Archives

Archive pour avril 2013

LES VAMPIRES (1957)

LES VAMPIRES (1957) de Riccardo Freda (par Trapard)

LES VAMPIRES (1957) dans Cinéma bis 13041108265315263611071826

Pour contextualiser un peu ce film et le travail de son réalisateur, Riccardo Freda : l’Italie, en ruine, au sortir de la guerre, hissait une industrie cinématographique de Gauche et populaire, le « Néo-Réalisme », et ceci grâce à une poignée de réalisateurs aux films d’une grande finesse : Roberto Rossellini (ROME, VILLE OUVERTE, 1945, PAÏSA, 1946, et ALLEMAGNE, ANNÉE ZÉRO, 1948) – Vittorio De Sica (SCIUSCIÀ, 1946, LE VOLEUR DE BICYCLETTE, 1948) – Giuseppe De Santis (RIZ AMER, 1949) – et bien sûr, Luchino Visconti (LA TERRE TREMBLE, 1948). Dans les années 50, puis 60, ce cinéma d’après-guerre est devenu l’univers naturaliste tentaculaire et intellectuel d’un cinéma d’auteur italien que nous connaissons tous, plus ou moins, grâce aux films de Michelangelo Antonioni, Federico Fellini, Paolo et Vittorio Taviani, Ermanno Olmi, Francesco Rosi, et j’en passe, tellement le nombre de chef-d’œuvres est conséquent… Un cinéma intellectuel encouragé par une politique de Gauche, particulièrement au début des années 60, d’où les clivages cinématographiques qui ont longtemps existé en Italie (et aussi en France), surtout avec l’alternance régulière du parti social-démocrate et du parti démocrate-chrétien, au pouvoir.

13041108293215263611071829 dans Cinéma bis italienRiccardo Freda, quand à lui, est l’un des premiers réalisateurs à avoir été en marge, dès les années 40, d’un cinéma néo-réaliste ou intellectuel d’après-guerre, tournant plutôt des adaptations d’œuvres littéraires historiques et à costumes, des films de capes et d’épées, ainsi que ce magnifique film gothico-policier que sont LES VAMPIRES, en 1957. Freda a aussi ouvert la voie à d’autres réalisateurs de « films de genres ». LES VAMPIRES est surtout le premier film d’horreur italien d’après-guerre, Mussolini ayant interdit le genre en Italie, l’interdiction n’ayant finalement été levée que très longtemps après la guerre.

L’intrigue : Un mystérieux tueur en série s’en prend à des jeunes femmes à Paris, mais chose étonnante : toutes les victimes semblent présenter le même groupe sanguin…

Riccardo Freda allait aussi lancer un véritable sous-genre transalpin, avec ce film de scientifique transfusant et assassinant des humains pour tenter de guérir un être cher qui dépérit, un sous-genre qui débordera même hors d’Italie, avec des dérivés anglais (LE CIRQUE DES HORREURS, 1960, de Sidney Hayers), français (LES YEUX SANS VISAGE, 1960, George Franju), ou espagnol (L’HORRIBLE DOCTEUR ORLOFF, 1962, Jesùs Franco)…

13041108320415263611071840 dans Fantastique

LES VAMPIRES est un mélange d’influences puisqu’il s’imbrique au sein d’un cinéma néo-réaliste italien filmé en extérieur, mais il se teint peu à peu d’un univers gothique renforcé par un magnifique décor poussiéreux de laboratoires, de caves, de greniers, en studios, la présence de Mario Bava derrière la caméra se laissant beaucoup ressentir. Ayant tourné presque la moitié des scènes de ce film comme de celles de nombreuses autres œuvres d’autres réalisateurs en Italie, Bava décidera bientôt de signer ses propres réalisations.

LES VAMPIRES est donc aussi un très beau film intriguant qui dilue à merveille les styles de réalisations de deux réalisateurs de talent : la vivacité d’un Freda et le lyrisme d’un Bava, et ceci en attendant les superbes CALTIKI, LE MONSTRE IMMORTEL (1959) de Freda et LE MASQUE DU DÉMON (1960) de Bava. La suite du cinéma d’horreur et bis, en Italie, vous la connaissez.

- Trapard -



LA SORTIE DU JEDI

Comme chaque semaine, notre rendez-vous consacré aux 30 ans du RETOUR DU JEDI (1983 – 2013). Une image, rien qu’une image aujourd’hui, celle qui représente la sortie de RETURN OF THE JEDI à Los Angeles en 1983. On y voit une longue file d’attente devant l’Astor Plaza, un cinéma ! Succès monstre garanti !

LA SORTIE DU JEDI dans Les 30 ans du Retour du Jedi 13041006300815263611068440

Cette photo fut publiée en 1983 dans l’hebdomadaire Ciné-Revue. La mise en page fait apparaître C-3PO sur le côté droit. Non, non, il ne fait pas partie des spectateurs ! Légende de la photo : « D’interminables files d’attente dans les rues de Los Angeles et devant plus de mille salles de cinéma aux États-Unis : en quelques jours, le troisième épisode de LA GUERRE DES ÉTOILES a pulvérisé les records du box-office ! »

Autres articles publiés dans la catégorie Les 30 Ans du RETOUR DU JEDI :

Le retour d’un Jedi / Ewok contre E.T. / Richard Marquand, le choix du Jedi / Quand Luke parle… / Jedi Express / Un Jedi et des jouets / Paroles de princesse / Retour du Jedi : l’avis d’un expert / Jedi burger / Le Jedi s’affiche / Le Jedi et Starfix / SFX Jedi / Humour Jedi



LA TOUR DE NESLE (1955)

LA TOUR DE NESLE (1955) dans Cinéma 13052108214015263611211209

LA TOUR DE NESLE (1955) d’Abel Gance (par Trapard)

13040907475515263611065274 dans Fantastique

LA TOUR DE NESLE, c’est d’abord une légende du XVe siècle selon laquelle une reine de France se serait livrée dans la Tour (en face de l’actuel musée du Louvre parisien) à la débauche, avant de faire jeter ses amants à la Seine, cousus dans un sac. Un professeur d’université nommé Buridan serait parvenu à s’échapper à son funeste sort, après avoir été repêché par ses élèves.

13040907533115263611065288 dans Le grenier du ciné fantastiqueC’est aussi une comptine que certains ont peut-être entendu lorsqu’ils étaient enfants : « La tour, prends garde, La tour, prends garde, De te laisser abattre, Nous n’avons garde, Nous n’avons garde, De nous laisser abattre, J’irai me plaindre, J’irai me plaindre, Au Duc de Bourbon, Allez vous plaindre, Allez vous plaindre, Au Duc des cornichons, Mon Duc, mon Prince, Mon Duc, mon Prince, Je tombe à vos genoux, Mon capitaine, Mon colonel, Que me demandez-vous ? Votre cher fils, Votre cher fils, Pour abattre la tour, Allez mon fils, Allez mon fils, Pour abattre la tour… »

En 1832, Frédéric Gaillardet et Alexandre Dumas publièrent La Tour de Nesle, un drame historique en cinq actes qui met en scène Marguerite de Bourgogne, Buridan et les frères d’Aulnay. C’est cette pièce qui sert d’intrigue au film d’Abel Gance, qui est loin d’être la première adaptation après celles d’Albert Capellani (1909), Pierre Marodon (1924), Gaston Roudès (1937) et celle d’Émile Couzinet (1952). Celle d’Abel Gance est la plus célèbre.

Réalisateur français d’immenses fresques historiques comme NAPOLÉON (1927) ou AUSTERLITZ (1960), ou même des deux versions pacifistes de J’ACCUSE ! (1919 et 1938), comme d’adaptations littéraires plus légères avec LE CAPITAINE FRACASSE (1943) ou cette TOUR DE NESLE (1955), Abel Gance est surtout l’un des pionniers du cinéma français au sein d’une Avant-Garde cinématographique française née dans les années 1910.

13040907555715263611065290 dans TrapardParfois un peu trop franchouillarde dans le ton, LA TOUR DE NESLE est surtout un petit classique franco-italien produit par Fernand Rivers, entre film d’épouvante avec une touche d’érotisme, film de cape et d’épée et documentaire historique, toujours bien rythmé et souvent intriguant.

Entre la légèreté d’un FANFAN LA TULIPE (1952) de Christian-Jaque, avec Gérard Philipe et Gina Lollobrigida, ou du CAPITAN (1962) d’André Hunebelle, avec Bourvil et Jean Marais, et le cinéma cultivé et très méticuleux de Sacha Guitry (SI VERSAILLES M’ÉTAIT CONTÉ, 1953, et NAPOLÉON, 1955), le film d’Abel Gance louvoie entre humour, suspense et s’applique à retracer méticuleusement les décors et moeurs du XVe siècle.

13040908012215263611065315Pierre Brasseur, quinquagénaire et cabotin, interprète le capitaine Jehan Buridan. Il y côtoie la belle ex-miss Italie, Silvana Pampanini qui se glisse, le temps du film, dans la peau de la scandaleuse et troublante Reine Marguerite de Bourgogne.

Tourné alors qu’Abel Gance était âgé de 66 ans, LA TOUR DE NESLE me laisse un peu mitigé, non pas sur la sincérité de la démarche, et malgré quelques bons passages, mais sur l’irrégularité de la qualité d’un film qui a plutôt mal vieilli, au même titre que certains peplums italiens. Le film n’en reste pas moins une belle reconstitution d’une affaire historique légendaire.

- Trapard -

Autres films présentés dans la catégorie Le Grenier du Ciné Fantastique :

La Charrette Fantôme / La Chute de la Maison Usher / Les Contes de la Lune vague après la Pluie / Frankenstein (1910) / Le Cabinet du Docteur Caligari / La Monstrueuse Parade / Le Fantôme de l’Opéra / Double Assassinat dans la Rue Morgue / Docteur X / White Zombie / The Devil Bat / La Féline (1942) / Les Visiteurs du Soir / La Main du Diable / Le Récupérateur de Cadavres / La Beauté du Diable / Un Hurlement dans la Nuit / The Mad Monster



JOHN OTTMAN A DIT…

JOHN OTTMAN A DIT... dans B.O. 13040808115015263611061052John Ottman, l’un des derniers vrais compositeurs de musiques de films, a déclaré à propos de Hans Zimmer et Remote Control : « C’est un son qui rassure les producteurs parce qu’il est interchangeable. Du coup, pour éviter de se faire virer, c’est ce que proposent les compositeurs. Leur musique sert ensuite de temp track sur un autre film, et le cycle continue, processus accentué par le fait que pas mal de monteurs collent ce type de musique dans les films pour se faciliter la tâche. À force, personne n’arrive à imaginer autre chose, donc c’est recopié encore et encore. Si quelqu’un se donnait la peine de construire un temp track qui relève le niveau, peut-être arriverait-on à éviter l’invasion de ce type de son, d’autant qu’il ne rend pas service aux films. Certains d’entre eux sont assez stupides comme ça, ce n’est pas la peine d’en rajouter ! »



MON DICO STAR TREK : A COMME… ABRAMS !

Petit délire de trekker, avec toute la subjectivité que cela suppose et la passion parfois aveugle : voilà mon « Dico STAR TREK »… Vous ne serez pas forcément d’accord avec moi, mais qui a dit que je cherchais à être d’accord avec vous, hein ? Ces propos n’engagent que leur auteur, bien sûr, et s’adressent en priorité aux trekkers et trekkies, mais les autres sont aussi les bienvenus… Live long and prosper.

MON DICO STAR TREK : A COMME... ABRAMS ! dans Mon dico Star Trek 13040709423215263611056880J’aurais pu commencer par A comme « Andorien » (trop bleu…), A comme « Amanda » (trop respectable…), A comme « Azetbur » (trop coincée…) ou tant d’autres A insignifiants comme Ardra, Anya, Argrathi et j’en passe (j’ai tout de même consulté ma Star Trek Encyclopedia pour me répérer un minimum dans cette galaxie de « A »…), mais j’ai tout de suite pensé à… Abrams Jeffrey Jacob (« JJ », pour les intimes) ! Ben oui, c’est évident : JJ Abrams, l’homme de tous les enjeux, de tous les projets, de toutes les critiques ! JJ Abrams, l’homme sous les feux de tous les projecteurs hollywoodiens, de la Paramount en passant par… Walt Disney ! JJ Abrams, l’homme que l’on aime et que l’on déteste ! JJ Abrams, l’homme qu’il faut abattre pour certains, ou l’homme qu’il faut encenser pour d’autres ! JJ Abrams, l’homme qui a relancé la franchise… STAR TREK ! Aïe ! Ça y est, je l’ai dit…

Renié par la frange la plus dure des trekkies (certains diront les « puristes », mais je ne suis pas d’accord), déjà renié par une partie de la communauté star warsienne alors qu’il n’a pas encore réalisé l’EPISODE VII, l’homme, qui est né la même année que moi, (bon je sais, tout le monde s’en fout, mais si je vous dit que c’est l’année de la naissance de STAR TREK, là ça vous intéresse, hein ?) a couché avec les deux sagas de SF cinématographiques les plus célèbres de tous les temps, ce qui en fait donc aux yeux de certains un sacré fils de p… ! Il est devenu en quelques mois ZE director que toutes les maisons de production américaines s’arrachent. Alors pourquoi tant de haine ? Eh bien certains parleront, en ce qui concerne STAR TREK, de trahison de l’esprit de la saga de Gene Roddenberry. Sa philosophie même est bafouée, diront d’autres. STAR TREK ressemble de plus en plus à du… STAR WARS, crient les opposants au JJ. De là à dire que STAR WARS ressemblera de plus en plus à du STAR TREK, il y a un pas que je ne franchirai pas…

13040709510815263611056887 dans Star TrekL’accusé Abrams se défend d’ailleurs très mal : il a un jour osé avouer qu’il n’aimait pas STAR TREK. Et pourtant il fait désormais du STAR TREK (maso ?…) ! Il a toujours été un immense fan de STAR WARS, et quand on lui a proposé la première fois la réalisation de l’EPISODE VII de la saga, il a sciemment refusé (maso ?…) ! Cependant vous connaissez tous la suite de l’histoire…

Mais que m’a-t-il offert à moi, en tant que fan de fantastique et de SF ? Eh bien il a créé l’une des plus extraordinaires séries télévisées, LOST, il a produit un film que je ne dénigre pas, CLOVERFIELD, et réalisé un formidable hommage aux 80′s et Spielberg avec SUPER 8.

Et son STAR TREK dans tout ça ? On dirait que je veux contourner la chose alors que c’est moi qui ai choisi Abrams pour la lettre A. Je vais donc être franc avec vous : même si son STAR TREK s’éloigne de celui de mes premières amours (j’avais alors 16 ans quand je suis tombé dans l’Enterprise…), même si on pourra toujours critiquer son approche de l’univers de Roddenberry et son irrespect total envers certains codes établis, j’avoue que l’homme a malgré tout du talent, et un sacré même (j’ai déjà dit ce que je pensais de son STAR TREK ici). Il a surtout permis à la franchise de ne pas sombrer dans un trou noir (les nouvelles générations, conquises, souhaiteront peut-être en savoir plus sur cette saga mythique et remonteront alors jusqu’aux sources, d’où l’apparition de nouveaux fans). Alors oui : peut-être qu’un autre aurait fait mieux, en respectant l’intouchable, mais est-ce que le succès aurait été au rendez-vous ?… STAR TREK ne doit-il s’adresser qu’aux trekkies et trekkers ou également à tous les publics ? D’autres diront : doit-on sacrifier STAR TREK sur l’autel du Box-office ou au contraire préserver à tout prix son « identité » au détriment de son succès ?… Demandez aux maisons de productions américaines ce qu’elles en pensent. Ah, je vois que vous connaissez déjà la réponse…

- Morbius -

13040701521315263611057744



DRIVE-IN : GORILLA AT LARGE

DRIVE-IN : GORILLA AT LARGE dans Cinéma bis 13051809153815263611200263

13040608341515263611052859 dans Cinéma bis américain

GORILLA AT LARGE
Année : 1954
Réalisateur : Harmon Jones
Scénario : Leonard Praskins & Barney Slater
Production : Robert L. Jacks & Leonard Goldstein (20th Century Fox)
Musique : Lionel Newman
Pays : USA
Durée : 83 min
Interprètes : Cameron Mitchell, Anne Bancroft, Lee J. Cobb, Raymond Burr, Peter Whitney, Lee Marvin…

13040608380015263611052862 dans Drive-inGORILLA AT LARGE est un bon petit « film noir » des 50′s. Dans les 40′s et 50′s, les « Films Noirs » étaient des séries B qui mêlaient souvent un savant dosage de « Polar » et de ce qu’on appelle aujourd’hui un « Thriller ». Certaines productions y ajoutaient parfois une petite ambiance irréelle, avec des codes qui sont intrinsèques à celui du genre « Fantastique ». C’est le cas de GORILLA AT LARGE, cette petite production indépendante des studios « Productions Panoramiques », et qui fut très bien distribuée par la 20th Century Fox, grâce à de talentueuses têtes d’affiche de l’époque : Cameron Mitchell, Anne Bancroft, Lee J. Cobb et Raymond Burr, rien que ça…Pour ceux qui ont l’œil, Lee Marvin y joue un petit rôle d’officier de police, Marvin alternant souvent dans les 50′s les rôles de flics ou de jeunes voyous (voir son excellent personnage de Hell’s Angel dans L’ÉQUIPÉE SAUVAGE, en 1953, aux côtés de Marlon Brando !).

Comme le titre le laisse entendre, GORILLA AT LARGE est un de ces « films de singes » dont j’avais commencé à effleurer l’émergence dans les années 30, dans mon article sur DOUBLE ASSASSINAT DANS LA RUE MORGUE. D’ailleurs, l’intrigue de GORILLAT AT LARGE singe plutôt bien celle de DOUBLE ASSASSINAT DANS LA RUE MORGUE : Lors d’une fête foraine appelée « le Jardin du Mal », un homme est assassiné. Le meurtrier est apparemment un gorille… ou quelqu’un dans un costume de gorille…

13040608411415263611052864 dans Fantastique

Une intrigue policière qui joue en ambiguité et en rebondissements dans un univers de fête foraine cher au cinéma d’horreur de la décennie des 50′s, une ambiance et un envers du décor des foires foraines qui sont presque un sous-genre à part entière du Fantastique de cette époque. Le film peut autant se laisser agréablement regarder en oubliant le contexte cinématographique des Fifties. Mais il peut aussi se voir comme un « dérivé bisseux », les scénaristes de GORILLA AT LARGE ayant exploité le succès du FANTÔME DE LA RUE MORGUE, sorti la même année, et tourné par Roy Del Ruth, à partir de la nouvelle d’Edgar Allan Poe qui met en scène un gorille meurtrier. Personnellement, j’apprécie beaucoup ce GORILLA AT LARGE, en tant que tel, malgré son insuccès critique à sa sortie en salles, son intrigue et son univers leur étant propres. Pour rester sur le thème du « cinéma bis », le gorille du titre est, bien entendu, un comédien déguisé et mimant « Goliath », le « héros » velu et grimaçant du film. George Barrows étant un habitué des costumes, qu’ils soient poilus ou même, plus différents encore, des uniformes extraterrestres. Morbius a peut-être découvert Barrows portant le poil et le casque à la fois, dans le rôle de l’extraterrestre « Ro- Man », dans ce mémorable nanar de SF de 1953 qu’est ROBOT MONSTER de Phil Tucker. GORILLA AT LARGE fut tourné en écran large, en Cinémascope, et fut même exploité (parfois) en 3D, comme il était assez courant au début des 50′s.

13040608443815263611052869 dans Fifties fantastique

Aujourd’hui, on peut encore revoir GORILLA AT LARGE, mais en Zone 1, dans certaines éditions US, comme celle de Midnite Movies.

- Trapard -

Image de prévisualisation YouTube

Autres articles publiés dans la catégorie Drive-in :

L’Oasis des Tempêtes / It Conquered the World / The Giant Claw / Bataille Au-Delà des Étoiles / Attack of the Fifty Foot Woman / Cat-Women of the Moon / Le Fantôme de l’Espace / Mesa of Lost Women

Rejoignez le groupe des Échos d’Altaïr IV sur Facebook !

 



MONSTRES SACRES : LES PAIRANS

MONSTRES SACRES : LES PAIRANS dans Cinéma bis 13052408352715263611222233

13040509065715263611049431 dans Cinéma bis japonais

Seraient-ce six étoiles de mer qui sèchent près d’un radiateur ? Du tout : ce sont les Pairans. Tout fan de SF les a sûrement déjà découvert, ne serait-ce qu’en photographie, et s’en est inquiété pour la crédibilité du cinéma de science-fiction. Les Pairans sont les étoiles de mer extraterrestres héroïnes du nanar japonais de Koji Shima, LE SATELLITE MYSTÉRIEUX (Uchûjin Tôkyô ni arawaru), plus facilement visible en Zone 1 sous le titre anglais, WARNING FROM SPACE (1956).

Arrivés à bord de leur soucoupe, pour prévenir les Terriens du risque imminent de collision entre une planète déboulant à toute vitesse en direction de la Terre, les Pairans effraient d’abord sous leur aspect réel (si, si !). Nos étoiles de mer, et Ginko leur leader, prendront alors une apparence humaine pour entrer en contact avec des scientifiques et des journalistes qui, une fois avertis, tenteront d’anéantir à distance la planète mortelle qui pompe l’atmosphère terrestre en se rapprochant de notre planète bleue (bah oui…).

13040509092115263611049433 dans Fifties SF

Parfois cadrées de très près, au début du film, nos étoiles de mer ressembleraient presque aux Martiens de LA GUERRE DES MONDES (1954), le réalisateur, Koji Shima, ayant aussi pompé sans vergogne la bande-son du film de Byron Haskin, sorti deux ans plus tôt, celle-là même qui annonçait l’approche des Martiens. LE SATÉLLITE MYSTÉRIEUX surfe aussi, bien entendu, sur le succès du CHOC DES MONDES (1951) de Rudolph Maté, ainsi que sur les premiers films de monstres japonais dont GODZILLA a lancé la mode dès 1954, mais il est surtout daté comme étant le premier film de science-fiction japonais a avoir été tourné en couleurs.

Bien que très peu impressionnants dans leurs pyjamas à cinq manches fermées, et avec leur énorme oeil cyclopéen sur le torse, les Pairans sont des créatures extraterrestres assez cultes dans le panthéon du bis japonais kitchissime. On en retrouve des spécimens assez similaires dans le téléfilm ATTACK FROM SPACE (1965) qui est un des épisodes de la série SUPER GÉANT (Supa Jaiantsu) dans laquelle le héros en collants, Spaceman (ou Starman, en anglais), lutte contre toute invasion extraterrestre.

- Trapard -

Autres Monstres Sacrés présentés dans Les Échos d’Altaïr :

Alien / King Kong / Predator / Créature du Lac Noir / Mutant de Métaluna / Ymir / Molasar / Gremlins / Chose / Triffides / Darkness / Morlock / Créature de It ! The Terror from Beyond Space / Blob / Mouche / Créature de Frankenstein / Visiteurs / Martien de La Guerre des Mondes (1953) / E.T. / Pinhead / Michael Myers / Fu Manchu / Leatherface / Jason Voorhees / Tall Man / Damien Thorn / Toxic Avenger / Bruce : le grand requin blanc / La Momie / Le Loup-Garou / Dr Jekyll et Mr Hyde / Golem / Dracula / Orlac / La Bête / Les Krells

Rejoignez Les Échos d’Altaïr IV sur Facebook !



LE REDOUTABLE HOMME DES NEIGES (1957)

LE REDOUTABLE HOMME DES NEIGES (1957) de Val Guest (par Trapard)

LE REDOUTABLE HOMME DES NEIGES (1957) dans Cinéma bis 13040408171515263611046162

Juste avant d’interpréter son rôle endiablé du baron Frankenstein dans FRANKENSTEIN S’EST ÉCHAPPÉ (réalisé par Terence Fisher), Peter Cushing arpente les hauteurs Himalayennes sur les traces du Yéti, dans cette nouvelle production de la Hammer Films, et réalisée par Val Guest. Val Guest avait déjà bien popularisée la SF au sein de la firme anglaise en réalisant, pour le grand écran, les aventures du professeur Bernard Quatermass avec LE MONSTRE (1955) et LA MARQUE (1957), scénarisés par Nigel Kneale. C’est d’ailleurs le même Kneale qui fit un travail de recherches sur le Tibet et les légendes concernant le Yéti, le tout aboutissant au scénario de ce REDOUTABLE HOMME DES NEIGES : Le botaniste anglais, le Dr. Rollason (Peter Cushing) se joint à l’expédition du Dr. Tom Friend (Forrest Tucker) pour traquer le mythique Yéti au coeur de l’Himalaya, en dépit des avertissements de son épouse et du mystérieux prêtre tibétain qui dirige le monastère de la région…

13040408204715263611046164 dans Cinéma bis anglais

Habitué à tourner avec un très beau « noir et blanc » contrasté, Val Guest a réalisé un film plein de mystères sur des hauteurs neigeuses et abruptes, qui est à mille lieues du film américain fauché et sans aucun rythme de William Lee Wilder, THE SNOW CREATURE, sorti en salles trois ans auparavant. Val Guest a tourné LE REDOUTABLE HOMME DES NEIGES avec un objectif très large et anamorphique appelé le « Regalscope », pour pouvoir englober le maximum de paysages dans ses cadrages, un objectif qui fut rebaptisé, avec humour, le « Hammerscope » par la société. Malgré son atmosphère constante et prenante située dans les montagnes himalayennes, l’équipe de Val Guest a réalisé la majeur partie du tournage sur le Pic du Midi de Bigorre, une montagne enneigée des Hautes-Pyrénées françaises, accessible par téléphérique, les scènes du monastère et celles des divers campements de l’expédition ayant été tournées dans les studios Bray et Pinewood, près de Londres.

La sortie en salles, et le succès public de FRANKENSTEIN S’EST ÉCHAPPÉ la même année, incita les dirigeants de la Hammer à retirer de l’affiche LE REDOUTABLE HOMME DES NEIGES, mais c’est toujours un plaisir de pouvoir le redécouvrir aujourd’hui en DVD.

- Trapard -

LE REDOUTABLE HOMME DES NEIGES : LE FILM EN ENTIER (V.O.)

Image de prévisualisation YouTube



HUMOUR JEDI

Comme chaque semaine, notre rendez-vous consacré aux 30 ans du RETOUR DU JEDI (1983 – 2013). Aujourd’hui, une petite sélection d’images humoristiques sur l’EPISODE VI de la saga STAR WARS…

HUMOUR JEDI dans Les 30 ans du Retour du Jedi 13040308092015263611042721

13040308131815263611042723 dans Star Wars

13040308154215263611042730

13040308181015263611042733

13040308204115263611042735

Autres articles publiés dans la catégorie Les 30 Ans du RETOUR DU JEDI :

Le retour d’un Jedi / Ewok contre E.T. / Richard Marquand, le choix du Jedi / Quand Luke parle… / Jedi Express / Un Jedi et des jouets / Paroles de princesse / Retour du Jedi : l’avis d’un expert / Jedi burger / Le Jedi s’affiche / Le Jedi et Starfix / SFX Jedi



THE MAD MONSTER (1942)

THE MAD MONSTER (1942) dans Cinéma bis 13052108214015263611211209

THE MAD MONSTER (1942) de Sam Newfield (par Trapard)

13040208100815263611039287 dans Cinéma bis américain

Pur façonneur du cinéma bis, souvent avec son frère producteur Sigmund Newfield, Sam Newfield (ou Samuel Neufeld) a tourné une grosse poignée de classiques de séries B dans les années 40 pour la Producers Releasing Corporation (ou PRC). La PRC a été un des éphémères concurrents de la Universal Pictures qui avait même récupéré sous contrat Béla Lugosi pour plusieurs séries B des 40′s, comme THE DEVIL BAT, dont nous avons déjà parlé sur ce blog.

13040208125015263611039294 dans FantastiqueTHE MAD MONSTER, au tout début des années 40, mettait en vedette l’acteur George Zucco, habitué aux rôles de savants fous dans un certain nombre de Zèderies scientifico-fantaisistes. Sam Newfield lui confiera de nouveau un rôle de cet acabit en 1943 pour LA CRÉATURE DU DIABLE (Dead Men Walk), toujours pour la PRC, et aux côtés d’un autre transfuge de la Universal Pictures : Dwight Frye, au jeu toujours aussi hystérique que celui de Renfield dans  DRACULA (1931) de Tod Browning.

L’intrigue de THE MAD MONSTER est la suivante : Le Dr Cameron (George Zucco), qui a été discrédité par ses pairs de l’Université Scientifique pour leur avoir présenté un projet d’arme de guerre meurtrière mi-homme mi-animale, tente de les assassiner après avoir développé la formule secrète qui transforme son jardinier, Petro (Glenn Strange), en dangereux loup-garou…

Interprétant ce grand benêt baraqué qu’est Petro, c’est Glenn Strange qui s’y colle, ce géant surtout connu pour avoir été repris sous contrat par la Universal Pictures pour remplacer Boris Karloff dans le rôle de la créature de Frankenstein à partir de HOUSE OF FRANKENSTEIN (1944), en passant par HOUSE OF DRACULA (1945), jusqu’à DEUX NIGAUDS CONTRE FRANKENSTEIN (1948).

13040208152015263611039298 dans Le grenier du ciné fantastique

Comme beaucoup de films de la PRC, THE MAD MONSTER est plutôt bavard et ne brille pas par son originalité en se cantonnant à suivre méthodiquement son synopsis cité plus haut, le tout généralement tourné en studio, avec des décors et des cadrages simples. Mais son ambiance est aussi le reflet du fantastique à petit budget des années 40 qu’il n’est jamais inintéressant de découvrir avec un certain recul. Les films de la PRC, malgré leurs scénarios assez simplets, ont aussi le mérite de raconter des histoires moins classiques que celles des Majors comme la Universal : des chauves-souris géantes y côtoient des loup-garous de laboratoire, des vampires nés de sciences occultes, des petits détails assez farfelus mais qui apportent finalement un charme surréaliste à des Zèderies d’antan. Dans cette logique, on peut aussi trouver facilement en DVD ou sur Internet une autre production de la PRC et de Sigmund Newfield, LE CRÉATEUR DE MONSTRES (The Monster Maker), toujours réalisé par Sam Newfied, mais mettant en vedette, cette fois-ci, en 1944, le comédien J. Carrol Naish, autre savant fou, mais celui-ci se débattant avec le virus de l’acromégalie (une maladie popularisée dans le cinéma d’horreur par le TARANTULA de Jack Arnold, en 1955). Un univers des 40′s, celui de la PRC, peuplé de savants fous en quête de vengeance ou de gloire, et de créations tordues ou démoniaques, qui passe souvent à la trappe des histoires du Cinéma Fantastique, et sur lequel, Les Échos d’Altaïr se voulaient de revenir.

- Trapard -

Autres films présentés dans la catégorie Le Grenier du Ciné Fantastique :

La Charrette Fantôme / La Chute de la Maison Usher / Les Contes de la Lune vague après la Pluie / Frankenstein (1910) / Le Cabinet du Docteur Caligari / La Monstrueuse Parade / Le Fantôme de l’Opéra / Double Assassinat dans la Rue Morgue / Docteur X / White Zombie / The Devil Bat / La Féline (1942) / Les Visiteurs du Soir / La Main du Diable / Le Récupérateur de Cadavres / La Beauté du Diable / Un Hurlement dans la Nuit



1234