Archives

Archive pour avril 2013

MONSTRES SACRES : LE CAVALIER SANS TÊTE

MONSTRES SACRES : LE CAVALIER SANS TÊTE dans Cinéma 13052408352715263611222233

13041908264915263611100494 dans Fantastique

Pour beaucoup d’entre nous, le Cavalier sans Tête a les traits de Christopher Walken, cavalier au regard fou et aux dents en pointes : un visage immanquablement culte pour une créature maléfique censée en être totalement dépourvue. Une contradiction amusante, pour un personnage qui est une véritable légende aux USA, et qui fait la force de Tim Burton et de son SLEEPY HOLLOW qui date de 1999 déjà…

Mais l’origine du Cavalier sans Tête est beaucoup plus éloignée dans le temps puisqu’elle est née de la plume de l’écrivain américain, Washington Irving, dont la nouvelle, « La Légende de Sleepy Hollow » (The Legend of Sleepy Hollow) fut publiée en 1820. Le Cavalier sans Tête y est supposé être le fantôme d’un mercenaire hessois (d’une région d’Allemagne), décapité par un boulet de canon pendant la guerre d’indépendance des États-Unis. Il y fait une courte apparition énigmatique qui renverse l’intrigue de la nouvelle : Ichabod Crane est nommé professeur du village de Sleepy Hollow. Arrivé sur les lieux, il rencontre une jeune fille riche, Katrina Van Tassel, dont il tombe immédiatement amoureux. Il réussit à écarter Katrina de Brom Bones, la brute de la bourgade qui aime lui aussi la séductrice. Furieux, Brom décide pour se venger de raconter aux villageois l’effrayante légende du Cavalier sans tête à la soirée d’Halloween. Mais après la fête, Ichabod doit retourner seul chez lui en pleine nuit, en passant par la forêt, et là…

13041908295815263611100515 dans Monstres sacrés

L’écrivain Thomas Mayne Reid en romancera une autre version, en 1865, basée sur une légende folklorique du sud du Texas où notre cavalier aurait plutôt été un aventurier irlandais et héros durant la Seconde Guerre des USA contre le Mexique. Celui-ci aurait été décapité lors d’un combat et deux soldats en auraient sanglé son cadavre à la verticale sur un cheval qui, une fois lancé au galop à travers la vallée, aurait fait l’effet d’un glorieux épouvantail face à l’ennemi…

Mais c’est la version de 1820 qui servira pour plusieurs adaptations pour le cinéma, et c’est presque un siècle complet plus tard qu’est sorti en salles aux États-Unis THE HEADLESS HORSEMAN, en 1922, un film muet réalisé par Edward D. Venturini, et ceci pour une maison de production qui portait le doux nom de Sleepy Hollow Corporation. On y retrouve le petit univers familial clos et puritain de la vallée de Sleepy Hollow (ou du Val Dormant) près du village imaginaire de Greensburgh, et l’arrivée du jeune étudiant cultivé originaire du Connecticut, qu’est Ichabod Crane, interprété par Will Rogers dans cette version, mais que l’on connaît tous grâce à la bouille juvénile de Johnny Depp. Le Cavalier sans Tête y est déjà un alibi pour des rivalités mesquines et cupides entre les villageois.

13041908325115263611100544 dans TrapardD’autres versions de la nouvelle de Washington Irving seront produites, par la suite, plus généralement sous la forme de dessins animés comme celui de la Metro-Goldwyn-Mayer, en 1934, THE HEADLESS HORSEMAN, ou même par Walt Disney, en 1949, avec LA LÉGENDE DE LA VALLÉE ENDORMIE qui est une des deux séquences du long-métrage, LE CRAPAUD ET LE MAÎTRE D’ÉCOLE (The Adventures of Ichabod and Mr. Toad) de Clyde Geronimi, James Algar et Jack Kinney.

La plus hallucinante mais aussi la moins bonne version des aventures surnaturelles du Cavalier sans Tête, est incontestablement, à mon goût, celle de 1972, avec CURSE OF THE HEADLESS HORSEMAN de Leonard Kirtman, un film auto-produit par des hippies. Modernisée et située au sein d’une communauté hippie souvent déguisée en cowboys, l’intrigue fumeuse raconte l’apparition nocturne et quotidienne d’un cavalier fantôme avec une tête humaine sous le bras, et qui fait savoir qu’il est à la recherche de huit meurtriers et… puis j’avoue ne pas avoir très bien compris la suite, tellement les comédiens ont l’air « stones » tout le long du film, mais très contents d’être filmés, qu’ils en oublient même un peu trop d’interpréter leurs personnages respectifs, ou parfois trop théâtraux à l’inverse, et le film se perd finalement dans tous les sens. Personnellement, je suis vite parti au galop avant la fin de ce CURSE OF THE HEADLESS HORSEMAN, pour éviter d’en perdre la tête….

13041908353715263611100545Par la suite, après SLEEPY HOLLOW, LE CAVALIER SANS TÊTE (1999) de Tim Burton, deux téléfilms édités en DVD sortiront sur le même sujet tiré de la nouvelle de Washington Irving, comme THE LEGEND OF SLEEPY HOLLOW (1999) de Pierre Gang, et HEADLESS HORSEMAN (2007) de Anthony C. Ferrante, mais je pense que c’est la version de Burton qui immortalisera pendant longtemps cette histoire, et ceci grâce à l’intelligence et à l’humour de son réalisateur, qui est toujours entouré d’excellents comédiens. Christopher Walken chevauchera sûrement encore longtemps dans nos mémoires, la tête sous le bras, et la lame meurtrière à la main, et en plus d’être un véritable alibi pour nos mesquins villageois, il en est lui-même devenu une victime, prisonnière de sa propre malédiction, sous la plume de Burton. Un être de superstitions qui a désormais toute sa place parmi les Monstres Sacrés des Échos d’Altaïr.

- Trapard -

Autres Monstres Sacrés présentés dans Les Échos d’Altaïr :

Alien / King Kong / Predator / Créature du Lac Noir / Mutant de Métaluna / Ymir / Molasar / Gremlins / Chose / Triffides / Darkness / Morlock / Créature de It ! The Terror from Beyond Space / Blob / Mouche / Créature de Frankenstein / Visiteurs / Martien de La Guerre des Mondes (1953) / E.T. / Pinhead / Michael Myers / Fu Manchu / Leatherface / Jason Voorhees / Tall Man / Damien Thorn / Toxic Avenger / Bruce : le grand requin blanc / La Momie / Le Loup-Garou / Dr Jekyll et Mr Hyde / Golem / Dracula / Orlac / La Bête / Les Krells / Les Pairans

Rejoignez Les Échos d’Altaïr IV sur Facebook !

INDEX DU BLOG



LE MONSTRE DU MARECAGE (1957)

LE MONSTRE DU MARÉCAGE (1957) de Rafael Baledón (par Trapard)

LE MONSTRE DU MARECAGE (1957) dans Cinéma bis 13041808260415263611097728

Un très sympathique nanar que ce MONSTRE DU MARÉCAGE (El Pantano De Las Ànimas) tourné par un grand producteur de films de genres : le Mexique. Tourné par Rafael Baledón en pleine vogue de popularité d’un cinéma d’horreur mexicain (surtout du milieu des années 50 jusqu’aux années 80), LE MONSTRE DU MARÉCAGE est un régal de mélange des genres dont le Mexique a longtemps eu le secret. Une atmosphère de western latino-américain est diluée avec une savante dose d’univers gothique propre aux tous récents succès d’épouvante en Angleterre de la Hammer Films, le tout baignant dans un univers de marécages brumeux d’où surgit régulièrement une créature aquatique digne de L’ÉTRANGE CRÉATURE DU LAC NOIR (1955) de Jack Arnold, et ses deux suites, dont Roger Corman était déjà passé maître dans le copié-collé foireux (THE PHANTOM FROM 10 000 LEAGUES, 1955). À la différence que LE MONSTRE DU MARÉCAGE se paye le privilège d’un sympathique format coloré en Eastmancolor.

13041808320515263611097742 dans Cinéma bis mexicainL’intrigue : À la mort du vieux Fabrique, son fils, Adrian demande à faire ouvrir le cercueil pour rendre un dernier hommage à son père, mais le corps à disparu. Des crimes abominables sont aussi  perpétrés dans la région, tout près du marécage des âmes, un lieu habité de superstitions…

Ce n’est pas le film du siècle, mais il est pourtant assez agréable si on se laisse bercer par son intrigue à rebondissements, et si on aime se baigner dans ce melting-pot d’influences cinématographiques de l’époque, et je dois bien reconnaître que Roger Corman, qui est aujourd’hui beaucoup mis au pinacle, n’a que très rarement atteint un tel niveau de qualité de réalisation dans les années 50. Réalisateur besogneux de nombreux films de genres, et ancien comédien, Rafael Baledón s’en est plutôt bien sorti, malgré une chute qui a déçu plus d’un spectateur, et qui a dû inspirer un certain Dick Maas pour son AMSTERDAMNED (1988), le divertissement bourré d’action et d’humour est néanmoins là. LE MONSTRE DU MARÉCAGE, ainsi qu’un certain nombre de classiques mexicains du cinéma bis et de l’horreur des années 50 et 60, ont été édités par Bach Films, c’est un peu l’occasion de découvrir un cinéma difficile à trouver hors des Zones 1.

- Trapard -

INDEX DU BLOG



BANDES ANNONCES : STAR TREK ET SUPERMAN

Rien que pour le plaisir, les deux toutes nouvelles bandes annonces de STAR TREK : INTO DARKNESS et de MAN OF STEEL, le dernier remake de SUPERMAN en date… L’année 2013 va être chaude !

Image de prévisualisation YouTube

Image de prévisualisation YouTube



DU JEDI CHEZ SOI

Comme chaque semaine, notre rendez-vous consacré aux 30 ans du RETOUR DU JEDI (1983 – 2013). Voici ma petite collection sur l’EPISODE VI. Vous y trouverez quelques figurines d’époque, des bouquins, des disques et un vieux Scout Walker jauni par le temps…

DU JEDI CHEZ SOI dans Les 30 ans du Retour du Jedi 13041709051015263611093985

13041709082615263611093986 dans Star Wars

13041709104815263611093987

13041709124215263611093989

13041709141215263611093993

13041709161515263611093994

13041709182315263611093998

13041709322515263611094008

Autres articles publiés dans la catégorie Les 30 Ans du RETOUR DU JEDI :

Le retour d’un Jedi / Ewok contre E.T. / Richard Marquand, le choix du Jedi / Quand Luke parle… / Jedi Express / Un Jedi et des jouets / Paroles de princesse / Retour du Jedi : l’avis d’un expert / Jedi burger / Le Jedi s’affiche / Le Jedi et Starfix / SFX Jedi / Humour Jedi / La sortie du Jedi

INDEX DU BLOG



L’ETUDIANT DE PRAGUE (1913)

L'ETUDIANT DE PRAGUE (1913) dans Cinéma 13052108214015263611211209

L’ÉTUDIANT DE PRAGUE (1913) (par Trapard)

13041608333515263611090736 dans FantastiqueLa fin des années 1900 et le début des années 1910 étant une période faste en adaptations cinématographiques littéraires, et particulièrement en Europe, les comédiens étant généralement issus du théâtre, et les cadrages étant souvent peu inventifs, L’ÉTUDIANT DE PRAGUE (Der Student von Prag) et une poignées de films rares, sortent un peu du contexte que je viens de décrire. Sur fond de romantisme allemand et dosant un habile mélange d’adaptations d’E. A. Poe (William Wilson), de J.W. Goethe (Faust), d’Adelbert von Chamisso (L’Étrange Histoire de Peter Schlemihl) ou même d’E. T. A . Hoffmann et Alfred de Musset, L’ÉTUDIANT DE PRAGUE dilue une ambiance culturelle de bourgeoisie allemande du début du XVIIè siècle, dite de Biedermaier, dans laquelle l’étrange s’insinue sournoisement dans une normalité cessant très vite d’être rassurante.

L’intrigue : Un étudiant sans le sou sauve une jolie comtesse de la noyade et devient très vite obsédé par elle. Un vieux sorcier errant propose alors un pacte avec le jeune homme pour lui donner richesse et tout ce qu’il désire…

13041608355715263611090739 dans Le grenier du ciné fantastiqueL’ÉTUDIANT DE PRAGUE est l’un des premiers films fantastiques du cinéma allemand, bien avant la naissance de l’Expressionnisme, et il inspirera sûrement Friedrich Wilhelm Murnau pour le romantisme expressif et profondément sombre de son NOSFERATU (1922).

Le thème du pacte avec le diable étant un sujet religieux, le début de ce vingtième siècle en Allemagne, et au niveau de l’art cinématographique, étant très influencé par une nouvelle science venue de Vienne, en Autriche, et proposée par M. Sigmund Freud, ce film prenait alors déjà des consonances psychanalytiques sur le thème du dédoublement de la personnalité.

Certains cadrages de cette toute première version de L’ÉTUDIANT DE PRAGUE sont dignes de  peintures gothiques, lors de certains passages filmés de nuit, dans des décors mystérieux. Le réalisateur danois Stellan Rye est généralement considéré comme l’auteur de ce film, mais d’autres sources indiquent que l’acteur Paul Wegener, futur réalisateur de deux versions du GOLEM en aurait réalisé la majeur partie du tournage. L’écrivain allemand de récits macabres et érotiques, et co-scénariste du film, Hanns Heinz Ewers, aurait peut-être, lui aussi, dirigé certaines scènes.

13041608405615263611090743 dans TrapardNéanmoins, cette première version de L’ÉTUDIANT DE PRAGUE produite en 1913 par la Deutsche Bioscop Gesellschaft (qui fusionnera en 1922 avec la future Decla-Film, d’Erich Pommer, producteur d’un grand nombre de films expressionnistes, de Fritz Lang ou de Josef von Sternberg) engendra deux autres versions comme celle de Henrik Galeen en 1926 (avec Conrad Veidt et Werner Krauss), et celle d’Artur Robison en 1935, deux réalisateurs expressionnistes de talent.

L’ÉTUDIANT DE PRAGUE, finalement très éloigné de nous dans le temps, mais aussi de par sa valeur de classique du fantastique, de l’horreur, voir du romantisme allemand, viendra désormais intégrer les vieux recoins du GRENIER DU CINÉ FANTASTIQUE de ce blog de l’imaginaire dont vous parcourez les liens à ce moment précis.

- Trapard -

Autres films présentés dans la catégorie Le Grenier du Ciné Fantastique :

La Charrette Fantôme / La Chute de la Maison Usher / Les Contes de la Lune vague après la Pluie / Frankenstein (1910) / Le Cabinet du Docteur Caligari / La Monstrueuse Parade / Le Fantôme de l’Opéra / Double Assassinat dans la Rue Morgue / Docteur X / White Zombie / The Devil Bat / La Féline (1942) / Les Visiteurs du Soir / La Main du Diable / Le Récupérateur de Cadavres / La Beauté du Diable / Un Hurlement dans la Nuit / The Mad Monster / La Tour de Nesle

INDEX DU BLOG



UPSIDE DOWN : LA CRITIQUE

UPSIDE DOWN : LA CRITIQUE dans Cinéma 13041507050115263611087094

Upside Down : Un film enchanteur !

Intrigué par ce scenario renversant, c’est tout de même avec une légère appréhension que je me suis installé devant UPSIDE DOWN, craignant une histoire à l’eau de rose plus qu’un véritable film de SF exploitant un univers unique en son genre.

Dans cet univers, deux planètes se frôlent, le monde d’en bas, pauvre et ravagé par la guerre, et le monde d’en haut, d’une splendeur à faire baver les habitants d’en bas. La particularité de ce « double monde » c’est que les habitants d’un monde ne peuvent pas évoluer dans l’autre, car ils sont reliés à la gravité de leur propre monde. Dans le monde d’en bas évolue Adam Kirk (oui, comme le capitaine), jeune rêveur qui noua dans son enfance une relation avec Eden, une jeune fille du monde d’en haut. Séparés après un accident, Adam va tout tenter pour retrouver Eden des années plus tard, quitte à mettre en péril sa propre vie en défiant la gravité du monde d’en haut.

13041507382415263611087109 dans Di Vinz

De prime abord cette romance aurait pu sembler banale, mais elle prend une toute autre dimension avec cette histoire de gravité, et ce dès les premiers instants du film, qui nous plonge dans cet univers magique, exploitant à merveille la dualité entre un monde sombre et sale d’une part et tout son contraire d’autre part. La réalisation artistique est donc le point fort du film, l’immersion en devient totale ! Pour seuls exemples, les passages dans les bureaux qui relient les deux mondes, pourtant beaucoup moins féériques, sont des plus intéressants, voire troublants, le spectateur est clairement placé pour adopter le point de vue du héros, celui d’un habitant d’en bas, et tout cela fonctionne parfaitement tant la mise en scène s’avère convaincante.

Malgré quelques longueurs et le jeu pas super convaincant des deux acteurs principaux, on se surprend à s’attacher au héros et à sa dulcinée, et même aux persos secondaires. On accompagne Adam dans cette aventure en espérant vraiment le voir réussir sa quête, qui s’avérera extrêmement périlleuse ! Pour un film franco-canadien, on tient là une belle surprise, un concentré de poésie couplé à une histoire d’amour finalement prenante puisqu’entièrement dépendante de la complexité de cet univers.

C’est d’ailleurs bien la première fois que j’apprécie autant une romance. Un film enchanteur donc, qui mise sur l’émotionnel et qui gagne son pari !

- Di Vinz -

Image de prévisualisation YouTube

INDEX DU BLOG



MON DICO STAR TREK : B COMME… BRUITAGE !

Petit délire de trekker, avec toute la subjectivité que cela suppose et la passion parfois aveugle : voilà mon « Dico STAR TREK »… Vous ne serez pas forcément d’accord avec moi, mais qui a dit que je cherchais à être d’accord avec vous, hein ? Ces propos n’engagent que leur auteur, bien sûr, et s’adressent en priorité aux trekkers et trekkies, mais les autres sont aussi les bienvenus… Live long and prosper.

MON DICO STAR TREK : B COMME... BRUITAGE ! dans Mon dico Star Trek 13041407150215263611082949Ah, les bruitages dans STAR TREK, c’est sacré ! Tout comme dans toute série SF qui se respecte, me direz-vous… C’est vrai. Mais peut-être que, avec la saga STAR WARS pour le cinéma, STAR TREK possède quelques-uns des plus beaux bruitages de la Science-Fiction comme nulle autre série ou film. Oui, n’ayons pas peur des mots !

Plus que toute autre série STAR TREK, celle des sixties possède son lot de bruitages inimitables et pour la plupart fort célèbres : la passerelle de l’Enterprise, la téléportation, les communicateurs, les tricorders, le tir des phasers ou des torpilles à photons, pour ne citer qu’eux, me reviennent tout de suite en tête, ou plutôt dans les oreilles ! Beaucoup ont bénéficié des talents de spécialistes qui ont su leur donner leur petit « plus » SF. Mais il faut admettre que s’ils représentaient à leur époque une certaine sophistication en matière de sons, ils ont, pour la plupart, terriblement vieilli…

Aujourd’hui, je ne peux retenir un sourire en entendant certains bruitages de la noble série STAR TREK des années 60, à ne surtout pas confondre avec un sourire moqueur. Non. J’ai trop de respect pour le travail accompli avec le peu de moyens dont disposaient les hommes et les femmes qui y oeuvraient. Mais lorsque, par exemple, j’entends Uhura utiliser bruyamment les gros boutons translucides de sa console, ou lorsque j’entends certains tirs d’armes extraterrestres résonner comme des ressorts que l’on détend, cela m’amuse beaucoup. Ce qui convenait aux sixties ne conviendrait plus aujourd’hui, c’est évident. D’ailleurs les films qui ont par la suite voulu imiter ces bruitages, tel le STAR CRASH de Luigi Cozzi en 1978, ont tout de suite gagné leurs galons de nanars intergalactiques…

Les bruitages, c’est essentiel pour une série ou un film de SF. Et STAR TREK l’a parfaitement compris en confiant à de nouveaux spécialistes ceux des nouvelles séries : STAR TREK : THE NEXT GENERATION, STAR TREK : DEEP SPACE NINE, STAR TREK : VOYAGER et enfin STAR TREK : ENTERPRISE. Les sons de la téléportation ont été revus et corrigés, ave ceux de certaines armes, de la passerelle de l’Enterprise et de tant d’autres encore. Aujourd’hui, appuyer sur les bou… que dis-je, effleurer les consoles ne fait (presque) plus aucun bruit. Juste quelques petites mélodies électroniques…

- Morbius -

Image de prévisualisation YouTube

13041407204515263611082950 dans Star Trek

INDEX DU BLOG



OBLIVION : LA CRITIQUE

OBLIVION : LA CRITIQUE dans Cinéma 13041308361915263611079151

Oblivion: Un film complet !

Celui-là je ne pouvais pas le rater ! Bien que n’étant pas un très grand fan de Tom Cruise (bon, c’est quand même Lestat dans ENTRETIEN AVEC UN VAMPIRE), je me devais de voir ce film purement SF dont les extraits m’ont interloqué.

On commence donc le film sans fioritures ni explications à rallonge, nous sommes en 2077, le perso de Cruise s’appelle Jack  Harper (après Jack Reacher, Tom aime s’appeler Jack) et nous explique d’entrée  que la Terre a été victime d’une attaque extra-terrestre, que les humains ont  gagné la guerre mais qu’ils ont été contraints de migrer sur Titan, la lune de  Saturne. Jack est un technicien en poste sur cette Terre désertée. Avec son binôme Vika, ils veillent au bon fonctionnement des drones de défense, sortes de grosses boules volantes surarmées protégeant des stations qui pompent l’eau de mer, et qui parfois subissent les attaques des « Chacals », derniers rares représentants extra-terrestres sur Terre. Jack se déplace dans une sorte d’aéronef tandis que Vika reste dans une tour de contrôle, lui confiant ses tâches et l’aidant à se diriger. À noter que leur mémoire à été effacée mais que Jack a des flashes de sa vie passée. Sur Terre il se sent chez lui et n’est pas vraiment enthousiaste à l’idée de rejoindre Titan à la fin de sa mission. Lors de l’une de ses tournées, Jack sera confronté à des événements qui vont remettre beaucoup de choses en question. Je ne vous en dis pas plus mais ce scénar est en béton !

13041308385015263611079154 dans Di Vinz

Très vite on s’attache au héros, qui n’est autre qu’un technicien de base évoluant dans un monde hostile avec un simple fusil et un pistolet, on s’attache aussi à Vika, son charmant binôme qui n’hésite pas à le couvrir quand Jack désobéit aux ordres de la station mère en orbite de la Terre. Dans la première partie on suit notre ami dans ses tournées et on découvre petit à petit différents éléments qui serviront pour la suite du film, mais rien que cette première partie ne souffre d’aucune longueur, cette réalité est crédible, les personnages le sont tout autant. On part donc sur d’excellentes bases, et cela ira en s’améliorant. L’un des points forts du film est en effet les nombreux rebondissements qui le jonchent, de telle manière qu’on en apprend toujours un peu plus au fur et à mesure que l’histoire prend de l’ampleur. Le deuxième gros point fort c’est l’ambiance sonore et la bande son, cette-dernière est à la fois épique et moderne, elle colle de manière magistrale à l’image.

Même si dans la plus grande partie on voit Jack aux commandes de son aéronef, c’est un réel plaisir ! De même, les « drones » en constituent l’attraction principale, nous tirant même parfois quelques sourires du fait de leur comportement (je ne vais pas spoiler mais rien que leurs bruitages sont marrants). On retiendra aussi cette réplique désormais devenue culte: « Drone de merde! » et un finish exceptionnel.

Enfin, je dois bien avouer que tous les acteurs sont au top, que ce soit Cruise, Freeman ou Kurylenko, tout le monde est possédé par son rôle. Mention spéciale pour Andrea Riseborought que j’ai particulièrement kiffé dans le rôle de Vika.

On tient donc une franche réussite : scènes d’action spectaculaires, scénario super, effets spéciaux magnifiques, acteurs parfaits… Bref, un film complet à voir absolument pour tout fan de SF.

- Di Vinz -

Image de prévisualisation YouTube

INDEX DU BLOG



DRIVE-IN : THE AMAZING COLOSSAL MAN

DRIVE-IN : THE AMAZING COLOSSAL MAN dans Cinéma bis 13051809153815263611200263

13041307220415263611079028 dans Cinéma bis américain

THE AMAZING COLOSSAL MAN
Année : 1957
Réalisateur : Bert I. Gordon
Scénario : Mark Hanna, Bert I. Gordon & George Worthing Yates
Production : Bert I. Gordon, Samuel Z. Arkoff & James H. Nicholson (American International Pictures)
Musique : Albert Glasser
Pays : USA
Durée : 80 min
Interprètes : Glenn Langan, Cathy Downs, William Hudson, Larry Thor, James Seay, Frank Jenks…

13041307260015263611079033 dans Drive-in

Grand spécialiste du gigantisme gargantuesque de la série B des 50′s, BIG ou Bert I. Gordon se glissa dans la veine cinématographique américaine qui dénonçait la menace d’une potentielle guerre atomique depuis Hiroshima, Nagasaki, ainsi que la toute récente guerre de Corée (1950-1953). Le sujet de THE AMAZING COLOSSAL MAN prend d’ailleurs pour trame cette récente guerre meurtrière, en pleine Guerre Froide : le lieutenant-colonel Glenn Manning (Glenn Langan) est un officier de l’armée américaine qui souffre de graves brûlures à plus de 90% sur la majorité de son corps (jusqu’à la perte de ses cheveux) suite à une exposition accidentelle aux radiations de plutonium, lors de l’explosion d’une bombe en pleine guerre de Corée. Il survit miraculeusement à l’explosion et ses blessures guérissent complètement, mais le rayonnement le fait grandir anormalement jusqu’à devenir un géant. Son cœur étant incapable de fournir suffisamment de sang à son cerveau, il va peu à peu devenir fou et s’échapper alors de sa détention sous surveillance médicale…

13041307301315263611079037 dans Fifties SF

Ce petit film produit par le réalisateur Bert I. Gordon lui-même, ainsi que par Samuel Z. Arkoff et James H. Nicholson pour l’American International Pictures de Roger Corman, remit au goût du jour le comédien Glenn Langan qui fut une star dans les années 40, dans notamment LE CHÂTEAU DU DRAGON (Dragonwyck) de Joseph L. Mankiewicz, en 1946, aux côtés de Vincent Price, Gene Tierney et Walter Huston, mais dont la carrière et la popularité connurent un certain déclin durant les 50′s. Glenn Langan connut ainsi un petit regain de popularité, ce qui a d’ailleurs toujours été la marque de fabrique des productions Corman qui, en plus de lancer de jeunes carrières prometteuses, récupérait aussi beaucoup de stars en perte de vitesse.

Aujourd’hui, devenu assez culte, THE AMAZING COLOSSAL MAN n’en suivait pas moins en 1957 le succès du classique de la Universal Pictures, L’HOMME QUI RÉTRÉCIT (The Incredible Shrinking Man), tourné par Jack Arnold, ainsi que des nombreuses séries B où la menace atomique était synonyme de croissances d’insectes qui en devenaient meurtriers (TARANTULA, 1955, THE DEADLY MANTIS, 1957, MONSTER FROM GREEN HELL, 1957…). Le succès de ce Fantastique Homme Colosse dans les Drive-in incita d’ailleurs Roger Corman à proposer de nouveau au scénariste du film, Mark Hanna, d’écrire une nouvelle histoire de gigantisme, mais avec une femme, cette fois-ci, ce qui donna ATTACK OF THE 50 FOOT WOMAN (1958), tourné par Nathan Juran et qui fut distribué, cette fois-ci, par l’Allied Artists Pictures Corporation (ex-Monogram Pictures) avec un certain succès public.

13041307331915263611079042 dans Science-fiction

Bert I. Gordon écrivit lui-même la suite des aventures du géant Glenn Manning, qui est désormais affreusement défiguré suite à sa chute soi-disant mortelle à la fin de THE AMAZING COLOSSAL MAN. Distribué par l’American International Pictures, en 1958, WAR OF THE COLOSSAL BEAST est tout aussi spectaculaire (dans la limite du budget du film, cela va de soit), voir même un peu plus, grâce à l’affreux maquillage de l’Homme Colosse, ce qui permet aussi à Bert I. Gordon et à son co-producteur Samuel Z. Arkoff d’éviter de renouveler le cachet de Glenn Langan, mais en utilisant une doublure sous les traits dissimulés et anonyme de Dean Parkin. Tourné en partie au Mexique, cette suite de THE AMAZING COLOSSAL MAN reprend certains détails de l’intrigue de  ATTACK OF THE 50 FOOT WOMAN, à la différence ici que l’Homme Colosse fait désormais 60 pieds, donc de 10 de plus que la Géante, histoire d’en rajouter un peu plus à cette démesure atomique de série B…

THE AMAZING COLOSSAL MAN, et cette longue série de B Movies des 50′s à la démesure amusante pour un spectateur actuel, trouveront une place de choix dans la rubrique du DRIVE-IN du samedi soir sur Les Échosd’Altaïr.

- Trapard -

Image de prévisualisation YouTube

Autres articles publiés dans la catégorie Drive-in :

L’Oasis des Tempêtes / It Conquered the World / The Giant Claw / Bataille Au-Delà des Étoiles / Attack of the Fifty Foot Woman / Cat-Women of the Moon / Le Fantôme de l’Espace / Mesa of Lost Women / Gorilla at Large

Rejoignez le groupe des Échos d’Altaïr IV sur Facebook !

INDEX DU BLOG



UTOPIC FASHION : TENUE DES SABLES

UTOPIC FASHION : TENUE DES SABLES dans Cinéma 13061310015515263611288448

Et si on s’attardait régulièrement sur les vêtements à travers les films et les séries de science-fiction ? Et si on explorait les tendances ou les fantasmes exprimés à travers les designs les plus fous, les plus kitchs ou les plus provocants de la SF, mais aussi à travers les plus austères, les plus sérieux ou les plus envisageables dans un avenir plus ou moins éloigné ? Place à Utopic Fashion !

13041208345515263611075992 dans Science-fiction

La version cinématographique (très controversée) de DUNE (1984), signée David Lynch (d’après le roman de Frank Herbert), nous a offert l’une des tenues les plus réussies de toute l’histoire de la SF avec le distille des Fremen. Ici nous sommes loin des costumes exubérants ou kitschs de certaines productions de science-fiction, mais très proches de la perfection tant le design est convaincant et fort réussi. On le croirait parfaitement fonctionnel ce distille !

Mais qu’est-ce donc qu’un « distille » au juste (pour ceux qui ne le sauraient pas encore) ? Réponse : « Le distille est un des éléments les plus importants de la vie d’un Fremen : il s’agit d’un vêtement intégral qui, une fois correctement mis, ne laisse visibles que les yeux du porteur, et par un jeu de micro-mécanismes et de principes physiques élémentaires, récupère l’eau du corps émise dans la transpiration, dans les déchets humains ou la vapeur émise par la parole. Un homme portant un distille correctement ajusté est censé pouvoir survivre en perdant moins d’ « un dé à coudre d’eau par jour ». L’eau récupérée est répartie dans des poches spéciales. Des tuyaux flexibles à plusieurs endroits permettent de boire. » (Wikipédia) Que voilà une invention merveilleuse ! Oui, car n’oubliez pas que nos Fremen vivent sur Dune (Arrakis), planète des sables, où trouver de l’eau relève du miracle !

13041208370215263611075994 dans Utopic fashion

Alors certes, les puristes nous diront ce ce distille cinématographique ne correspond pas tout à fait à celui décrit dans la version littéraire (il faut bien pinailler un peu). D’autant plus que ce vêtement soi-disant intégral ne couvre pas ici le visage de l’acteur Kyle MacLachlan (Paul Atréides) ni d’ailleurs celui des autres acteurs du film (comme Sean Young que nous voyons ici dans le rôle de Chani). Cependant on comprend aisément que des comédiens filmés visage masqué aurait plutôt nui à la compréhension de certaines batailles : « Qui c’est celui-là ? C’est Paul ? » - « Non, c’est Chani ! » – « Mais comment tu sais ça, toi ? » – « Regarde : on voit le relief de ses gros nichons à travers le distille ! » – « Ah ouais, t’as raison ! »

- Morbius -

Autres articles publiés dans la catégorie Utopic Fashion :

Les femmes de la Lune / Stella et son bikini spatial / Glamour Altaïra / Le futur sera à poils



1234