JPP ET MAD : UNE HISTOIRE D’AMOUR

Posté le 10 mai 2013

Dans Mad… ma vie !, Jean-Pierre Putters (JPP pour les intimes), fondateur de Mad Movies, nous raconte sa vie et l’histoire de la célèbre revue française consacrée au cinéma fantastique. Mais si ce n’était que ça… Entre ses anecdotes, ses avis bien tranchés, son humour potache et sa passion du ciné bis, JPP nous fout presque le moral à zéro dans cet émouvant retour vers le passé… 

JPP ET MAD : UNE HISTOIRE D'AMOUR dans Cinéma 13051006343515263611172318Mad… ma vie ! est paru en novembre 2012 aux éditions Rouge Profond. Dans ce livre de plus de 220 pages, JPP se confie à nous, et surtout à ses fidèles lecteurs, ceux de Mad Movies. Tout le monde le sait, Mad Movies est, avec L’Écran Fantastique, l’une des deux références incontournables de la presse française en matière de cinéma fantastique. Ce magazine a inspiré plus d’un fantasticophile dans sa volonté de créer un fanzine (ce qu’il fut au départ dans les années 70), avec son ton à part, son franc parler, son équipe de passionnés et d’amateurs éclairés, sa légendaire mauvaise foi (si, si, souvent, mais que serait Mad sans elle…) et ses rubriques cultes tels les Notules Lunaires (ou même les Petites Annonces…) pour ne citer que ça.

Je ne vous cacherai pas que, dans les années 80, c’est un peu Mad qui m’a donné envie de créer CosmoFiction Fanzine. Avec les potes, on commentait toujours le dernier numéro que l’on venait d’acheter fébrilement à la librairie du coin et, même si on n’était pas toujours d’accord avec les critiques des films, on savourait notre dose sacrée de « films cinglés » ! J’utilisais même ses photos pour illustrer les pages de Cosmo ! Mais comme j’aimais trop Mad, je l’achetais en double afin d’en garder un exemplaire intact…

13051006441115263611172320 dans LittératureDe même, et très modestement, les robots-cools et craignos de LEA ont un petit côté volontairement Ze Craignos Monsters !

Avec Mad… ma vie !, on plonge d’abord dans un grand chapitre consacré à la vie de JPP, son enfance, ses études, son service militaire. On y apprend même qu’il fut un temps pâtissier. Cet homme autodidacte et pluridisciplinaire nous étonne par la force de son caractère et par son énergie à en faire pâlir plus d’un aujourd’hui. On a presque l’impression qu’avec lui rien n’est impossible si on a la volonté de travailler dur. Mais ce qui était valable à une époque ne l’est peut-être plus aujourd’hui, les temps ont changé. JPP nous promène également de ciné en ciné, parmi les salles les plus légendaires de Paris en bon Parigot qu’il est. Il nous raconte ses premiers émois face à des productions de la Hammer ou d’autres. On le suit dans ce fascinant voyage dans le passé des années 60 et 70.

13051006472515263611172321La seconde partie du bouquin, la plus conséquente, est bien sûr consacrée à Mad Movies. Tous les numéros sont répertoriés (du numéro 1 de juin 1972 au dernier auquel JPP a participé, c’est-à-dire le numéro 130 de mars 2001) avec leur contenu commenté. J’y ai bien sûr croisé le premier Mad que j’ai acheté, le numéro 28 d’octobre 1983 avec STAR WARS en couverture. C’était d’ailleurs le premier numéro vendu à Nouméa. Je suis instantanément devenu un fidèle lecteur, sans renier pour autant L’Écran Fantastique auquel j’étais déjà abonné depuis 1982 et qui demeure toujours, pour moi, la meilleure des deux revues (désolé JPP !). Après m’être séparé de Mad pendant deux ou trois ans (suite un article qui m’avait révolté…), j’y suis finalement revenu il y a un peu plus de deux ans. Bien entendu, et cela fait déjà longtemps, le ton de la revue a changé, en partie parce que l’équipe a elle-même changé, et peut-être aussi parce que JPP a quitté Mad

Dans cette seconde partie, on trouve également l’avis de nombreux anciens et nouveaux journalistes de la rédac de Mad (Christophe Lemaire, Marc Toullec, Gilles Gressard, Vincent Guignebert, Gilles Esposito, Didier Allouch…),  ce qu’ils pensent du magazine d’hier et d’aujourd’hui, et leurs préférences cinéphiliques.

13051006492715263611172322Aujourd’hui JPP s’occupe de la revue Metaluna dont il est le rédacteur en chef avec Rurik Sallé. Il ne faut pas oublier qu’il est également l’auteur de différents ouvrages (dont les célèbres Ze Craignos Monsters) et producteur de documentaires et de films. Non, JPP n’a pas dit son dernier mot, et c’est tant mieux pour nous !

Si j’ai eu la chance d’entrapercevoir JPP à la librairie Movies 2000 en 1983, je me suis senti bien trop timide pour aller le saluer… Dommage ! Par contre, l’ami Trapard avait réalisé, il y a deux ans, une interview vidéo en deux parties de l’homme. Vous pouvez la voir ici et ici.

- Morbius -

4 commentaires pour « JPP ET MAD : UNE HISTOIRE D’AMOUR »

  1.  
    trapard
    24 janvier, 2016 | 0:34
     
  2.  
    24 janvier, 2016 | 8:26
     

    Intéressant de connaître les dessous de l’histoire grâce à ce site.

    Par contre, dans les commentaires, il y en a un qui n’a visiblement rien compris à L’Ecran Fantastique, le genre jeune c… qui ne connaît que le cinoche d’aujourd’hui et renie le passé…

  3.  
    trapard
    24 janvier, 2016 | 14:13
     

    :D En fait ces blogueurs ont dans la majorité la cinquantaine passée et ce sont plutôt des fans de cinéma bis. Tinterora, si tu parles de lui, c’est un des plus précis en ce qui concerne les giallos et autres films de genre des années 70. Son pseudo vient d’un film mexicain de requin tueur des Seventies. Il m’a plutôt l’air déçu de l’évolution des magazines pros d’où sa référence aux fanzines qui survivent encore.

    Je ne connais pas l’auteur de l’article par contre (c’est un blog participatif et son pseudo m’est inconnu) mais le sujet valait la peine d’être partagé.

  4.  
    24 janvier, 2016 | 15:47
     

    Je ne sais pas s’il achète régulièrement L’Ecran Fantastique, mais il est complètement à côté de la plaque et se contredit. Je ne préfère pas entrer dans ces débats interminables où l’on se prend très vite la tête avec des gens très bornés, d’où le fait que jamais je laisserai de commentaire à la suite.

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