SCIFI NOW ET METALUNA

Posté le 2 mars 2013

À l’heure où la presse écrite s’effondre, deux nouveaux magazines bimestriels spécialisés viennent de publier leur premier numéro : SciFi Now (version française de la revue britannique éponyme) et Métaluna (version professionnelle du célèbre fanzine déjà connu par les initiés). Deux magazines que tout oppose : contenu, rédaction et ligne éditoriale…

La presse écrite va très mal, tout le monde le sait. Et pourtant, en dehors de nos deux piliers incontournables que sont L’Écran Fantastique et Mad Movies, voici venir SciFi Now (qui n’a rien à voir avec la chaîne Syfy) et Métaluna. Alors que certains préfèrent lire, le nez collé à leur écran, les horribles versions numériques et froides des magazines disponibles sur le Net, versions aussitôt lues (ou plutôt survolées…) et oubliées, d’autres préfèrent acheter encore aujourd’hui la version papier de leurs revues préférées pour les lire avec plaisir, page par page, pour les feuilleter et pouvoir les conserver précieusement. On ne peut que souhaiter longue vie à Sci Fi Now et Métaluna, en espérant que ces deux magazines trouveront leur place dans la presse spécialisée française. En tout cas, chers amis fantasticophiles calédoniens, inutile de les chercher à Nouméa : vous ne les trouverez disponibles que sur des sites de vente par correspondance…

SCIFI NOW ET METALUNA dans Magazine 13030208320515263610919504SciFi Now prétend être « Le meilleur magazine de fantasy, science-fiction et horreur »… Rien que ça ! Prétentieux et bien british. Nos mangeurs de puddings ne savent sans doute pas que le meilleur magazine sur le cinéma fantastique et de SF au monde est L’Écran Fantastique, revue française. Chauvin, moi ? Non. Simplement réaliste. Alors que fait-on pour être soi-disant « Le meilleur magazine de fantasy, science-fiction et horreur » ? On essaie d’atteindre le nombre de pages de L’Écran Fantastique avec 114 pages, on parle de tout : ciné, télé, comics… Le fait-on correctement ? Oui et non.

Oui, car on brasse très large. Jugez plutôt le sommaire de ce numéro 1 : THE WOLVERINE, IRON SKY, TRON, SPIDER-MAN 2, LE MONDE FANTASTIQUE D’OZ, HUNGER GAMES, LE TRÔNE DE FER saison 3, HANSEL & GRETEL WITCH HUNTERS, STAR TREK INTO DARKNESS, TERRA NOVA, CLOUD ATLAS, X-MEN DAYS OF FUTURE PAST, TORCHWOOD, LES CONFESSIONS DE DORIAN GRAY, IRON MAN 3, CARRIE, THE WALKING DEAD, AMERICAN HORROR STORY : ASYLUM, STAR WARS VII, et j’arrête là car il y en a encore beaucoup, beaucoup ! On y parle aussi goodies et DVD. C’est bourré de petites infos de toutes sortes qui surgissent dans tous les coins !

Non, car lorsqu’on veut brasser large on ne peut pas s’attarder en détails sur des films ou des séries. On survole. Les articles sont souvent réduits. Cependant la mise en page est plutôt belle et donne envie de lire SciFi Now. Pour des dossiers et des articles en profondeur, allez voir ailleurs ! SciFi Now est un magazine formaté pour plaire au plus grand nombre. Il lui manque une âme…

13030208345115263610919511 dans MagazineÀ l’inverse, Métaluna se veut le « Mag cinock’n'roll »  ! Oui, attention, ne cherchez pas le rapport avec le Métaluna d’avant, ce Métaluna nouvelle génération opère un virage à 180° sous la direction du célèbre Jean-Pierre Putters, déjà fondateur de Mad Movies, et qui devient ainsi le nouveau rédac-chef. « Free press, ciné culte, BD, fantastique, érotisme, zique et autres facéties », Métaluna s’affirme comme un ovni dans la presse écrite, entre Hara-Kiri et Mad Movies, avec une ligne éditoriale volontairement provocatrice, parfois déviante, il veut sortir des sentiers battus. 84 pages où l’on parle Rob Zombie, Raymond Chow, porno, Tolkien, Gérardmer, Riccardo Freda, et où l’on trouve des rubriques aussi déglinguées que « Le code de la déroute » (le panneau routier et sa signalétique parfois surprenante…), « Allumage de lectrices excitées » (inutile de vous faire un dessin…), « Bureau des affaires non classées » (indéfinissable…)… Sans compter un gars qui s’en prend aux flics… Quelques diverses BD et autres dessins mal fichus achèvent de donner la vague impression que le Métaluna tout entier a été écrit par une rédac bien shootée… On aime ou on n’aime pas. Perso, très peu pour moi. Et là c’est sûr que l’on est loin, très loin d’un SciFi Now aseptisé ! Adieu le Métaluna à l’ancienne (proche du regretté Fantastyka), place au « Mag cinock’n'roll »… (*soupir*)

(Les Echos d’Altaïr ne sont en aucun cas responsables des liens publicitaires présents dans les textes) 

3 commentaires pour « SCIFI NOW ET METALUNA »

  1.  
    Trapard
    13 août, 2013 | 3:03
     

    Mon commentaire arrive un peu sur le tard, mais j’ai trouvé sur youtube une petite interview, sous forme de présentation du magazine Metaluna, qui fait écho en quelque sorte à ton article

    http://www.youtube.com/watch?v=-0CaWWeo1gM

  2.  
    13 août, 2013 | 8:09
     

    Ah oui, merci Trapard.

  3.  
    trapard
    6 décembre, 2015 | 0:45
     

    Finalement, je n’ai jamais connu cette nouvelle forme de Metaluna Mag (pas pu les commander à l’époque).
    Par contre, je suis en train de relire mes anciens numéros parus entre 2007 et 2010 achetés à Movies 2000 et franchement les dossiers y sont excellents et pointus. Idem pour l’ancien fanzine en noir et blanc de Fabrice Lambot, Atomovision. Que du bonheur de se replonger dans cet univers de passionnés !
    Dommage que la nouvelle version de Metaluna se soit tiré une balle dans le pied. J’espère qu’ils reviendront à l’ancienne formule, même épisodiquement.

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