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PACIFIC RIM, WOLVERINE ET R.I.P.D. : LES CRITIQUES

Posté le 8 août 2013

Quel magnifique été nous avons cette année ! Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il est prolifique en matière de films de Science-Fiction, un vrai bonheur pour tous les amateurs du genre dont je fais partie. En attendant le très prometteur ELYSIUM et d’autres films tels que le nouveau PERCY JACKSON ou encore THE WORLD’S END, on est partis pour trois petites critiques pour le prix d’une !

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PACIFIC RIM

Le plus impressionnant !

Jaegers contre Kaiju, un duel au sommet orchestré par un certain Guillermo Del Toro, auteur de belles perles telles que HELLBOY ou LE LABYRINTHE DE PAN, qui promet une grosse claque proportionnelle à la démesure du spectacle proposé. Et la claque, on la prend avec grand plaisir ! Même si elle n’est que visuelle… On se passera de poésie ici, le film est carré, formaté, dégoulinant d’américanisme,  tant dans ses codes que dans le contenu, avec des personnages tous plus caricaturaux les uns que les autres (le héros parfait, l’héroïne fragile, le grand chef trop sérieux, le rival antipathique, les deux geeks, etc…) et un scénario ultra classique uniquement prétexte à une surenchère de BOOM et de BLAM. Le coup de la faille dimensionnelle, on connait. Déjà en 1985 Stephen King écrivait une nouvelle exploitant ce thème, suite à quoi elle fut adaptée au cinéma (THE MIST, sorti en 2007), et cet exemple n’est sûrement pas le meilleur. De ce côté-là l’ami Del Toro n’est pas allé chercher très loin. Ce n’est pas qu’on en a marre de ces vortex qui rameutent plein de vilaines bestioles sur Terre, mais ça commence à devenir redondant.

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Cette facilité mise à part, on ne peut qu’apprécier les effets spéciaux de PACIFIC RIM, reléguant ceux d’un TRANSFORMERS dans les limbes de l’oubli. Il est vrai que les batailles opposant ces énormes mécha d’assaut, les Jaegers, aux monstres venus de la faille, les Kaiju, sont réellement spectaculaires, à vous scotcher au siège. Hélas j’exprimerai un bémol dû à certaines incohérences, du genre « Tiens on a une épée de malade, mais non, sortons-la seulement une fois qu’on sera bien dans la merde ». Il y a aussi cette vague impression de déjà vu à chaque nouveau combat, ou du moins un certain manque d’inventivité dans les chorégraphies de ceux-ci, les transformant en des sortes de matchs, au point qu’on pourrait presque les commenter comme le ferait un commentateur sportif : « Et c’est un plaquage du Kaiju ! – Oui, oui, il a mit Gipsy à terre, ho, mais regardez ! – C’est une contre-attaque de Gipsy qui lui envoie son fulguro-poing dans les gencives ! – Le Kaiju est sonné ! – En voilà un autre ! – Et c’est un plaquage du Kaiju ! »… Plus sérieusement, disons que ces combats n’ont pour eux que leur gigantisme, si bien qu’on se retrouve presque en attente du prochain coup spécial.

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On regrettera aussi de ne pas avoir vu plus de Jaegers que ça, et je déplore une nouvelle fois l’absence d’humour, car je ne considère pas le fait d’intégrer deux ou trois cinglés dans un film comme de l’humour. Félicitons tout de même Del Toro pour ce qui est de la réalisation artistique, indéniablement l’un des points forts, rendant le tout plutôt crédible, au niveau sonore également, ce qui n’était pas une mince affaire. Enfin, PACIFIC RIM est effectivement un film très impressionnant, mais à l’instar d’un MAN OF STEEL, l’implication émotionnelle n’y est pas et je ne peux me contenter d’un simple divertissement visuel à base de destruction massive, aussi bien rendue soit-elle. Malgré un certain effort pour rendre les personnages attachants, c’est bruyant, c’est bourrin, et c’est tout. Dommage.

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WOLVERINE, LE COMBAT DE L’IMMORTEL

Le plus sauvage !

Halala ! Mais que ferait Hugh Jackman sans son rôle fétiche ? Le voilà dans la peau de Wolverine pour la 6ème fois (sans compter le caméo dans X-MEN, LE COMMENCEMENT), bientôt 7 avec le prochain DAYS OF FUTURE PAST, bien décidé à relever le niveau de X-MEN ORIGINS : WOLVERINE, spin-off tant décrié pour des raisons qui m’échappent encore. On retrouve donc le plus griffu des mutants dans une aventure nippone qui sent bon la fleur de cerisier, ou plutôt les chrysanthèmes. En effet l’ami Logan est invité au Japon par une vieille connaissance sur le point de mourir, un soldat qu’il avait sauvé à Nagazaki à l’époque du bombardement nucléaire. La bombe lâchée sur Nagazaki fait d’ailleurs l’objet de la première scène et envoie du très lourd, promettant un film bien sympa. Ensuite on retrouve Logan/Wolverine en mode homme des cavernes, retiré loin de tout et hanté par le souvenir de Jean Grey qu’il a lui-même tué (on en déduit que la trame se déroule après X-MEN, L’AFFRONTEMENT FINAL). Il est retrouvé par une mutante capable de lire l’avenir, une petite japonaise qui l’emmène voir le soldat qu’il avait jadis sauvé, devenu grand-père et boss d’une importante entreprise. Le papy lui offre la possibilité de devenir mortel, une idée avec laquelle Logan n’est pas très à l’aise (et on le comprend !).

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S’ensuit un enchaînement de scènes présentant les différents personnages. Dans la famille Yashida, je demande le fils avide de pouvoir ! Oui, on l’a ! Ensuite la petite fille innocente qui est maltraitée par papa ! On l’a, on l’a ! Le gendre politicien véreux avec qui on la marie de force ! Il est là, c’est bon. Le gentil protecteur qui se la joue Robin des bois ? Présent ! Et enfin la sale garce qui se fait passer pour le médecin de famille et qu’on devine direct que c’est la méchante ! Elle est là aussi, tout va bien. Bref, Logan va se retrouver empêtré dans ces histoires familiales et finira pas protéger la petite fille du papy après le décès de ce dernier. Il va momentanément perdre sa faculté de guérison, ce qui va lui compliquer sérieusement la tâche. Quoique… Il s’en sort toujours assez bien le bougre. Notons que les combats sont vraiment bien faits et que certaines scènes d’action sont saisissantes, comme lorsque notre mutant préféré se retrouve à combattre des yakuzas sur le toit d’un shinkansen lancé à pleine bourre, ou encore lorsqu’il doit faire face à un énorme samouraï à l’armure d’adamantium. Hélas les scènes de ce genre ne sont pas légions et on savourera chacune d’entre elles. Le film souffre de plusieurs longueurs assez ennuyeuses, mais dans l’ensemble l’histoire est bien écrite. La rétrospection de Wolverine passe clairement au second plan, surtout lorsque dans la scène précédente il se plaît à lancer des grosses punchlines bien vulgaires à ses adversaires.

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Voilà d’ailleurs un autre aspect positif, beaucoup d’humour dans ce X-Men, avec un Wolverine ultra badass qui n’hésite pas à blaguer. Hélas il y a un problème de taille dans ce film : là où le premier WOLVERINE mettait en scène un bon paquet de mutants, LE COMBAT DE L’IMMORTEL n’en propose que trois en tout et pour tout, ce en comptant le héros lui-même. Un comble pour un film situé dans l’univers des X-Men. Ce ne sont pas quelques portes-flingues mafieux ou des cabrioles de ninjas qui sauveront ce cruel manque. Avis mitigé donc, on peut saluer la performance de Hugh Jackman vraiment possédé par son rôle, ainsi que celle de ses partenaires féminines, pour le reste c’est du grand classique tant dans le cheminement du scénario que dans la mise en scène. Cependant j’ai apprécié cet opus de WOLVERINE qui a le mérite de proposer une histoire cohérente et des personnages intéressants, des combats sauvages et une narration laissant place à l’humour. Je ne pouvais pas finir sans évoquer la scène post-générique, juste énorme, annonçant un prochain X-MEN d’ores et déjà attendu.

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R.I.P.D. BRIGADE FANTÔME

Le plus fun !

Peut-être est-ce le manque de promo à son sujet, je ne sais pas, en tous cas je n’avais jamais entendu parler de ce film avant d’en découvrir les affiches partout en ville. Puis j’ai regardé un petit trailer histoire de voir. A priori le scenario mélangeait MEN IN BLACK et SOS FANTÔMES, encore fallait-il réussir ce mélange avec habileté. À vrai dire je n’attendais rien de ce film, je suis allé le voir à défaut d’autre chose, la salle était d’ailleurs vide. Avec Jeff Bridges au casting, il partait néanmoins avec un argument de poids.

L’action se déroule donc à Boston où l’on retrouve Nick (Ryan Reynolds), un flic qui a magouillé des trucs assez louches avec son pote Hayes (Kevin Bacon, rien que ça). Mais comme c’est le héros et que le film commence, il décide soudainement de devenir honnête et de rendre l’or qu’ils ont piqué ensemble. Hayes fait mine d’être d’accord mais à la première occasion il bute Nick. Notre super flic se retrouve alors embarqué dans « le moulin de l’au-delà » jusqu’à atterrir devant une nana qui lui propose de devenir un agent de la Brigade Fantôme. Le rôle de ces agents est de capturer «les crevures », des morts condamnés à l’enfer qui ont refusés le jugement et se planquent parmi les vivants. Naturellement Nick va accepter et on lui coltine comme co-équipier ce bon vieux Roy (Jeff Bridges), un ancien Marshall grincheux et bavard dont les restes ont été entre autres bouffés par des coyotes en 1800-quelque-chose, ce qui l’a beaucoup marqué. Revenons à nos fantômes. La fine équipe est donc envoyée dans le monde des vivants à la recherche des crevures, et il s’avère que leur enquête les mènera droit sur une grosse piste, en rapport avec le meurtrier de Nick, le flic ripou Hayes, qui bien sûr est une saleté de crevure. Je n’en dis pas plus, mais il y a encore une histoire de vortex entre deux mondes…

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Quoi qu’il en soit, une fois le concept intégré, il ne faut pas chercher plus loin, tout le film s’articule autour des vivants et des morts, tout ce qu’on veut voir ce sont nos agents spéciaux de la RIPD se faire des crevures. Et ils vont s’en faire ! Le film est littéralement porté par Bridges qui évince tous les autres protagonistes, ces-derniers faisant quelque peu office de faire-valoir. C’en est presque trop, parfois l’humour devient un peu lourd, mais dans l’ensemble les vannes sont bien placées et le rythme est plutôt soutenu si bien qu’on ne s’ennuie pas une seconde. Que dire des apparences inattendues qu’empruntent nos agents morts dans le monde des vivants si ce n’est qu’elles sont à l’origine des scènes les plus désopilantes ? Ou encore, qui a eu l’idée du cumin comme révélateur de crevure ? Et qui a décidé d’appeler ces esprits récalcitrants des crevures ? Il fallait aller les chercher loin celles-là. Quoi qu’il en soit ce petit film sans prétention propose un bon petit divertissement familial, drôle et bien réalisé, à l’image d’un MEN IN BLACK, avec une 3D légère pas très utile, mais au moins elle ne pique pas les yeux. Le casting est bon, les effets spéciaux sont honorables, le scénario se tient, bien qu’un peu facile, là encore c’est assez formaté mais ça reste fun. Une bonne surprise en somme.

- Di Vinz -

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Autres critiques écrites par Di Vinz :

Critiques express / Oblivion / Upside Down / Cloud Atlas / Iron Man 3 / After Earth / Star Trek Into Darkness / Man of Steel / World War Z

Un commentaire pour « PACIFIC RIM, WOLVERINE ET R.I.P.D. : LES CRITIQUES »

  1.  
    erwelyn
    29 août, 2013 | 15:16
     

    Pacific Rim est excellent ! D’abord c’est d’une beauté esthétique renversante. Enfin un film qui se réconcilie avec la couleur ! La vraie, genre technicolor ! Un régal pour les yeux. Ensuite, et c’est mon seul regret, ce devait être une super 3D (je l’ai vue en 2D et j’ai sûrement raté qqch grrrr). Pour le reste, c’est du film d’action, spectaculaire qui rend hommage à toute une école graphique et cinématographique. Les mechas sont d’une beauté incroyable. les monstres marins qu’on devine plus qu’on ne les voit déploient une panoplie de références à tous les monstres croisés dans le cinéma : d’Alien à Prédator en passant par Godzilla. J’adore le dernier qui prend son envol façon chauve-souris. Bref, le film idéal pour une détente absolue ! Merci Guillermo !

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