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Archive pour septembre 2013

Ni 28 – STRATE 1

Ni 28 - STRATE 1 dans Cinéma 13091908542915263611565558

Au nom du blog Les Échos d’Altaïr,  j’ai assisté, hier, à la version longue de Ni 28 en séance de presse au Ciné City. Une séance qui a démarré avec ses trois… et non ! Avec quatre trailers désormais : des bandes annonces très originales qui brouillent autant qu’elles ouvrent des pistes au spectateur. Ni 28 est déjà annoncé comme le centre névralgique d’une trilogie à venir.

13091908584515263611565560 dans FantastiquePour rappeler une fois de plus le sujet de Ni 28, le film raconte comment la Nouvelle-Calédonie s’est dépeuplée et comment sa population s’est transformée en de violents infectés. Alors que tous les autres rescapés s’organisent pour fuir le pays et trouver la sécurité ailleurs, l’un des derniers survivants de l’épidémie fait chemin inverse avec en sa possession un objet pour essayer de changer le cours des choses…

Nous sommes donc bien dans le film d’infectés avec Ni 28, mais avec des infectés non définissables, car aucun ne semble bouger, ni grogner, ni courir de la même manière, ce qui nous les rend encore plus insaisissables, donc plus inquiétants encore. Et la minuscule poignée de comédiens jouant les rescapés, dont celui qui incarne le protagoniste principal, sont tous jeunes, mais particulièrement bons, et le réalisateur, Terence Chevrin, semble en avoir tiré le meilleur parti.

Concernant le propos de fond du film, sans trop l’expliquer, bien qu’il soit déjà plus ou moins développé dans l’un des trois teasers que nous avions partagé dans notre article DES ZOMBIES CALÉDONIENS EN SALLES, j’ai pris beaucoup de plaisir à le voir abordé de cette manière par son réalisateur.

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De gauche à droite : Terence Chevrin (réalisateur), Florent Bouygues (comédien) et Loik Brédolèse (compositeur).

Personnellement, ayant été très marqué par la période des « Évènements », durant toute mon adolescence, et plus particulièrement par l’ambiance politique qui se répercutait sur chacun d’entre nous, plus que par la violence en elle-même, j’ai 13091909035015263611565573 dans Trapardlongtemps voulu écrire un scénario similaire à celui de Terence. Et la différence entre un jeune réalisateur comme Terence Chevrin, ou un cinéphile-vidéaste de ma génération, réside dans le fait que mes influences de réalisation me viennent de John Carpenter ou de George A. Romero. Et là où j’aurais enfermé mes protagonistes dans un huis-clos étouffant à l’aide d’un cadrage serré en crescendo, avec une présence extérieure néfaste, Terence a eu cette intelligence, liée à sa génération qui est moins sédentaire que la mienne, d’ouvrir l’action et l’angoisse en utilisant un décors mi-urbain, mi-brousse sur une ligne horizontale. Ce que Danny Boyle avait déjà lancé avec 28 JOURS PLUS TARD, et que l’on retrouve autant dans le film d’infectés que dans le genre actuel du Survival (et qui existait finalement aussi déjà dans le western). Et avec un film de la génération de Ni 28, seul le cadrage, souvent pris en mouvement, enferme, suit ou libère ses personnages dans leurs actions et, exceptées quelques minuscules imperfections, Terence réussit très bien ce tour de force tout le long du film.

Ni 28 est assez prenant, très bien réalisé, avec un superbe étalonnage des couleurs et des effets sonores qui m’ont particulièrement bluffé lors de certains passages. La majorité du film étant presque muette, l’échange et l’accentuation des regards, et particulièrement ceux du jeune comédien principal, alimentent fortement l’ambiance de paranoïa et la tension constante qui tiennent le spectateur jusqu’à la conclusion du film.

Je conseille donc d’aller le voir, mais pas seulement pour encourager la production locale, et même si les décors, ou certaines attitudes, certains traits ou accents des comédiens pourront pimenter notre fierté de spectateurs, je le conseille aussi comme un bon moment de cinéma d’horreur à petit budget, et très rafraichissant. Et bien entendu, très exportable.

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Terence Chevrin, réalisateur de Ni 28 – STRATE 1.

Cette exploitation de Ni 28 en salles me ferait aussi presque imaginer un slogan pour les vidéastes indépendants calédoniens de ma génération, qui serait « On en a rêvé, Terence Chevrin l’a fait ! ».

Et en plus, il l’a très bien fait. Lors de la conférence de presse qui a eu lieu à l’avant-première du film au Ciné City, le réalisateur, accompagné de son comédien principal et du compositeur de la BO du film, nous ont d’ailleurs expliqué leur démarche respective avant, pendant et après le tournage. Des démarches intelligentes alimentées par aucune subvention mais par beaucoup de travail, ce qui me motive assez à attendre les deux autres épisodes (une préquelle et un épilogue) de cette fameuse trilogie à venir. D’ailleurs, chaque épisode est déjà considéré comme une nouvelle « strate » comme les bandes-annonces l’indiquent, et chaque strate géo-fictionnelle de ce futur triptyque risque, au même titre que les couches de minerais locales, de se distinguer des autres par des caractéristiques propres. La dernière strate nous propulsera-t-elle finalement très loin de la première ? Un peu comme cette très vieille légende urbaine sur le nickel qui poussait les anciens à croire que le « minerai de cuivre » avait subi un mauvais sort des démons parce qu’on avait énormément de mal à l’extraire, alors qu’en fait, ils confondaient le minerai de cuivre avec celui de nickel qui est un élément propre, distinct du cuivre…

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Une trilogie intéressante et « à creuser » qui, aux dires de son réalisateur, tirera plus encore du côté de la science-fiction et du fantastique que cette petite strate cinématographique d’une heure dix, présenté au Ciné City du 25 septembre au 08 octobre.

Concernant, la diffusion au Ciné City justement, évitez d’emmener vos plus petits, car n’étant pas sûr qu’une réglementation d’âge ait été imposée par l’exploitant, il en sera par conséquent de votre responsabilité personnelle d’emmener ou pas vos enfants regarder un film plutôt violent.

- Trapard -

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Crédits photos : Alain Pactat pour l’avant-première et Marc Le Chélard pour le dossier de presse



THE SECRET CIRCLE : SAISON 1

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Synopsis

Cassie Blake, une adolescente californienne, part vivre chez sa grand-mère à Chance Harbor, suite à la mort prématurée de sa mère dans l’incendie de leur maison. Elle découvre alors qu’elle est la descendante d’une lignée de sorcières, et qu’elle ainsi que d’autres élèves de son lycée sont dotés de pouvoirs surnaturels et font partie d’un mystérieux cercle qu’ils doivent lier pour pouvoir maîtriser leurs pouvoirs devenus trop puissants et incontrôlables depuis l’arrivée de Cassie.

Ce cercle serait en réalité composé des descendants de six familles de sorciers et sorcières dont les pouvoirs sont transmis de génération en génération. Cassie appartient donc à l’une de ces familles, tout comme sa mère et sa grand-mère avant elle. C’est un groupe de six adolescents de son lycée qui vont l’aider à redécouvrir une partie jusqu’alors cachée de son histoire et de la vie de sa mère ainsi qu’à maîtriser ses fabuleux pouvoirs.

Des jolies filles, une histoire de sorcellerie, une Guest Star : Ok, n’en jetez plus, je vais jeter un œil intéressé à cette nouvelle série. Une seule et unique saison, c’est déjà un signe : l’œuvre n’a pas fait recette. Mais est-ce vraiment parce qu’elle est mauvaise ? Abordons le sujet avec un œil critique si vous le voulez bien.

13091805514315263611561730 dans Série TV

L’équipe de charme

THE SECRET CIRCLE est à la base une série de romans, et pas de n’importe quelle auteure puisqu’ elle est tirée de l’esprit torturé de L.J. Smith, déjà connue pour la saga « Vampire Diaries ». Les studios CW ont donc souhaité surfer sur le succès que connaissent Elena, Stephen et Damon en espérant le réitérer. Pour cela, on remarque d’emblée que les moyens mis en œuvres sont conséquents. Déjà, côté casting, la série s’offre le luxe d’accueillir Nathasha Henstridge : l’inoubliable Mutante de la trilogie du même nom y joue le personnage du proviseur du lycée. Le casting propose le rôle principal de Cassie à Brittany Robertson (vue dans LIFE UNEXPECTED, SCREAM 4 ou encore bientôt dans UNDER THE DOME) et introduit dans le métier la belle Shelley Hennig. Elles forment le Cercle avec Phoebe Tonkin (récupérée ensuite dans VAMPIRE DIARIES puis THE ORIGINALS), Jessica Parker Kennedy (SMALLVILLE, TIME OUT) et les compères Thomas Dekker, Louis Hunter et son remplaçant en cours de saison : Chris Zylka (Flash Thompson dans la nouvelle franchise THE AMAZING SPIDERMAN). On y croise donc des jeunes loups et des acteurs confirmés, et pourtant les meilleurs ne sont pas toujours ceux auxquels on pense au premier abord.

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Une ville peu attirante

Quand on regarde la série, ce qui frappe au premier abord, c’est la noirceur de la ville de Chance Harbor. Oubliez les Smallville et autre Sunnydale, avec THE SECRET CIRCLE on est loin des villes ensoleillées dont les rues sont parcourues par des habitants souriants. Le moins que l’on puisse dire, c’est que la ville respire la réalité. On n’a pas ici affaire au tout beau tout joli, et au niveau du climat, c’est pareil. L’état de Washington est en effet situé à l’extrême nord des États-Unis d’Amérique et la météo s’en ressent. On n’échappera pourtant pas aux clichés habituels des séries proposant un groupe d’adolescents en guise de héros. Revoilà donc un lycée et  sa salle de sport, un bar, une forêt et c’est à peu près tout. Tout au mieux on trouvera un côté « vieux manoir » à la maison de la grand-mère de Cassie, mais au final la seule chose sortant un peu du lot c’est la maison abandonnée où le Cercle à l’habitude de se réunir. Le reste des décors est vite vu, vite oublié. Un magasin de sorcellerie, un « magasin tripot » vaudou et les maisons des différents protagonistes. En tout cas, peu d’entres vous réserveront leurs prochaines vacances à Chance Harbor.

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Des personnages peu convaincants

THE SECRET CIRCLE met en scène une équipe de jolies filles, ça on ne pourra pas nier. Cassie en est la chef de meute, et bien entendu elle n’avait pas connaissance de ses pouvoirs avant d’arriver en ville. Elle s’avèrera en fait être la plus puissante des membres de son cercle, en toute bonne logique de séries TV. Si la belle sait jouer de ses charmes pour accrocher le spectateur, on ne peut pas dire que son jeu d’actrice soit pourtant le meilleur de la série. Tout au mieux elle joue bien, mais elle en fait parfois des tonnes pour rien, ou ne fait rien quand il le faudrait. On lui pardonnera toutefois cette erreur de jeunesse. Elle est épaulée dans son groupe par Faye Chamberlain et Melissa. Si la seconde présente un jeu convaincant, on ne peut pas en dire autant de Phoebe Tonkin qui incarne Faye. C’est simple, elle est tout simplement mono expressive du début à la fin de la saison. Et ce n’est guère mieux du côté des garçons : Adam, et Louis sont inexistants et Chris (interprété par Jake Amstrong) s’en sort à moitié. On se demande ce que vient faire Nathasha Henstridge dans cette galère, et a voir son interprétation, elle doit se poser la même question. La véritable bonne surprise vient contre toute attente de la Belle Shelley Hennig  alias Diana Meade qui, non contente d’être une bombe anatomique, se paye le luxe d’éclairer le reste du groupe par un jeu d’actrice impeccable pour sa première apparition à l’écran.

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Un parti-pris scénaristique

Une descendante d’une ancienne lignée de sorcier qui se découvre des pouvoirs surprenants en intégrant une équipe de son lycée. Un Cercle de Magicien pas si secret que ça, des parents anciens magiciens à la recherche de leurs pouvoirs perdus et des grands parents qui en savent plus qu’ils ne veulent bien le dire. Voilà en quelques mots le scénario de THE SECRET CIRCLE. L’idée revient à l’auteur de « Vampire Diaries »,  L.J.Smith, qui à écrit une série de roman sur Cassie et ses amis (six romans sont disponibles à ce jour mais seuls les trois premiers ont été écrits par Smith). On trouve d’ailleurs beaucoup de similitudes dans les deux séries, mais si VAMPIRE DIARIES réussi à garder un côté masculin à l’histoire, THE SECRET CIRCLE en est totalement dénué. C’est bien simple, tous les acteurs masculins passent au second plan pour laisser l’histoire se dérouler d’un point de vue strictement féminin. Si ce n’est pas désagréable en soit, c’est tout de même déstabilisant. Bienvenue aux pyjamas-parties donc et au revoir les sports collectifs. A noter également un nombre incalculable de fêtes (anniversaire, arrivée, charité et j’en passe) déjà fortement présentes dans VAMPIRE DIARIES, elles sont ici omniprésentes.

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Un scénario en demi-teinte

Si l’histoire de Cassie et de son groupe est de prime abord une bonne idée, il ne faut pas oublier les histoires adjacentes. En effet, plusieurs intrigues secondaires font leurs apparitions au fil des épisodes. Les parents cherchent à récupérer les pouvoirs perdus, les grands-parents surveillent tout ce petit monde, et un groupe de chasseurs de sorciers est bien déterminé à mettre un terme à la carrière de tous les sorciers de la ville. On y ajoutera ici ou là les quelques histoires personnelles des protagonistes, les romances, les triangles amoureux et les diverses addictions dont les personnages peuvent souffrir. Si à la base toutes ces idées sont bonnes, force est de constater que le tout manque de cohérence. Les intrigues vont et viennent à la guise des scénaristes, certains personnages disparaissent sans explication, et d’autres sont totalement relégués au second plan. Mais que viennent-ils faire dans cette histoire ? Bref, c’est fouillis et c’est bien dommage.

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Quelques bonnes raisons d’apprécier THE SECRET CIRCLE

1. Shelley Hennig : C’est bien simple, c’est LA bonne raison de regarder THE SECRET CIRCLE. Elle est tout simplement la seule à se sortir parfaitement de la situation alors que ce n’est que son premier rôle. Un bon point pour cette ex Miss Teen USA.

2. Le cercle : L’idée du groupe de sorcellerie n’est pas nouvelle, on a déjà vu. Mais celui-ci est certainement le plus sexy qu’on ait connu.

3. Nathasha Henstridge : Même si elle ne brille pas dans cette série, c’est toujours un plaisir de voir cette actrice trop peu présente à l’écran.

4. Les pouvoirs : Très peu mis en avant tout au long de cette série, ils sont néanmoins très crédibles. Plus que dans VAMPIRE DIARIES en tout cas.

5. Britt Robertson: Ce n’est certes pas sa meilleure interprétation, et elle est parfois hésitante, mais diable ! Qu’elle est charmante !

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Conclusion personnelle

Pour conclure, THE SECRET CIRCLE partait d’une intention louable. En voulant surfer sur le succès de sa grande sœur VAMPIRE DIARIES, les scénaristes ont oublié qu’il ne suffisait pas de faire du copier/coller pour plaire aux plus nombreux. Sans ce côté « dégoulinant de bons sentiments » la série aurait pu s’en tirer honorablement. À voir uniquement si vous êtes en manque de bon programme donc.

NotaSkarn : 12/20

- Skarn -

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LES ROBOTS A L’HONNEUR

Les Feuillets d’Hypnos du Sci-Fi Club proposent ce samedi 21 septembre, à La Maison du Livre, une après-midi entièrement consacrée aux robots à travers la littérature, le cinéma et les séries. Voici la superbe affiche de Yuk qui annonce l’événement ainsi que le programme.

LES ROBOTS A L'HONNEUR dans Nouvelle-Calédonie 13091709111715263611558664

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LE MORT QUI MARCHE (1936)

LE MORT QUI MARCHE (1936) dans Cinéma 13061310052715263611288458

LE MORT QUI MARCHE (1936) de Michael Curtiz

13091708353815263611558624 dans Le grenier du ciné SF

Depuis le retentissant succès de la série THE WALKING DEAD, on en oublierait presque que ce titre collait à une bonne série B de la Warner Bros. Pictures, avec Boris Karloff au meilleur de sa forme. Mélange de sujet de savant fou et dérivé de film de mort-vivant, THE WALKING DEAD aka LE MORT QUI MARCHE en français, fait partie de cette poignée de pépites du Fantastique horrifique tournées par Michael Curtiz dans 13091708372315263611558628 dans Science-fictionles années 30. Ce Juif hongrois, né Manó Kaminer Kertész, qui quitta son pays natal à la fin des années 20 pour travailler à Hollywood sous l’égide des Frères Warner sous le nom anglicisé de Michael Curtiz, a tourné ce que sont aujourd’hui certains des plus grands classiques du film à costumes (LE CAPITAINE BLOOD, 1935, LES AVENTURES DE ROBIN DES BOIS, 1938), du film noir (LES ANGES AUX FIGURES SALES, 1938, et le superbe CASABLANCA, 1942), du western (LA PISTE DE SANTA FE, 1940, LES COMANCHEROS, 1961) ou du peplum avec L’ÉGYPTIEN en 1954. Mais on lui doit surtout, pour ce qui concerne les thèmes chers aux Échos d’Altaïr, les trois petites séries B cultes que sont DOCTEUR X (1932) et MYSTERY AT THE WAX MUSEUM (1933) qui ont déjà fait l’objet d’articles sur ce blog.

L’intrigue du MORT QUI MARCHE est la suivante : John Ellman est manipulé par un gang de truands et est condamné à tort pour meurtre. Il est envoyé à la chaise électrique et exécuté. Le Dr. Evan Beaumont en profite pour tester une expérience et récupère le cadavre d’Ellman comme cobaye qu’il ravive, à l’aide d’un coeur mécanique, afin de découvrir ce que devient l’âme humaine après la mort. De nouveau en vie, John Ellman, qui ne comprend toujours pas pourquoi il a été exécuté, part à la recherche de ceux qui l’ont manipulé pour trouver des énigmes. Effrayés par ce retour inattendu d’Ellman, les truands se retrouvent coincés entre leur propre sensation de culpabilité et une forte  paranoïa devant cette forme apparente de surnaturel, et disparaissent un par un…

13091708391315263611558629 dans Trapard

Le producteur Hal Wallis, (malgré son nom qui fera sourire Morbius) a produit certains des meilleurs westerns hollywoodiens, et c’est lui qui engagea les scénaristes Ewart Adamson et Joseph Fields, au milieu de l’année 1935, pour rédiger le sujet de L’HOMME QUI MARCHE à partir de quelques notes écrites par le producteur Lou Edelman. Michael Curtiz fut engagé en novembre de cette même année. Mais juste avant le tournage, Boris Karloff exprima son mécontentement quant à son rôle trop peu expressif, et trop proche finalement à son goût de celui qu’il a tenu dans FRANKENSTEIN (1931) de James Whale, qui risquait d’être ridicule pour un 13091708404515263611558630spectateur lambda. De plus, sortant du tournage de LA FIANCÉE DE FRANKENSTEIN, Karloff ne voulait surtout plus se voir enfermer dans un style unique de rôles grimaçants et grognants, le même rôle du mort ressuscité qui gesticule, un style plus frustrant encore que celui qu’a tenu Johnny Weissmuller, à cette même période, dans le rôle à rallonge de Tarzan, l’homme singe, un peu niais mais aux bons sentiments, comme une sorte de détournement par la Metro-Goldwyn-Mayer, des textes de Rice-Burroughs vers un colonialisme revendiqué derrière le mythe du bon sauvage. De plus, si vous le revoyez dans LA MOMIE (1932) de Karl Freund, ou même dans le film anglais LE FANTÔME VIVANT (1933), vous retrouverez plus ou moins Karloff dans ce genre de rôles quasi-identiques, et on imagine facilement son concurrent direct, Bela Lugosi, le mimant en prenant un air benêt et les bras tendus vers l’avant, comme Martin Landau quand il interprète Lugosi et qu’il  parodie à merveille Karloff dans ED WOOD (1994) de Tim Burton. Hal Wallis fit donc réécrire le script du film, qui sortit en salles dans le courant de l’année 1936 et avec, cette fois-ci, un rôle à la mesure de Boris Karloff. Je pense d’ailleurs que Karloff porte cette série B grâce à son talent de comédien, l’intrigue étant finalement assez simpliste en soi. Ce qui n’empêche pas de voir ou de revoir avec plaisir ce film de SF des années 30 dont le fameux cœur mécanique du Dr. Beaumont préfigure assez la médecine chirurgicale moderne.

- Trapard -

Autres films présentés dans la catégorie Le Grenier du Ciné SF :

Flash Gordon, de la BD aux serials / Croisières Sidérales / Aelita / Man Made Monster / Metropolis / Things to come / Docteur Cyclope / L’Ennemi sans Visage / Sur un Air de Charleston / La Femme sur la Lune / Le Tunnel / La Fin du Monde / I.F.1 ne répond plus / Buck Rogers au XXVe Siècle : Une Bataille Interplanétaire avec les Hommes-Tigres de Mars

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THE GHOSTS OF THE PAST

THE GHOSTS OF THE PAST dans Fantastique 13091510192415263611552524

Pour changer du court-métrage classique calédonien, on va aborder un petit clip de « Metal » local (je mets le mot entre guillemets car bien que Patrice Prudent soit issu de ce genre musical, il s’en est plus ou moins émancipé vers une forme de Metal Progressif). Et comme tout bon metalleux qui se veut, Patrice Prudent a fait réaliser, par Erwann Bournet, un clip sur un thème Fantastique. Et pas n’importe quel thème : celui très exploité localement de la fameuse Dame Blanche. Souvenez-vous que nous avions abordé le sujet avec le court calédonien LA DAME BLÔNCH de Sébastien François.

Mais dans le clip d’Erwan Bournet, la Dame Blanche est une « feinteuse » comme on dit ici. Mais je vous laisse la surprise de découvrir le clip en question, en bas d’article, plutôt que de vous le résumer. Le clip est interprété par la jeune et jolie Marie Pluquin, mais aussi par Manuella Ginestre, partenaire du réalisateur, dans le travail comme dans la vie, qui interprète ici la fameuse Dame Blanche. D’ailleurs, Manuella avait déjà tourné un rôle similaire dans un court-métrage réalisé par Vincent Lépine en 2005, LES HISTOIRES D’A, bien que le personnage tirait plutôt du côté de la culture du fantôme asiatique :

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Mais la Dame Blanche est souvent représentée localement sous l’apparence d’un être fantomatique à la japonaise ou à la coréenne. De plus, connaissant un peu Manuella Ginestre et son travail, je trouve que le final du clip, en forme de retour de bâton, ressemble assez aux tournures scénaristiques de la comédienne-réalisatrice. Mais je ne m’avancerai pas plus sur ce plan-là, ne connaissant pas la part de choix du musicien, du réalisateur, ou des autres artistes sur la réalisation du clip.

13091510211015263611552525 dans Nouvelle-Calédonie

Le clip de « The ghosts of the past » a aussi  été réalisé pour annoncer la sortie, toute récente, du tout premier album solo de Patrice Prudent, « Electric storm ». Pour résumer brièvement son parcours, Patrice Prudent est passé sous l’ombrelle d’excellents groupes de Metal comme Medley, Escape, et plus récemment, de Trias, avec son vieux compagnon de route et d’apprentissage, Pascal Allaigre. Des groupes différents mais dont le style s’est très affiné, bien qu’on ressente encore parfois la touche Malmsteen-Allaigre dans certaines mélodies de l’album solo, mais la plupart des titres qu’on peut apprécier lors de ce passage radiophonique, dégagent bien la personnalité musicale de Patrice Prudent que personnellement, j’ai découvert en 2005 dans Medley :

http://medias2.francetv.fr/videosread/rfo/mp3/nouvellecaledonie/atomik_emission/ato_130906.mp3

Ajouter aussi que Patrice Prudent et Pascal Allaigre, pour Trias, étaient passés en 2009 par les deux jeunes réalisateurs et fans de films d’horreur, Clément Bouchet et Ben De Los Santos, pour la réalisation du clip « The Hunter » sur fond de slasher. Vous y reconnaîtrez Patrice au chant, et Pascal (« tsouing tsouing tsouing » pour ceux qui le caricaturent amicalement), à la guitare.

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Pour conclure sur la réalisation du clip de « The Ghosts of the Past », Erwann Bournet est connu depuis plusieurs années pour ses réalisations de clips et ses court-métrages originaux comme celui-ci :

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Erwann avait aussi déjà annoncé la sortie de « Electric storm » dès 2012 avec le clip du morceau « Deadly Break 2 » qui annonçait déjà la couleur médiatique de l’album solo à venir :

Image de prévisualisation YouTube

Pour conclure, voici donc le clip de « The ghosts of the past » à voir ici.

- Trapard -



ELYSIUM : LA CRITIQUE

ELYSIUM : LA CRITIQUE dans Cinéma 13091405035215263611549297

Je pense que DISTRICT 9 est un bon film, voire un très bon film renouvelant un genre de par son scénario bien écrit et sa construction assez inédite, j’attendais donc beaucoup d’ELYSIUM. La bande annonce était fort alléchante, le casting tout autant, et ce film s’annonçait comme une vraie tuerie. Malheureusement je sors de la salle en étant un peu déçu. Explications.

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On part sur de bonnes bases avec de bons persos plantés dans un décor futuriste. La Terre n’est plus qu’un ramassis d’ordures où les Terriens se battent pour survivre tandis qu’une poignée de privilégiés se planquent dans leur station spatiale nommée Elysium. Si le personnage principal, Max, campé par un Matt Damon au sommet de sa forme est plutôt attachant, il n’en est pas de même pour les autres protagonistes caricaturaux au possible. Du côté des méchants Elyséens, la politicienne avide de pouvoir aurait pu être jouée par n’importe qui, je trouve que le talent de Jodie Foster n’est pas exploité à sa juste valeur. L’adversaire principal, Kruger, joué par Sharlto Copley l’acteur fétiche du réalisateur Neill Blomkamp, est la plus mauvaise surprise. C’est une caricature de psychopathe, là encore n’importe qui aurait pu faire l’affaire pour ce rôle dénué de toute profondeur, sans compter que sa voix française nasillarde au possible est tout simplement inadaptée au personnage. Dommage car ce-dernier avait un fort potentiel. C’est la même chose pour Spider, qui est un élément clé de l’intrigue grâce à son influence, pourtant on ne connaît rien sur lui et au final il passerait presque pour un personnage inutile. Pareil pour Frey, survolée en surface et dont l’actrice semble encore plus froide que Jodie Foster. Seul Matt Damon tire son épingle du jeu, il est fort regrettable qu’on lui retire toute crédibilité lors d’une réplique finale absolument maladroite pour ne pas dire grotesque.

13091405065815263611549299 dans Science-fiction

Au-delà de ça je note quand même peu de trouvailles scénaristiques et un manque de sérieux. Voilà un blockbuster qui ne cherche pas à se démarquer artistiquement ni même visuellement malgré le design des droïdes et autres engins volants plutôt réussi. C’est du grand classique en somme. Les scènes d’action sont impressionnantes mais gâchées par des prises de vue épileptiques. Reste le contraste bien marqué entre l’ambiance malsaine et sale d’un LA surpeuplé et un Elysium trop propre pour être vrai. La course à la vie de nos héros se révèlera pauvre en rebondissements, c’est surtout ça qui m’a déçu. ELYSIUM est un bon petit film de SF divertissant mais n’exploitant pas assez son paysage et sa trame sur fonds d’inégalités sociales. Quelques scènes sont intéressantes, les flash back sur l’enfance de Max apportent une touche de poésie dans ce film trop stéréotypé, d’autres auraient pu tout simplement ne pas faire partie du film. Je relève tout de même un aspect gore inattendu et plutôt rafraichissant. En conclusion, j’avais adoré DISTRICT 9, mais ELYSIUM n’a pas suscité le même sentiment, j’ai la vague impression que cela aurait pu être mieux, beaucoup mieux.

- Di Vinz -

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Autres critiques de Di Vinz :

Critiques express / Oblivion / Upside Down / Cloud Atlas / Iron Man 3 / After Earth / Star Trek Into Darkness / Man of Steel / World War Z / Pacific Rim – Wolverine, le Combat de l’Immortel – R.I.P.D. Brigade Fantôme

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DES ZOMBIES CALEDONIENS EN SALLES !

UN LONG-MÉTRAGE CALÉDONIEN D’INFECTÉS SORT EN SALLES

DES ZOMBIES CALEDONIENS EN SALLES ! dans Cinéma 13091309124815263611546400

Qu’un film calédonien sorte en salles est toujours une bonne nouvelle, et que ce soit un film de zombies, et plus précisément d’infectés, en est une autre tout aussi délectable.

NI 28 n’est bien entendu pas le premier long-métrage de fiction calédonien a avoir le privilège d’une exploitation locale (ou extra-locale), les quinquagénaires se souviennent pour beaucoup être allés voir en familles les westerns de Paul K. Dupré dans les salles Hickson, dans les années 60 et 70. Et plus récemment TIANÔ, LA PAROLE DÉCHIRÉE de Gilles Dagneau a aussi eu les privilèges d’une exploitation itinérante grâce à Ciné Brousse en 2004-2005.

Mais avec NI 28, c’est un réalisateur fan de films de genres qui s’adresse aux fans de films de genres, ce qui nous convient plutôt bien sur Les Échos d’Altaïr.

Produit par la petite boîte de prod locale, Niaouliwood, NI 28 raconte comment la Nouvelle-Calédonie s’est dépeuplée et comment sa population s’est transformée en de violents infectés. Alors que tous les autres rescapés s’organisent pour fuir le pays et trouver la sécurité ailleurs, l’un des derniers survivants de l’épidémie fait chemin inverse avec en sa possession un objet pour essayer de changer le cours des choses…

Personnellement, j’avais pu en découvrir une version courte qui avait été diffusée sur le Net via NC Première en 2011, alors que le film de Terence Chevrin venait de remporter le Premier Prix au Festival du Film de La Foa cette même année. Après une diffusion au REX de Nouméa, une version longue a été exportée et a même remporté le prix du Meilleur Long-métrage de Zombies & Meilleure Bande Originale au Fright Night Film Fest de Kentucky USA en 2013.

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Une première sortie en salles avait été initialement prévue à Nouméa pour juin 2012, mais cette fois la nouvelle a été officialisée et plutôt bien médiatisée et, après de longues négociations avec l’exploitant local, NI 28 sera diffusé au Ciné City de Nouméa, du 25 septembre au 08 octobre 2013.

Pour plus d’infos, la page facebook consacrée à la sortie du film est consultable ici.

En attendant le 25, vous pouvez aussi voir ou revoir les trois teasers du film.

- Trapard -

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VIRGULE SF

VIRGULE SF dans Magazine 13091208265715263611543746L’enseignant que je suis ne peut que se réjouir du numéro 108 du magazine Virgule actuellement en vente dans les librairies de Nouméa. Daté de juin 2013 (on connaît la durée du transport par bateau…), celui-ci consacre un grand dossier à la Science-Fiction sous le titre : « La science-fiction : histoire d’un genre littéraire ». Enfin !

Virgule est « le magazine de français et de littérature pour les 10/15 ans ». Horreur ! s’écriront certains, allergiques aux livres. À ceux-là on leur répliquera à la façon de Solo dans STAR WARS : « Prends ta pelle et ton seau et va jouer, petit ! »

Parfaitement rédigé, d’une clarté et d’une efficacité à toute épreuve, le dossier propose plusieurs parties : « Aux origines de la science-fiction : les voyages imaginaires (dans l’espace et dans le temps », « Un roman précurseur : Frankenstein, de Mary Shelley », « Le fondateur de la science-fiction : Jules Verne », « Le père de la science-fiction moderne : H.G. Wells », « Cap sur les États-Unis : la SF triomphe dans les pulps ! », « Dystopie en Angleterre : Aldous Huxley crée le meilleur des mondes », « Retour aux USA : la SF américaine entre dans son âge d’or », « Un roman qui fait date : 1984, de George Orwell », « Angleterre, années 1960 : la SF se met à l’heure de la new wave », « La SF en France : un essor tardif » et « C’est avec des SI qu’on fait la science-fiction ! ».

Voilà un superbe numéro de Virgule à posséder pour les plus jeunes et un bel outil pour tout enseignant désireux de faire connaître la Science-Fiction à ses élèves !

- Morbius -



MON DICO STAR TREK : J COMME… JEU !

Petit délire de trekker, avec toute la subjectivité que cela suppose et la passion parfois aveugle : voilà mon « Dico STAR TREK »… Vous ne serez pas forcément d’accord avec moi, mais qui a dit que je cherchais à être d’accord avec vous, hein ? Ces propos n’engagent que leur auteur, bien sûr, et s’adressent en priorité aux trekkers et trekkies, mais les autres sont aussi les bienvenus… Live long and prosper.

MON DICO STAR TREK : J COMME... JEU ! dans Mon dico Star Trek 13091107332215263611540938

Les jeux occupent une place non négligeable dans STAR TREK, si, si ! Vous connaissez tous, par exemple, le célèbre jeu d’échecs tridimensionnel de la série des sixties. Véritable casse-tête chinois (le jeu se compose de sept niveaux surélevés les uns par rapport aux autres…), il est vendu depuis plusieurs années dans le commerce avec ses règles purement inventées par les trekkies eux-mêmes (ce qui veut naturellement dire que dans la série, lorsque Spock prenait son air très sérieux pour avancer son pion, en fait il faisait n’importe quoi car aucune règle n’existait… Un jeu sans règles : illogique !). Si l’envie vous tente d’y jouer, rendez-vous ici. Bon courage !

En 1979, dans STAR TREK, THE MOTION PICTURE de Robert Wise, le commandant Decker tente vainement de faire ressurgir les souvenirs d’Ilia en montrant, à sa copie robotisée, un jeu auquel elle aimait s’adonner quand elle était en chair et en os. Certes, la scène n’a pas pour but de nous exposer les règles du jeu. Mais celui-ci, pour le peu qu’on en voit, semble issu d’un esprit alien embrumé : des boutons tactiles multicolores permettent de faire se dresser de quelques centimètres des tubes (ou cristaux) les uns à côté des autres… Et l’on apprend qu’Ilia était imbattable à ce jeu. Tiens donc !

Dans la série STAR TREK : THE NEXT GENERATION, de même que dans DEEP SPACE NINE ou VOYAGER, les jeux ne manquent pas, qu’il s’agisse de sports en holodecks dont sont friands les membres d’équipage ou de ceux que proposent certaines planètes. Cependant il peut parfois s’agir de jeux mortels, comme dans l’épisode de la première saison de STNG, Le Code de l’Honneur (Code of Honor), où Tasha doit affronter Yareena. Dans Le Jeu (The Game, épisode de la cinquième saison de STNG), les membres de l’Enterprise ne peuvent plus se passer d’un jeu que le commandant Riker a ramené de la planète Risa. Telle une drogue agissant directement sur leur cerveau, tous en deviennent totalement accros, à tel point qu’ils ne peuvent plus vaquer à leurs tâches, ce qui  met le vaisseau en péril. Enfin, dans DEEP SPACE NINE, la station accueille même des casinos tenus par des Ferengis.

Mais le plus grand meneur de jeu dans STAR TREK demeure bel et bien Q, entité immortelle et omnipotente, qui s’amuse régulièrement des pauvres mortels que sont les membres de l’Enterprise, ceux de DS9 ou ceux de l’USS Voyager, nous rappelant sans cesse que la vie n’est qu’un jeu… ou presque.

- Morbius -

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LA MARQUE DU VAMPIRE (1935)

LA MARQUE DU VAMPIRE (1935) dans Cinéma 13052108214015263611211209

LA MARQUE DU VAMPIRE (1935) de Tod Browning

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LA MARQUE DU VAMPIRE (Mark of the Vampire) fait partie de ces comédies hollywoodiennes sur un thème fantastique ou horrifique, avec les codes du genre, mais qu’il est parfois difficile de classer dans un genre à part entière. Pas vraiment parodiques, ces films prennent leur source dans la forme narrative de THE MONSTER (1925) que Roland West a tourné pour la Metro-Goldwyn-Mayer, un film de maison hantée dans lequel Lon Chaney interprète un savant fou, et où d’autres personnages, souvent veules, apportent une touche de dérision à un sujet grave. La même année, en 1925, Stan Laurel interprètera le double rôle de Jekyll et Hyde dans Dr. PYCLE AND Mr. PRYDE (ce que fera aussi Jerry Lewis, en 1963, avec DOCTEUR JERRY ET MISTER LOVE), un humour qui se veut plus un détournement parodique d’un thème connu, ce qu’Abbott et Costello, et nombre de duos ou trios de comiques populariseront dans les années 40 et 50.

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LA MARQUE DU VAMPIRE est le remake de LONDRES APRÈS MINUIT (1927), un faux film de vampires (introuvable en version complète encore aujourd’hui), tourné par Tod Browning pour la Metro-Goldwyn-Mayer, et avec Lon Chaney, une fois de plus, qui était sous contrat avec cette compagnie. Après l’insuccès (ou plutôt le succès de scandale) de FREAKS, Tod Browning aura beaucoup de difficultés à poursuivre sa carrière, et la Metro-Goldwyn-Mayer lui donnera sa chance avec ce remake vendu comme une fausse suite de son DRACULA, sorti en 1931. LA MARQUE DU VAMPIRE sortit d’ailleurs aussi avec comme autre titre LES VAMPIRES DE PRAGUE, et avec Bela Lugosi en guest-star.

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L’intrigue : Sir Karell Borotyn est retrouvé assassiné dans sa propre maison, avec deux petites blessures énigmatiques sur la gorge. Le médecin, Dr. Doskil et un ami de Sir Karell, le baron Otto, sont convaincus que le responsable de ce crime est un vampire, et plus particulièrement le comte Mora et sa fille Luna. Un inspecteur de police arrive de Prague pour mener son enquête mais il refuse de croire à cette version surnaturelle, jusqu’à l’arrivée du Professeur Zelen, spécialiste en sciences occultes et dans les sujets vampiriques…

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Quoi qu’on en dise, LA MARQUE DU VAMPIRE est interprétée par une pléiade d’excellents comédiens, comme Lionel Atwill en inspecteur de police sceptique et méthodique, et son versant opposé, le Professeur Zelen (un lointain parent de Van Helsing ?), Lionel Barrymore, excellent et donc égal à lui-même, comme toujours. Et bien entendu, Bela Lugosi est le Comte Mora, sorte de Dracula, père d’une étrange fille, Luna, ancêtre des gothic girls de par son maquillage très accentué. Tod Browning aurait aimé redonner ce rôle à Lon Chaney qui le tenait déjà dans LONDRES APRÈS MINUIT, mais Chaney étant décédé au moment du tournage, le rôle échu finalement à Bela Lugosi, lequel tente ici une approche un peu différente de son personnage dans DRACULA. LA MARQUE DU VAMPIRE, ayant malheureusement été amputée de 15 minutes à sa sortie, son intrigue originale écourtée est la base de plusieurs légendes comme celle où le Comte Mora a été damné à vie avec sa fille Luna pour un pêché envers Dieu, et qu’une tâche de sang sur sa joue droite indique sa culpabilité indélébile. Une version de la légende indique aussi que parmi les scènes amputées, certaines mettrait trop en avant une relation incestueuse entre Mora et sa fille. Mais au final, bien que les scènes gothiques de LA MARQUE DU VAMPIRE font partie des plus belles du cinéma fantastique des années 30, elles sont plutôt brèves et sont équilibrées pour servir finement l’intrigue policière

Faux film de vampires légèrement humoristique ou film policier faussement surnaturel, je vous en laisse juge, si vous ne l’avez jamais vu. LA MARQUE DU VAMPIRE est notre film du Grenier du Ciné Fantastique de ce soir.

- Trapard -

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