Freaks ». La machination est découverte et les « monstres » offensés et blessés la poursuivent, et de colère, ils l’amputent, au point qu’à la fin du film elle est présentée tel un monstre de foire… un peu comme si sa laideur intérieure devenait apparente. Du coup, le processus s’inverse, et à travers ce message le questionnement de ce qu’il peut exister au-delà de la laideur se pose.

13011705442815263610768395 dans TrapardLa question est si essentielle que beaucoup de cinéphiles excluent ce film de la vague du cinéma d’horreur des 30′s, pour le hisser dans les premiers films d’auteur du cinéma américain, et ainsi, Tod Browning, comme étant l’un des premiers réalisateurs intelligents du début du cinéma parlant. Par contre, à sa sortie, LA MONSTRUEUSE PARADE révulsa tellement le public et la critique que la carrière de Browning en fut quasiment liquidée sur le coup. Il ne tournera plus que quatre films, par la suite, dont les grands classiques que sont LA MARQUE DU VAMPIRE et LES POUPÉES DU DIABLE, mais avec des marges de manœuvre beaucoup moins libres.

D’ailleurs, LA MONSTUEUSE PARADE fut même amputée (si je puis dire…) après sa sortie. Une scène apparaissait à la fin du film, montrant Cléopâtre tombant à terre, ses jambes frappées par la foudre, puis son corps était recouvert de feuillages et de branchages par les « monstres » guidés par Hans. La scène a finalement été supprimée car le public jugeait le comportement de Hans beaucoup trop agressif envers une « humaine ».

13011705464715263610768396Enfin, au-delà du thème de la beauté intérieure-extérieure, un présentateur apparaît au début du film, comme dans un prologue, et comme cela se faisait souvent dans le cinéma de spectacle de cette période (dans FRANKENSTEIN, par exemple). Et généralement, on pouvait le voir écarter des rideaux et approcher de son air rassurant et propre sur lui. Et ceci pour prévenir de la violence du sujet qui allait être présentée au spectateur. Au début de la LA MONSTUEUSE PARADE, c’est un bonimenteur de fête foraine qui nous prévient qu’ « en offenser un, c’est les offenser tous ». Un thème fort qui, sous de faux-airs à vouloir nous effrayer et nous parler de vengeance bête et simple, nous renvoie au phénomène de solidarité qui se crée parfois lors de blessures intérieures et qui peut aussi prendre une valeur et une force commune, voire communautaire. Pour aller encore plus loin, le thème en est aussi, et ouvertement, l’Exclusion et le Sectarisme, face à des individus qui, et on le voit tout le long du film, font des efforts colossaux pour s’adapter au reste de l’équipe du cirque. Allant même parfois jusqu’à plaisanter de leurs propres difformités et, par conséquent, de leur propre différence.

Pour conclure, ce magnifique film, et repoussant à la fois, qu’est LA MONSTUEUSE PARADE, serait moins repoussant, peut-être, si l’on acceptait de considérer que la vraie monstruosité nait souvent de notre propre peur face à la mort, aux maladies ou aux difformités et amputations en tout genre. Et ce petit bijou du cinéma des années 30 est encore et toujours redécouvert par de nouvelles générations, ce qui n’est pas plus mal, vu l’ampleur de son message.

- Trapard -

Autres articles écrits par Trapard :

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EWOK CONTRE E.T.

En 1983, la France tout entière s’apprêtait à découvrir LE RETOUR DU JEDI. L’Épisode VI battait alors tous les records aux États-Unis, et à une époque où les films américains sortaient des mois plus tard en Métropole, les Français trépignaient d’impatience en attendant de voir les films événements.

Cet article de France Soir, publié l’année de la sortie du RETOUR DU JEDI, annonce l’arrivée prochaine du film de Richard Marquand en France. On y présente en photo l’une des nouvelles créatures vedettes de la saga STAR WARS, l’Ewok, dont on signale la planète d’origine en écorchant magnifiquement son nom : Enook, au lieu d’Endor ! On y annonce également les recettes fabuleuses obtenues par l’Épisode VI aux USA,  mais on sait aujourd’hui que ce ne fut (malheureusement) pas suffisant pour battre le record détenu par E.T. (1982)…

Je me souviens parfaitement du jour où j’ai découvert pour la première fois un Ewok, c’était justement à travers cette photo, et j’avoue avoir été à la fois très surpris par son apparence assez réussie (en photo noir et blanc…) et franchement plutôt inquiet quant à son rôle ! Mes craintes seront amplement justifiées lorsqu’enfin je découvrirai LE RETOUR DU JEDI en salle…

EWOK CONTRE E.T. dans Les 30 ans du Retour du Jedi 13011604304415263610765309



LE CABINET DU DOCTEUR CALIGARI (1919)

LE CABINET DU DOCTEUR CALIGARI (1919) dans Cinéma 13052108214015263611211209

LE CABINET DU DOCTEUR CALIGARI (1919) de Robert Wiene (par Trapard)

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LE CABINET DU DOCTEUR CALIGARI n’est pas, à proprement parler, un film fantastique, mais il est bel et bien un très beau film sur l’Imaginaire, si l’on considère, bien sûr, que la Folie et les délires psychotiques développent une forme certaine d’Imaginaire.

Le scénario a été écrit par Carl Mayer et par Hans Janowitz. Alors à l’origine d’un mouvement cinématographique extrêmement graphique né en Allemagne, l’Expressionnisme, Carl Mayer voulait faire très fort avec LE CABINET DU DOCTEUR CALIGARI qui, de par sa nouvelle forme de narration à tiroirs et ses décors improbables, sort finalement du cadre de ce mouvement, et certains parlent même de « Caligarisme » à son sujet. C’est dire si ce film est un peu à part.

13011506532715263610762759 dans Le grenier du ciné fantastiqueSon histoire semble simple aux premiers abords : Dans une fête foraine, vers 1830, le docteur Caligari exhibe Cesare, un somnambule. Celui-ci prédit à un étudiant, Alan, qu’il vivra jusqu’à l’aube. Il est en effet assassiné dans son lit. Son ami Francis soupçonne Caligari. Jane, la jeune fille que convoitaient Alan et Francis est enlevée par Cesare. Poursuivi, le somnambule s’écroule après avoir abandonné son fardeau. Francis poursuit Caligari qui se réfugie dans un asile de fous, dont Caligari s’avère être le directeur.

Donc plus le film évolue, plus le spectateur comprend qu’il est manipulé et que chaque personnage en cache un autre dont les valeurs et responsabilités s’inversent. Je n’hésiterai pas à spoiler un film de 1919, dont je pense que plus ou moins chaque cinéphile a déjà parcouru une fois, en annonçant que le personnage de Francis traquant le Dr. Caligari au sein de son institution psychiatrique n’est autre que l’un de ses patients. Le film n’ayant été qu’un cheminement psychotique, de la part du dénommé Francis, en quête de déculpabilisation de sa propre personne, et ceci depuis le début du film. Une narration en tiroirs donc, et en lecture inversée qui font passer IRRÉVERSIBLE de Gaspard Noé, et quelques sujets du même genre, pour des films d’étudiants.

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Du coup, à la fin du CABINET DU DOCTEUR CALIGARI, tout s’éclaire : le graphisme délirant des décors décentrés qui désorientent beaucoup le spectateur, et cette constante impression que le sujet du film risque de nous échapper, cet ensemble abstrait s’évapore alors, et le film s’ancre enfin dans une certaine réalité sociale. Le spectateur peut donc mentalement se refaire défiler le film et comprendre que Francis lui a raconté des salades tout le long, caché derrière sa maladie mentale.

13011507005715263610762767Francis est interprété par Friedrich Feher, mais ce sont finalement les comédiens Werner Krauss (le Docteur Caligari / Le directeur de l’hôpital psychiatrique) et Conrad Veidt (Cesare, le somnambule) qui restent les héros de ce film, car en diabolisant leurs deux personnages, Francis arrive à focaliser notre attention sur eux, comme lorsque parfois, avec de la colère ou de la jalousie, on arrive malgré soi à grandir des personnes insignifiantes. Puis il y a aussi, et bien sûr, la jolie Lil Dagover qui interprète Jane qui est finalement le nœud de l’intrigue, kidnappée et portée par Cesare, telle une screaming girl abandonnée dans les bras d’un monstre du cinéma fantastique. Elle n’est autre qu’une des patientes internées à l’hôpital psychiatrique et à qui Francis partage ses délires sous la forme d’une histoire à l’imagination débordante, car au-delà de la Folie il reste toujours l’Amour…

Un très beau film de Robert Wiene, bien que Fritz Lang avait été pressenti pour le mettre en scène mais il refusa, de peur de trop égarer le spectateur. Le chanteur / réalisateur, Rob Zombie, a rendu un bel hommage au CABINET DU DOCTEUR CALIGARI en reprenant des scènes du film dans son clip Living Dead Girl.

Bien que difficile d’accès de par la qualité du film suite à l’usure du temps et son univers abstrait renforcé par l’absence de bande sonore, LE CABINET DU DOCTEUR CALIGARI demeure un film à toujours redécouvrir puisqu’il est, encore aujourd’hui, un bel exercice de style et un bel exemple de ce qu’est le cinéma : une machine à manipuler les histoires.

- Trapard -

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ROBOT-CRAIGNOS (57)

ROBOT-CRAIGNOS (57) dans Robot-craignos 13061310000015263611288446

13011406173515263610759316 dans Star Trek

Vous avez certainement déjà croisé ce genre de tête à la caisse d’un supermarché, dans une bibliothèque ou dans une salle de classe… Cet air pincé et hautain, digne d’une institutrice célibataire proche de la retraite, appartient à Stella, androïde créé à l’image de la femme de Harry Mudd, épouse acariâtre s’il en est. Et comme promis la dernière fois, après IG-88 de STAR WARS en robot-craignos modèle 56, il s’agit bien aujourd’hui d’un robot-craignos appartenant à STAR TREK, plus précisément à l’épisode « Mudd » (« I, Mudd ») de la série des sixties.

La réplique androïde de Stella demeure précieusement conservée dans une cellule. Harry Mudd, coincé sur une planète où les androïdes sont maîtres, a obtenu la création cybernétique de son ancienne épouse. En souvenir ? Par amour ? Que nenni !  Tout simplement afin de se réjouir de lui couper allègrement le sifflet, un luxe qu’il ne pouvait jamais s’octroyer auparavant ! Oui, car Stella est une mégère de premier ordre qui ne cesse de réprimander son bénêt de mari dès qu’elle ouvre la bouche ! Alors quel luxe pour Harry Mudd de lui ordonner de se taire.

On pourra également admirer la coiffure de Stella-la-rouquine qui lui confère comme deux oreilles de chat, sans tout de même lui donner l’air félin d’une Catwoman, n’exagérons pas. Stella n’a d’autre fonction que de se mettre en route lorsque Harry le lui permet et de déblatérer ses réprimandes en vociférant. Problème pour Harry : après avoir voulu tendre un piège à Kirk et ses acolytes, notre homme sera condamné à rester coincé sur sa planète en compagnie de 500 modèles de son épouse ! Et cette fois, pas moyen de leur ordonner de se taire ! La vengeance de Kirk est toujours redoutable…

(Un remerciement tout particulier à la Communauté Francophone de Star Trek qui m’a permis de dénicher le modèle STAR TREK du craignos !)

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Règles de classification des robots

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MAKING DU FILM LABYRINTHE

MAKING DU FILM LABYRINTHE dans Cinéma 13011307410715263610755305

Voici, en six parties, le making complet (en V.O.) du film LABYRINTHE de Jim Henson, un documentaire intitulé « Inside the Labyrinth ».

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