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Archive pour septembre 2013

UNDER THE DOME : SAISON 1

UNDER THE DOME : SAISON 1 dans Science-fiction 13093008531415263611597162

Synopsis

Les habitants d’une petite communauté se réveillent un matin, coupés du monde et piégés dans la ville à cause d’un immense dôme transparent. Certains tenteront, de manière dissimulée, de tirer profit de cette situation inquiétante et inexpliquée afin de prendre le pouvoir. Mais une résistance va s’organiser autour d’un vétéran de la guerre en Irak pour empêcher ces personnes malveillantes de parvenir à leur fin.

Stephen King qui rencontre Steven Spielberg pour adapter l’un de ses meilleurs roman, Dôme,  ça donne forcément envie de voir ce que ça va donner à l’écran. D’autant que le format série TV, ici en 13 épisodes, se prête particulièrement bien à l’exercice. Alors adaptation réussie ou pétard mouillé ? Le choix des acteurs sera-t-il à la hauteur ? C’est ce que vous allez découvrir en lisant ces quelques lignes.

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Un casting de premier choix

UNDER THE DOME, c’est un peu les plus grands noms qui rencontrent les jeunes premiers. Inutile en effet de présenter Stephen King, l’auteur le plus vendu au monde. Pas la peine non plus de revenir sur la carrière exceptionnelle de Steven Spielberg, sauf pour ceux qui sortent d’un long sommeil de plus de 50 ans. Avec une équipe de production comme celle-ci, on ne peut que partir sur une bonne base. CBS a également choisi de faire confiance à des acteurs ayant pas mal de métier, mais pour la plupart peu connu du grand public. La chaîne introduit également son lot de jeunes premiers. On retrouvera donc Brittany Robertson (présentée dans THE SECRET CIRCLE et vue dans SCREAM 4). Alexander Koch dont c’est le premier rôle joue le très dérangé Junior. Quelques apparitions dans diverses séries TV (HAWAII 5-0, ou plus récemment REVOLUTION) pour Colin « Joe » Ford. Pas mieux pour Mackenzie Lintz qui n’a promené sa jolie frimousse que dans HUNGER GAMES. Mike Vogel (PAN AM ou CLOVERFIELD tout de même) incarne un Dale Barbara convaincant alors que Natalie Martinez (vue dans LES EXPERTS : MANHATTAN ou encore dans COURSE À LA MORT) campe le rôle du Sheriff Linda Esquivel. Les plus perspicaces auront tout de même reconnu Dean Norris (peu de grands rôle mais beaucoup d’apparitions TV, de WALKER TEXAS RANGER à True Blood en passant par X-FILES ou TERMINATOR 2) et la très jolie Rachelle LeFevre (BONES, VERONICA MARS ou encore la saga TWILIGHT).

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Un personnage inattendu

En abordant UNDER THE DOME, les téléspectateurs savent immédiatement qu’il ne va pas falloir être claustrophobe. Le synopsis est clair, les habitants de la ville sont bel et bien enfermé sous une cloche immense. Dès lors, la petite ville de Chester Mills devient plus qu’un terrain de jeu, ses moindres recoins seront visités et retournés dans l’espoir d’y découvrir un moyen de sortir de l’enfer. Une petite communauté va donc devoir survivre, enfermée dans les bras de l’inquiétante bourgade, révélant au passage les noirceurs de ses habitants. On ne va pas échapper aux traditionnelles habitudes des séries américaines : on trouvera donc un poste de police, une ferme et ses puits, un bar et un nombre incalculable de maison en bois. En creusant un peu, on y trouvera même des abris anti-atomiques, un réseau de souterrains et une île paradisiaque. La petit ville est tenue de main de maître par son maire « Big Jim » Rennie qui tente par tous les moyens de garder le calme dans la ville. Du moins en apparence. Parmi la population, on trouvera bien entendu les gens du cru et leurs spécificités, mais également quelques visiteurs dont Dale « Barbie » Barbara ou Norrie Calvert-Hill et ses deux mamans qui se sont trouvées au mauvais endroit au mauvais moment. Quoique…

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Une psychologie développée

Enfermer tout un petit monde à l’intérieur d’une prison invisible va forcément faire ressortir les vieilles rancœurs et les inimités mais également favoriser les rapprochements. On s’attend donc à voir fleurir de la violence et de la romance dans les rues de Chester Mills. Et sur ce point, on ne sera pas déçu. La psychologie des personnages et les liens qui les lient sont omniprésents dans l’aventure. Du héros torturé par son passé à la jeune femme cherchant son mari, du jeune amoureux fou en passant par la responsable mafieuse, et bien entendu un nombre incalculable de familles divisées, séparées par le Dôme, rien ne nous sera épargné. Très rapidement les protagonistes se mettent en place et les clans se créent, rivalisant de subtilités pour affaiblir leurs adversaires, pour le plus grand plaisir du spectateur. Les intrigues apparaissent alors au grès des scénaristes tantôt sur la résolution de l’énigme du Dôme, tantôt impliquant la recherche du moyen de survie.

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Une réadaptation de l’histoire

Autant le dire tout de suite, le scénario de la série TV est totalement différent de celui du roman. Si les personnages rencontrés sont les mêmes, ils évoluent ici dans une sorte d’univers parallèle. A la base, la trame de fond est la même. Le Dôme et ses mystères restent bien présents. Big Jim Rennie fait tout pour garder le contrôle de la bourgade et on y trouve même quelques activités illégales qui font beaucoup parler dans le livre. La ville de Chester Mills est plus développée dans la série et quelques personnages secondaires y font leur apparition. Au rayon des différences, on notera l’apparition de personnages (secondaires principalement, mais qui ont un rôle important à jouer), des lieux inexploités dans le livre, mais surtout une psychologie de personnage bien différente. Big Jim est bien plus humain à l’écran que sur le papier. De même son fils, bien que dérangé, est en meilleure forme ici. Certaines personnes peu exploitées dans le livre prennent ici un rôle principal, ainsi Angie aura un destin totalement différent. Julia y est mise en avant, tout comme Linda. Par contre le personnage de Rose est presque totalement abandonné au profit du Dôme lui-même, plus présent. Cette humanisation aura certainement pour but de rendre la série plus « grand public ».

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Un parti pris volontaire

En recréant un huis-clos mélangeant autant de personnages, les scénaristes ont une mine quasiment intarissable d’inspiration. À chaque nouvel épisode son intrigue donc, et nos héros vont avoir fort à faire pour se tirer de toutes les mauvaises situations que le Dôme ou les autres occupants vont bien vouloir leur proposer. Ce Dôme, personnage à part entière dans l’histoire, n’aura en effet de cesse de guider un petit groupe vers la rédemption en leur imposant certaines tâches à effectuer, ou en tout cas c’est ce qu’il veut bien leur faire croire. En face, Big Jim Rennie mettra tout en œuvre pour s’accaparer de tous les pouvoirs lui permettant de garder la ville sous contrôle, et pour cela il n’hésitera pas à mouiller la chemise et à réaliser quelques opérations illégales. Il est clair qu’en déplaçant volontairement les personnages dans ce nouvel univers télévisuel, la production à joué la carte du long terme, alors qu’une adaptation « simple » du roman aurait finalement écourté la série.

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Quelques bonnes raisons d’apprécier UNDER THE DOME

  • Stephen King : Une adaptation d’un roman du King, c’est toujours un évènement en soit. En sachant que Dôme et le 3e au palmarès des romans les plus épais de l’auteur (après Le Fléau et Ça), on s’attend à du lourd.
  • Le Dôme : L’idée du huis clos dans lequel on enferme le pire et le meilleur, ce n’est pas nouveau, loin s’en faut. Mais quand les murs sont vivants, ça apporte tout de suite une dimension supplémentaire à l’intrigue.
  • Rachelle LeFevre : Véritable rayon de soleil à l’écran. Un jeu toujours juste et des émotions retransmises à la perfection.
  • Chester Mill : La petite bourgade américaine qu’on aimerait tous habiter. Avec ses champs et son architecture typique, elle sait comment nous séduire.
  • Britt Robertson : Après une interprétation en demi-teinte dans THE SECRET CIRCLE, voilà un rôle des plus convaincants. Saura t-elle continuer sur sa lancée ?

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Conclusion personnelle

En explorant l’univers de The Dome, certains pourront être déçus par une adaptation totalement infidèle. Cela dit, en abordant la série télévisée en tant qu’univers parallèle, on peut avaler la pilule plus facilement. Je regrette tout de même que les personnages se soient humanisés à ce point (en ce qui concerne Big Jim et son fils Junior notamment). J’ai également quelques difficultés à comprendre l’apparition de personnages inexistants dans le roman telle que Maxine qui n’apporte absolument rien à l’histoire si ce n’est faire passer un ou deux épisodes. Point négatif également pour « l’œuf », trop simple à approcher par rapport à « la plaque » du livre. Par contre, le développement des personnages de Julia et Angie, et l’ajout de sympathiques DJ sont véritablement des plus. Au final, on s’attache à cette petite équipe au jeu impeccable (seul Alexander Koch est en-dessous du lot, mais peut-on lui reprocher ce fait sachant qu’il s’agit de sa première apparition à l’écran ?) et l’envie d’explorer l’univers de Chester Mills prend le dessus sur la déception du choix de l’adaptation.

NotaSkarn : 14/20

-Skarn-

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UNDER THE DOME sera prochainement diffusé sur M6.

Autres articles publiés dans la catégorie Série TV :

Supernatural / Cosmos 1999 / Legend of the Seeker / Star Trek remasterisé / Le Prisonnier, nouvelle série / Les séries d’Irwin Allen / Trois épisodes de Cosmos 1999 / Les Envahisseurs / Ce que la nouvelle série Battlestar Galactica aurait dû être… / Enterprise / Stargate Universe / Night Gallery / Dossiers Brûlants (Kolchak, the Night Stalker) / The Starlost / Scream Show / Voyage au Fond des Mers / Star Maidens ou Les Filles du Ciel / Space Command / Space Academy / Belphégor / La Brigade des Maléfices / Jason of Star Command / Métal Hurlant Chronicles / Spectreman / Vampire Diaries / The Robinsons : Lost in Space / Hex : la Malédiction / Lost Girl / MS3K ou Mystery Science Theater 3000 / Defiance : saison 1 / The Secret Circle : saison 1

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DEUX NOUVELLES BANNIERES

( Blog )

Deux nouvelles petites bannières accompagneront désormais les catégories « Imaginart » et « Papertoys » du blog. Elles s’ajoutent ainsi aux huit précédentes que vous avez forcément déjà rencontrées sur Altaïr IV !

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UTOPIC FASHION : CONQUÉRANTES DE L’UNIVERS

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Et si on s’attardait régulièrement sur les vêtements à travers les films et les séries de science-fiction ? Et si on explorait les tendances ou les fantasmes exprimés à travers les designs les plus fous, les plus kitchs ou les plus provocants de la SF, mais aussi à travers les plus austères, les plus sérieux ou les plus envisageables dans un avenir plus ou moins éloigné ? Place à Utopic Fashion !

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Mesdames, si vous souhaitez partir à la conquête d’une planète, ne négligez en aucun cas votre tenue. Pour preuve ici nos deux représentantes féminines d’un monde extraterrestre inconnu. En effet, avant de conquérir l’univers il vous faudra d’abord conquérir le cœur de ses habitants, ce que nos deux charmantes jeunes femmes ont compris. Quelle ruse élaborée ! Quel machiavélisme ! Nul n’y aurait songé, il s’agit bien là de cerveaux aliens obsédés par l’éternelle soif de domination.

Pour mener à bien votre projet, il vous faudra donc choisir avec soin l’accoutrement que vous devrez porter. Examinons en détail celui qui vous est proposé ici.

Vous le constatez, la mini jupe très mini s’impose d’office. Cependant nulle crainte de votre part : des collants bien ajustés assureront charme et discrétion dans un parfait confort. Bien entendu, inutile de préciser que l’aluminium sera de rigueur avec notamment une large ceinture assortie. Niveau décoration, vous le voyez clairement, quelques disques métalliques seront du plus bel effet (à signaler que des CD feront parfaitement l’affaire). Un sentiment de véritable conquérante s’emparera de tout votre être lorsque vous ajouterez gants et bottes noirs. Ils seront le signe de votre autorité et imposeront aux autres le respect. Enfin, un petit chapeau pointu apportera la touche finale à votre splendide accoutrement, chapeau pointu à la forme si particulière qu’il exercera une étrange fascination parmi les êtres primitifs qui abondent dans l’univers. Un atout non négligeable qui vous permettra de les asservir rapidement.

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Et si quelques imbéciles se permettaient de vous faire remarquer que votre tenue s’apparente plus à un ensemble de carnaval qu’à autre chose, vous pourriez alors leur dire que, justement, c’est grâce à un carnaval que nos aliens sexy ont pu se fondre dans la population terrienne dans le film mexicain EL PLANETA DE LAS MUJERES INVASORAS (PLANET OF THE FEMALE INVADERS, 1966), d’Alfredo Crevenna, dont les photos sont extraites. Ruse qui leur a permis ensuite de s’emparer de quelques pauvres infortunés Terriens. Lorsque l’on se veut conquérante de l’univers, la ruse est la règle qui prédomine, bien sûr. C’est une évidence…

- Morbius -

Autres articles publiés dans la catégorie Utopic Fashion :

Les femmes de la Lune / Stella et son bikini spatial / Glamour Altaïra / Le futur sera à poils / Tenue des sables / Le X sera soft ! / Cuir moulant et satin kitsch / Paillettes cosmiques / Walkyrie spatiale / Les bouclettes de Zarth Arn / Ah la la, l’alu !

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DRIVE-IN : GIANT FROM THE UNKNOWN (1958)

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GIANT FROM THE UNKNOWN
Année : 1958
Réalisateur : Richard E. Cunha
Scénario : Ralph Brooke & Frank Hart Taussig
Production : Marc Frederic & Arthur A. Jacobs (Astor Pictures)
Musique : Albert Glasser
Pays : USA
Durée : 77 min
Interprètes : Ed Kemmer, Sally Fraser, Buddy Baer, Bob Steele, Morris Ankrum…

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Après la Momie de l’Égypte antique ressuscitée (sous les traits de Boris Karloff, en 1932), puis les Sumériens rejaillissant du passé dans LE PEUPLE DE L’ENFER (1956), et encore, le gladiateur étrusque ranimé des cendres de Pompeï dans CURSE OF THE FACELESS MAN (1958), et sans oublier notre bon vieux Vlad Tepes… Voici le grand retour fantomatique ancestral des conquistadors espagnols sur le sol américain. Un retour cauchemardesque que Lucio Fulci nous a aussi offert dans une scène culte de L’ENFER DES ZOMBIES (1979), lorsqu’un très vieux corps zombifié, affublé d’un casque de conquistador, s’extirpait d’une tombe sur une petite île des Caraïbes. À partir des années 70-80, le cinéma d’horreur se permettra plus facilement d’aborder des retours d’esprits de guerriers indiens comme dans POLTERGEIST (1982) de Tobe Hooper, jusqu’au récent L’ESPRIT DES MORTS (Bone Eater, 2007) de Jim Wynorski, et dans lequel l’esprit d’un guerrier géant annihile tout ceux qui approchent d’une terre ancestrale sacrée dont il est le gardien.

L’intrigue de GIANT FROM THE UNKNOWN est la suivante : Au 16ème siècle, un groupe de conquistadors espagnols, dirigé par Ptolémée Firello, part en expédition vers la Californie. Vargas, l’un des lieutenants de Firello, qui est autant démesuré que dépravé, crée une mutinerie et entraîne avec lui quelques guerriers en direction des montagnes à la recherche du fameux Eldorado, mais le groupe disparaît sous un éboulement. Des centaines d’années plus tard, un éclair libère Vargas de son coma centenaire et il commence à terroriser un village rural de la montagne…

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Malgré cette intrigue alléchante de série B, il faut bien avouer que GIANT FROM THE UNKNOWN est bien un film de Richard E. Cunha, et on n’y voit pas grand chose tant les effets spéciaux sont quasi inexistants, exceptées quelques superpositions de gigantisme assez réussies. Rappelez-vous que nous parlions justement de lui, dans le dernier Drive-in des Échos d’Altaïr, au sujet de son FRANKENSTEIN’S DAUGHTER, et exceptées quelques rares exceptions, les films de Cunha sont très loin d’être des réussites du cinéma fantastique, mais n’en demeurent pas moins du divertissement sans trop de prétentions. GIANT FROM THE UNKNOWN est un petit film sans budget, légèrement effrayant (à grands renforts d’une B.O. théâtrale et pétaradante) mais extrêmement bavard. D’ailleurs, la majorité de l’intrigue, développée plus haut, ressort plus de ces longs bavardages entre les principaux protagonistes dont on suit les déambulations, que de vraies actions historiques et costumées. Seules les interventions meurtrières de Vargas attaquant les héros du film, souvent nocturnes, possèdent ce charme des séries B d’horreur des 50′s, et elles étaient, sans aucun doute, les moments forts des diffusions en Drive-in. GIANT FROM THE UNKNOWN a été vendu sous plusieurs titres d’exploitation comme, par exemple, GIANT FROM DEVIL’S CRAG ou encore GIANT FROM DIABLO POINT, et il est est proposé dans cette rubrique du blog comme une curiosité pour les fans de ce cinéma bis décalé des années 50.

- Trapard -

GIANT FROM THE UNKNOWN : LE FILM EN ENTIER (V.O.)

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Autres articles publiés dans la catégorie Drive-in :

L’Oasis des Tempêtes / It Conquered the World / The Giant Claw / Bataille Au-Delà des Étoiles / Attack of the Fifty Foot Woman / Cat-Women of the Moon / Le Fantôme de l’Espace / Mesa of Lost Women / Gorilla at Large / The Amazing Colossal Man / The Beast with a Million Eyes / The Astounding She-Monster / The Deadly Mantis / La Fiancée du Monstre / Not of this Earth / The Night the World Exploded ! / Viking Women and the Sea Serpent / Curse of the Faceless Man / Le Peuple de l’Enfer / Rodan / Supersonic Saucer / World Without End / La Fille du Docteur Jekyll / The Monster that Challenged the World / Baran, le Monstre Géant / Frankenstein’s Daughter

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DETRESSE.COM

Dans le domaine des courts-métrages purement fantastiques ou inspirés par le fantastique, les Calédoniens ne sont pas en reste. Pour preuve cette catégorie qui leur est désormais entièrement consacrée et où Trapard nous présente régulièrement une œuvre de son choix. Suivez le guide !

DETRESSE.COM (2006) de Michel Besse

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DETRESSE.COM n’est pas tout à fait un film de science-fiction, mais on s’en rapproche déjà bien, puisqu’il est question de l’implantation du modernisme à Nouméa. Et comme son titre l’indique avec humour, le film de Michel Besse abordait déjà, en 2006, le décalage entre réflexes sociaux et réflexes inhérents au virtuel informatique.

L’intrigue : Sur un parking nouméen, un homme d’affaires terminant sa journée et rejoignant sa compagne, tente de démarrer son véhicule totalement informatisé de modèle Nazcar 226, mais une dysfonction bloque tout le système, et par conséquent, le moteur et les portières. Coincé à l’intérieur de son 4X4, l’homme  contacte le service informatique de Nazcar, mais on l’informe d’une attente causée par un parasitage dû à un logiciel nommé detresse.com, créé par sa propre entreprise et dont son véhicule arbore le logo en guise de panneau publicitaire. Il se rend compte que la plupart des véhicules qui l’entourent utilisent le même système Nazcar et sont immobilisés comme lui, et finalement par sa faute, et attendent le dépanneur. Seul un broussard pat hibulaire, coincé lui-aussi dans son véhicule, et que l’homme d’affaires pressé avait déjà bousculé quelques instants plus tôt, observe, rouge de colère, le logo de detresse.com placardé sur le 4X4. De plus en plus nerveux, l’homme d’affaires tente de s’extirper de son véhicule, et par conséquent, de la menace de l’approche du broussard qui s’impatiente. Mais en vain. La conclusion se jouera entre réflexes informatisés et réflexes humains…

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DETRESSE.COM est un court-métrage très amusant, à la limite du burlesque et très bien interprété par les comédiens Stéphane Piochaud (l’homme d’affaires) et Steeve Garcia (le broussard), deux anciens compères de la vieille troupe de théâtre nouméenne, Les Incompressibles. Le film de Michel Besse remporta d’ailleurs le premier prix au Festival du cinéma de La Foa en 2006.

Pour accentuer le décalage entre modernisme et tradition, le réalisateur a joué sur le décalage entre Nouméa et la Brousse. En 2013, la Brousse rattrapant doucement le modernisme de la capitale de la province sud, DETRESSE.COM peut autant se voir des deux points de vue, et présente sous la forme de la dérision une petite sonnerie d’alarme quant à ce genre de réflexes modernisés qui finiront par rattraper totalement la Nouvelle-Calédonie, en enterrant, peu à peu, les traditions. Et bien entendu, Michel Besse s’amuse avec sa réalisation sur les plongées et les contre-plongées, mais aussi grâce à la bande-son du film, sur les tailles des humains. L’homme d’affaires plutôt petit conduisant un énorme 4X4 et le broussard de grande taille est tassé dans un petit véhicule, la conclusion du film déstabilisant l’introduction, comme une balance changeant d’équilibre.

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Étonnement (ou sujet d’actualité?), la même année 2006, un autre réalisateur, Laurent Béghin, présentait au concours de court-métrages de La Foa LA FABLE DE MULTIPLICATION, une variation sur le thème de la consommation massive de carburant et de véhicules tout-terrain à Nouméa.

DETRESSE.COM est un court-métrage très amusant, et encore très actuel bien qu’il date déjà de sept ans, et qui annonce, plus ou moins, sous la forme d’une caricature locale, ce que sera la Nouvelle-Calédonie de demain…

- Trapard -

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Autres courts-métrages présentés dans Court-Métrage Fantastique Calédonien :

Tout sur Mammaire / Pause Pipi / Double Personnalité / Escamotage / L’A6 : Une Sale Grippe / La Dame et le Bonhomme / Fermez vos F’nêtres / Tuez-moi / La Dame Blônch

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RAY HARRYHAUSEN A DIT…

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Ray Harryhausen a déclaré à propos des musiques de films : « J’aimerais insister pour dire à quel point la musique est importante. Sans l’imagination et la créativité de merveilleux musiciens comme Miklos Rosza, Bernard Herrmann ou Jérôme Moross, nos petites pantomimes n’auraient pas eu autant d’ampleur. »



LES POUPEES DU DIABLE (1936)

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LES POUPÉES DU DIABLE (1936) de Tod Browning

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Avant-dernier film de la carrière de Tod Browning avant son film-testament, MIRACLES À VENDRE (1939), mais non des moindres, LES POUPÉES DU DIABLE (The Devil Doll) est sûrement l’un de mes préférés, pour son intrigue captivante et pour le jeu impressionnant de Lionel Barrymore. Tod Browning arrêtera de tourner en 1939, mais il ne décédera qu’une vingtaine d’années plus tard d’un cancer, en 1962, vivant de longues années en reclus après le décès de sa femme, Alice Lillian Houghton.

13092408244315263611578586 dans Le grenier du ciné fantastiqueLES POUPÉES DU DIABLE est une adaptation d’un court roman d’Abraham Merritt, un auteur à succès de magazines pulp, dont son Brûle, sorcière, brûle (Burn Witch burn) fut publié en 1932 dans Argosy. Le magazine Argosy est connu pour avoir publié des œuvres de tous genres littéraires, dont beaucoup de science-fiction, de western, en passant par des épisodes de TARZAN par Edgar Rice Burroughs, ou des textes de Robert E. Howard, et même du roman noir par Dashiell Hammett.

La nouvelle de Merritt, Brûle, sorcière, brûle, n’a bien entendu rien à voir avec le film de Sidney Hayers, NIGHT OF THE EAGLE (1962) qui a plus ou moins été rebaptisé BRÛLE SORCIÈRE, BRÛLE dans une logique commerciale, et dont le scénario a été co-écrit par un autre grand auteur, et non des moindres : Richard Matheson.

L’intrigue des POUPÉES DU DIABLE est la suivante : Deux hommes s’échappent du bagne de Devil’s Island. L’un est Paul Lavond, un ancien banquier emprisonné à tort pour meurtre et escroquerie ; l’autre est un scientifique fou nommé Marcel. Après des semaines de fuite, ils rejoignent une petite maison occupée par Malita, la femme handicapée de Marcel…Celle-ci a poursuivi les expériences de son mari pendant sa captivité. Dans un but purement humanitaire, ce dernier et sa femme ont inventé un procédé pour réduire considérablement la taille des êtres vivants…

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Et donc à la taille de poupées. Le thème des êtres réduits à une taille minuscule, issus du roman d’Abraham Merritt (mais qu’on peut déjà vaguement trouver chez les Lilliputiens de Jonathan Swift dans Les Voyages  de Gulliver, en 1721) avaient déjà fait une courte apparition en 1935, un an avant la sortie des POUPÉES DU DIABLE, entre les doigts manipulateur du déjanté DrPretorius dans LA FIANCÉE DE FRANKENSTEIN. Un thème qui reviendra très largement à la mode dans les années 80, de DOLLS (1987) de Stuart Gordon, avec Chucky la poupée de sang de JEU D’ENFANT (1988) de Tom Holland qui engendra quelques suites, et jusqu’aux 13092408293615263611578604interminables PUPPET MASTER de Charles Band. Pas forcément réussies au niveau des effets de superposition, les poupées du film de Tod Browning n’ont néanmoins rien à envier aux nombreux effets similaires des séries B sur le gigantisme et autre mutisme, que les sujets post-Hiroshima des années 50 proposeront aux nombreux drive-in. L’intérêt des POUPÉES DU DIABLE est bien plus dans son sujet de « Film Noir », et dans la maîtrise de son comédien principal, Lionel Barrymore, à nous transmettre sa quête profondément haineuse de vengeance, qu’on en hésite, tout le long, à choisir entre Bien et Mal, tant la finesse du script est bonne. D’ailleurs quand on sait qu’Erich von Stroheim, ce grand spécialiste de la noirceur de l’âme au cinéma, a participé au scénario, on s’étonnera moins de la fausse simplicité apparente du film de Tod Browning, atténuée par une historiette d’amourette jouée par Maureen O’Sullivan (qui était, à cette époque, Jane, la fiancée de Tarzan dans les films avec Johnny Weissmuller). Outre la noirceur chère à Stroheim et que l’on retrouve dans toute la carrière de Tod Browning, qui l’exploite souvent à travers le thème du Masque par le biais du travestissement de ses comédiens, et qui fit, grâce à une longue collaboration entre réalisateur et comédien, la fameuse légende de « l’Homme aux mille visages » que l’on connait de Lon Chaney. Ainsi, dans LES POUPÉES DU DIABLE, Lionel Barrymore/Paul Lavond se déguise en une innocente vieille femme, pour assouvir sa vengeance et ses meurtres.

Un beau film noir nuancé qui sera additionné à la rubrique du Grenier du Ciné Fantastique des Échos d’Altaïr dès ce soir.

- Trapard -

Autres films présentés dans la catégorie Le Grenier du Ciné Fantastique :

La Charrette Fantôme / La Chute de la Maison Usher / Les Contes de la Lune vague après la Pluie / Frankenstein (1910) / Le Cabinet du Docteur Caligari / La Monstrueuse Parade / Le Fantôme de l’Opéra / Double Assassinat dans la Rue Morgue / Docteur X / White Zombie / The Devil Bat / La Féline (1942) / Les Visiteurs du Soir / La Main du Diable / Le Récupérateur de Cadavres / La Beauté du Diable / Un Hurlement dans la Nuit / The Mad Monster / La Tour de Nesle / L’Étudiant de Prague / Les Aventures Fantastiques du Baron de Münchhausen / Torticola contre Frankensberg / Ulysse / Man with Two Lives / The Mad Ghoul / La Tentation de Barbizon / The Flying Serpent / Peter Ibbetson / Le Fantôme Vivant / La Marque du Vampire

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L’AFFICHE : BOB PEAK

Une affiche de film est supposée refléter à la fois l’histoire et l’esprit d’un film. Autrefois réalisées avec amour et passion, parfois volontairement exubérantes ou mensongères, les affiches étaient souvent très proches d’une œuvre d’art. Le cinéma Fantastique et de Science-Fiction en possède une extraordinaire collection que nous vous invitons à découvrir pour le plaisir.

L'AFFICHE : BOB PEAK dans Cinéma 13092207322315263611573046

C’est à un talentueux dessinateur d’affiches de films auquel nous rendons hommage aujourd’hui : Bob Peak. Sans doute que ce nom ne vous dit rien. Et pourtant, cet artiste américain (1927-1992) est à l’origine des affiches d’APOCALYPSE NOW, de L’ESPION QUI M’AIMAIT, d’EXCALIBUR, de DARK CRYSTAL et des cinq premiers STAR TREK, pour ne citer qu’elles.

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Bob Peak a débuté en 1961 grâce aux studios United Artists et le film WEST SIDE STORY. Mais c’est surtout dans les années 70-80 que son style inimitable et son immense talent le rendront célèbre auprès des fans de science-fiction, en particulier, grâce aux affiches de ROLLERBALL (1975), de SUPERMAN (1978) dont sa version dessinée sera remplacée en France par un banale montage photographique, de STAR TREK : THE MOTION PICTURE (1979), d’EXCALIBUR (1981), de DARK CRYSTAL (1982), avant que notre homme ne devienne le dessinateur attitré des affiches de la saga de Gene Roddenberry avec STAR TREK II : LA COLÈRE DE KHAN (1982), STAR TREK III : À LA RECHERCHE DE SPOCK (1984), STAR TREK IV : RETOUR SUR TERRE (1986) et STAR TREK V : L’ULTIME FRONTIÈRE (1989).

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Les affiches de Bob Peak sont toujours très colorées, avec des effets de lumières que l’on pourrait aujourd’hui qualifier de « lens flare » s’il n’étaient dessinés au pinceau ! Plus que tout, notre artiste possède un sens inné de l’équilibre, de l’agencement et de la dynamique. Ses affiches, véritables œuvres d’art magistrales, ont le don de mettre en valeur les personnages sur fond de décor souvent flamboyants. L’affiche de STAR TREK : THE MOTION PICTURE ou celle d’EXCALIBUR comptent parmi les plus belles.

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Bob Peak incarne incontestablement, avec Drew Struzan, le summum du talent en matière d’affiches de films. J’ai longtemps rêvé face à ses œuvres avant de pouvoir découvrir le film que j’attendais avec impatience ! Il est loin le temps de Bob Peak…

- Morbius -



DRIVE-IN : FRANKENSTEIN’S DAUGHTER (1958)

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FRANKENSTEIN’S DAUGHTER
Année : 1958
Réalisateur : Richard E. Cunha
Scénario : H. E. Barrie
Production : Marc Frederic (Astor Pictures)
Musique : Nicholas Carras
Pays : USA
Durée : 85 min
Interprètes : John Ashley, Sandra Knight, Donald Murphy, Sally Todd, Harold Lloyd Jr., Felix Locher…

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Il n’y a pas si longtemps, nous abordions LA FILLE DU DOCTEUR JEKYLL (1957) d’Edgar G. Ulmer dans cette même rubrique. Il me semble donc tout naturel d’aborder la fille d’un autre monstre sacré à travers FRANKENSTEIN’S DAUGHTER, tourné par Richard E. Cunha, réalisateur hawaïen d’une poignée de petites zèderies tournées pour la firme Astor Pictures. Souvent  B, parfois Z, les films de Cunha ne sont jamais dénués d’un certain charme décalé que l’on retrouve souvent dans les films des années 50 de Roger Corman, de l’American International Pictures ou de l’Allied Artists Pictures. Ses quatre nanars les plus connus ont été réalisés par Cunha, la même année 1958, ce qui prouve l’efficacité du réalisateur mais souvent l’inaboutissement de ses films comme son film de SF, MISSILE TO THE MOON, son étrange film de conquistador espagnol ressuscité, GIANT FROM THE UNKNOWN, son film de savant fou nazi dans le Pacifique, plutôt marrant, SHE DEMONS (édité en France chez Bach Films), et ce FRANKENSTEIN’S DAUGHTER dont voici l’intrigue :

Olivier, le petit-fils de Victor Frankenstein, est laborantin pour le professeur Morton. Tout en travaillant pour Morton, le Dr Frankenstein travaille secrètement sur ses propres expériences sur la nièce de son bienfaiteur, Trudy Morton, qui refuse ses avances. Les expériences en question la défigurent accidentellement, mais temporairement. Puis, avec l’aide de l’un des anciens assistants de son père, Oliver décide de réaliser une femme monstrueuse à l’aide de parties de corps de diverses personnes qu’ils assassinent…

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À quoi sert de créer une femme monstrueuse me demanderez-vous ? Très bonne question, et Olivier Frankenstein y répond lui-même en hurlant à la pauvre jeune femme qu’il va défigurer : « Tu m’as toujours considéré comme un monstre, Trudy. Maintenant, c’est à ton tour d’en devenir un ! ».

On est donc bien ici dans une série B basique pour drive-in, pour teenagers un peu conditionnés par le pop-corn.

Un autre extrait de dialogue :

« Elsu : Pourquoi ton père et grand-père n’ont jamais utilisé de cerveau féminin ?

Olivier Frankenstein (prenant un air réfléchi) : Le cerveau de la femme est conditionné par un monde d’hommes. Par conséquent, un cerveau féminin sera plus simple pour nous à diriger. »

Oliver Frankenstein est interprété par Donald Murphy, un comédien qui jouera très peu. La plupart des comédiens du film sont des teenagers comme John Ashley, par exemple, qui était un habitué des tournages rapides et peu rémunérés des petits firmes indépendantes.

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FRANKENSTEIN’S DAUGHTER pourrait presque faire suite à son versant masculin sorti l’année passée en 1957, I WAS A TEENAGE FRANKENSTEIN, dont les maquillages de Pete Dumond étaient tout aussi ratés.

Les maquillages de FRANKENSTEIN’S DAUGHTER ont été réalisés, quand à eux, par Harry Thomas qui ne fut pas du tout informé par la production que la créature qu’il devait créer était censé être une femme. Du coup, il créa un masque hideux qu’il fit porter par le comédien, Harry Wilson, mais à la dernière minute, il lui appliqua simplement du rouge à lèvres, ce qui lui donne finalement un air si décalé et musclé. Tout récemment, le réalisateur Richard E. Cunha a d’ailleurs déclaré dans un entretien qu’en arrivant sur le plateau et en découvrant le make-up pour sa créature normalement féminine, il fut tellement déçu et démoralisé qu’il quitta le tournage, fou de colère et en sanglots.

Le résultat aboutit à notre petit nanar du Drive-in du samedi soir, sans réelles prétentions de la part des producteurs qui en firent un simple complément de double programme.

- Trapard -

FRANKENSTEIN’S DAUGHTER : LE FILM EN ENTIER (V.O.)

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UN DALEK MADE IN NOUMEA !

Florence Dosdane a réalisé un splendide Dalek de la série culte DOCTOR WHO à l’occasion du cosplay organisé récemment par l’As de Trèfle Magenta, et quand je dis splendide : le mot est faible ! C’est à un véritable travail de passionné auquel nous avons droit ici, à une réplique quasi parfaite ! On connaissait déjà les exploits de ForceSith pour ses armures de soldats clones, maintenant c’est à Florence que nous avons affaire. Aurait-elle pactisé avec la planète Skaro pour une invasion prochaine ?…

Florence a eu la gentillesse de bien vouloir répondre à quelques questions des Échos d’Altaïr. Elle nous confie ses impressions sur la série DOCTOR WHO, sur les Daleks et nous révèle dans les moindres détails tous les secrets de la réalisation de son chouchou !

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Florence, vous avez réalisé un superbe Dalek grandeur nature pour le concours de cosplay de l’As de Trèfle. Vous êtes forcément fan de DOCTOR WHO ! Pourquoi ?

Merci ! Je suis une fan très récente et je n’ai vu pour l’instant que la deuxième série. À l’origine, je suis passionnée de tournage. Je suis partie en mai à Cardiff  pour voir les studios Roath Lock de la BBC (de loin puisqu’ils sont fermés au public). J’en ai profité pour faire la Doctor Who Experience, je ne connaissais rien alors, mais j’ai eu le coup de foudre. J’y suis retournée en août, cette fois-ci avec quelques saisons en poche, et je dois dire que c’était absolument magique de marcher sur les lieux de tournage, ne serait-ce que Cardiff Bay. Quant au pourquoi : certains se retrouvent dans DESPERATE HOUSEWIVES, d’autres dans STAR TREK, moi mon histoire personnelle me rapproche de celle du Docteur, de River, d’Amy, de Rose, du dernier Dalek ou de la Pompadour. Et puis évidemment le show est brillant ! J’aime la capacité du Docteur à ne pas cataloguer la différence comme étant hostile quand il rencontre une nouvelle espèce.

Pourquoi avoir choisi le Dalek plutôt qu’un Cyberman qui aurait été, peut-être, plus facile à réaliser ?

Parce que je préfère les Daleks ! Le premier que j’ai vu m’a fait pleurer, les autres m’ont fait rire et je trouve beaucoup de leurs répliques pertinentes. Parallèlement, j’adore le concept de créer un robot avec une ventouse et un batteur à œuf et d’en faire un personnage culte. Raymond Cusick était un génie. A Cardiff, j’ai beaucoup répété que je voulais un Dalek dans le salon… Bien fait, maintenant j’en ai un à taille réelle dans mon F1… Sur le plan technique, je ne considère pas qu’un Cyberman soit plus facile à réaliser, ni même à présenter. J’apprécie pour ce costume-ci de n’avoir qu’à entrer par une trappe !

Aviez-vous les plans pour construire votre Dalek ou vous êtes-vous inspiré des photos uniquement ?

J’ai rejoins un forum de constructeurs de Daleks (Project Dalek Forum). Ils font un travail remarquable, des répliques parfaites, parfois motorisées. Il y a une grande variété de techniques et plusieurs niveaux d’expérience, du carton à l’impression 3D et de l’enfant avec son père, au professionnel qui construit son 4ème Dalek. Il était nécessaire pour moi de travailler avec des plans et des tutoriels en raison de la contrainte de temps (la date de concours était très proche). Mais c’était frustrant également : j’aurais aimé avoir le temps de construire moi aussi un Dalek parfait ! Je le tenterai peut-être un jour.

Quels matériaux avez-vous utilisé pour fabriquer votre Dalek ?

Bois, isorel, polystyrène, joint de maçonnerie, mousse polyuréthane, résine époxy, carton, enduit de rebouchage, linoléum, papier mâché,  jouets pour enfants (diabolo, tapis, balles…), couvre-plat, bassine, lampes à Leds, lampes solaires et… une ventouse.

Combien de temps vous a-t-il fallu en tout pour le réaliser ?

J’ai pris connaissance du concours 2 semaines et demi à l’avance, j’ai eu l’idée tout de suite, j’ai trouvé le forum le lendemain et j’ai passé 3 jours à me demander si je pouvais le faire. Donc à peu près deux semaines, mais en travaillant beaucoup d’heures. Je ne me suis pas couchée avant 1h du matin pendant une semaine et je passais des couches de résine le matin avant d’aller au travail. Il a plein de défauts mais il tient debout alors ça me va. Je suis vraiment passée par des phases où j’ai cru ne pas le finir. La meilleure étant quand j’ai réalisé qu’il ne passerait pas les portes !

LA RÉALISATION DU DALEK ÉTAPE PAR ÉTAPE

A  –  La structure en bois. J’ai apporté une modification aux plans car je voulais que le Fender soit intégré à ma structure de base, la planche du dessous est donc plus large.    6 roulettes pour supporter le poid du Dalek et le mien. Les panneaux en isorel de la Skirt (aimablement découpés par mon Beau-Père) sont ensuite cloutés dessus.

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B – Le polystyrène est horriblement galère à travailler, mais très rapide et nécessitant très peu de matériel. Je m’en suis donc servi pour les anneaux du Neck, les Slats et le Fender.

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C – Les 3 anneaux de polystyrène sont recouvert de papier mâché, puis résinés et montés sur des petites baguettes de bois pour former le Neck. J’ai ensuite découpé et cousu un couvre-plat en plastique pour faire la grille intérieure et les détails sont en mousse de tapis.

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D – Le linoléum m’a sauvé pour arranger tout ce qui m’embêtait ! Plus joli pour les détails, comme ici les faces de la GunBox et plus lisse pour recouvrir le polystyrène des Slats. Côté bras, la ventouse est montée sur un bras téléscopique récupéré dans un « pistolet à eau en forme de frite pour piscine » et le fusil est composé de pied de lampes solaires en aluminum et de baguettes de fil de fer. La GunBox est en carton, remplies de mousse polyuréthane, carénée de lino.

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E – Séchage de la colle des Slats, version Fille, avec des écharpes… Le corps est une énorme bassine coupée en deux, visée et rivetée, avec une trappe à l’avant.

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F – Les Hemispheres, fabriquées avec des balles pour enfants coupées en deux, remplies de mousse polyuréthane, poncées, cloutées sur une base de mousse de tapis pour enfants et collées sur la Skirt.

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G –  Séchage des quasi Hemispheres.

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H – Séchage du Fender avant peinture. J’ai recouvert le polystyrène avec du joint de maçonnerie pour deux raisons : d’une part le polystyrène fond avec la peinture en bombe que j’utilise (il faut donc une protection), d’autre part, pour des raisons esthétiques : j’ai modifié la base de la structure parce que je ne voulais pas faire de Fender en bois. Je trouve plus joli les Daleks qui ont un Fender avec un aspect « pare-choc », caoutchouc, auto-tamponeuses…

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I – Le dôme. Compliqué. C’est une des pièces que j’ai faites en dernier donc pour laquelle j’ai eu le moins de temps. Couvre-plat en plastique adapté aux mesures, puis  enduit de rebouchage et résine époxy. Le bord étant inachevé, je l’ai recouvert d’une ceinture de lino. Les Domes Light sont des lampes solaires et de la mousse de tapis pour enfant, mais la véritable lumière provient des les lampes à Leds fixées à l’intérieur du dôme. J’ai acheté 3 paires de lampes et, malheureusement, aucune ne permettait un clignotement cohérent avec les paroles du Dalek… :(  Le Dome Cowl est en lino, rempli de mousse polyurétane. Le Eyestalk est une lampe à Leds télécommandée, encastrée dans une moitié de diabolo, fixée sur un manche en bois.

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J – La bêbête. mousse polyurétane et une demi-balle pour la « tête », et du joint de maçonnerie enrobés de célophane pour les tentacules, ainsi le joint de sèche pas et garde un aspect..beurk. Ensuite, peinture à la bombe, au pinceau, à la brosse à dent, etc.

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Le Dalek présenté au cosplay de l’As de Trèfle Magenta.

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On signale que le Dalek de Florence sera présent au Week-End Geek 2013 organisé par le Sci-Fi Club (du 1er au 3 novembre).

Et enfin, pour voir en vidéo le Dalek lors du cosplay, rendez-vous ici. Tout est là : musique, effets sonores et apparition finale !

- Morbius -

(Photos de cet article : Florence Dosdane et ForceSith)



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