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Archive pour août 2013

L’AFFICHE : LE SIXIEME CONTINENT

Une affiche de film est supposée refléter à la fois l’histoire et l’esprit d’un film. Autrefois réalisées avec amour et passion, parfois volontairement exubérantes ou mensongères, les affiches étaient souvent très proches d’une œuvre d’art. Le cinéma Fantastique et de Science-Fiction en possède une extraordinaire collection que nous vous invitons à découvrir pour le plaisir.

Lorsque j’étais enfant, et même une fois devenu adolescent, les affiches de films fantastiques et de SF exerçaient sur moi une énorme fascination. À une époque où l’Internet n’existait pas encore, où les bandes-annonces n’étaient visibles qu’au cinéma, je pouvais rester de très longues minutes à contempler une affiche. En l’observant ainsi dans ses moindres détails, j’avais non seulement l’impression d’avoir un avant-goût de l’histoire, mais aussi, et surtout, je finissais par m’inventer cette histoire, à mes risques et périls !

J’adorais les affiches richement illustrées. J’y observais avec attention les personnages, les paysages, les machines, les objets : tout ! Et je pensais que si le film allait en montrer autant, il serait sans aucun doute formidable. Hélas, je sortais souvent déçu de la projection : la plupart des éléments présents sur l’affiche avait été à peine visibles, voire même parfois totalement absents ! Une frustration renforcée par le fait que comme je m’étais inventé l’histoire à partir de l’affiche, celle-ci ne pouvait correspondre à ce que j’avais vu à l’écran, ou très rarement. Parfois aussi c’était l’inverse : l’affiche en montrait très peu mais le film s’avérait formidable ! Sans doute parce que je n’avais pas pu m’inventer son histoire… Cependant j’avais finalement constaté, à force d’observer ces immenses posters colorés, que très souvent les plus belles affiches, riches en détails, étaient annonciatrices de mauvais films… Alors que les autres, plus sobres, pouvaient révéler une jolie surprise. Ce n’est que plus tard que je finis par comprendre que les films de série B nécessitaient une affiche tapageuse à souhait, « outil » indispensable pour vendre le film et attirer un public jeune… Combien de fois avais-je mordu à l’hameçon…

Pour ouvrir cette nouvelle catégorie, j’ai décidé de débuter avec l’affiche du SIXIÈME CONTINENT (The Land That Time Forgot), film de Kevin Connor sorti en 1975. Pourquoi ? Je me souviens parfaitement, alors encore gamin, être resté longuement à contempler avec admiration cette superbe affiche devant le Ciné Magenta (salle mythique dont certains Calédoniens doivent se rappeler). L’avantage avec le Ciné Magenta, c’est que l’on pouvait approcher l’affiche et la toucher car elle était collée juste à l’entrée du cinéma, à hauteur du public. Et comme j’arrivais très tôt devant le cinoche, bien avant l’heure de projection, j’en profitais à chaque fois pour me noyer avec régal dans ses affiches !

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L’affiche du SIXIÈME CONTINENT annonce un film d’aventure et d’action absolument époustouflant ! On y voit un monde féroce et sauvage où des dinosaures s’attaquent à un groupe d’hommes, tandis qu’au loin un impressionnant volcan entre en éruption ! Dans ce ciel en furie volent de gigantesques ptérodactyles alors que, plus bas, dans le coin à gauche, le courageux héros tente de protéger sa belle de ce déferlement quasi apocalyptique ! Au milieu de l’affiche passe un sous-marin menacé par une sorte de T-Rex visiblement aquatique !

Inutile de vous préciser que cette merveilleuse affiche du SIXIÈME CONTINENT possède à elle seule nombre de clichés propres à énormément d’affiches de films fantastiques ou de SF de série B d’époque : la belle effrayée (au décolleté mettant en valeur ses formes avantageuses), le héros machiste la serrant fort dans ses bras, les monstres féroces et menaçants et le paysage en furie annonçant une fin d’un monde sans pitié… Mais quelle composition ! Même si le film de Kevin Connor est loin d’être une réussite, il n’en demeure pas moins que cette affiche reflète assez bien le contenu du film, et sans trop de mensonges ! Les dinosaures y seront bien présents (certes, ceux ici dessinés paraissent beaucoup plus crédibles que les malheureux présents sur la pellicule…), les ptérodactyles attaqueront, le volcan entrera en éruption et la belle sera l’objet de toutes les attentions ! En outre, LE SIXIÈME CONTINENT offre une aventure suffisamment exotique pour permettre au spectateur de passer un moment sympathique, à condition qu’il soit relativement indulgent sur bien des points faibles…

Je vous offre également la version américaine de l’affiche, encore plus belle. À bientôt pour une autre affiche !

- Morbius -

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L’AMI ARI…

Voici un court-métrage français de science-fiction plutôt réussi. Le sujet : « La vie de David, jeune trader ambitieux, prend une nouvelle tournure lorsqu’il emménage dans un appartement autorégulé par une intelligence artificielle du nom d’ARI. Initialement conçu pour le confort intérieur et la gestion domestique, ARI s’immisce subrepticement dans la vie professionnelle et l’intimité de David, sous le regard suspicieux de Gump, son attachant robot de compagnie. » Pour en savoir plus sur ARI, voir ici.

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LE SECOND CHOIX DES ALTAÏRIENS

Après la Science-Fiction (voir ici), les Altaïriens du groupe Facebook des Échos d’Altaïr se sont prononcés sur leurs films d’Horreur ou de Fantastique Horrifique préférés des années 1930 aux années 2000. Voici leur verdict…

C’est à notre dévoué Trapard que nous devons l’initiative de ce second sondage (le premier était dû à notre fan des fifties et des robots en tous genres : Yom Vimeu !). Une fois de plus chacun a voté selon ses préférences personnelles, avec une pincée de subjectivité forcément incontournable. Et une fois de plus, je le rappelle, il ne s’agit aucunement d’un sondage destiné à déterminer les films d’Horreur ou de Fantastique Horrifique les plus marquants de quelques décennies. L’essentiel, c’est de participer ! Et la plupart des membres du groupe ont sympathiquement répondu à l’appel. Encore une fois, et c’est normal, certains titres ont été sujet à débat, notamment pour leur appartenance ou non aux genres concernés par ces sondages s’étalant des années 30 aux années 2000. Les années 70, 80 et 90, particulièrement riches, ont entraîné des choix cornéliens chez beaucoup d’Altaïriens ! Mais après ces cruels dilemmes, j’ai le plaisir de vous présenter leurs choix :

POUR LES ANNÉES 1930 :

LE SECOND CHOIX DES ALTAÏRIENS dans Blog 13080909020915263611449839

POUR LES ANNÉES 1940 :

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POUR LES ANNÉES 1950 :

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POUR LES ANNÉES 1960 :

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POUR LES ANNÉES 1970 :

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POUR LES ANNÉES 1980 :

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POUR LES ANNÉES 1990 :

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POUR LES ANNÉES 2000 :

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Si vous souhaitez rejoindre la communauté Facebook des Échos d’Altaïr, cliquez ici. À bientôt dans le groupe !

- Morbius -



PACIFIC RIM, WOLVERINE ET R.I.P.D. : LES CRITIQUES

Quel magnifique été nous avons cette année ! Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il est prolifique en matière de films de Science-Fiction, un vrai bonheur pour tous les amateurs du genre dont je fais partie. En attendant le très prometteur ELYSIUM et d’autres films tels que le nouveau PERCY JACKSON ou encore THE WORLD’S END, on est partis pour trois petites critiques pour le prix d’une !

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PACIFIC RIM

Le plus impressionnant !

Jaegers contre Kaiju, un duel au sommet orchestré par un certain Guillermo Del Toro, auteur de belles perles telles que HELLBOY ou LE LABYRINTHE DE PAN, qui promet une grosse claque proportionnelle à la démesure du spectacle proposé. Et la claque, on la prend avec grand plaisir ! Même si elle n’est que visuelle… On se passera de poésie ici, le film est carré, formaté, dégoulinant d’américanisme,  tant dans ses codes que dans le contenu, avec des personnages tous plus caricaturaux les uns que les autres (le héros parfait, l’héroïne fragile, le grand chef trop sérieux, le rival antipathique, les deux geeks, etc…) et un scénario ultra classique uniquement prétexte à une surenchère de BOOM et de BLAM. Le coup de la faille dimensionnelle, on connait. Déjà en 1985 Stephen King écrivait une nouvelle exploitant ce thème, suite à quoi elle fut adaptée au cinéma (THE MIST, sorti en 2007), et cet exemple n’est sûrement pas le meilleur. De ce côté-là l’ami Del Toro n’est pas allé chercher très loin. Ce n’est pas qu’on en a marre de ces vortex qui rameutent plein de vilaines bestioles sur Terre, mais ça commence à devenir redondant.

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Cette facilité mise à part, on ne peut qu’apprécier les effets spéciaux de PACIFIC RIM, reléguant ceux d’un TRANSFORMERS dans les limbes de l’oubli. Il est vrai que les batailles opposant ces énormes mécha d’assaut, les Jaegers, aux monstres venus de la faille, les Kaiju, sont réellement spectaculaires, à vous scotcher au siège. Hélas j’exprimerai un bémol dû à certaines incohérences, du genre « Tiens on a une épée de malade, mais non, sortons-la seulement une fois qu’on sera bien dans la merde ». Il y a aussi cette vague impression de déjà vu à chaque nouveau combat, ou du moins un certain manque d’inventivité dans les chorégraphies de ceux-ci, les transformant en des sortes de matchs, au point qu’on pourrait presque les commenter comme le ferait un commentateur sportif : « Et c’est un plaquage du Kaiju ! – Oui, oui, il a mit Gipsy à terre, ho, mais regardez ! – C’est une contre-attaque de Gipsy qui lui envoie son fulguro-poing dans les gencives ! – Le Kaiju est sonné ! – En voilà un autre ! – Et c’est un plaquage du Kaiju ! »… Plus sérieusement, disons que ces combats n’ont pour eux que leur gigantisme, si bien qu’on se retrouve presque en attente du prochain coup spécial.

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On regrettera aussi de ne pas avoir vu plus de Jaegers que ça, et je déplore une nouvelle fois l’absence d’humour, car je ne considère pas le fait d’intégrer deux ou trois cinglés dans un film comme de l’humour. Félicitons tout de même Del Toro pour ce qui est de la réalisation artistique, indéniablement l’un des points forts, rendant le tout plutôt crédible, au niveau sonore également, ce qui n’était pas une mince affaire. Enfin, PACIFIC RIM est effectivement un film très impressionnant, mais à l’instar d’un MAN OF STEEL, l’implication émotionnelle n’y est pas et je ne peux me contenter d’un simple divertissement visuel à base de destruction massive, aussi bien rendue soit-elle. Malgré un certain effort pour rendre les personnages attachants, c’est bruyant, c’est bourrin, et c’est tout. Dommage.

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WOLVERINE, LE COMBAT DE L’IMMORTEL

Le plus sauvage !

Halala ! Mais que ferait Hugh Jackman sans son rôle fétiche ? Le voilà dans la peau de Wolverine pour la 6ème fois (sans compter le caméo dans X-MEN, LE COMMENCEMENT), bientôt 7 avec le prochain DAYS OF FUTURE PAST, bien décidé à relever le niveau de X-MEN ORIGINS : WOLVERINE, spin-off tant décrié pour des raisons qui m’échappent encore. On retrouve donc le plus griffu des mutants dans une aventure nippone qui sent bon la fleur de cerisier, ou plutôt les chrysanthèmes. En effet l’ami Logan est invité au Japon par une vieille connaissance sur le point de mourir, un soldat qu’il avait sauvé à Nagazaki à l’époque du bombardement nucléaire. La bombe lâchée sur Nagazaki fait d’ailleurs l’objet de la première scène et envoie du très lourd, promettant un film bien sympa. Ensuite on retrouve Logan/Wolverine en mode homme des cavernes, retiré loin de tout et hanté par le souvenir de Jean Grey qu’il a lui-même tué (on en déduit que la trame se déroule après X-MEN, L’AFFRONTEMENT FINAL). Il est retrouvé par une mutante capable de lire l’avenir, une petite japonaise qui l’emmène voir le soldat qu’il avait jadis sauvé, devenu grand-père et boss d’une importante entreprise. Le papy lui offre la possibilité de devenir mortel, une idée avec laquelle Logan n’est pas très à l’aise (et on le comprend !).

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S’ensuit un enchaînement de scènes présentant les différents personnages. Dans la famille Yashida, je demande le fils avide de pouvoir ! Oui, on l’a ! Ensuite la petite fille innocente qui est maltraitée par papa ! On l’a, on l’a ! Le gendre politicien véreux avec qui on la marie de force ! Il est là, c’est bon. Le gentil protecteur qui se la joue Robin des bois ? Présent ! Et enfin la sale garce qui se fait passer pour le médecin de famille et qu’on devine direct que c’est la méchante ! Elle est là aussi, tout va bien. Bref, Logan va se retrouver empêtré dans ces histoires familiales et finira pas protéger la petite fille du papy après le décès de ce dernier. Il va momentanément perdre sa faculté de guérison, ce qui va lui compliquer sérieusement la tâche. Quoique… Il s’en sort toujours assez bien le bougre. Notons que les combats sont vraiment bien faits et que certaines scènes d’action sont saisissantes, comme lorsque notre mutant préféré se retrouve à combattre des yakuzas sur le toit d’un shinkansen lancé à pleine bourre, ou encore lorsqu’il doit faire face à un énorme samouraï à l’armure d’adamantium. Hélas les scènes de ce genre ne sont pas légions et on savourera chacune d’entre elles. Le film souffre de plusieurs longueurs assez ennuyeuses, mais dans l’ensemble l’histoire est bien écrite. La rétrospection de Wolverine passe clairement au second plan, surtout lorsque dans la scène précédente il se plaît à lancer des grosses punchlines bien vulgaires à ses adversaires.

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Voilà d’ailleurs un autre aspect positif, beaucoup d’humour dans ce X-Men, avec un Wolverine ultra badass qui n’hésite pas à blaguer. Hélas il y a un problème de taille dans ce film : là où le premier WOLVERINE mettait en scène un bon paquet de mutants, LE COMBAT DE L’IMMORTEL n’en propose que trois en tout et pour tout, ce en comptant le héros lui-même. Un comble pour un film situé dans l’univers des X-Men. Ce ne sont pas quelques portes-flingues mafieux ou des cabrioles de ninjas qui sauveront ce cruel manque. Avis mitigé donc, on peut saluer la performance de Hugh Jackman vraiment possédé par son rôle, ainsi que celle de ses partenaires féminines, pour le reste c’est du grand classique tant dans le cheminement du scénario que dans la mise en scène. Cependant j’ai apprécié cet opus de WOLVERINE qui a le mérite de proposer une histoire cohérente et des personnages intéressants, des combats sauvages et une narration laissant place à l’humour. Je ne pouvais pas finir sans évoquer la scène post-générique, juste énorme, annonçant un prochain X-MEN d’ores et déjà attendu.

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R.I.P.D. BRIGADE FANTÔME

Le plus fun !

Peut-être est-ce le manque de promo à son sujet, je ne sais pas, en tous cas je n’avais jamais entendu parler de ce film avant d’en découvrir les affiches partout en ville. Puis j’ai regardé un petit trailer histoire de voir. A priori le scenario mélangeait MEN IN BLACK et SOS FANTÔMES, encore fallait-il réussir ce mélange avec habileté. À vrai dire je n’attendais rien de ce film, je suis allé le voir à défaut d’autre chose, la salle était d’ailleurs vide. Avec Jeff Bridges au casting, il partait néanmoins avec un argument de poids.

L’action se déroule donc à Boston où l’on retrouve Nick (Ryan Reynolds), un flic qui a magouillé des trucs assez louches avec son pote Hayes (Kevin Bacon, rien que ça). Mais comme c’est le héros et que le film commence, il décide soudainement de devenir honnête et de rendre l’or qu’ils ont piqué ensemble. Hayes fait mine d’être d’accord mais à la première occasion il bute Nick. Notre super flic se retrouve alors embarqué dans « le moulin de l’au-delà » jusqu’à atterrir devant une nana qui lui propose de devenir un agent de la Brigade Fantôme. Le rôle de ces agents est de capturer «les crevures », des morts condamnés à l’enfer qui ont refusés le jugement et se planquent parmi les vivants. Naturellement Nick va accepter et on lui coltine comme co-équipier ce bon vieux Roy (Jeff Bridges), un ancien Marshall grincheux et bavard dont les restes ont été entre autres bouffés par des coyotes en 1800-quelque-chose, ce qui l’a beaucoup marqué. Revenons à nos fantômes. La fine équipe est donc envoyée dans le monde des vivants à la recherche des crevures, et il s’avère que leur enquête les mènera droit sur une grosse piste, en rapport avec le meurtrier de Nick, le flic ripou Hayes, qui bien sûr est une saleté de crevure. Je n’en dis pas plus, mais il y a encore une histoire de vortex entre deux mondes…

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Quoi qu’il en soit, une fois le concept intégré, il ne faut pas chercher plus loin, tout le film s’articule autour des vivants et des morts, tout ce qu’on veut voir ce sont nos agents spéciaux de la RIPD se faire des crevures. Et ils vont s’en faire ! Le film est littéralement porté par Bridges qui évince tous les autres protagonistes, ces-derniers faisant quelque peu office de faire-valoir. C’en est presque trop, parfois l’humour devient un peu lourd, mais dans l’ensemble les vannes sont bien placées et le rythme est plutôt soutenu si bien qu’on ne s’ennuie pas une seconde. Que dire des apparences inattendues qu’empruntent nos agents morts dans le monde des vivants si ce n’est qu’elles sont à l’origine des scènes les plus désopilantes ? Ou encore, qui a eu l’idée du cumin comme révélateur de crevure ? Et qui a décidé d’appeler ces esprits récalcitrants des crevures ? Il fallait aller les chercher loin celles-là. Quoi qu’il en soit ce petit film sans prétention propose un bon petit divertissement familial, drôle et bien réalisé, à l’image d’un MEN IN BLACK, avec une 3D légère pas très utile, mais au moins elle ne pique pas les yeux. Le casting est bon, les effets spéciaux sont honorables, le scénario se tient, bien qu’un peu facile, là encore c’est assez formaté mais ça reste fun. Une bonne surprise en somme.

- Di Vinz -

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Autres critiques écrites par Di Vinz :

Critiques express / Oblivion / Upside Down / Cloud Atlas / Iron Man 3 / After Earth / Star Trek Into Darkness / Man of Steel / World War Z



CTHULHU, ENCORE CTHULHU !

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Voici un p’tit Cthulhu en papertoy, donc totalement inoffensif. Ne me demandez pas pourquoi il porte le symbole de Batman… je n’en sais rien. Sans doute s’est-il découvert une nouvelle passion pour notre chauve-souris justicière… Il doit y avoir un sens profond que je n’ai pas encore trouvé.

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Très simple à réaliser, avec en plus (c’est rare) un plan de montage, votre Cthulhu trônera fièrement près de votre aquarium, question de lui rappeler sa R’lyeh bien aimée… Vous le trouverez ici à imprimer.

- Morbius -



LE FANTÔME VIVANT (1933)

LE FANTÔME VIVANT (1933) dans Cinéma 13052108214015263611211209

LE FANTÔME VIVANT (1933) de T. Hayes Hunter

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Plus connu sous son titre original, THE GHOUL, il s’agit du tout premier film britannique à avoir été étiqueté « film d’horreur ». LE FANTÔME VIVANT lancera plus ou moins une mode du cinéma d’horreur en Angleterre, avec par exemple la série de films gothiques interprétés par Tod Slaughter (MURDER IN THE RED BARN, 1935, SWEENEY TODD, 1936, THE CRIMES OF STEPHEN HAWKE, 1936, IT’S NEVER TOO LATE TO MEND, 1937, CRIMES AT THE DARK HOUSE, 1940…) qui étaient surtout des films macabres se situant à l’époque victorienne. Alfred Hitchcock tournait aussi des sujets sombres depuis les années 1920, dont une fameuse adaptation de l’histoire meurtrière de Jack l’éventreur, avec THE LODGER (1927), et l’Angleterre, bien avant l’Allemagne produisit aussi les premières adaptations d’Edgar Wallace comme THE TERROR (1938) ou THE DARK EYES OF LONDON (1939) avec Bela Lugosi, des sujets qu’on appellera, des années plus tard, des « krimi ». Et comme Bela Lugosi qui avait commencé sa carrière en Hongrie, puis en Allemagne, avant de se lancer vers Broadway et Hollywood, et qui est revenu en Europe, le temps de tourner THE DARK EYES OF LONDON, l’Anglais Boris Karloff reviendra lui-aussi en Angleterre après son fameux FRANKENSTEIN (1931) de la Universal pour tourner ce FANTÔME VIVANT. On retrouve à ses côtés, dans le film, de bons comédiens anglais comme Cédric Hardwicke, ainsi qu’Ernest Thesiger que Karloff emmènera sûrement dans ses bagages vers les studios californiens de la Universal pour incarner le génial Docteur Prétorius, jouant avec des êtres humains miniaturisés, dans LA FIANCÉE DE FRANKENSTEIN (1935, The Bride of Frankenstein) de James Whale.

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L’intrigue de LE FANTÔME VIVANT : Après un décès prématuré, un Égyptologue (Boris Karloff) revient à la vie, tel une goule sanguinaire pour se venger de ceux qui ont tenter de profaner sa tombe…

Un véritable mélange de sujets de films dans lesquels Boris Karloff tient le rôle principal comme la toute récente LA MOMIE (The Mummy) de Karl Freund, sur un sujet quasi-similaire et sorti l’année passée, en 1932, ou comme LE MORT QUI MARCHE (1936, The Walking Dead) de Michael Curtiz, et dans lequel Karloff profite d’avoir été ressuscité pour se venger de ceux qui l’ont envoyé sur la chaise électrique…

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LE FANTÔME VIVANT n’est pas un grand classique, mais c’est une curiosité du cinéma d’horreur anglais, et particulièrement lorsqu’on sait qu’il fut longtemps considéré comme perdu, et qu’après de longues recherches, une première copie en très mauvais état, tronquée de quelques minutes et possédant des sous-titres incrustés sur l’image, a d’abord été retrouvée dans les archives nationales tchèques. Puis par la suite, tout récemment, au début des années 2000, une version de bien meilleure qualité, considérée comme la version intégrale, a été retrouvée en Angleterre, et c’est celle-ci qu’il est possible de se procurer depuis très peu de temps, mais seulement en Zone 1 et en V.O. Néanmoins, le film distille une ambiance gothique très particulière, ce qui ne sera pas sans déplaire aux fans du genre, comme notre lecteur assidu, Jean Beauvoir.

- Trapard -

Autres films présentés dans la catégorie Le Grenier du Ciné Fantastique :

La Charrette Fantôme / La Chute de la Maison Usher / Les Contes de la Lune vague après la Pluie / Frankenstein (1910) / Le Cabinet du Docteur Caligari / La Monstrueuse Parade / Le Fantôme de l’Opéra / Double Assassinat dans la Rue Morgue / Docteur X / White Zombie / The Devil Bat / La Féline (1942) / Les Visiteurs du Soir / La Main du Diable / Le Récupérateur de Cadavres / La Beauté du Diable / Un Hurlement dans la Nuit / The Mad Monster / La Tour de Nesle / L’Étudiant de Prague / Les Aventures Fantastiques du Baron de Münchhausen / Torticola contre Frankensberg / Ulysse / Man with Two Lives / The Mad Ghoul / La Tentation de Barbizon / The Flying Serpent / Peter Ibbetson

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DEFIANCE : SAISON 1

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Synopsis

30 ans après l’arrivée soudaine de plusieurs espèces extraterrestres et après les guerres dévastatrices qui s’en suivirent, un monde très différent commence à renaître de ses cendres.

Parcourant ces vastes étendues désolées où chacun lutte pour sa survie, l’énigmatique Nolan (Grant Bowler) et sa fille adoptive d’origine extraterrestre, Irisa (Stéphanie Leonidas), s’établissent dans la ville de Saint Louis rebaptisée DEFIANCE, où extraterrestres et humains apprennent à cohabiter.

Saint Louis n’est plus ce qu’elle était. Seule son arche emblématique a subsisté. Amanda (Julie Benz), le maire de la ville, doit faire régner l’ordre et la paix et faire face à de nombreuses menaces environnantes. Le peuple de DEFIANCE, humains comme votans, sait maintenant que leur ville est devenue un symbole de courage et d’espoir.

Des extraterrestres, une Terre ravagée, une affiche attirante : voilà suffisamment d’arguments pour que je m’intéresse à cette nouvelle série. Alors, maintenant que la première saison est terminée, est-elle aussi convaincante que ce qu’on a bien voulu laisser entendre ?

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Le bal des vampires

Avec Defiance, la chaine américaine SyFy à vu les choses en grand, en très grand. Les effets spéciaux sont dignes des productions hollywoodiennes et les costumes qu’endossent les extraterrestres sont pour la plupart réussis et convaincants. Au niveau casting, on retrouve quelques têtes connues : Grant Bowler, vu dans Farscape ou encore True Blood, endosse ici son premier vrai grand rôle dans une série TV en incarnant un ancien militaire au passé trouble. Julie Benz, ancienne vampire dans Buffy et Angel, y croise Mia Kirshner, ancienne Nosferatu de Vampire Diaries et future Lost Girl, elles incarnent deux sœurs que tout oppose, l’une étant maire de la ville et l’autre patronne du bordel local. Tony Curran, Marcus dans la saga Underwold et Jaime Murray (vue dans Dexter) forment un couple manipulateur et ambitieux. Mais la véritable révélation de Defiance sera certainement la jeune Stephanie Leonidas( Mina dans l’adaptation TV anglaise de Dracula), la sympathique irathienne Irisa. Si  le jeu d’acteur de certains peut décevoir au premier abord, force est de constater qu’il se bonifie au fil des épisodes, en tout cas au moins celui des personnages principaux.

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Un univers recherché

Dès le départ, le ton est donné. Les créateurs de la série ne se sont pas contentés de lâcher un ou deux personnages dans un village reconstitué. Ici on croise une dizaine de races différentes et la ville elle-même semble presque vivante. Bienvenue sur Terre aux lunatiques et sauvages Irathients, aux séduisants et rusés Castithans, ou encore aux intelligents et scientifiques Indogènes. Tous sont réunis dans l’ancienne ville de Saint Louis et luttent contre la menace extérieure des Volges, effrayants et barbares, à l’aide des humains qui ont survécus. Mais la menace ne vient pas seulement de l’extérieur. Defiance constitue presque un personnage à part entière dans cet univers tant elle respire la trahison et rassemble les côté les plus sombres de l’humanité. Prenez la décharge si chère à l’univers de Yukito Kishiro dans le manga cyber punk Gunnm, ajoutez un zeste de ville digne d’un western où tripot côtoie marché aux produits douteux, saupoudrez le tout par les meilleurs quartiers mal famés où les clients du bordel croisent le fer avec les ouvriers avinés de la mine, et vous aurez un aperçu de ce qu’est la ville de Defiance : l’endroit idéal pour passer ses prochaines vacances.

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Une ambiance unique

C’est ce que possède avant tout Defiance. Fort d’une identité visuelle qui restera dans les souvenirs (l’arche en toile de fond, la mine, et le charisme des différentes races aliens qui en parcourent les rues), la série sait exploiter au mieux les clichés si chers aux spectateurs en leur apportant habilement un savant mélange d’exotisme, d’érotisme, de violence et de dépaysement. En explorant les traditions de certains extraterrestres, en mettant en valeur les us et coutumes parfois mystiques d’autres races, les créateurs de la série ont voulu vous faire pénétrer à l’intérieur d’un nouveau monde, celui où les technologies scientifiques vont de paire avec les traditions religieuses. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard que cette série soit le point de départ d’un projet « multi-format » incluant également un jeu vidéo : l’univers de Defiance est suffisamment développé pour se prêter à ce genre d’exercice.

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Une mission difficile

Développer une ville qui regroupe autant d’ethnies différentes n’est pas un travail de tout repos, surtout quand on se veut intègre et au-dessus de toute manipulation machiavélique. C’est pourquoi notre équipe de héros va avoir du mal à faire respecter la loi dans la petite bourgade de Defiance. Car déjà, la loi d’une race n’est pas celle de l’autre. Les coutumes de l’une ne sont pas celle de l’autre. C’est là toute la difficulté des protagonistes de l’histoire : essayer de garder un climat de paix entre les différents peuples, sachant que l’évolution de ses membres au sein de la communauté va obligatoirement faire évoluer les mentalités de chacun, en bien ou en mal. L’intégration et l’acceptation des autres est un point central qui va rythmer bien des évènements au cours de la première saison de cette série. Ces évènements vont permettre à certains personnages d’expérimenter de nouvelles possibilités, et d’en subir les conséquences.

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Une histoire surprenante

A la lecture de ces ligne, on pourrait se poser une question légitime : faire tomber quelques extraterrestres charismatiques sur Terre et jouer sur la recherche de leur intégration sur notre planète serait-il en fait le secret d’une bonne série ?

Eh bien pas tout à fait. Car si l’idée à la base et loin d’être mauvaise, si les moyens mis en œuvres sont conséquents, on ne peut au final que se demander ce que les personnages de Defiance font dans cette galère. Tout au long des 13 épisodes qui constituent cette première saison, les personnages se cherchent, les idées se succèdent sans qu’au final on y trouve un véritable intérêt. Car c’est bien l’absence de trame principale, ou tout du moins la lenteur avec laquelle elle se met en place, qui dessert totalement la fausse bonne idée qu’était au départ Defiance. Et l’ajout politico-mystico-prophétique qui la conclue ne constitue en rien un climax donnant au spectateur l’envie de poursuivre vers la seconde saison, ce serait plutôt un point déstabilisant supplémentaire qui n’apporte rien à l’histoire.

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Quelques bonnes raisons d’apprécier Defiance

  • Irisa l’Irathienne : petite nouvelle dans le monde cruel des séries à grand budget, son interprétation pêche quelque peu au début de la série, mais s’améliore au fil des épisodes, laissant présager le mieux pour la suite
  • Les sœurs Rosewater : deux pointures des séries TV américaines. Charmantes au possible et toujours aussi convaincantes dans leur rôles respectifs.
  • Defiance : la ville est plus qu’un décor. Magnifiquement sale, délicieusement dangereuse, elle est à elle seule une sorte de « pnj » de la série.
  • Les extraterrestres : chaque race a sa personnalité, ses règles, ses coutumes. Les spécificités de chacun sont mis en avant avec brio, y compris pour les Terriens.
  • Le message : pas facile de faire cohabiter autant de diversités sans créer de tensions et d’incompréhensions. Et pourtant Defiance semble bien calme… Un trompe l’œil ?

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Conclusion personnelle

Au final, Defiance est la véritable fausse bonne idée de ces dernières années. Le manque d’exploitation des différents protagonistes, la lenteur de l’histoire de la mise en place de la trame principale risquent d’en rebuter plus d’un. Est-ce véritablement étonnant que la série ait battu les records d’audience au début de la diffusion mais ait perdu autant de spectateurs au cours de la saison ? Dommage, l’univers était attirant et les personnages tout autant.

NotaSkarn : 12/20

- Skarn -

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DRIVE-IN : BARAN, LE MONSTRE GEANT (1958)

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BARAN, LE MONSTRE GEANT (Daikaijū Baran)
Année : 1958
Réalisateur : Ishiro Honda
Scénario : Ken Kuronuma & Shin’ichi Sekizawa
Production : Tomoyuki Tanaka
Musique : Akira Ifukube
Pays : Japon
Durée : 87 min
Interprètes : Kozo Nomura, Ayumi Sonoda, Fumito Matsuo, Nadao Kirino, Hisaya Ito, Koreya Senda…

Sorti en 1958 au Japon avec le titre DAIKAIJÙ BARAN, puis aux États-Unis en 1962 comme VARAN, MONSTER FROM THE EAST, on retrouve parfois, en France, le film sous cet autre nomination : VARAN, LE MONSTRE GÉANT.

À l’origine, le film devait être produit pour la télévision américaine ABC, mais les producteurs américains se sont retirés en cours de tournage, et BARAN, LE MONSTRE GÉANT fut complété et terminé grâce à une équipe de la Toho, ce qui a permis au film de sortir en salles japonaises. Une version modifiée et retouchée sortira par la suite aux États-Unis. BARAN, LE MONSTRE GÉANT est aussi le dernier kaiju eiga a avoir été tourné en noir et blanc, alors que RODAN, datant de 1956, ou d’autres films du genre, sortaient déjà en couleurs. Le noir et blanc du film permit entre autre, à la Toho, de réutiliser des stock-shots d’attaque d’avions issus du premier GODZILLA de 1954.

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L’intrigue : Une espèce rare de papillon originaire de Sibérie est découverte dans une vallée mystérieuse au Japon, et un couple d’entomologistes guidant un groupe de scientifiques part enquêter sur place, dans une région située le long du fleuve Kitakami, afin de découvrir pourquoi ses insectes continentaux sont arrivés jusqu’au Japon. Deux membres de l’équipe scientifique de l’expédition sont mystérieusement écrasés par quelque chose d’inconnu et gigantesque. Les villageois de la région insistent sur le fait que ces décès sont le résultat de la colère de leur dieu de la montagne Baradagi-Sanjin. Une plus grande expédition est alors dépêchée sur les lieux et elle arrive en pleine prière rituelle des villageois à leur dieu de la montagne, et c’est ainsi que se réveille le Varan, le monstre de la rivière Kitakami. Et là, ça va faire mal…

Personnellement, BARAN, LE MONSTRE GÉANT est un des mes kaiju préférés. Souvent proche du GODZILLA initial, il crée bien la contradiction entre Japon médiéval et Japon moderne. Les effets spéciaux de Eiji Tsuburaya sont particulièrement réussis, et nous sommes encore loin des dialogues balourds des kaiju eiga des années 60. L’ambiance y est prenante, proche du cinéma d’horreur, et encore dans le sérieux d’un GODZILLA, KING OF THE MONSTERS ! (en français, GODZILLA, LE MONSTRE DE L’OCÉAN PACIFIQUE, et en japonais, Kaiju no Gojira) du même Ishiro Honda. Le continuateur des kaiju après Ishiro Honda, qu’était Jun Fukuda proposera plus, par la suite, un versant humoristique et léger des films de monstres japonais.

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BARAN, LE MONSTRE GÉANT est notre drive-in du samedi soir, petite perle culte et méconnue à la fois, un film qui a été, à de nombreuses reprises, remonté par la suite. Daikaiju Baran, est aussi sorti en DVD en 2005, en version originale japonaise, mais retitré en français VARAN, L’INCROYABLE.

- Trapard -

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Autres articles publiés dans la catégorie Drive-in :

L’Oasis des Tempêtes / It Conquered the World / The Giant Claw / Bataille Au-Delà des Étoiles / Attack of the Fifty Foot Woman / Cat-Women of the Moon / Le Fantôme de l’Espace / Mesa of Lost Women / Gorilla at Large / The Amazing Colossal Man / The Beast with a Million Eyes / The Astounding She-Monster / The Deadly Mantis / La Fiancée du Monstre / Not of this Earth / The Night the World Exploded ! / Viking Women and the Sea Serpent / Curse of the Faceless Man / Le Peuple de l’Enfer / Rodan / Supersonic Saucer / World Without End / La Fille du Docteur Jekyll / The Monster that Challenged the World

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MONSTRES SACRES : L’HOMME AU MASQUE DE CIRE

MONSTRES SACRES : L'HOMME AU MASQUE DE CIRE dans Cinéma 13052408352715263611222233

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Sorti en France en 1933 sous le titre MASQUES DE CIRE (THE MYSTERY OF THE WAX MUSEUM, en V.O.) et tourné en Technicolor, un procédé de pellicule colorisé qui s’améliorera avec les années, THE MYSTERY OF THE WAX MUSEUM est d’un coloris encore très basique, très peu contrasté, et souvent délavé selon les copies existantes. Sous contrat avec la Warner Bros, Michael Curtiz a tourné le film de savant fou, DOCTEUR X, en 1932, déjà répertorié dans ce blog, avant de réaliser ce classique de l’horreur qu’est THE MYSTERY OF THE WAX MUSEUM, inspiré d’un texte de Charles S. Belden que le film expressionniste allemand de Paul Leni et Leo Birinsky, LE CABINET DES FIGURES DE CIRE (1924, Das Wachsfigurenkabinett) avait déjà, plus ou moins, effleuré. À la base, L’HOMME AU MASQUE DE CIRE est un artiste sculpteur talentueux du Londres des années 1910 qui dirige un musée de cire où il expose ses œuvres. Son associé le trahit et met le feu à ses œuvres et à son musée. Dans l’incendie, le sculpteur est très gravement brûlé. Dix ans plus tard, il réapparaît miraculeusement guéri pour inaugurer un nouveau musée aux États-Unis. Il choisit alors d’y exposer un thème très spécial : les grands assassins, exécuteurs et tortionnaires célèbres ou d’actualité. Mais pour que ses œuvres soient si parfaites, il lui faut des sosies de ces grands assassins qu’il fait tuer et qu’il trempe directement dans la cire brûlante…

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L’HOMME AU MASQUE DE CIRE porte lui-même un masque, d’où son nom, un masque de cire qui est pourtant déjà célèbre sur des meurtriers célèbres du cinéma d’horreur : Erik ou LE FANTÔME DE L’OPÉRA, l’abominable Docteur Phibes, et j’en passe… Le masque du fameux Docteur Phibes, incarné par Vincent Price, est sans aucun doute une référence directe au remake de THE MYSTERY OF THE WAX MUSEUM qu’est L’HOMME AU MASQUE DE CIRE (House of Wax), tourné en 1953 par André De Toth, et dans lequel Vincent Price excelle de talent et de folie, assez loin de la semi-sobriété du jeu de Lionel Atwill du film de Curtiz de 1933.

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Il existe aussi un autre remake beaucoup moins connu de l’histoire de L’HOMME AU MASQUE DE CIRE et tourné en Italie en 1997 lors d’une petite vague qui tentait de ressusciter le cinéma bis italien à partir de la moitié des années 90. LE MASQUE DE CIRE (Maschera di cera), incarné avec sobriété par l’acteur français Robert Hossein, est un bon film gothique que le réalisateur Sergio Stivaletti avait réalisé comme un hommage à feu-Lucio Fulci. Mais malgré les qualités du film et celles de Robert Hossein, Lionel Atwill et surtout Vincent Price incarnent à jamais ce génial et dément, à la fois, HOMME AU MASQUE DE CIRE, artiste torturé, et si séduisant derrière un masque qui cache, tel Dorian Gray, un autre visage, celui hideux et défiguré qui renferme les affres du passé et son besoin de vengeance et de réussite.

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Il existe une version plus récente du sujet, avec LA MAISON DE CIRE (House of Wax) tournée en 2005 par le cinéaste espagnol Jaume Collet-Serra, avec des fonds australo-américains, et avec Paris Hilton dans un second rôle, mais seul le lieu où se déroule l’action est commun avec le sujet original.

Même si les intrigues avoisinant autours des Musées de Cire sont encore abordées dans le Cinéma d’Horreur, L’HOMME AU MASQUE DE CIRE est quant à lui un Monstre Sacré du cinéma d’Épouvante qui est un peu délaissé par Hollywood, et le ranger dans cette catégorie des Échos d’Altaïr est un petit hommage à ce génial névrosé qui effraya quelques générations de cinéphiles.

- Trapard -

Autres Monstres Sacrés présentés dans Les Échos d’Altaïr :

Alien / King Kong / Predator / Créature du Lac Noir / Mutant de Métaluna / Ymir / Molasar / Gremlins / Chose / Triffides / Darkness / Morlock / Créature de It ! The Terror from Beyond Space / Blob / Mouche / Créature de Frankenstein / Visiteurs / Martien de La Guerre des Mondes (1953) / E.T. / Pinhead / Michael Myers / Fu Manchu / Leatherface / Jason Voorhees / Tall Man / Damien Thorn / Toxic Avenger / Bruce : le grand requin blanc / La Momie / Le Loup-Garou / Dr Jekyll et Mr Hyde / Golem / Dracula / Orlac / La Bête / Les Krells / Les Pairans / Le Cavalier sans Tête / Le Hollandais Volant / Body Snatchers / Freddy Krueger

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LA DAME BLÔNCH

Dans le domaine des courts-métrages purement fantastiques ou inspirés par le fantastique, les Calédoniens ne sont pas en reste. Pour preuve cette catégorie qui leur est désormais entièrement consacrée et où Trapard nous présente régulièrement une œuvre de son choix. Suivez le guide !

LA DAME BLÔNCH (2004) de Sébastien François

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Un peu d’humour, aujourd’hui, dans notre catégorie des courts-métrages fantastiques calédoniens.

Bien que la réalisation de LA DAME BLÔNCH aka THE WHITE GHOST soit créditée Sébastien François (qui est aussi l’un des comédiens du film), on ressent bien la bande de copains derrière ce petit film léger, sans prétention mais très amusant.

L’intrigue : En Floride, Mickael Stewart aperçoit dans son appartement un être surnaturel. Après  l’avoir filmé, Mickael entreprend un voyage en Nouvelle-Calédonie et rencontre les meilleurs experts calédoniens et il apprend que le fantôme serait la fameuse Dame Blanche qui aurait émigré du côté de la Floride…

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Sous ses faux airs angoissants, LA DAME BLÔNCH dilue un « humour local » qui rend le film totalement décalé et très drôle, un « humour local » donc, à base d’auto-dérision et de private-jokes sur la Calédonie et sur ses habitants, qui ne sera peut-être pas entendu de la même manière par tout le monde. Cela évitera de le partager sur le web, d’autant qu’il n’a jamais été mis en ligne, et vous risquez de ne pas trouver la bonne version, vu le nombre de films de toutes origines traitant de ce sujet sur YouTube.

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En effet, quelles que soient leurs formes, les légendes concernant des dames blanches se retrouvent un peu partout en Europe et aux États-Unis. On retrouve cette fameuse Dame Blanche « universelle » dans de nombreux mythes et on la cite souvent concernant des apparitions de natures diverses. Il peut s’agir soit d’entités surnaturelles tenant les rôles de fées ou de sorcières, ou d’annonciatrices de mort prochaine, un peu comme la Mort drapée de blanc, avec sa faucille à la main. Son apparition est souvent attribuée à des fantômes de femmes décédées hantant des châteaux, mais aussi, dans des légendes plus contemporaines et urbaines, elle est parfois auto-stoppeuse annonciatrice de mort prochaine. Et c’est souvent ainsi qu’elle est interprété en Nouvelle-Calédonie, pays où nombre d’habitants font un signe de croix en passant devant un cimetière, et où légendes kanak, wallisiennes, polynésiennes et autres font toujours bon ménage pour se conforter dans l’inquiétude. La Dame Blanche est souvent située errant entre les villes de Dumbéa et Païta, vers le « Col du Diable », mais elle se déplace surtout à la guise de ceux qui prétendent l’avoir croisé.

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LA DAME BLÔNCH de Sébastien François ne se moque pas vraiment de cette légende, mais le film  utilise surtout un ton faussement dramatique fréquemment utilisé en NC, et sans connaître les auteurs du film, on sent et on partage facilement l’humour pince sans rire derrière le jeu des quatre comédiens calédoniens.

PUB

J’en profite, au passage, pour ouvrir une page de pub dans cet article, avec une fausse-publicité justement, qui avait été réalisée pour être intégrée à un spectacle calédonien de télé-théâtralité sur le thème des légendes urbaines locales, LA GRANDE RUMEUR, en 2006. Dans cette vidéo, tournée dans le quartier de Yahoué, le sujet de l’auto-stoppeuse annonciatrice de mort, était légèrement tourné en dérision.

FIN DE PUB

Pour en revenir et finir avec LA DAME BLÔNCH de Sébastien François, j’espère que leurs auteurs le ressortiront un jour ou l’autre du tiroir dans lequel ils l’ont rangé, et que le film soit de nouveau visible, après un trop bref passage au Festival du cinéma de La Foa, en 2004.

- Trapard -

Autres courts-métrages présentés dans Court-Métrage Fantastique Calédonien :

Tout sur Mammaire / Pause Pipi / Double Personnalité / Escamotage / L’A6 : Une Sale Grippe / La Dame et le Bonhomme / Fermez vos F’nêtres / Tuez-moi



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