MON DICO STAR TREK : C COMME… CRITIQUE !

Posté le 21 avril 2013

Petit délire de trekker, avec toute la subjectivité que cela suppose et la passion parfois aveugle : voilà mon « Dico STAR TREK »… Vous ne serez pas forcément d’accord avec moi, mais qui a dit que je cherchais à être d’accord avec vous, hein ? Ces propos n’engagent que leur auteur, bien sûr, et s’adressent en priorité aux trekkers et trekkies, mais les autres sont aussi les bienvenus… Live long and prosper.

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La critique n’a jamais été très tendre avec STAR TREK, du moins dans les revues cinématographiques françaises. Oui, la SF (et encore plus le space opera) n’a jamais eu bonne presse, c’est le cas de le dire, dans notre beau pays. Alors beaucoup de journalistes (ou journaleux…) s’en sont donnés à coeur joie sur les « pyjamas » de l’Enterprise (l’éternel cliché dont ils se régalent par manque d’imagination), les décors fauchés et « carton pâte » des planètes ou encore les effets spéciaux parfois approximatifs…

Cependant, les ouvrages de référence que sont les encyclopédies et dictionnaires spécialisés sont beaucoup plus reconnaissants envers la création de Gene Roddenberry. Voici ce qu’ils pensent de STAR TREK :

« Des scénarios solides essentiellement axés autour de rencontres avec des extraterrestres écrits par des auteurs aussi renommés que Robert Bloch, Richard Matheson ou Theodore Sturgeon sont la première qualité de cette série aux personnages fortement typés. » (L’Encyclopédie de la Science-Fiction / Jean-Pierre Piton & Alain Schlockoff / éd. Jacques Grancher)

« L’intérêt de STAR TREK, auquel on reproche sans cesse son côté kitsch en oubliant soigneusement de se rappeler que la série a été tournée dans les années 60, réside dans des histoires de science-fiction d’excellente facture (Harlan Ellison, George Clayton Johnson, Theodore Sturgeon ont écrit pour la série !). Mais elle met surtout en scène un groupe d’individus fort divers qui doivent cohabiter. Le génie (et la philosophie) de Gene Roddenberry consistait à montrer que l’amour du prochain passait nécessairement par sa compréhension. STAR TREK est une grande leçon d’humanisme. » (Guide Totem : La Science-Fiction / Lorris Murail / éd. Larousse)

« STAR TREK a servi de porte d’accès à la SF pour de nombreux fans en leur révélant un pan de l’histoire future de la Galaxie et des innombrables civilisations qui la peuplent. George Lucas lui-même ne reconnaît-il pas qu’il n’y aurait jamais eu LA GUERRE DES ETOILES sans STAR TREK ? » (Le Science-Fictionnaire, tome 2 / Stan Barets / éd. Denoël – Présence du Futur)

« STAR TREK est devenu un phénomène culturel majeur. Dès ses origines, il offre de nombreux attraits, dont le principal est sans doute d’avoir projeté dans le futur – la série initiale se déroule dans les années 2270 – un monde aux desseins utopiques où les enjeux majeurs sont ceux de la seconde moitié du XXe siècle. Se posent en effet, au fur et à mesure des rencontres et des contacts, les questions de la différence, de la paix et de la violence, de la solidarité, des inégalités sociales et sexuelles, de l’environnement, du statut de la science, des connaissances et de la technologie… La série est fondamentalement philanthropique, humanitaire et anti-raciste : le personnage Nyota Uhura, joué par l’actrice Nichelle Nichols, représente non seulement un des premiers rôles tenus par une Noire à la télévision américaine, mais c’est elle qui offrira sur l’écran le premier baiser à un Blanc, en l’occurence l’aimable capitaine Kirk. De même, l’équipage dépasse les clivages de la guerre froide en comptant dans ses rangs Russes et Chinois. » (Dictionnaire Visuel des Mondes Extra-Terrestres / Yves Bosson & Farid Abdelouahab / éd. Flammarion)

« Pas d’épisode qui ne montre le poste de commande du vaisseau, où des humains liés non seulement par des relations d’obéissance et de pouvoir, mais aussi de respect, coordonnent leurs efforts. Le symbole de cette coopération est évidemment, dès le début de la série, la présence égalitaire d’hommes et de femmes, de « blancs » et de « noirs », avec un extraterrestre, le fameux docteur Spock, le « Vulcain », celui qui trouve les humains bien sentimentaux et parfois peu logiques (et en même temps les nomme humains, donc les fait tels). On peut sourire de ce caractère obstinément positif, constructif, mais ce refus de jouer le jeu de l’inhumain inspire le respect. » (Les Films de Science-Fiction / Michel Chion / éd. Cahiers du Cinéma)

- Morbius -

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