• Accueil
  • > Archives pour février 2013

Archives

Archive pour février 2013

CRITIQUES EXPRESS

CRITIQUES EXPRESS (par Di Vinz)

CRITIQUES EXPRESS dans Cinéma 13021606533515263610871289RESIDENT EVIL RETRIBUTION : Catastrophique !

Milla est belle, Milla est sexy, mais trop de Milla tue Milla. Alors certes c’est l’héroïne, mais les autres personnages (Léon et Barry pour ne citer qu’eux) passent complètement à la trappe, alors que leur rôle dans la saga de jeux vidéo Resident Evil sont très importants. On ne voit qu’Alice dans ce film à l’action d’une lenteur affligeante, aux effets spéciaux contrastant trop avec le reste de la photo, au scénario très très pauvre et aux combats mal chorégraphiés. De plus c’est filmé n’importe comment. Je n’irai pas plus loin, ce film est une véritable catastrophe, je n’ai rien vu de tel depuis DRAGON BALL EVOLUTION… À l’instar d’autres réalisateurs, comment Paul WS Anderson peut-il gâcher une telle licence et autant d’argent si facilement ? Mystère…

13021606564915263610871293 dans Di VinzDREDD : La bonne surprise !

Je pense que n’importe quel acteur aurait pu jouer l’ami Dredd, mais ne soyons pas mauvaise langue, cela n’enlève rien à la bonne prestation de Karl Urban, accompagné d’une jeune actrice au talent certain. J’ai découvert ce film avec appréhension, étant un grand fan de Stallone et du premier JUDGE DREDD, mais force est de constater que cet opus est aussi réussi que son prédécesseur, voire mieux! C’est un genre de huis clos futuriste à la réalisation impeccable où tout parait crédible, de l’univers aux personnages en passant par les dialogues. Le huis clos est peut-être une solution de facilité, mais ça marche ! J’ai été agréablement surpris.

 

 

 

13021607004115263610871304 dans Science-fictionTOTAL RECALL MÉMOIRES PROGRAMMÉES : Le blockbuster de base !

Aïe aïe aïe… Si DREDD ne souffre pas de la comparaison avec le premier film de la franchise, TOTAL RECALL en souffre indéniablement beaucoup. Colin Farrell, excellent acteur au top de sa forme, ne suffira pas à lui seul à nous faire oublier la trame beaucoup trop simple, vue, revue et usée jusqu’à la moelle. L’univers de Total Recall, au potentiel énorme, n’est qu’un prétexte à une intrigue cousue de fils blancs… Une déception car le film possède une réalisation assez propre et de bons effets spéciaux malgré un abus de lens flare digne de JJ Abrams. La course poursuite est sympa, l’action bien filmée, mais ça ne fait pas tout, j’ai fini le film avec cette sale impression d’avoir eu affaire à un blockbuster ultra basique au potentiel gâché. Dommage.

- Di Vinz -



UTOPIC FASHION : LES FEMMES DE LA LUNE

UTOPIC FASHION : LES FEMMES DE LA LUNE dans Science-fiction 13061310015515263611288448

Et si on s’attardait régulièrement sur les vêtements à travers les films et les séries de science-fiction ? Et si on explorait les tendances ou les fantasmes exprimés à travers les designs les plus fous, les plus kitchs ou les plus provocants de la SF, mais aussi à travers les plus austères, les plus sérieux ou les plus envisageables dans un avenir plus ou moins éloigné ? C’est ce que vous proposera dorénavant la catégorie « Utopic Fashion » des Échos d’Altaïr où, du maillot de bain de Stella Star en passant par les tenues des Fremens, rien ne vous sera épargné !

Parler fringues n’a jamais été mon fort car je n’y accorde aucune importance. Mon vocabulaire s’avère d’ailleurs très restreint sur la question. Mais quand l’ami Trapard a évoqué dernièrement, dans le groupe Facebook, l’idée d’une rubrique consacrée exclusivement aux vêtements à travers la SF, je me suis dit : « EN VOILÀ UNE BONNE IDÉE ! » Eh oui, pensez donc, voilà quelque chose de tout nouveau tout beau, de frais et d’original ! Et Dieu sait que la SF possède une garde-robe à l’échelle de l’univers, sans cesse renouvelée, revue et corrigée par les couturiers les plus fous ou les plus sages ! La mode à travers la SF ? Diantre ! Tout un programme ! Il y aurait vraiment de quoi faire un dossier, entre les pyjamas de STAR TREK, le costume sado-maso de Sean Connery dans ZARDOZ ou les tenues légères de Jane Fonda dans BARBARELLA, pour ne citer que ça, imaginez le vivier ! Mais plutôt qu’un dossier, prenons le temps de sortir régulièrement de notre armoire SF un vêtement que nous étudierons ensemble avec plus ou moins de sérieux, selon son excentricité ou son avant-gardisme. Oui, ne nous privons pas de ce petit plaisir.

13021508565015263610868138 dans Utopic fashion

Et pour commencer, j’ai choisi les femmes de la base lunaire de la série des seventies UFO : ALERTE DANS LE COSMOS. Et pourquoi elles plutôt que d’autres ? Jugez vous-même à travers les photos : que voilà un bel exemple de mode spatiale comme malheureusement (ou heureusement, diront certain(e)s) nous n’en verrons jamais !

L’action est censée se dérouler en 1980. À cette époque, la Terre est menacée par des extraterrestres. Seul le SHADO (Supreme Headquarters Alien Defence Organization), une organisation secrète militaire, peut lutter contre l’envahisseur grâce à des moyens considérables : véhicule amphibie, véhicules tout-terrain et base lunaire. Et c’est justement dans cette base lunaire que nous retrouvons nos femmes habillées de leurs combinaisons métallisées (bottes incluses) et, surtout, coiffées de leurs indispensables perruques mauves légendaires, absolument uniques au monde car so kitsch ! Je peux vous assurer en tout cas que ce n’est pas elles les extraterrestres de la série !

13021509001715263610868141Il est dit que cet accoutrement servirait à se protéger des effets néfastes de l’électricité statique (!)… d’où le côté mauve de la perruque ?… Cela n’explique cependant pas pourquoi nos créatures lunaires ont les yeux aussi maquillés… Peut-être est-ce un moyen comme un autre de lutter contre l’ennui à l’intérieur de la base lunaire… Ah, la coquetterie féminine !

Gerry Anderson, créateur de la série, trouvait que cet ensemble métallisé faisait plus futuriste et qu’il convenait parfaitement aux éclairages. Le côté métallisé-aluminium était en effet très à la mode dans les costumes SF des sixties-seventies. Il est devenu aujourd’hui  hyper ringard et kitch. Nul cinéaste n’oserait le remettre au goût du jour ! Quant à Sylvia Anderson, femme de Gerry, elle croyait que la perruque mauve serait très à la mode dans la gente militaire féminine des années 80… Imaginons des bataillons entiers de courageuses femmes soldats portant ces merveilleuses perruques lors de leurs interventions armées… De quoi perturber, voire dérouter, les troupes ennemies… Excellente idée, Mrs Anderson… Vous en avez d’autres comme ça ? Vive le SHADO et ses femmes lunaires !



WHITE ZOMBIE (1932)

WHITE ZOMBIE (1932) dans Cinéma 13052108214015263611211209

WHITE ZOMBIE (1932) de Victor Halperin (par Trapard)

13021407231315263610865284 dans Fantastique

WHITE ZOMBIE est d’abord le premier film de zombies recensé par l’Histoire du cinéma. Il est ensuite une petite histoire de famille, puisque ce sont les deux réalisateurs et frères, Halperin (Edward et Victor), qui ont produit ce petit film indépendant (bien qu’une majorité des scènes furent tournées dans les studios de la Universal), un film aujourd’hui culte, et que Victor Halperin réalisa lui-même. Béla Lugosi y tient même la tête d’affiche, affublé d’une longue barbiche et d’un vaste manteau sombre, dans un de ces rôles inquiétants qui lui sont rattachés à jamais (et qu’on en oublierait presque qu’il a aussi tourné des comédies). L’intrigue : Un jeune couple en voyage à Haïti, Neil et Madeleine, est invité par une connaissance, Charles Beaumont, à venir dans sa plantation pour leur mariage. Mais Beaumont est amoureux de Madeleine et espère pouvoir la persuader de l’épouser lui plutôt que Neil. Repoussé, il s’adresse alors, à un maître vaudou blanc, Legendre (Béla Lugosi), pour qu’il fasse d’elle un zombie de manière temporaire…

13021407382915263610865304 dans Le grenier du ciné fantastique

WHITE ZOMBIE n’est pas toujours très réussi dans sa réalisation, mais il possède un charme macabre indéniablement poétique, lors des diverses scènes d’errances des esclaves zombifiés au milieu des brumes parsemant les décors de paysages nocturnes haïtiens ou lors de scènes se déroulant en bord de mer, au pied d’un château et devant une immense matte-painting. Et certaines scènes, comme celles où Madeleine en transe joue du piano, annoncent aussi et en quelque sorte le magnifique film poétique de Jacques Tourneur, VAUDOU (1943).

WHITE ZOMBIE engendra un petit succès, bien qu’il ait été plutôt public que critique, puisque les frères Halperin récidiveront, en 1936, avec LA RÉVOLTE DES ZOMBIES (Revolt of the Zombies), mais sans Lugosi, cette fois-ci. Mais avec l’acteur William Crowell interprétant le méchant prêtre asiatique Tsiang. Du coup, au lieu de zombies haïtiens, c’est en Asie du Sud, et dans les profondeurs du Cambodge français, à Angkor, qu’au milieu de la première guerre mondiale, des troupes américaines affrontent la secte de Tsiang, détenant le secret ancestral de la zombification, et créant ainsi de redoutables machines à tuer. On se rapproche donc, avec ce film, des régions cinématographiques et littéraires très nébuleuses du néfaste et machiavélique Docteur Fu Manchu, ce grand gourou du Péril Jaune et ennemi juré des Empires coloniaux de l’Asie…

13021407430815263610865309 dans Trapard

La même année, Boris Karloff tournera lui aussi une variante du « film de zombie » avec le sympathique LE MORT QUI MARCHE (The Walking Dead) sous la direction de Michael Curtiz. Un film de la Warner Bros. Pictures dans lequel Karloff est condamné à tort pour meurtre, et après son exécution, un scientifique lui applique un nouveau traitement, de son invention, pour le ramener du trépas vers la vie…

En parcourant un serial de SF, datant de 1935, THE LOST CITY, j’ai même eu le plaisir de découvrir un étrange épisode intitulé THE LIVING-DEAD MEN, dans lequel un savant fou aux faux airs de Vincent Price zombifie scientifiquement, dans son immense laboratoire, toute une tribu africaine qu’il garde enfermée dans des geôles et dont il commande chaque faits et gestes. Mais sur ce même thème, Fritz Lang, en pleine montée du nazisme en Allemagne, n’annonçait-il pas lui aussi et en quelque sorte, une zombification (mais plus sciemment politisée), lorsque le Docteur Mabuse exerçait ses pouvoirs d’hypnose et de suggestion sur ses sujets, dans les versions de 1922 et surtout dans celle de 1933 ?

13021407485415263610865314Pour en revenir au « film de zombies » pur et dur, j’ouvrirai une parenthèse avec LE ROI DES ZOMBIES (King of the Zombies), une comédie horrifique tournée en 1941 par Jean Yarbrough, et interprétée par Mantan Moreland, un comédien afro-américain qui eut sa période de gloire dans de petites productions d’horreur ou d’aventures des années 40, en interprétant des personnages assez couards et aux accents du Bronx très prononcés (alors qu’il était originaire de la Louisiane). Un comédien d’une certaine blaxploitation des 40′s, un peu désuète, mais que l’Oscar attribué en 1939 à l’actrice Hattie McDaniel, incarnant Mamma dans AUTANT EN EMPORTE LE VENT, a sûrement accéléré. Mais aujourd’hui, Mantan Moreland, est presque un comédien culte, avec les années, pour les amateurs de cinéma bis, et personnellement je considère que, malgré l’ineptie de ses rôles, Mantan Moreland était un très bon comédien comique, qui me fait beaucoup rire. On le voit affronter, avec son grand regard épouvanté, dans LE ROI DES ZOMBIES, des hordes de zombie caribéens puisque son avion s’écrase sur une petite île, et entouré de ses trois camarades survivants, il est accueilli par le Dr. Sangre, un scientifique nazi qui pratique la sorcellerie vaudou pour réveiller les morts et les pousser à l’esclavage. C’est donc ici un début de brèche qui s’ouvre sur le futur sous-genre du « film de zombies nazis » mais c’est aussi un retour au « film de zombie vaudou » et, si je mets de côté le sympathique nanar d’Edward L. Cahn, ZOMBIES OF MORA TAU (1957), c’est George Andrew Romero qui nous guidera (avec LA NUIT DES MORTSVIVANTS), dès 1968, jusqu’à l’actuel zombie « moderne » tel qu’on le connaît. Sans oublier sa déclinaison récente, avec les « Infectés ». Seul L’EMPRISE DES TÉNÈBRES (1988), de Wes Craven, nous proposera un retour vers les origines haïtiennes et vaudou qui étaient le point de départ de WHITE ZOMBIE. Lucio Fulci, et quelques cinéastes du bis italien, situant pourtant l’action de leurs « films de Zombies » sur de petites îles caribéennes souvent imaginaires, dans leurs films des 70′s jusqu’aux 80′s…

Mais pour terminer sur WHITE ZOMBIE, et bien qu’il soit le premier film de morts-vivants, il est aussi un film à voir ou à revoir de temps à autres, pour son univers horrifique, un peu décalé. Un film aussi dans lequel Béla Lugosi interprète un de ses rôles les plus cultes de sa carrière dans le cinéma d’horreur des 30′s. Et voir Béla Lugosi en sorcier vaudou, tout européen qu’il soit, cela vaut tout de même son pesant de morsure cinématographique sur Haïti d’un autre temps !

- Trapard -

Autres articles écrits par Trapard :

Robot-John / Flash Gordon, de la BD aux serials / La Charrette Fantôme / La Chute de la Maison Usher / Robot-craignos 33 / Croisières Sidérales / Robot-craignos 34 / La Comtesse Noire / Robot-cool 23 / Robot-craignos 35 / L’Ange de la Vengeance / Robot-craignos 36 / Hydra, le Monstre des Profondeurs / Robot-craignos 38 / Les Contes de la Lune vague après la Pluie / Robot-craignos 42 / Transylvania, le fanzine de l’Edison Club / Le Monstre aux Yeux Verts / Belphégor / La Brigade des Maléfices / Robot-cool 26 / Frankenstein (1910) / La trilogie japonaise de Dracula / Robot-craignos 48 / Redneck Zombies / Michael Myers / Le Crocodile de la Mort / Fu Manchu / Leatherface / Jason Voorhees / Robot-craignos 52 / Spectreman / Tall Man / Robot-cool 29 / Damien Thorn / Toxic Avenger / Robot-craignos 55 / La Momie / La maison hantée au cinéma / Terminator 2 (de Bruno Mattei) / Le Loup-Garou / Le Cabinet du Docteur Caligari / La Monstrueuse Parade / Dr Jekyll et Mr Hyde / Le Golem / Aelita / Le Fantôme de l’Opéra / Double Assassinat dans la Rue Morgue / Dracula / Doctor X

Rejoignez Les Échos d’Altaïr IV sur Facebook !

(Les Échos d’Altaïr ne sont en aucun cas responsables des liens publicitaires présents dans les textes)



UN JEDI ET DES JOUETS

Comme chaque semaine, notre rendez-vous consacré aux 30 ans du RETOUR DU JEDI (1983 – 2013). Le merchandising STAR WARS a toujours été très abondant (ce n’est pas ForceSith qui me contredira). Voici quelques publicités d’époque qui font la part belle aux jouets du RETOUR DU JEDI.

Mes premières figurines du RETOUR DU JEDI, je les ai achetées en France, avec un magnifique Scout Walker offert à Noël 83 ! En Nouvelle-Calédonie, je me souviens avoir bavé devant un splendide Chasseur B à la Hotte du Père Noël (aujourd’hui devenu Joué Club). Si j’ai lamentablement perdu les blisters, j’ai cependant toujours les figurines…

Image de prévisualisation YouTube

Image de prévisualisation YouTube

Image de prévisualisation YouTube

Image de prévisualisation YouTube

Image de prévisualisation YouTube

Autres articles publiés dans la catégorie Les 30 Ans du RETOUR DU JEDI :

Le retour d’un Jedi / Ewok contre E.T. / Richard Marquand, le choix du Jedi / Quand Luke parle… / Jedi Express

(Les Echos d’Altaïr ne sont en aucun cas responsables des liens publicitaires présents dans les textes)



DOCTEUR X (1932)

DOCTEUR X (1932) dans Cinéma 13052108214015263611211209

DOCTEUR X (1932) de Michael Curtiz (par Trapard)

13021207395215263610858088 dans Fantastique

Lancé par la First National Pictures (avant qu’elle ne devienne la Warner Bros.), et par les producteurs Hal B. Wallis et Darryl F. Zanuck, DOCTEUR X (Doctor X) est un agréable petit film d’épouvante du début des 30′s qui mêle mystère, humour, savant fou, et le tout dans un univers semi-gothique du début des années 30.

13021207422615263610858089 dans Le grenier du ciné fantastiqueTourné (en couleurs) par un expatrié allemand, en pleine montée du nazisme dans son pays, Michael Curtiz, c’est à Lionel Atwill et à Fray Way que reviennent les rôles principaux du film. L’intrigue : Un étrange meurtrier commet de nombreux assassinats sanglants à proximité du cabinet d’un certain docteur Xavier, lequel emploie quatre autres médecins aux pratiques bizarres. Un jeune journaliste de presse écrite s’intéresse à l’affaire…

Sans trop en dire, l’enquête nous mène doucement vers un univers macabre où la jeune Fray Way, incarnant la fille du professeur Xavier (d’où le X du titre, et non pas, celui des X-Men qui n’étaient pas encore nés en 1932…) ajoute une touche de fraîcheur « teen » au film. Elle tournera de nouveau sous la houlette de Curtiz, l’année suivante, et toujours aux côtés de Lionel Atwill, dans MASQUES DE CIRE (Mystery of Wax Museum), alternant avec une carrière glorieuse pour la RKO dans LES CHASSES DU COMTE ZAROFF (1932, The Most Dangerous Game) mais surtout, en incarnant la fiancée de KING KONG (1933).

13021207453115263610858093 dans TrapardBien que souvent bavard, DOCTEUR X n’en reste pas moins un très beau film graphique des 30s, Michael Curtiz, en bon contemporain de Fritz Lang qu’il était, aimant jouer avec les jeux d’ombres et les éclairages inquiétants. Et c’est sans omettre l’univers scientifique des studios hollywoodiens, fait d’éprouvettes et des produits chimiques fumants ou en ébullition, que FRANKENSTEIN de la Universal Pictures avait popularisé l’année précédente, histoire de savant fou oblige ! Le MASQUES DE CIRE de Curtiz de 1933 n’échappera pas à la règle, avec la cire bouillante des statues de figures historiques camouflant des cadavres, en prime. Personnellement, je conseille fortement ce dernier film à ceux qui ne l’auraient jamais vu, car il est, pour moi, l’aboutissement de DOCTEUR X et du travail de Michael Curtiz vers un univers gothique plus abouti encore. Mais Michael Curtiz est aussi le grand réalisateur de westerns, sur lequel il est difficile de faire l’impasse, en tant que fan du genre.

13021207475415263610858097La First National Pictures créera une suite aux méfaits du Professeur Xavier, en 1939, avec THE RETURN OF DOCTOR X, réalisée par Vincent Sherman, mais sans Lionel Atwill qui s’est trouvé un digne remplaçant sous les traits d’Humphrey Bogart (si, si !). Humphrey Bogart a donc interprété un savant fou, bien avant tous les personnages magnifiques qu’on lui connaît, et ceci à une époque où je considère qu’il ne trimballait sa belle gueule que dans des rôles mineurs de sous-James Cagney. Humour, mystère, assassinats et enquêtes journalistiques sont de nouveau au programme de cette séquelle en noir et blanc du DOCTEUR X, et cette fois-ci et Bogart y arbore une belle coupe de cheveux striée d’une mèche blanche, presque digne de celle d’Elsa Lanchester dans LA FIANCÉÉ DE FRANKENSTEIN tourné quatre ans plus tôt, et une grande paire de lunettes rondes. Moins machiavélique que le Docteur Denfert des AUSTIN POWERS ou que le Docteur Gang d’INSPECTEUR GADGET qui ne se déplacent jamais sans leurs chats persans capricieux, Bogart en Professeur Xavier incarnerait plutôt un scientifique névrosé et un peu paumé, errant avec un lapin blanc dans les bras.

DOCTEUR X et LE RETOUR DU DOCTEUR X, deux films qui n’ont pas trop laissé de traces indélébiles dans l’Histoire du cinéma d’horreur, mais qui sont néanmoins à découvrir ou à redécouvrir pour les fans de Savants Mabouls en tout genre.

- Trapard -

Autres articles écrits par Trapard :

Robot-John / Flash Gordon, de la BD aux serials / La Charrette Fantôme / La Chute de la Maison Usher / Robot-craignos 33 / Croisières Sidérales / Robot-craignos 34 / La Comtesse Noire / Robot-cool 23 / Robot-craignos 35 / L’Ange de la Vengeance / Robot-craignos 36 / Hydra, le Monstre des Profondeurs / Robot-craignos 38 / Les Contes de la Lune vague après la Pluie / Robot-craignos 42 / Transylvania, le fanzine de l’Edison Club / Le Monstre aux Yeux Verts / Belphégor / La Brigade des Maléfices / Robot-cool 26 / Frankenstein (1910) / La trilogie japonaise de Dracula / Robot-craignos 48 / Redneck Zombies / Michael Myers / Le Crocodile de la Mort / Fu Manchu / Leatherface / Jason Voorhees / Robot-craignos 52 / Spectreman / Tall Man / Robot-cool 29 / Damien Thorn / Toxic Avenger / Robot-craignos 55 / La Momie / La maison hantée au cinéma / Terminator 2 (de Bruno Mattei) / Le Loup-Garou / Le Cabinet du Docteur Caligari / La Monstrueuse Parade / Dr Jekyll et Mr Hyde / Le Golem / Aelita / Le Fantôme de l’Opéra / Double Assassinat dans la Rue Morgue / Dracula

Rejoignez Les Échos d’Altaïr IV sur Facebook !

(Les Échos d’Altaïr ne sont en aucun cas responsables des liens publicitaires présents dans les textes)



ROBOT-CRAIGNOS (60)

ROBOT-CRAIGNOS (60) dans Cinéma bis 13061310000015263611288446

13021107070715263610854050 dans Robot-craignosAu rayon gamelles, je vous présente l’un des robots tueurs italiens de la diabolique Jenabell du film SUPERMAN CONTRE LES ROBOTS (aka SUPERMAN LE DIABOLIQUE / ARGOMAN SUPER DIABOLICO, 1967, Sergio Grieco). Véritable pantin métallique à la démarche bien raide et aux bras disproportionnés, il appartient à une armée constituée de semblables spécimens destinés à dominer l’humanité… On a franchement bien du mal à s’imaginer un monde réduit à néant par de si piètres représentants de la robotique. Plus lent qu’un zombie (quoique ceux de THE WALKING DEAD…), plus arthritique que le robot géant des Amazones de STAR CRASH et plus repérable qu’un Cylon en mission, il serait une proie facile en cas de guerre !

Et que vient faire Superman dans tout ça me direz-vous (vu le titre) ? Rien, absolument rien puisque notre super héros n’apparaît même pas durant tout le film ! Seul un certain Argoman est présent pour lutter contre la méchante Jenabell et ses robots. Eh oui, en français « Argoman » donne « Superman »… N’allez pas comprendre pourquoi. Il n’y a rien à comprendre du tout dans ce nanar italien des sixties.

Autres vedettes de la catégorie Robot-Craignos :

Robot de Target Earth / Robot de Devil Girl from Mars / Robot de The Phantom Empire / Robot de The Robot vs. the Aztec Mummy / Robot de Vanishing Shadow / Robot de The Phantom Creeps / Robot de Undersea Kingdom / Robot de Superman (serial) / K1 / Ro-Man / Muffet / Robox / Robot géant des amazones de Star Crash / Robot de Flesh Gordon / 2T2 / Robot de Giant Robot / Gog / Kronos / Robot de The Space Giants / Robert / Wiki / Robots de The Lost Saucer / Robot de L’Invasion des Soucoupes Volantes / Jet Jaguar / Elias / QT-1 / Andy / Dot Matrix / Robot de The Goodies / Torg / Kryten / Robot de Dünyayi Kurtaran Adam / Robot de L’Homme Mécanique / Robot de Supersonic Man / Robot de Cosmo 2000 / Mechani Kong / Sparks / Robots de Ice Pirates / Maria (de Roboforce) / K-9 / Robot de The Bowery Boys Meet The Monsters / Robot de First Spaceship On Venus / « Friend » / RUR / Crow T. Robot, Gypsy & Tom Servo / Q / Tic Tac / Robowar / Robot de Frigia / Mark 1 / Kip / Doraemon / Robot de Métal Hurlant Chronicles Moguera / Robot de Galaxis / IG-88 / Stella / Metalogen Man / Tor

Robot « cool » ou « craignos » ?

(Les Echos d’Altaïr ne sont en aucun cas responsables des liens publicitaires présents dans les textes)



REALISEZ VOTRE PROPRE COUVERTURE DE PULP !

REALISEZ VOTRE PROPRE COUVERTURE DE PULP ! dans Imaginart 13092910513615263611593982

Le « Pulp-O-Mizer » est une machine extraordinaire inventée par un savant fou et capable de créer pour vous des couvertures de pulps comme il en fleurissait dans les années 30 à 40 ! Bon je délire un peu… Plus sérieusement, sur le site Webomator.com, vous trouverez toute une gamme de modèles de couvertures à l’ancienne, du prêt-à-porter informatique comme je l’aime (pas de prise de tête) : à vous ensuite de choisir votre titre (entre des Science Stories, Fantastic Future Stories, Tales from the Planets of Terror…), votre décor (planétaire, spatial, urbain…), vos personnages (aventurier galactique, spationaute, savant excentrique…), vos engins volants ou fusées, etc. Positionnez le tout. Tapez vos titres accrocheurs, réglez leurs dimensions… et vous obtenez à l’arrivée une merveilleuse couverture de SF rétro à papa digne de l’époque des pulps ! Amusez-vous bien ! (et merci à Marianne pour cette trouvaille fabuleuse !)

13101906303015263611652576 dans Imaginart

Autres articles publiés dans la catégorie Imaginart : 

Tim White, artiste de l’Imaginaire / Fonds d’écran plein d’imagination ! / Ralph McQuarrie, créateur d’univers (1) / Ralph McQuarrie, créateur d’univers (2) / L’Imaginaire en fond d’écran ! / Peter Andrew Jones, fils de pulps / Andrew Probert, le papa des Cylons / Jules Verne en 3D / L’art de la SF et de l’heroic fantasy : Michael Whelan / Heroic fantasy et Cie / Vador psychédélique et générique mythique / L’Empire vous parle ! / Un stardestroyer chez soi… / Affiches à part / Pour quelques fonds d’écran de plus / Star Wars en version steampunk ! / C’est fou ce qu’on peut faire avec un ticket de métro ! / Dangereux portes clés ! / Le FouRobot ! / Des peintures très « muppets » / La 3D anaglyphe selon Joel Fletcher / Tatooine / Trésors de Lucasbooks / Frank R. Paul, l’artiste des pulps / Ma collection personnelle de pulps / Des images de rêve / Nemotechnik / Mondes et voyages de Didier Graffet / Un blog pour Scifimages / Jolis fonds d’écran galactiques / C’est merveilleux ! / Base extraterrestre appelle la Terre ! / L’art de Chris Foss / Du Separth ! / Du Separth (suite !) / Mars, Mars et encore Mars ! / Jules Verne et le CM2B / Le minimum pour une affiche / CoolVibe pour vous faire rêver / Documentaire sur Reynold Brown / Des vaisseaux et des robots / Envahisseurs sur cartes postales

(Les Echos d’Altaïr ne sont en aucun cas responsables des liens publicitaires présents dans les textes)



RETOUR VERS LES 80′s : L’AMIE MORTELLE (1986)

Aventurons-nous à la fin des années 1980 avec, cette fois, la seconde génération du fanzine calédonien CosmoFiction, celle qui se compose de six numéros étalés de 1988 à 1991. Notre voyage nostalgique se poursuit avec quelques-unes des critiques cinématographiques parues au fil des numéros du fanzine.

RETOUR VERS LES 80's : L'AMIE MORTELLE (1986) dans Cinéma bis 13020906225015263610847155

Encore un film qu’il faudrait que je revoie rapidement car je n’en garde que de vagues souvenirs. Il est sûr en tout cas qu’il ne s’agit pas d’une œuvre phare de la filmographie de Wes Craven… Voici la critique de L.S. publiée dans le numéro 1 de CosmoFiction Fanzine d’avril 1988.

L’histoire : « Paul Conway est un jeune homme de 15 ans, qui, malgré son âge, est déjà un brillant neurologue. Il a même fabriqué un robot qu’il a appelé BB, robot doté d’une grande force et intelligence, mais qui peut avoir des réactions inatendues. Paul finit par tomber amoureux de sa nouvelle voisine Samantha. Hélas, celle-ci se fait tuer accidentellement par son père alcoolique. Le jeune homme décide de récupérer le cadavre de la jeune femme à la morgue et de lui implanter au cerveau le microprocesseur de son robot. Mais celle-ci devient alors une dangereuse meurtrière… » (Wikipédia)

13020906261815263610847157 dans Cinéma bis américain

« L’AMIE MORTELLE nous permet de retrouver un Wes Craven des plus motivés. Possédant un excellent scénario (un adolescent tente de redonner vie à sa petite amie décédée, cela par l’intermédiaire de la greffe du cerveau électronique d’un robot !), Craven nous prouve encore une fois son grand talent de réalisateur. Pour ce film, il utilise une horreur plus « stylisée » que d’habitude, loin de la violence de son NIGHTMARE ON ELM STREET.

Avant que le récit ne bascule dans des scènes de violence, Wes Craven cherche à nous faire aimer les personnages, il veut qu’on s’y attache pour que, lorsque tout tourne mal, nous soyons révoltés.

Servi par de très bons acteurs, L’AMIE MORTELLE se veut une sorte de FRANKENSTEIN moderne, où l’électronique remplace les éclairs plein d’énergie vitale, où le vieux professeur fait place à un jeune étudiant surdoué… »

- L.S. -

Réalisateur : Wes Craven / Scénario : Bruce Joel Rubin, d’après le roman Friend de Diana Henstell / Acteurs : Matthew Laborteaux, Kristy Swanson, Michael Sharrett, Richard Marcus…

Image de prévisualisation YouTube

Autres critiques publiées dans la catégorie « Retour vers les 80′s » :

Androïde / Cocoon / Retour vers le Futur / Les Goonies / Electric Dreams / Terminator / Lifeforce / 2010 / Les Aventuriers de la Quatrième Dimension / Brazil / Legend / Gremlins / Starman / Les Maîtres de l’Univers / Superman IV : le Face à Face / Princess Bride / Hellraiser / Running Man / Histoires Fantastiques / Les Sorcières d’Eastwick / Miracle sur la 8e Rue / Star Trek IV / Incidents de Parcours / Génération Perdue / Willow / Le Blob / Retour vers le Futur 2 et 3 / Le Cauchemar de Freddy / Fantômes en Fête / La Folle Histoire de l’Espace / Batman (1ère partie) / Batman (2e partie) / Flic ou Zombie / Mannequin / Labyrinthe / Hidden / Vampire… Vous avez dit Vampire ? 2 / Elmer, le Remue-Méninges

Rejoignez Les Echos d’Altaïr IV sur Facebook !

(Les Échos d’Altaïr ne sont en aucun cas responsables des liens publicitaires présents dans les textes)



MONSTRES SACRES : DRACULA

MONSTRES SACRES : DRACULA dans Cinéma 13052408352715263611222233

13020807283215263610843673 dans Fantastique

Alors que NOSFERATU (1922) est la première adaptation non officielle du roman désormais culte de Bram Stoker (pour des raisons de droits d’auteurs impayés), le DRACULA (1931) de la Universal Pictures, adapté de la pièce de théâtre de Hamilton Deane et de J.L. Balderston, elle-même librement adaptée du roman épistolaire de Stoker, est la première version dite officielle. Tournée par Tod Browning alors sous contrat avec la Universal, celui-ci désirait alors Lon Chaney Sr pour interpréter le rôle de Dracula. D’ailleurs, trois ans auparavant, Chaney avait interprété un admirable vampire, le Comte Mora, sous la direction de Browning dans LONDRES APRÈS MINUIT (Browning en tournera lui-même un remake en 1935 avec LA MARQUE DU VAMPIRE mais avec Bela Lugosi dans le rôle de Mora). Mais Chaney décédant avant le tournage de DRACULA, le choix se porta donc sur l’interprète de la pièce de théâtre, un obscur comédien hongrois qui associera désormais son nom à celui de l’inquiétant aristocrate immortel des Carpates transylvaniennes venu chercher du sang neuf du côté du Londres Victorien.

13020807313815263610843677 dans Monstres sacrés« Listen ! The Children of the Night… » : avec son accent hongrois sur-prononcé, ses yeux écarquillés et accentué d’un léger éclairage surréel, et son sourire en coin, Lugosi est entré dans la légende, celle du comédien dormant dans un cercueil et autres rumeurs médiatiques, pour accentuer la promotion du film (et des suivants)…

Deux autres comédiens, moins connus aujourd’hui, sont aussi entrés dans la légende avec ce film : Dwight Frye incarnant le gobeur d’insectes possédé par le « Maître », et Edward Van Sloan qui est l’inévitable Professeur Van Helsing, chasseur de vampires.

Et bien sûr, derrière cette façade cinématographique gothique, se cachent, outre le réalisateur Tod Browning : le maquilleur attitré de la Universal, Jack Pierce (à qui l’on doit aussi les maquillages des différents Frankenstein, Loup-garous ou Momies de la firme), le chef opérateur Karl Freund (qui a énormément contribué à l’élaboration de graphisme de l’Expressionnisme des années 20 en Allemagne et des années 30 américaines de la Universal). Et bien sûr, le producteur Carl Laemmle sans lequel rien de tout ceci n’aurait vu le jour.

N’oublions surtout pas la version destinée au public hispano-américain, et tournée dans la foulée de celle de Browning, par George Melford, et dont Carlos Villar est un sympathique comte Dracula aux allures de dandy mexicain. Une version de la Universal que j’affectionne particulièrement. Le succès du DRACULA de Tod Browning engendrera, par la suite, quelques dérivés divers et variés comme THE VAMPIRE BAT (1933) de la petite firme Majestic Pictures (avec Lionel Atwill, Fay Wray et même… Dwight Frye dans un rôle tout aussi déjanté que celui de Renfield) et réalisé par Frank Strayer. Ou encore LA MARQUE DU VAMPIRE (1935) de la Metro-Goldwyn-Mayer, que j’aborde plus haut et que je recommande vivement pour son ambiance gothique et humoristique. Il est, quant à lui, interprété par Bela Lugosi, Lionel Barrymore et … Lionel Atwill, encore lui : un autre des comédiens cultes du cinéma fantastique et horrifique de la plupart des classiques du cinéma bis étasuniens des années 30 (avec Lugosi, Karloff, Basil Rathbone, Tod Slaughter ou même George Zucco).

Jusqu’à un très sympathique RETURN OF THE VAMPIRE (1944) tourné par Lew Landers pour la Columbia, Lugosi y retrouvant sa cape et sa coupe de cheveux gominée, sous les traits du vampire Armand Tesla.

Et, bien sûr, n’oublions pas l’adaptation européenne très libre et très visuelle que Carl Theodor Dreyer a tiré de « Carmilla » de Sheridan Le Fanu, avec VAMPYR (1932).

13020807342915263610843697 dans Trapard

La firme Universal donnera aussi une suite aux aventures du comte Dracula avec, entre autres, LA FILLE DE DRACULA (1936, avec Gloria Holden dans le rôle charismatique et froid de la comtesse Marya Zaleska, fille de Dracula et, de nouveau Edward Van Sloan en Van..ou plutôt Von Helsing, cette fois-ci), LE FILS DE DRACULA (1943, incarné par Lon Chaney, qui alternera désormais, pour la firme, entre ce rôle, et celui du loup-garou, Larry Talbot). Jusqu’aux grandes rencontres des Universal Monsters : FRANKENSTEIN RENCONTRE LE LOUP-GAROU (1942), LA MAISON DE FRANKENSTEIN (1944), LA MAISON DE DRACULA (1945) et DEUX NIGAUDS CONTRE FRANKENSTEIN (1948, avec Abbott et Costello). La pièce de théâtre de Hamilton Deane et de J.L. Balderston ayant inspiré le DRACULA (1931) de Tod Browning sera aussi réadaptée pour le DRACULA de John Badham sorti en 1979. Et même Mel Brooks qui était déjà revenu aux origines des films de la Universal pour son FRANKENSTEIN JUNIOR (1974) récidivera en 1995, avec DRACULA, MORT ET HEUREUX DE L’ÊTRE. Un Dracula « universalien », costumé en aristocrate et capé, si universel d’ailleurs, qu’il en a autant inspiré le cinéma mexicain des années 50, le cinéma anglais des 50′s à 70′s et plus particulièrement la Hammer Films, le cinéma espagnol, de Paul Naschy à Jesùs Franco. Jusqu’aux Zèderies d’Al Admson et d’autres réalisateurs américains et italiens sans budgets, en passant par Paul Morrissey et Andy Warhol… Il m’est aussi arrivé d’en découvrir des versions pakistanaises et turques des 50′s qui ne sont pas dénuées d’un certain charme gothique qui fit des Classic Monsters de la Universal Pictures, ses heures de gloire.

- Trapard -

Autres Monstres Sacrés présentés dans Les Échos d’Altaïr :

Alien / King Kong / Predator / Créature du Lac Noir / Mutant de Métaluna / Ymir / Molasar / Gremlins / Chose / Triffides / Darkness / Morlock / Créature de It ! The Terror from Beyond Space / Blob / Mouche / Créature de Frankenstein / Visiteurs / Martien de La Guerre des Mondes (1953) / E.T. / Pinhead / Michael Myers / Fu Manchu / Leatherface / Jason Voorhees / Tall Man / Damien Thorn / Toxic Avenger / Bruce : le grand requin blanc / La Momie / Le Loup-Garou / Dr Jekyll et Mr Hyde / Golem

Rejoignez Les Échos d’Altaïr IV sur Facebook !

(Les Échos d’Altaïr ne sont en aucun cas responsables des liens publicitaires présents dans les textes)



DOUBLE ASSASSINAT DANS LA RUE MORGUE (1932)

DOUBLE ASSASSINAT DANS LA RUE MORGUE (1932) dans Cinéma 13052108214015263611211209

DOUBLE ASSASSINAT DANS LA RUE MORGUE (1932) de Robert Florey (par Trapard)

13020707150115263610840806 dans Fantastique

DOUBLE ASSASSINAT DANS LA RUE MORGUE est l’une de ces adaptations des écrits d’Edgar Allan Poe, avec LE CHAT NOIR (1934) que Carl Laemmle de la Universal a produit pour alimenter la veine cinématographique horrifique fleurissante dans les années 30. Le réalisateur Robert Florey, qui dût se retirer du tournage de FRANKENSTEIN (1931), laissant la place à James Whale, tourna l’année suivante ce petit bijou un peu désuet, mais non dénué d’un certain charme. Le charme d’un Paris de pacotille de 1845, d’avant la Commune dans lequel Bela Lugosi promène son air inquiétant, ses sourcils broussailleux, son accent hongrois exagéré, et le singe meurtrier du texte original d’Edgar Poe.

L’adaptation du conte de Poe est très libre, bien entendu, les textes de cet auteur étant si « intériorisés » qu’ils en sont très difficilement adaptables dans le cadre d’histoires scénarisées : Pierre Dupin, jeune étudiant en médecine, apprend que, dans la même semaine, trois femmes ont été retrouvées dans la Seine. Toutes semblent s’être suicidées. En examinant les corps, il remarque des petites entailles sur le bras des victimes et découvre finalement que la série de crimes est perpétrée par le Dr Mirakle (Bela Lugosi), un savant cherchant à démontrer le lien de parenté entre l’homme et le singe.

13020707174615263610840807 dans Le grenier du ciné fantastique

L’année de la sortie de DOUBLE ASSASSINAT DANS LA RUE MORGUE (1932) a été une période importante pour les « films de singes » puisque la Metro-Goldwyn-Mayer sortait le premier TARZAN, dont le succès annonçait déjà une longue série d’adaptations, très libres aussi, des écrits d’Edgar Rice Burroughs. Tandis que la RKO nous présentait un tout autre genre de singe, le roi de tous : KING KONG… Et sans oublier L’ÎLE DU DOCTEUR MOREAU lancée par la Paramount. Par la suite, et jusque dans les années 60, les « films de singes » n’en finiront plus d’être tournés, petites comme grandes maisons de production s’accrochant aux branches, si je puis dire, du succès de l’anxiété des mégapoles américaines et européennes, face à un inconnu : celui, très abstrait, des pays coloniaux peuplés d’espèces animales aux modes de vie encore peu médiatisés. La télévision et les divers documentaires et reportages animaliers et ethnologiques des années 60, mais surtout des 70, relativiseront ces lacunes par la suite.

En exemple de « films de jungle » (un genre qu’on renommera plus tard et plus simplement, « films d’aventures » avec Indiana Jones & Co) : PERDUS DANS LA JUNGLE (1934, avec Clyde Beatty), THE LOST CITY (1935, un serial de SF méconnu qui flirte, en même temps, avec Flash Gordon et avec le pur « film de Jungle », et le film de zombies ou de Frankenstein…), DARK JUNGLE (1936), LAW OF THE JUNGLE (1941, de Jean Yarbrough, et là, on commence à toucher le fond…), THE WHITE PONGO (1945, de Sam Newfield, et ici, on est presque au fond…) ou THE WHITE GORILLA (1945, ça y est, on a touché le fond !!!).

13020707202115263610840810 dans Trapard

Jusqu’aux divers sérials des années 40 de JIM LA JUNGLE, NABONGA (avec Buster Crabbe), jusqu’à JUNGLE GIRL (avec Frances Gifford dans le rôle de la belle Nyoka, la fille de la jungle), et aux bandes dessinées du genre qui sont des sources inépuisables sur le sujet de la « junglerie »… Mais, ici, je m’enfonce beaucoup trop dans la jungle du bis hollywoodien et je m’éloigne un peu de DOUBLE ASSASSINAT DANS LA RUE MORGUE, qui remporta un réel succès à sa sortie malgré son acteur costumé en singe (alterné au montage avec un vrai singe). Par la suite, Lugosi deviendra lui-même un habitué des « films de singes », à la limite de l’auto-parodie, avec, par exemple, LE GORILLE (1939, avec les comiques The Ritz Brothers), L’HOMME SINGE (1943) et surtout BELA LUGOSI MEETS A BROOKLYN GORILLA (1951), deux gros nanars tournés par William Beaudine…

- « Boris Karloff a aussi joué dans un « film de singe » avec THE APE (1940) ! » me lancera, Morbius.

-« Ah oui, j’allais l’oublier celui-là !»

D’ailleurs, heureusement que Morbius est intervenu car je ne trouvais plus de fin à mes énumérations. Alors pour conclure avec DOUBLE ASSASSINAT DANS LA RUE MORGUE, il possède ce charme des décors hollywoodiens des 30′s, mêlant l’univers des banlieues oisives de Paris retranscrites par les peintures de Renoir, à une enquête policière mêlant humour et meurtres. Roy Del Ruth en tournera aussi une sympathique version avec LE FANTÔME DE LA RUE MORGUE en 1954, interprétée par Karl Malden.

- Trapard -

Autres articles écrits par Trapard :

Robot-John / Flash Gordon, de la BD aux serials / La Charrette Fantôme / La Chute de la Maison Usher / Robot-craignos 33 / Croisières Sidérales / Robot-craignos 34 / La Comtesse Noire / Robot-cool 23 / Robot-craignos 35 / L’Ange de la Vengeance / Robot-craignos 36 / Hydra, le Monstre des Profondeurs / Robot-craignos 38 / Les Contes de la Lune vague après la Pluie / Robot-craignos 42 / Transylvania, le fanzine de l’Edison Club / Le Monstre aux Yeux Verts / Belphégor / La Brigade des Maléfices / Robot-cool 26 / Frankenstein (1910) / La trilogie japonaise de Dracula / Robot-craignos 48 / Redneck Zombies / Michael Myers / Le Crocodile de la Mort / Fu Manchu / Leatherface / Jason Voorhees / Robot-craignos 52 / Spectreman / Tall Man / Robot-cool 29 / Damien Thorn / Toxic Avenger / Robot-craignos 55 / La Momie / La maison hantée au cinéma / Terminator 2 (de Bruno Mattei) / Le Loup-Garou / Le Cabinet du Docteur Caligari / La Monstrueuse Parade / Dr Jekyll et Mr Hyde / Le Golem / Aelita / Le Fantôme de l’Opéra

Rejoignez Les Échos d’Altaïr IV sur Facebook !

(Les Échos d’Altaïr ne sont en aucun cas responsables des liens publicitaires présents dans les textes)



123