IRON MAN 3 : LA CRITIQUE

Posté le 13 mai 2013

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Iron Man 3 : une suite inégale

La sortie d’un film Marvel, c’est toujours un petit événement et rares sont ceux que je ne vais pas voir. Et voilà, j’ai  enfin vu le troisième opus de la série IRON MAN, série dont j’ai apprécié le premier épisode, en particulier grâce à l’acteur principal qui à l’époque enfilait le costume du héros pour la première fois avec une certaine maestria. Le second ne m’a laissé qu’un vague souvenir de formule 1 découpée, de Sam Rockwell en Justin Hammer, et de Mikey Rourke affrontant à la fois Robert Downey Jr et Don Cheadle dans un combat final bien bourrin, mais sans plus. Alors est-ce qu’IRON MAN 3 s’avère aussi anecdotique que son prédécesseur ?

Au début du film on retrouve avec un certain plaisir l’excentrique Tony Stark et son garde du corps Hogan en 1999, à la veille du nouvel an. C’est là qu’un étrange chercheur, Aldrich Kilian (Guy Pearce), fait son apparition et tente de causer à Tony, mais ce-dernier l’esquive de façon magistrale pour discuter avec une autre scientifique un peu plus à son goût, Maya Hansen, qui déjà lui parle d’ ”Extremis”, un projet de régénération organique. Retour en 2013 avec un Tony Stark/Iron Man dont la mésaventure à New York avec ses potes Avengers ne lui a pas laissé un bon souvenir. Pire que ça, Stark se tape des crises d’angoisse et n’arrive plus à dormir depuis son petit détour dans une dimension parallèle où il a bien failli perdre la vie.

“Gods, aliens, other dimensions. I’m just a man in a can.” – Tony Stark

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Ces angoisses chroniques font qu’il bosse comme un acharné sur de nouveaux types d’armure pour s’occuper, et sa relation avec Pepper, toujours boss de Stark Industries, en pâtit quelque peu. Dans le même temps on découvre qu’un terroriste se faisant appeler le Mandarin (Ben Kingsley) mène une croisade contre l’Amérique en multipliant les attentats. On retrouve aussi un Aldrich Kilian métamorphosé en meneur du projet “Extremis”, ce qui d’entrée soulève quelques questions.

Évidemment ces différentes situations vont se mêler mais il s’avère que l’histoire est d’une simplicité incroyable. Les rares rebondissements laissent un goût d’inachevé et ressemblent plus à des facilités scénaristiques qu’à de vrais retournements de situations. Sans spoiler, disons juste que les personnages ne sont pas ceux que l’on aurait cru. Stark lui-même est complètement en retrait pendant une grosse partie du film, laissant les autres protagonistes se faire une place de choix dans ce troisième opus. Simple exemple, le film aurait pu s’appeler Jarvis au lieu d’IRON MAN. En effet l’IA conçue par Tony est omniprésente, et notre héro est vraiment paumé sans elle tout comme il est paumé sans son armure, contraint de bidouiller des gadgets dignes de SPY KIDS. Voir Tony Stark galérer ainsi est une surprise, mais pas forcément une surprise agréable. Ce qui surprend surtout, c’est qu’on veut nous donner l’impression qu’il est à la ramasse, que ses ennemis ont toujours un coup d’avance, alors qu’en réalité il dispose d’un énorme atout qu’il n’utilisera évidemment qu’à la toute fin du film. S’il y a une volonté évidente de faire de ce troisième épisode un épisode transitoire, son utilité n’est pas aussi évidente.

13051308131015263611183134 dans Science-fiction

Après on ne peut pas dire que le film soit mauvais, on sent la maîtrise du réalisateur car tout est bien ficelé et s’enchaîne parfaitement sans trop de temps morts. On appréciera de voir Pepper dans un rôle un peu plus important tout comme on appréciera l’humour subtilement distillé tout le long du film ou les petites références à AVENGERS ; de même les acteurs sont très bons, les effets spéciaux sont toujours au top, certaines scènes sont impressionnantes et le final est assez bourrin. Par contre j’ai eu une nouvelle preuve que la 3D n’en est qu’au stade embryonnaire car certains plans m’ont franchement donné le tournis.

Pour finir, on sort de la salle avec cette vague impression que l’armure n’est plus qu’un jouet et que le vrai héro est bien Tony Stark, l’homme sous l’armure. Une volonté assumée mais un parti prit risqué car au final si ce n’est pas pour mettre Tony
réellement au premier plan ça ne sert pas à grand chose. La déception l’a donc emporté. IRON MAN 3 est certes un épisode moins anecdotique qu’IRON MAN 2 du fait de son homogénéité mais il ne rentrera pas dans le top des films Marvel avec un scénario aussi pauvre et un héro sous-exploité. Et je n’parle même pas du vilain.

- Di Vinz -

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