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Archive pour juillet 2013

MON DICO STAR TREK : I COMME… IDIOTIE !

Petit délire de trekker, avec toute la subjectivité que cela suppose et la passion parfois aveugle : voilà mon « Dico STAR TREK »… Vous ne serez pas forcément d’accord avec moi, mais qui a dit que je cherchais à être d’accord avec vous, hein ? Ces propos n’engagent que leur auteur, bien sûr, et s’adressent en priorité aux trekkers et trekkies, mais les autres sont aussi les bienvenus… Live long and prosper.

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Yarnek, créature extraterrestre de l’épisode La Frontière.

Bon, j’avoue : j’ai eu bien du mal à trouver le mot adéquat pour la lettre « i ». Et puis finalement j’ai pensé à « idiotie » car, comme dans toute série de science-fiction, STAR TREK n’est pas exempt d’épisodes idiots, de personnages crétins, de créatures craignos ou de dialogues débiles. Heureusement, cela n’arrive pas souvent dans les séries STAR TREK dont l’extrême qualité apportée aux scénarios, aux personnages et à l’univers SF s’avère à toute épreuve (si certains croyaient déjà que j’allais tout enfoncer, ils se sont mis le doigt dans l’œil !). Cependant quand on atteint plusieurs centaines d’épisodes, si l’on compte l’ensemble des séries STAR TREK, l’idiotie a toutes les chances de se présenter tôt ou tard au détour d’un récit…

Alors je ne m’attarderai pas sur toutes les idioties répertoriées dans THE NEXT GENERATION, DEEP SPACE NINE, VOYAGER ou ENTERPRISE. Non. D’autant plus que, même si j’ai vu toutes les séries, y compris la version en dessin animé, je ne me rappelle pas forcément de toutes les répliques les plus idiotes ou des personnages les plus crétins. Néanmoins, si je pense à « idiotie » dans STAR TREK, me viennent instantanément à l’esprit, bizarrement, deux épisodes de la série culte des sixties : La Frontière (The Savage Curtain) et Le Chemin d’Eden (The Way to Eden)…

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Les hippies spatiaux de Le Chemin d’Eden

Dans La Frontière (épisode 22 de la troisième saison), une créature de la planète Excalbia « invite Kirk et Spock à combattre en compagnie de deux figures légendaires terrienne et vulcaine ». Cette créature répond au nom de Yarnek, et sa composition est faite de roches, de minéraux et de je ne sais quoi encore… Mais quand je la vois, je suis sincèrement désolé : elle me fait irrésistiblement penser à tout autre chose… J’ai l’impression que Godzilla lui-même s’est soulagé dans un coin de la planète Excalbia… Non, franchement, oser concevoir un tel boudin griffu atteint presque le niveau de l’indécente créature à l’origine de la mort de Tasha Yar dans THE NEXT GENERATION. J’imagine le concepteur de Yarnek en train de se dire : « Purée ! Qu’est-ce que je vais bien pouvoir inventer comme forme à cet extraterrestre d’Excalbia ? » Et puis, laissant ses yeux vagabonder au sol jusqu’à la litière de son chien, le même concepteur s’exclamant soudain : « Ça y est ! J’ai trouvé ! »

13073106585415263611425797Dans Le Chemin d’Eden (épisode 20 de la troisième saison, troisième saison décidément bien médiocre), un groupe de hippies spatiaux dirigés par le Dr Servin s’empare de l’Enterprise afin de rejoindre une planète qu’ils imaginent être l’Eden. Et c’est là où tout bascule… Voilà pour moi, indubitablement, l’un des pires moments de mon expérience de trekker… Donnez-moi n’importe quel autre épisode, même le pitoyable Au Seuil de la Mort (Shades of Gray) de THE NEXT GENERATION ou l’exécrable Le Seuil (Threshold) de VOYAGER, n’importe quel autre épisode sauf celui-là ! Voir ce groupe de hippies fringués dans un kitsch défiant toute concurrence, dont les vêtements ahurissants sont si excentriques que même Utopic Fashion se trouve à court de vocabulaire pour les décrire, représente une épreuve de force pour l’équilibre mental de tout individu normalement constitué face à son écran de télévision. Et si ce n’était que ça ! Mais voilà aussi que nos hippies chantent et dansent en chœur à bord de l’Enterprise, nous offrant même un moment d’anthologie où Spock accompagne une jolie blonde de sa harpe vulcaine… Inutile de préciser que certains n’avaient pas dû fumer que la moquette avant d’écrire cet épisode unique dans l’histoire de STAR TREK.

Bon, allez, passons vite à la prochaine lettre !

- Morbius -

Autres articles publiés dans Mon Dico Star Trek :

A comme… Abrams ! / B comme… Bruitage ! / C comme… Critique ! / D comme… Data ! / E comme… Enterprise ! / F comme… Femme ! / G comme… Gore ! / H comme… Humanisme !

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LE TUNNEL (1933)

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LE TUNNEL (1933) de Kurt Bernhardt

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Et un nouveau film fantastique français, et plus précisément d’anticipation, pour notre Grenier du Ciné SF ! LE TUNNEL a été réalisé par le cinéaste allemand, Kurt Bernhardt, qui a débuté sa carrière en Allemagne en 1925. Il a signé en 1930 DIE LETZTE KOMPANIE, le tout premier film parlant allemand. Face à la montée du nazisme au pouvoir, en 1933, et craignant la censure allemande, Kurt Bernhardt a tourné LE TUNNEL à Paris, mais il a été néanmoins contraint d’en tourner une version allemande sous le titre DER TUNNEL avec une distribution différente. Expérience presque identique qu’a connu Fritz Lang, la même année, avec son TESTAMENT DU DOCTEUR MABUSE (1933), dont il existe encore aujourd’hui deux versions différentes du film. Fritz Lang fuira l’Allemagne en tournant en 1934, à Paris, LILIOM, avant de partir pour Hollywood. Pour ce qui est de Kurt Bernhardt, d’abord arrêté par la Gestapo, il réussit à fuir son pays et aboutit à Hollywood après être passé par Paris et Londres. De très nombreux autres réalisateurs allemands eurent la même démarche que Lang et Bernhardt, ce qui appauvrit considérablement le cinéma allemand qui ne devint plus guère qu’un cinéma de propagande au service du nazisme.

LE TUNNEL est un mélange d’expressionnisme allemand, d’anticipation et de mélodrame. Ce film est aussi le dernier film expressionniste allemand, bien que le style influença les premiers films noirs américains, comme les DRACULA (1931), FRANKENSTEIN (1931), LA MOMIE (1932) de la Universal Pictures, en raison de l’arrivée des réalisateurs allemands à Hollywood. Comme nombre de cinéastes européens, Kurt Bernhardt américanisera son nom de réalisateur en Curtis Bernhardt.

LE TUNNEL peut être vu comme un classique du cinéma fantastique français, mettant en scène les stars françaises montantes du début des années 30 comme Jean Gabin, Madeleine Renaud, Robert Le Vigan.

L’intrigue : À New York, l’ingénieur Mac Allan (Jean Gabin) expose son plan de tunnel sous l’Atlantique pour relier les Etats-Unis à la France. Soutenu par un banquier influent, le projet se concrétise et en trois ans, les travaux ont bien avancé. Seulement Mac Allan va devoir faire face à un drame familial et à de nombreux problèmes : infiltrations d’eau, grève des ouvriers, sabotage…

LE TUNNEL est film méconnu malgré des scènes impressionnantes de par l’ampleur technique et les moyens humains, concernant la construction du fameux tunnel, montées à la manière d’un reportage d’actualités, un sujet qui rappelle la légende urbaine calédonienne annonçant depuis des années un tunnel devant relier Nouméa à l’Australie. LE TUNNEL est aussi une nouvelle preuve que le cinéma français regorge de pépites oubliées, méconnues et peu diffusées, et il trouvera néanmoins une place de choix sur Les Échos d’Altaïr.

- Trapard -

Autres films présentés dans la catégorie Le Grenier du Ciné SF :

Flash Gordon, de la BD aux serials / Croisières Sidérales / Aelita / Man Made Monster / Metropolis / Things to come / Docteur Cyclope / L’Ennemi sans Visage / Sur un Air de Charleston / La Femme sur la Lune

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LES JAEGERS ONT ATTEINT NOUMEA !

LES JAEGERS ONT ATTEINT NOUMEA ! dans Cinéma 13072909590215263611420258

PACIFIC RIM de Guillermo del Toro est actuellement dans toutes les salles de la planète Terre, y compris à Nouméa, en Nouvelle-Calédonie ! Ça frappe, ça écrabouille, ça explose, ça virevolte, ça impressionne et ça en met plein la vue avec une 3D éblouissante à ce qu’il paraît ! Non, non, je n’ai pas encore vu le film événement, mais je vais y aller, ça c’est sûr !

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Kaiju et robots géants (Jaegers) sont au rendez-vous dans un duel épique qui fait exploser le box-office international alors que nos amis ricains ont confondu PACIFIC RIM et TRANSFORMERS, donc ils le boudent… Allez, va, on ne leur en voudra pas, on est tellement habitué à ce qu’ils fonctionnent à l’envers… En attendant, et si vous êtes comme moi impatient d’aller voir PACIFIC RIM (tous ceux qui l’ont vu ne m’en ont dit que du bien), voici la bande-annonce et un extrait impressionnant.

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LE CHOIX DES ALTAÏRIENS

La petite communauté Facebook des Échos d’Altaïr, composée de 115 membres à ce jour, a récemment décidé de voter pour ses films de science-fiction préférés de ces dernières décennies. Voici donc ses résultats…

Le groupe Facebook de votre blog des Échos d’Altaïr compte des novices, des amateurs, des passionnés, des cinéphiles avertis et aussi quelques aliens. Une passion commune sans cesse partagée les rassemble tous : l’Imaginaire ! Chacun y va de ses préférences, bien entendu, dans les genres de la SF et du Fantastique et de leurs sous-genres. Mais récemment, plusieurs sondages réalisés sous l’impulsion de quelques-uns d’entre eux a permis de faire émerger au grand jour les titres cultes de cette communauté. Certes, tout le monde n’a pas pris part au vote. Certes, choisir son film de SF préféré parmi des dizaines de titres retenus a été souvent une chose très difficile, avec tout le ressenti et la part de subjectivité que cela suppose, bien sûr. Néanmoins, les résultats étaient au rendez-vous avec souvent plus d’une centaine de commentaires ! Voici donc le choix des Altaïriens :

POUR LES ANNÉES 1950 :

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POUR LES ANNÉES 1960 :

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POUR LES ANNÉES 1970 :

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POUR LES ANNÉES 1980 :

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POUR LES ANNÉES 1990 :

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POUR LES ANNÉES 2000 :

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Nous parlons ici de préférences, et non de films représentant une époque, bien qu’il y ait eu souvent confusion entre les deux, ou bien que, parfois, préférence et film phare d’une époque se rejoignent forcément.

Si vous souhaitez rejoindre la communauté Facebook des Échos d’Altaïr, cliquez ici. À bientôt dans le groupe !

- Morbius -



DRIVE-IN : THE MONSTER THAT CHALLENGED THE WORLD

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THE MONSTER THAT CHALLENGED THE WORLD
Année : 1957
Réalisateur : Arnold Laven
Scénario : Pat Fielder
Production : Arthur Gardner & Jules V. Levy (United Artists)
Musique : Heinz Roemheld
Pays : États-Unis
Durée : 83 min
Interprètes : Tim Holt, Audrey Dalton, Hans Conried, Harlan Warde, Max Showwalter, Mimi Gibson…

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Après les fourmis géantes du continent américain de DES MONSTRES ATTAQUENT LA VILLE (1954, Them!), les tarentules géantes de TARANTULA (1955) ou EARTH VS THE SPIDER (1958), la mante religieuse géante venue du Groenland de THE DEADLY MANTIS (1957), les immenses abeilles africaines de MONSTERS FROM GREEN HELL (1957), ou même les sangsues démesurées du bayou marécageux de L’ATTAQUE DES SANGSUES GÉANTES (1959, Attack of the Giant Leeches), voici les escargots géants des Mers du Sud !

Personnellement, j’éviterai le trop facile amalgame du récent engouement de la sortie de PACIFIC RIM pour ranger les films de monstres américains dans la catégorie nippone des Kaiju Eiga, car bien qu’il s’agisse aussi de sujets nés de l’après-Hiroshima, il s’agit avant tout de séries B américaines de monstres atomiques, qui n’ont pas le rapport métaphorique, poétique et ancestral japonais à la Nature. Et seuls quelques-uns de ces films US (THE DEADLY MANTIS, MONSTERS FROM GREEN HELL et THE MONSTER THAT CHALLENGED THE WORLD) ont repris l’apparenté ancestrale, voire préhistorique, des Kaiju, mais, pour moi, ces séries B américaines restent avant tout de la science-fiction horrifique des années 50. Mais on peut trouver des points communs, bien entendu, entre les larves géantes et luisantes d’un RODAN (1956, Sora No Daikaiaju Radon) et nos affreux mollusque de THE MONSTER THAT CHALLENGED THE WORLD, mais seulement dans une logique d’échanges d’influences entre deux industries cinématographiques, bien distinctes (et même si Hollywood a, à plusieurs reprises, participé à la production et à la distribution de certains Kaiju Eiga).

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L’intrigue : Au fond des mers, au sud des États-Unis, un puissant séisme provoque une crevasse dont s’extrait une créature rampante, proche du mollusque préhistorique géant. Gail MacKenzie, l’un des membres de l’équipage d’un navire, qui a survécu aux remous causés par le séisme, fait son rapport au shérif, Josh Peters qui demeure très sceptique (et on le comprend). Par la suite, d’autres victimes sont attaquées dans la mer de Salton, et elles sont vidées de leur sang. Deux paléontologues, le Dr Jess Rogers et le Dr Tad Johns, sont alors contactés par l’armée, pour identifier le mollusque géant qui s’avère être un «gornaxis », autrement dit, un ancêtre géant des mollusques modernes. Le gornaxis s’attaque, alors, à la région d’Imperial Valley, et il se trouve qu’il n’est pas un cas isolé…

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Produit par Arthur Gardner et Jules V. Levy pour l’Allart Pictures Inc., et distribué par la United Artists, THE MONSTER THAT CHALLENGED THE WORLD a été réalisé par Arnold Laven. Laven a été réalisateur pour l’United States Army Air Forces pendant la Seconde Guerre Mondiale, et c’est à cette époque qu’il a rencontré Arthur Gardner et Jules V. Levy, avec lesquels ils s’associera pour tourner une poignée de séries B dans les années 50, comme WITHOUT WARNING (1951), un thriller avec un tueur psychopathe, VICE SQUAD (1953), un film noir avec Edgar G. Robinson, et ce fameux THE MONSTER THAT CHALLENGED THE WORLD (1957).

Le film est assez prenant et les effets visuels plutôt réussis, le mollusque géant, bien que montré à l’écran à l’aide d’une simple superposition d’images, peut parfois rappeler le poulpe gigantesque (animé en stop-motion par Ray Harryhausen) de IT CAME FROM BENEATH THE SEA (1955).

THE MONSTER THAT CHALLENGED THE WORLD est un bon divertissement de Drive-in pour un samedi soir en famille.

- Trapard -

THE MONSTER THAT CHALLENGED THE WORLD : LE FILM ENTIER (V.O.)

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Autres articles publiés dans la catégorie Drive-in :

L’Oasis des Tempêtes / It Conquered the World / The Giant Claw / Bataille Au-Delà des Étoiles / Attack of the Fifty Foot Woman / Cat-Women of the Moon / Le Fantôme de l’Espace / Mesa of Lost Women / Gorilla at Large / The Amazing Colossal Man / The Beast with a Million Eyes / The Astounding She-Monster / The Deadly Mantis / La Fiancée du Monstre / Not of this Earth / The Night the World Exploded ! / Viking Women and the Sea Serpent / Curse of the Faceless Man / Le Peuple de l’Enfer / Rodan / Supersonic Saucer / World Without End / La Fille du Docteur Jekyll

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MONSTRES SACRES : FREDDY KRUEGER

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« Un-deux… Freddy te coupera en deux
Trois-quatre… remonte chez toi quatre à quatre
Cinq-six… n’oublie pas ton crucifix
Sept-huit… surtout ne dors plus la nuit
Neuf-dix… il est caché sous ton lit… »

Avec son nom aux consonances germaniques, Freddy Krueger ressemblerait presque à une histoire à faire peur les descendants de l’Holocauste Juif, avec le fameux tortionnaire nazi rescapé de Nuremberg et exilé aux USA, comme Stephen King le décrivait déjà en 1982 dans sa nouvelle, « Un élève doué » (Apt Pupil). D’ailleurs, les pratiques meurtrières de Freddy, liées au rêve, ne sont pas sans rappeler les célèbres expériences pratiquées dans les camps, sur la résistance au manque de sommeil… Mais ici s’arrête la comparaison avec le nazisme.

« Un-deux… Freddy te coupera en deux
Trois-quatre… Il t’attrapera
Cinq-six… Prend ton crucifix
Sept-huit… Dans tes rêves il sévit
Neuf-dix… Ton sommeil est sa malice »

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On sait que Freddy Krueger est né en 1942, dans un hôpital de Springwood, à l’ouest de Sydney, en Australie. Dans les GRIFFES DU CAUCHEMAR (A Nightmare on Elm Street 3: Dream Warriors), réalisé en 1987 par Chuck Russell, on apprend que la mère de Freddy, Amanda Krueger, est tombée enceinte alors qu’elle était nonne, dans un asile psychiatrique de Springwood où elle fut involontairement enfermée avec une centaine de malades, qui la violèrent et la mirent enceinte. Neuf mois plus tard, elle donna naissance à Freddy et mourut en couches.

« Un-deux… Freddy sauve-qui peut
Trois-quatre… Ton loquet pense à rabattre
Cinq-six… munis toi d’un crucifix
Sept-huit… Ne t’endors pas tout de suite
Neuf-dix… Freddy resserre la vis »

Le personnage de Freddy Krueger fut créé par le réalisateur et scénariste, Wes Craven qui s’inspira d’articles de presse relatant un fait-divers particulier, où un individu faisait des cauchemars qu’il décrivait comme atroces et mourut après l’un d’entre eux. Ayant débuté comme réalisateur au sein de la mini vague de films d’horreur des « rape-and-revenge » avec LA DERNIÈRE MAISON SUR LA GAUCHE (1972) et spécialiste de sujets traitant de la self-defense en milieu hostile (LA COLLINE A DES YEUX, 1977), Craven abordait avec LES GRIFFES DE LA NUIT (1984) une autre forme de viol, celui des rêves, un milieu intimiste devenant lui aussi hostile, lorsqu’il est manipulé par Freddy….

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« Un-deux… voilà, Freddy l’affreux
Trois-quatre… attention il va te battre
Cinq-six… munis toi d’un crucifix
Sept-huit… reste éveillé toute la nuit
Neuf-dix… si tu t’endors, c’est fini… »

Après une enfance malmenée, Freddy a grandi et s’est marié et il a une fille : Kathryn Krueger. C’est durant cette période que Freddy commettra beaucoup de meurtres d’enfants. Il en tuera une vingtaine à Springwood après les avoir amenés dans une vieille chaufferie abandonnée. Sa femme, Loretta Krueger, découvrira l’horrible vérité mais Freddy l’étranglera sous les yeux de sa fille, alors âgée de cinq ans. Jugé coupable au tribunal, mais relâché à cause d’une signature manquante sur l’un des documents d’inculpation, des parents mettront finalement le feu à la maison des Krueger, et Freddy sera brûlé vif.

Ici commence la vengeance de Freddy, et tel « Le Joueur de flûte de Hamelin » des Frères Grimm, Krueger traque sans fin, tel un croque-mitaine des temps modernes, les enfants de ceux qui l’ont autrefois brûlé…

« Un-deux… Freddy te coupera en deux
Trois-quatre… reviens quatre à quatre
Cinq-six… prends la croix du Christ
Sept-huit… pour le mettre en fuite
Neuf-dix… il faut que je te punisse… »

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Freddy Krueger porte à jamais les traits du comédien Robert Englund derrière son maquillage de  visage largement brûlé et son vieux chapeau marron (excepté dans le remake de 2010 dans lequel Freddy est incarné par Jackie Earle Haley). Il porte aussi un pull flashy à rayures vert foncé et rouges, et son arme favorite sont les griffes qu’il porte à sa main droite, la confection de celles-ci étant sujet de culte cinématographique, alors qu’elle illustre le générique du premier film de la saga. Une saga de sept épisodes entre 1984, une série TV, FREDDY, LE CAUCHEMAR DE VOS NUITS (1988-1990), ainsi qu’un intermède « en mode Versus » avec FREDDY CONTRE JASON en 2003, et enfin un remake tout récent sorti en 2010. L’humour noir et sadique si légendaire de Freddy Krueger est pourtant malheureusement absent (ou presque…) du remake de Samuel Bayer qui a plutôt appuyé, avec son film, sur une double notion d’enfermement, en jonglant sans cesse avec la vérité quant à la culpabilité de Krueger.

Mais…

« Un-deux…Devine qui va te couper en deux… ».

Pour conclure sur ce Monstre Sacré de LÉA, concernant l’humour noir de Freddy, si John Carpenter n’avait pas eu l’idée (géniale) avant lui, en 1979 avec LA NUIT DES MASQUES, Wes Craven aurait pu, lui aussi, clôturer magistralement LES GRIFFES DE LA NUIT, sur l’appel du Marchand de Sable par les Chordettes.

Un humour dont Samuel Bayer ne s’est finalement pas privé, en concluant sa version des GRIFFES DE LA NUIT par la chansonnette des deux crooners pour adolescentes, les Everly Brothers avec « All I have to do, is dream ».

- Trapard -

Autres Monstres Sacrés présentés dans Les Échos d’Altaïr :

Alien / King Kong / Predator / Créature du Lac Noir / Mutant de Métaluna / Ymir / Molasar / Gremlins / Chose / Triffides / Darkness / Morlock / Créature de It ! The Terror from Beyond Space / Blob / Mouche / Créature de Frankenstein / Visiteurs / Martien de La Guerre des Mondes (1953) / E.T. / Pinhead / Michael Myers / Fu Manchu / Leatherface / Jason Voorhees / Tall Man / Damien Thorn / Toxic Avenger / Bruce : le grand requin blanc / La Momie / Le Loup-Garou / Dr Jekyll et Mr Hyde / Golem / Dracula / Orlac / La Bête / Les Krells / Les Pairans / Le Cavalier sans Tête / Le Hollandais Volant / Body Snatchers

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TUEZ-MOI

Dans le domaine des courts-métrages purement fantastiques ou inspirés par le fantastique, les Calédoniens ne sont pas en reste. Pour preuve cette catégorie qui leur est désormais entièrement consacrée et où Trapard nous présente régulièrement une œuvre de son choix. Suivez le guide !

TUEZ-MOI (2002) de Manuella Ginestre

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Réalisation, Scénario, Cadrage et Montage : Manuella Ginestre

Interprètes : Catheline Krisno, Fanny Cafiero et Loïc Benneteau

Vous trouverez d’autres indications techniques sur ce film ici.

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Nous avions déjà présenté dans cette rubrique un des premiers courts-métrages de Malicia aka Manuella Ginestre avec L’A6, UNE SALE GRIPPE. Voici donc TUEZ-MOI qui n’est pas, à proprement parler, un court-métrage fantastique mais plutôt, un film d’horreur, un peu décalé, tourné à la manière d’un clip, mais aux allures de « torture-porn ». À l’époque où la réalisatrice de TUEZ-MOI présentait son court-métrage au Festival du cinéma de La Foa, le sous-genre du Slasher commençait déjà à se subdiviser en cet autre sous-genre qu’est la « torture-porn ». Juste pour revenir sur ce sous-genre du cinéma d’horreur, il prend sa source dans la « nazisploitation »  (ILSA, LA LOUVE SS, 1974, SALO OU LES 120 JOURNÉES DE SODOME, 1975…), le « rape-and-revenge » (LA DERNIÈRE MAISON SUR LA GAUCHE, 1972, I SPIT ON YOUR GRAVE, 1974…) et plus ou moins dans les atrocités, très souvent sexuelles, des films de cannibales des années 70 et 80. Le « torture-porn » est devenu un sous-genre à part entière, au début des années 2000, avec des films où des individus vont se retrouver à la merci de sadiques pervers agissant en solo mais aussi quelquefois en groupe. Les victimes y sont soumises à toutes sortes de brutalités, de tortures et autres atrocités qui les mèneront généralement à une issue fatale.

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TUEZ-MOI prend son sens dans cet élan cinématographique, surtout américain, comme l’intrigue vous l’indiquera : Dans une sorte de cave, un homme masqué et cagoulé brutalise une jeune femme ligotée à une chaise, un couteau sanglant à la main. La jeune femme parvient à se débattre et à se libérer de l’étreinte de son séquestrateur, mais en lui arrachant son masque… c’est son  propre visage qui lui apparaît. Mais il s’avère qu’il s’agissait d’un séance d’hypnose de la jeune femme par un pratiquant d’une médecine parallèle…

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Étrange et fascinant à la fois que ce TUEZ-MOI qui reprend plus ou moins le message onirique de FERMEZ VOS F’NÊTRES (2002) présenté la semaine dernière, et qui va beaucoup plus loin que DOUBLE PERSONNALITÉ (1988) aussi présenté dans cette rubrique, puisque ce dernier court-métrage se concluait par le masque arraché. Le court-métrage de Manuella Ginestre va plus loin, puisque le symbole du « masque arraché » n’était qu’un leurre pour le spectateur, ou une fausse piste scénaristique à la manière d’Alfred Hitchcock, la patiente étant finalement intérieurement plus forte que son médecin, comme une image du père qu’elle s’apprête à poignarder à la fin du film. Un peu comme si le « Torture-porn » redevenait « Slasher », mais à la manière d’un PSYCHOSE (1960) d’Hitchcock, ou L’ESPRIT DE CAIN (1992) de Brian De Palma, mais en beaucoup moins psychotique, et nettement plus symbolique.

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L’intérêt de TUEZ-MOI réside aussi et surtout dans les jeux d’effets visuels renforçant sans cesse le malaise intérieur de la protagoniste, et particulièrement à la fin du film, lorsque s’opère un certain déplacement de l’image du meurtrier démasqué vers celle qui se pensait être victime. Un beau court-métrage qui en annonce un autre, tout aussi sombre, TEEN COMA qui remportera le premier prix au Festival de La Foa, l’année suivante, en 2003.

- Trapard -

Autres courts-métrages présentés dans Court-Métrage Fantastique Calédonien :

Tout sur Mammaire / Pause Pipi / Double Personnalité / Escamotage / L’A6 : Une Sale Grippe / La Dame et le Bonhomme / Fermez vos F’nêtres



PETER IBBETSON (1935)

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PETER IBBETSON (1935) de Henry Hathaway

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L’histoire de PETER IBBETSON est tirée d’un roman de George du Maurier, écrivain et illustrateur britannique d’origine française, contemporain de la période victorienne, et proche de l’écrivain Henry James. On flirte donc avec un univers très proche du Fantastique et souvent à la limite du Gothique déjà, de par son ancrage à la fin du XIXième siècle. George du Maurier était aussi le grand-père de la fameuse Daphne du Maurier, autre auteur qui explorait souvent les frontières du Fantastique et d’une époque victorienne fantasmée, et qu’Alfred Hitchcock mit plusieurs fois à l’honneur avec LA TAVERNE DE LA JAMAÏQUE (1939) mais surtout avec REBECCA (1940) et, bien entendu, LES OISEAUX (1963). Moins connu, le grand-père Du Maurier a néanmoins écrit son roman culte avec PETER IBBETSON qui avait déjà été adapté en 1921 par le réalisateur George Fitzmaurice, pour FOREVER, et un opéra l’adapta aussi en texte et en musique, et il fut joué au Metropolitan Opera de New York entre 1931 et 1935. Même Orson Welles en a effectué une adaptation radiophonique d’une heure, diffusée sur CBS, le 10 septembre 1939.

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Le succès du roman fut bien sûr en adéquation avec la portée romantico-fantastique de sa fascinante intrigue : Gogo est un jeune garçon anglais qui grandit à Paris, et il tombe amoureux de la fille du voisin, Mimsey. Après la mort de sa mère, Gogo est pris en charge par son oncle, en Angleterre, qui donne à Gogo une éducation stricte et échange son nom de famille avec celui de naissance de sa mère, et transforme Gogo en Peter. Ainsi Peter Ibbetson devient adulte (sous les traits de Gary Cooper), architecte dans le Yorkshire pour un travail de restauration. Il tombe amoureux de Mary, duchesse de Towers (Ann Harding). Lorsque le duc découvre la relation entre sa femme et Peter Ibbetson, il exige des explications. Peter se rend compte alors que Marie n’est autre que son amour d’enfance, Mimsey. Après une altercation entre les deux rivaux, Peter tue le duc en légitime défense, et il est condamné à la prison à vie. Ainsi commence vraiment la relation amoureuse entre Gogo/Peter et Mismey/Mary, qui se réunissent dans leurs rêves, jusqu’à la fin de leurs vies…

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Le film PETER IBBETSON qui fut porté aux nues par les Surréalistes à sa sortie en France, pour son atmosphère lyrique et fantastique, fut autant un OVNI dans les carrières cinématographiques de son réalisateur, Henry Hathaway, et le comédien Gary Cooper, dans ces années 30. En effet, à cette époque Gary Cooper, déjà starisé par de nombreux westerns et films d’aventures ainsi que dans des comédies de Frank Capra, incarne ici son rôle le plus romantique en dandy éperdu d’amour. Sa comparse incarnant Mary, Ann Harding, était une comédienne de théâtre et de cinéma beaucoup plus discrète. Quant au réalisateur, Henry Hathaway, il était le cinéaste d’Hollywood, de westerns et de films d’aventures, par excellence. Des contradictions qui renforcent finalement la puissance romantique et irréelle. PETER IBBETSON remporta d’ailleurs un succès critique et public unanime à sa sortie, et encore aujourd’hui, malgré le décalage des années, le film reste encore beau pour son sujet sur l’espoir, un thème malgré tout toujours indémodable, avec une fin si triste et si émouvante  qu’elle arrive à en transcender le banal happy ending.

- Trapard -

Autres films présentés dans la catégorie Le Grenier du Ciné Fantastique :

La Charrette Fantôme / La Chute de la Maison Usher / Les Contes de la Lune vague après la Pluie / Frankenstein (1910) / Le Cabinet du Docteur Caligari / La Monstrueuse Parade / Le Fantôme de l’Opéra / Double Assassinat dans la Rue Morgue / Docteur X / White Zombie / The Devil Bat / La Féline (1942) / Les Visiteurs du Soir / La Main du Diable / Le Récupérateur de Cadavres / La Beauté du Diable / Un Hurlement dans la Nuit / The Mad Monster / La Tour de Nesle / L’Étudiant de Prague / Les Aventures Fantastiques du Baron de Münchhausen / Torticola contre Frankensberg / Ulysse / Man with Two Lives / The Mad Ghoul / La Tentation de Barbizon / The Flying Serpent

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VAISSEAUX SF : LE PROMETHEUS

VAISSEAUX SF : LE PROMETHEUS dans Cinéma 13061310034815263611288456

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PROMETHEUS

En 2093, le vaisseau Prometheus, de la société Weyland, a pour mission de transporter une équipe scientifique sur la planète inconnue LV-223. À son bord on compte 17 membres, dont un androïde chargé de veiller au bon déroulement du vol durant le voyage de deux ans, l’équipage étant en biostase.

Le Prometheus apparaît dans le film PROMETHEUS de Ridley Scott. Il s’agit en fait de l’USCSS Prometheus, le modèle de vaisseau d’exploration le plus perfectionné et le plus cher de son temps, dont le projet de réalisation a nécessité pas moins de 38 ans. Il a été entièrement financé par la Weyland Industries de Sir Weyland, et son nom (Prométhée en français) est un hommage au titan qui offrit le « feu sacré » à l’espèce humaine. Sa mission sur LV-223 est de percer les mystères de l’origine de l’Homme.

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Le Prometheus possède 4 moteurs à plasma ionique à propulsion nucléaire utilisables dans l’espace et dans l’atmosphère d’une planète. Le vaisseau dispose d’un rover d’exploration (RT-01) et d’un véhicule de transport pour 2 personnes (ATV RN6). En dehors de son formidable aménagement intérieur spacieux et à la pointe de la technologie, dont de superbes quartiers, on trouve à son bord une chambre d’hypersommeil reliée à l’ordinateur central du vaisseau, et surtout une cabine d’opération, le MedPod, capable de diagnostiquer et de soigner automatiquement ses patients (incisions laser guidées par balayage 3D anatomique). Enfin, le Prometheus dispose également d’un module de classe D de survie de l’équipage ainsi que 8 capsules de sauvetage de classe A.

Le Prometheus s’affirme comme l’un des plus beaux vaisseaux (si ce n’est LE plus beau vaisseau…) de l’histoire du cinéma de science-fiction. Qu’il s’agisse de le voir voler ou atterrir sur une planète, chacune de ses apparitions à l’écran est un régal pour l’œil de tout fan de vaisseaux. Il est indéniable que Ridley Scott a voulu le démarquer de nombre de ses concurrents par un soin extrême apporté à sa confection et à son aspect réaliste et fonctionnel. À ce propos, je vous invite à lire cet excellent document disponible sur ce site. Vous en apprendrez beaucoup sur l’origine de son design et sur sa réalisation à laquelle ont participé des Français talentueux. Quant à son intérieur, vous pourrez découvrir ici de très belles photos des différents secteurs du Prometheus.

- Morbius -

Autres vaisseaux présentés dans la catégorie Vaisseaux SF :

Croiseur C-57D / Valley Forge / Discovery One / Fusée du Choc des Mondes / Astroforteresse Galactica / Aigle / Nostromo / Andromeda Ascendant / Serenity / Jupiter 2 / Moya / Vaisseau de Les Premiers Hommes dans la Lune / Lexx / USS Enterprise NCC-1701-D / Destinée / USS Cygnus / Soucoupe de Klaatu / Tardis / Starfury / Liberator / Viper / Thunderbird 3 / Excalibur / Starbug / Vaisseaux des Visiteurs / Event Horizon / BTA Fighter / Odysseus / Moonbase Interceptor / Thunder Fighter / Vaisseau martien



DRIVE-IN : LA FILLE DU DOCTEUR JEKYLL (1957)

DRIVE-IN : LA FILLE DU DOCTEUR JEKYLL (1957) dans Cinéma bis 13051809153815263611200263

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LA FILLE DU DOCTEUR JEKYLL (DAUGHTER OF Dr. JEKYLL)
Année : 1957
Réalisateur : Edgar G. Ulmer
Scénario : Jack Pollexfen
Production : Film Venturers
Musique : ?
Pays : États-Unis
Durée : 71 min
Interprètes : John Agar, Gloria Talbott, Arthur Shields, John Dierkes, Molly McCart, Martha Wentworth, Marjorie Stapp…

Nous avions déjà présenté les Docteur Jekyll et Monsieur Hyde dans les Monstres Sacrés, mais voici pour notre Drive-in de ce soir LA FILLE DU DOCTEUR JEKYLL (Daughter of Dr Jekyll), descendante directe de notre déviant docteur. Le principe de la descendance au cinéma n’a rien de nouveau en 1957, puisque Dracula, lui-même, en afficha une, en 1936, avec LA FILLE DE DRACULA (Dracula’s Daughter) de Lambert Hillyer, et en 1943 avec LE FILS DE DRACULA (Son of Dracula) de Robert Siodmak, tous deux produits par la Universal Pictures. Le Baron Frankenstein aura aussi son FILS DE FRANKENSTEIN (Son of Frankenstein) de Rowland V. Lee, en 1939, et beaucoup plus tard on aura le plaisir de découvrir, en 1966, un farfelu JESSE JAMES CONTRE FRANKENSTEIN (Jesse James Meets Frankenstein’s Daughter) de William Beaudine. La Hammer Films produira elle aussi quelques LA FILLE DE JACK L’ÉVENTREUR (1971, Hands of the Ripper) de Peter Sasdy ou DOCTEUR JEKYLL ET SISTER HYDE (1971, Dr. Jekyll and Sister Hyde) de Roy Ward Baker. Et j’en passe des vertes et des pas mûres, tellement ce genre de liste serait longue à dresser, et dépasserait le cadre de cet article sur le film d’Edgar G. Ulmer.

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Bien qu’assez maîtrisé, malgré quelques gourdes ou anachronismes, LA FILLE DU DOCTEUR JEKYLL était un film de commande pour Ulmer dont nous présentions un des films de SF dans le cadre d’Utopic Fashion pour le costume de THE MAN FROM PLANET X (1951). Très bon réalisateur qui n’a pas toujours tourné de bons films, ni de bons sujets, Ulmer s’est d’ailleurs retrouvé avec LA FILLE DU DOCTEUR JEKYLL à mettre en scène un sujet bien farfelu, malgré la maîtrise de l’univers gothique qu’il impose à sa réalisation.

L’intrigue : C’est le jour même de ses vingt-et-un ans que Janet Smith (Gloria Talbott) se rend en Angleterre, en compagnie de son fiancé George Hastings (John Agar), afin d’annoncer son mariage à celui qui, jadis, fut son père d’adoption : le Docteur Lomas (Arthur Shields) qui vit dans une  demeure isolée dans de vastes bois. Janet est alors victime de cauchemars récurrents. Elle découvre que son père ne serait autre que le diabolique Dr Jekyll. Petit à petit, une mutation schizophrénique s’opère, entre rêves et réalité…

13072008101915263611397554 dans Fifties fantastique

Gloria Talbott est particulièrement excellente dans le rôle de Miss Jekyll, tandis que John Agar, ce grand comédien de westerns et de classique de la science-Fiction des 50′s, est étrangement absent et décalé dans son interprétation du fiancé, un contraste qui offre une double dimension à LA FILLE DU DOCTEUR JEKYLL, entre nanar et petit classique du cinéma gothique.

Le film a néanmoins été restauré par Bach Films qui l’a édité avec d’autres inédits d’Edgar G. Ulmer dans un petit coffret bourré de films rares et à redécouvrir, du réalisateur.

- Trapard -

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