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Archive pour octobre 2013

BENJAMIN LEGRAND A DIT…

BENJAMIN LEGRAND A DIT... dans B.D. 13102204594215263611661145Benjamin Legrand, scénariste de BD et de cinéma, auteur de romans policiers et de SF, a déclaré à propos de l’Imaginaire en France : « Chez nous, les gens sont beaucoup trop critiques par rapport à l’imaginaire. C’est vachement risqué d’œuvrer dans le domaine, on se heurte à une espèce de rationalisme cartésien, c’est redoutable. Même si les gens apprécient, ils diront : « Oui, mais ce n’est que de la SF, c’est des trucs de genre… ». Et ce mépris pour les « trucs de genre » fait beaucoup de mal à plein de créateurs. Ce sont des territoires libres, on peut inventer ce qu’on veut. Et qu’on te méprise pour ça, je ne trouve pas ça très classe… »



INTERVIEW DU PRESIDENT DU SCI-FI CLUB

INTERVIEW DU PRESIDENT DU SCI-FI CLUB dans Nouvelle-Calédonie 13100208544615263611602685

Le Week-end Geek 2013 approche ! Franck Touzé, président du Sci-Fi Club de Nouvelle-Calédonie, a bien voulu répondre, non sans humour, aux questions des Échos d’Altaïr afin de faire le point sur l’événement, mais aussi sur l’association qui en est à sa 27e année.

Morbius : Franck, peux-tu te présenter rapidement ? Qui es-tu dans la vie ? Quels sont tes goûts, tes passions ?

Franck : Bonjour, et avant tout merci de me consacrer un article ! Je suis donc Franck Touzé, plus connu sous le pseudo de Poupi. J’aurai 28 ans le 4 décembre et suis donc presque le jumeau du Sci-Fi Club dont je suis le président pour la deuxième année consécutive. En dehors du club (bien chronophage), je suis technicien en laboratoire d’analyses médicales : je fais donc les prises de sang que j’analyse ensuite, parfois je dois m’occuper de choses moins sympathiques que le sang… mais passons ! Je suis amateur de films. Sans être un référent en la matière, je suis assez fou de ciné pour y aller plusieurs fois par mois et pour en avoir plusieurs sur mes disques durs (légalement acquis, bien sûr !). Le reste du temps est consacré à mes amis et aux jeux de toutes sortes, y compris les jeux de mots foireux dont je suis un fervent adepte. Je ne fais plus de sport alors que j’en faisais beaucoup étant gamin, mais j’ai récemment pu faire de la flyboard que je recommande à toutes et tous ! Moi qui ai toujours rêvé de voler… j’ai été servi. Et je compte bien m’y remettre, les sensations sont géniales, et puis Poupi Stark, ça pète comme nom !

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Quand Franck Touzé devient… Poupi Stark !

Dans le domaine de l’Imaginaire, quels sont tes auteurs, tes films et tes jeux de rôle préférés ?

C’est avec grand plaisir que je revois les films de Guillermo del Toro et Christopher Nolan, mes deux réalisateurs préférés depuis bien longtemps ! Je n’ai cependant pas réellement de film préféré, ou plutôt il y en a tellement ! J’ai une attirance assez 13102107140815263611658734grande pour les films malsains et trash, MAIS à condition qu’ils soient esthétiquement beaux ou recherchés, j’ai adoré TAXIDERMIE, ou avec un scénario bien tordu et solidement ficelé. En dehors des films de super héros qui me rappellent mon enfance, je juge les films uniquement au scénario, ou presque. J’adore être surpris, ne pas avoir réussi à deviner la fin ou le coupable, ce qui n’arrive malheureusement pas souvent. Puisqu’il faut bien une petite liste, en vrac j’ai aimé (en dehors de ceux déjà cités) : L’EFFET PAPILLON, L’ORPHELINAT, IDENTITY, la quasi totalité des adaptations des livres de K. Dick… et là, comme ça, je ne vois plus de quel autre film parler. Je déteste les films de Night Shyamalan dont je trouve les idées de base excellentes mais avec lesquels je suis toujours déçu par le résultat. Quel gâchis ! Je ne lis presque pas, je sais que c’est un gros défaut mais je suis faible et me laisse aller à mes passions, et s’il faut citer un écrivain fétiche : Terry Pratchett. Côté jeux de rôle, j’aime beaucoup ceux qui sortent de l’ordinaire (jouer une fourmi, un policier du temps ou un dieu…), et plus classiquement : Vampire, Les Ombres d’Esteren, et d’une manière générale les jeux un peu sombres et mortels, où le moindre coup d’épée peut être fatal, ce qui crée une atmosphère d’insécurité bienvenue.

Préfères-tu un genre en particulier, et pourquoi dans ce cas ?

Depuis peu je m’intéresse VRAIMENT aux nouvelles technologies, du coup les œuvres d’anticipation ou de SF qui parlent de transhumanisme ou de sociétés imaginées dans un futur proche (EQUILIBRIUM) me parlent, plus qu’avant en tout cas. Je ne rêve plus avec ces films ou ces jeux, je réfléchis plus sur les changements à venir, car oui, l’immortalité, les imprimantes 3D, la téléportation et autres joyeusetés technologiques pointent le bout de leurs nez depuis quelques années et il faut se préparer à leur arrivée dans le commerce.

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Comment as-tu connu le Sci-Fi Club ?

Ha, ha ! En bon geek : sur internet. Fin 2006, lorsque j’apprends que je vais potentiellement vivre en Nouvelle-Calédonie, j’en profite pour taper « jeux de rôle Nouméa » sur Google et je tombe sur la page du site du Sci-Fi qui n’existe plus depuis. Là je me suis dit : Bingo ! Fonce, y a tout pour toi là-bas ! Une fois ici je me suis présenté un jour aux membres présents lors de la permanence.

Le rôle du président du Sci-Fi Club, ça consiste en quoi ?

Tu devrais le savoir ! Plus sérieusement, la plupart du temps c’est juste répondre aux mails et booster les adhérents. Mais c’est un travail fatiguant, il y a parfois trop de mails à gérer et les membres sont pour la plupart peu motivés à agir… C’est épuisant de courir après les bonnes volontés et de garder la sienne en forme en parallèle.

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Peux-tu nous dresser un rapide bilan de l’année 2013 scifile ?

Bien sûr, d’autant que c’est une sacrée année… qui a commencé en beauté avec la venue de Goomi (François Launet  www.goominet.com) lors de l’événement « Cthulhu comes to Noumea » en hommage à Lovecraft. Véritable succès sous tous les angles : superbe expo, plein de visiteurs… Ensuite il y a eu l’inévitable week-end médiéval, et malgré un temps affreux plus de 70 personnes se sont régalées de l’ambiance toujours au rendez-vous. Enfin nous aurons le Week-end Geek et l’incroyable Nuit du Fantastique qu’on ne présente plus je crois. Tout ça sans oublier, comme chaque année, Les Feuillets d’Hypnos ! Mais tellement de choses à dire et si peu de place pour le faire !

Ce second Week-end Geek se déroulera du 1er au 3 novembre. A-t-il été difficile à organiser ?

Pour cette question je laisse la parole aux organisateurs du Week-end Geek. En fait, à part entamer les discussions avec les membres des Ombres d’Esteren, je n’ai rien fait, donc je ne peux pas dire. L’avantage c’est que ce sont les mêmes personnes qui s’en occupent chaque année, donc la machine est rodée et s’améliore même ! En tout cas cette seconde édition du Week-end Geek, et 20e année de convention de jeux de rôle, s’annonce épique, ne serait-ce qu’avec le nombre d’associations invitées, une première pour nous ! Nous avons aussi largement boosté le budget communication, ça va être dur de passer à côté cette année, on espère plusieurs centaines de visiteurs, et ainsi égaler ou dépasser le record de 2011.

À propos, qu’est-ce qu’un geek pour toi ?

La même chose que pour toi, enfin j’espère ! Sinon, je l’emploie de préférence d’une manière péjorative mais souvent auto-dérisoire, et je l’utilise régulièrement pour désigner un passionné, presque autiste, enfermé dans son (ses) monde(s) imaginaire(s)… buvant de la SF bien fraîche, s’enivrant d’articles scientifiques, se laissant aller à des discussions sur quel super héros est le plus fort, et quel vaisseau va le plus vite. Bref un passionné des choses inutiles, et donc indispensables ! Et en cas d’invasion de zombies, on verra bien qui sera le plus préparé à l’apocalypse !

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Dessin de Stéphane Roux pour CosmoFiction Fanzine

Iris est l’invité de ce second Week-end Geek. Qui est-ce ?

Connais pas, jamais entendu parler… Blague à part, elle fait partie du groupe qui a créé Les Ombres d’Esteren. En bon fanboy bien geek je pourrais en parler des heures (d’Esteren, pas d’Iris). Alors voilà un lien et voilà une description ultra rapide : c’est un jeu de rôle dont le pitch pourrait être « vous êtes des enquêteurs de Cthulhu… dans le monde de Braveheart ». Iris, de son vrai nom Joëlle Deschamps, est dans l’équipe depuis les débuts et regroupe les infos et la documentation nécessaires pour créer un monde cohérent, bien qu’exotique pour nous. Elle a aussi travaillé côté écriture et rédaction pure, sans oublier l’énorme boulot de relecture ainsi que la création de nombreuses aides de jeu.

Quels sont les projets du Sci-Fi Club ?

La remise en ligne d’un site web était un projet qui me tenait à cœur. Nous verrons bien si les personnes qui s’en occupent seront à la hauteur de ce défi. En dehors de ça, rien de bien concret, de nombreux projets, mais comme d’habitude nous manquons de bras volontaires pour les mener à bien.

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AGHARTA : LE TEMPS DES SELKIES

AGHARTA : LE TEMPS DES SELKIES dans Flynn 14072703494415263612413227

Chaque lundi, le blog Flynn SFFF vous présente désormais une parution littéraire récente ou ancienne de la SF, du Fantastique ou de la Fantasy en roman ou BD. Flynn, éternel dévoreur d’ouvrages, vous décortique son bouquin du jour…

13102009325915263611655380 dans LittératureTitre : Agharta : le Temps des Selkies
Auteur : Arnauld Pontier
Éditeur : éditions Asgard
Date de sortie : 2013

Description : Deux civilisations se découvrent et œuvrent ensemble pour tenter de quitter leur monde, avant qu’il ne soit trop tard… Antarctique, en 2002. La découverte de la civilisation souterraine d’Agharta coïncide avec celle du message effroyable qu’elle détient : la Terre va bientôt être pulvérisée par un astéroïde. Les Aghartiens ont conçu des arches pour rejoindre une exoplanète habitable, mais ils ne peuvent mettre cela en œuvre sans aide : matières premières, main-d’œuvre, pilotes… En échange, ils offrent de sauver l’humanité, mais une infime partie seulement. Cette situation serait dramatique sans l’intervention inattendue des Selkies : d’étranges êtres hybrides, capables d’influer sur le temps, et bien plus encore.

Récit eschatologique, space-opera, ce livre est aussi une exploration de notre condition humaine, une réflexion sur la tolérance, et une aventure épique.

Qu’est-ce que l’Agharta ? Il s’agit d’une cité souterraine légendaire, une cité sous la Terre. Agharta est en lien avec la théorie de la Terre creuse. Un sujet qui est très intéressant, et au centre de ce récit.

Arnauld Pontier pose bien le contexte de son histoire, le décor dans lequel se déroule les événements. Il décrit les lieux, présente ses personnages, leur vie, leur psychologie, etc. Ce sont les bases de l’intrigue et celles-ci sont très bien mises en place grâce au style de l’auteur.

Agharta est un roman de Hard SF, et Arnauld Pontier montre une nouvelle fois ici (après son récit de voyage, Sur Mars), son talent pour nous exposer les faits scientifiques clairement, sans pour autant perdre le lecteur en cours de route. Cependant, n’étant pas fan du Hard SF, cet étalage de science me donne une impression de surenchère. Mais cela participe à rendre le roman plus réel et à bien nous ancrer dedans.

Le récit est rempli de mystère, que ce soit au début du roman ou bien par la suite de l’histoire. On a du suspense tout au long de l’ouvrage et l’auteur réussit par moments à imposer une ambiance de terreur, autant pour ce qui est des événements qui se produisent que pour leur suite, le destin des Hommes, etc.

J’ai tout de même eu un peu de mal à entrer dans l’histoire, justement à cause du côté Hard SF qui est très présent au début, mais par la suite cela s’efface peu à peu et l’histoire devient bien plus prenante et intéressante.

Agharta : Le Temps des Selkies est un très bon récit, bien écrit et passionnant. En plus de cela, Arnauld Pontier nous offre une intrigue complexe nous permettant de suivre l’évolution du projet des Solaires et des Aghartiens : la création de l’arche, les problèmes qu’ils rencontrent, etc. En somme, un bon roman qui mérite d’être lu.

- Flynn -

FLYNN SFFF : BLOG DE L’IMAGINAIRE. MAIS PAS QUE !



LE « SPACE ART » DE CHESLEY BONESTELL

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Chesley Bonestell, considéré comme le père fondateur du « Space Art », est l’un des plus grands illustrateurs de la Science-Fiction des années 1950. Non seulement son œuvre a eu une influence majeure sur le genre, en particulier à travers les films de SF, mais elle a également contribué au développement du programme spatial américain en étant une inépuisable source d’inspiration.

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Chesley Bonestell, né à San Francisco en 1888 et mort en 1986 (soit presque à l’âge de 100 ans), débute dans la peinture astronomique en 1905 grâce à un coup de foudre avec la planète Saturne ! En effet, le jeune Chesley, alors en visite à l’observatoire astronomique Lick de San Jose, découvre pour la première fois la planète dans un télescope. Il est subjugué par cette vision et n’a qu’une hâte : la représenter sur une feuille.

Bonestell se lance ensuite dans des études d’architecture à l’Université de Columbia. Avec d’autres architectes de son époque associés à des entreprises de bâtiments, il réalise le style art-déco de l’immeuble Chrysler et participe à d’autres réalisations. Plus tard, il se base sur les plans d’un ingénieur en chef pour représenter les illustrations du futur Golden Bridge.

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Vers la fin des années 1930, Chesley Bonestell s’installe à Hollywood. C’est là qu’il va œuvrer sur les magnifiques peintures sur verre (matte paintings) très utilisées à l’époque dans les films, à l’heure où les images de synthèse sont encore loin d’être une réalité ! Il participe ainsi à LE BOSSU DE NOTRE DAME (1939), CITIZEN KANE (1941) et LA SPLENDEUR DES AMBERSON (1942) sans même être crédité à l’écran, ce qui ne sera plus jamais le cas ensuite, sa renommée aidant.

Mais c’est en 1950 que Bonestell débute dans le cinéma de science-fiction avec le classique DESTINATION MOON produit par George Pal. Il réalise pour ce film d’impressionnantes peintures sur verre de paysages lunaires. D’une étonnante crédibilité pour l’époque, aucun astronaute n’ayant encore jamais marché sur le satellite naturel de la Terre, on y découvre toute la rigueur scientifique propre à l’œuvre de Bonestell : les cratères sont recréés à la perfection, de même que les montagnes lunaires qui se dressent à l’horizon de l’astre mort.

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En 1951, Chesley Bonestell conçoit l’arche du CHOC DES MONDES, un film également produit par George Pal et réalisé par Rudolph Maté. L’arche en question est une immense fusée au design typique des glorieuses fifties, fusée aux grands ailerons dont s’est fait une spécialité Bonestell depuis DESTINATION MOON ! Notre homme avait également réalisé le croquis préparatoire du paysage extraterrestre où l’arche atterrit dans la scène finale. Malheureusement, en raison de contraintes budgétaires très strictes, Rudolph Maté va directement utiliser son « brouillon » au lieu de la grande peinture sur verre qu’aurait dû en faire Bonestell… Le résultat à l’écran, s’il est tout de même loin d’être catastrophique, s’avère franchement discutable : les héros du film semblent soudain découvrir un paysage digne d’un dessin animé de Walt Disney. Les critiques pleuveront… à juste titre…

13102002372715263611655265En 1953, notre artiste peint les superbes matte paintings qui ouvrent le film de Byron Haskin : LA GUERRE DES MONDES. Dans cette introduction à ce chef-d’œuvre (produit une fois de plus par George Pal), une voix off présente brièvement les différentes planètes de notre système solaire. Le Technicolor fait ressortir la beauté colorée des paysages extraterrestres conçus par Chesley Bonestell, à une époque où l’homme savait encore peu de choses sur l’atmosphère et les surfaces de ces planètes. Bonestell illustre ainsi, pour notre plus grand plaisir, la fameuse légende des canaux martiens lorsque la caméra survole un paysage de Mars.

Notre artiste participera ensuite également à CAT-WOMEN OF THE MOON (1953), LA CONQUÊTE DE L’ESPACE (1955) et à une série télévisée intitulée LES HOMMES DANS L’ESPACE (1959-1960).

13102002393015263611655266Cependant l’œuvre de Chesley Bonestell ne s’arrête pas au cinéma ou à la télévision, elle s’étend jusqu’aux couvertures des magazines avec Astounding Science-Fiction, Galaxy, The Magazine of Fantasy and Science-Fiction, Life, Collier’s ou des revues astronomiques.

Chesley Bonestell a reçu de nombreuses récompenses au niveau international. Un astéroîde (3129 Bonestell) et un cratère martien portent même son nom. Bonestell est décédé en 1986, en Californie, laissant une œuvre inachevée sur son chevalet.

Les merveilleuses peintures de Chesley Bonestell, où la rigueur scientifique l’emporte sur le délire SF, sont très appréciées par les fantasticophiles et très recherchées par les collectionneurs. Avant l’ère de l’aérographe puis celle de la peinture numérique, elles expriment l’immense talent d’un homme dont la source d’inspiration fut toujours parmi les étoiles.

- Morbius -

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DRIVE-IN : J’ENTERRE LES VIVANTS (1958)

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13101908163215263611652632 dans Cinéma bis américain

J’ENTERRE LES VIVANTS (I BURY THE LIVING)
Année : 1958
Réalisateur : Albert Band
Scénario : Louis Garfinkle
Production : Louis Garfinkle & Albert Band (United Artists)
Musique : Gerald Fried
Pays : USA
Durée : 76 min
Interprètes : Richard Boone, Theodore Bikel, Peggy Maurer, Howard Smith, Herbert Anderson…

Houlà ! Il est déjà 3 heures passées du matin et nous sommes arrivés dans la nuit à Poindimié, avec mon pote photographe, Alain, pour le festival Ânûû-rû âboro. Après quelques difficultés à nous loger, nous nous retrouvons à deux, seuls dans un immense internat vide, à devoir nous choisir chacun une chambre, entre la trentaine de libres (et je n’ai pas encore exploré les longs couloirs très symétriquement identiques). Le calme règne implacablement dans cet internat du bord de mer, pas loin du village endormi, sur les trottoirs duquel une poignée de fêtards sont tombés, trop alcoolisés, avant d’avoir pu rejoindre leurs foyers. Seuls les fantômes de l’internat ne se sont pas encore manifestés, ce soir de pleine Lune, qui éclaire le vent qui secoue, très fébrilement, les branches des arbres, les faisant presque ressembler à d’immenses mains crochues. Mais d’ici deux heures, ces mains gigantesques agripperont le rideau de la nuit, pour me laisser entrevoir les premiers rayons du soleil. En attendant, devant mon portable, et sans connexion internet, je cherche mes mots, puisque j’ai promis à Morbius de lui modeler un article pour la rubrique du samedi sur le blog sur lequel vous êtes en train de poser votre regard, et pour qu’il puisse le publier demain, à heure fixe. Tel un rédacteur en chef, pointilleux et méthodique, Morbius reçoit, de Nouméa, capitale d’Altaïr IV, les dépêches de ses correspondants du monde entier (comme de l’autre versant de la Calédonie). Et pour ce fameux Drive-in du samedi, c’est d’un film d’Albert Band qu’il sera question aujourd’hui. Une chance qu’entouré de la bonne humeur se dégageant du prestigieux festival de Poindimié, présentant de nombreux documentaires, souvent passionnants à regarder, à écouter, à décoder, à débattre, j’ai pensé à me munir de quelques très vieux films d’horreur en noir et blanc, pour laisser un peu flotter mes soirées…

J’ENTERRE LES VIVANTS (I bury the living) est un des premiers longs-métrages du réalisateur/producteur Charles Band. Un film de malédiction, comme la fin des années 50 commençaient à en produire, jusqu’à l’explosion de ce genre de sujet au tout début des 60′s, mais qui déviaient vers une forme plus gothique, entre sorcellerie, réincarnations et adaptations d’Edgar Allan Poe.

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L’intrigue : Robert Kraft (comme la marque de mayonnaise), gérant l’administration d’un cimetière, utilise des punaises noires et blanches pour coordonner les emplacements mortuaires à l’aide d’une carte. Le jour où il se trompe de couleur, punaisant des caveaux pleins à la place des vides, les propriétaires des tombes en question meurent les uns après les autres. La mayonnaise tourne, et Kraft commence à douter, se sentant l’instrument d’une malédiction qui le dépasse…

Entre série B d’horreur et « Film Noir », proche du polar de second programme d’exploitation, J’ENTERRE LES VIVANTS n’en reste pas moins un film captivant, et excellemment réalisé, dont Richard Boone (aka Robert Kraft) tient le spectateur jusqu’au quasi -« sad ending »- nouvellement de rigueur (en 1958, le fameux « Rêve Américain » se teintait déjà de quelques balbutiements psychologiquement morbides…). Richard Boone, qui débutait pratiquement sa carrière cinématographique avec ce film d’horreur, après quelques apparitions télévisées et deux petites séries B (dont CLIMAX, en 1958) s’est surtout fait connaître, par la suite, pour ses rôles de cowboys aux côtés de John Wayne, et dans de bons westerns de série B, comme dans quelques bons thrillers comme LA LETTRE DU KREMLIN (1970). Père de Charles, qui produit et réalise encore aujourd’hui de nombreuses zèderies souvent cultes, Albert Band était déjà l’initiateur d’une série de films d’exploitation du cinéma bis, dès les années 50. Son ZOLTAN, LE CHIEN DE DRACULA (1978) est son film le plus connu de par l’originalité de son sujet, mais le réalisateur a surfé sur de nombreuses modes, au même titre que les autres firmes indépendantes du bis, tournant des peplums en Italie, dans les années 60, des westerns spaghettis, dans les 70′s, ainsi que quelques films d’horreur pour teenagers dans les années 80 et 90, avant de décéder en 2002.

L’anecdote qui intéressera Morbius, pour conclure cet article, c’est que le compositeur de la BO de J’ENTERRE LES VIVANTS est Gerald Fried, qui participera, bien plus tard, à la composition de certains thèmes des séries TV, STAR TREK (1966), MISSION IMPOSSIBLE (1966), MANNIX (1967), ainsi qu’à l’excellent OUTLAND (1981) de Peter Hyams.

- Trapard -

J’ENTERRE LES VIVANTS : LE FILM EN ENTIER (V.O.)

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CONCOURS DE COSPLAY POUR LE WEEK-END GEEK 2013

CONCOURS DE COSPLAY POUR LE WEEK-END GEEK 2013 dans Nouvelle-Calédonie 13100208544615263611602685

N’oubliez pas qu’il ne vous reste plus que deux semaines pour préparer votre costume pour le concours de cosplay organisé à l’occasion du Week-end Geek 2013 du Sci-Fi Club ! Ce concours aura lieu le samedi 2 novembre, l’après-midi, dans la salle d’honneur de la mairie de Nouméa. Si certains souhaitent s’inscrire directement sur place, ils devront le faire le matin (ouverture à 9h). L’inscription est bien sûr gratuite. Par contre, une petite prestation est demandée : durée d’une minute en solo et d’une minute trente en groupe.

Vous pouvez également venir en costume sans participer au concours, et ce dès le matin.

Choisissez votre catégorie : manga, anime, jeux vidéo, film, BD, comics, série TV ou création personnelle ! Lancez-vous, profitez de cet événement pour participer et peut-être gagner 15 000 F de lots !

Pour obtenir la fiche d’incription, rendez-vous sur Facebook, Cosplay Team NC.

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ROBOT-COOL (33) : MECHAGODZILLA

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Mechagodzilla (Mekagojira) est, ce que l’on pourrait appeler, un « robot-kaiju ». Il est apparu pour la première fois dans le film GODZILLA Vs MECHAGODZILLA (GODZILLA CONTRE MECANIK MONSTER, Jun Fukuda, 1974). Il s’agit tout simplement de l’équivalent mécanique du roi des monstres, Godzilla, qu’il affrontera dans de nombreux films.

Mechagodzilla (version première, c’est-à-dire le Mechagodzilla Showa) a été conçu par une race simiesque d’envahisseurs extraterrestres. Sa taille variera entre 50 et 120 mètres (suivant les films et ses versions) et son poids entre 40 000 et 150 000 tonnes. Autant dire qu’il ne vaut mieux pas qu’il vous marche sur les pieds. Son corps de métal a été fabriqué dans un alliage inconnu et particulièrement résistant (ce qui est préférable pour affronter Godzilla), et notre robot géant peut voler à une vitesse équivalente à Mach 5.

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Mechagodzilla version Millenium

Plus que tout, Mechagodzilla est une véritable machine de guerre destructrice. Il est ainsi muni : de lance-flammes, de canons optiques, de griffes missiles, d’un faisceau électrique, d’un champ de force cylindrique, d’un étrange faisceau optique arc-en-ciel équivalent au souffle atomique de Godzilla et de beaucoup, beaucoup d’autres gadgets destinés à faire de gros dégâts, tels des missiles logés dans ses genoux et ses orteils, ou sa poitrine qui contient un puissant faisceau d’énergie destructeur capable de couper en deux les montagnes ! Enfin, sa tête est capable de pivoter à 360°. Efficace pour surveiller ses ennemis.

Mais Mechagodzilla sera à plusieurs reprises détruit et reconstruit sous diverses versions toujours plus améliorées afin de commettre davantage de destructions : le Mechagodzilla Heisi et le Mechagodzilla Millenium.

13101806415015263611650150Le Mechagodzilla Heisi (ou Super-Mechagodzilla, photo ci-contre) possède une armure de métal recouverte d’une couche de diamants artificiels. Elle est prévue pour absorber l’énergie du souffle atomique de Godzilla et la transférer à une grenade plasma située sur son abdomen. Cette version de Mechagodzilla est également dotée de canons laser situés dans les yeux, ce qui lui confère un regard particulièrement mortel.

Le Mechagodzilla Millenium est considéré comme un kaiju-cyborg car il contient des composants organiques en plus de sa mécanique. À l’inverse de ses prédécesseurs, ce modèle peut utiliser sa queue comme arme destructrice. Plus sophistiqué et mieux équilibré, le Mechagodzilla Millenium dispose, entre autres, d’un canon oral, de deux canons laser situés sur ses épaules et d’un pack de vol détachable (avec lance-roquettes et autres armes).

À savoir que le Times a classé Mechagodzilla version Showa en quinzième position sur les 50 meilleurs robots de l’histoire du cinéma. Mechagodzilla devance ainsi sur la liste les célèbres C-3PO (STAR WARS), T-1000 (TERMINATOR 2) et Optimus Prime (TRANSFORMERS) !

Mechagodzilla, toutes versions confondues, est assurément un splendide robot géant impressionnant et redoutable, formidable adversaire de Godzilla lui-même.

- Morbius -

Autres vedettes de la catégorie Robot-Cool :

 Robby / Maximilian / Hector / Gort / Twiki / Cylon / Maria / Robot (Perdus dans l’Espace) / V.I.N.CENT / Tobor / Robot de Silent Running / Androïde de Mondwest / C-3PO et R2-D2 / Terminator / Data / Androïdes de THX-1138 / Robocop / Steve Austin et Jaimie Sommers / Numéro 5 / Ilia / Robot-John / Nono / WALL-E / Robot Bikini / A.P.E.X. / Peepo / Chalmer / REM / Servante du Gardien / Danguard Ace / Géant de Fer / Protector 101 Killbot / Robot de Total Recall (2012)

Robot « cool » ou « craignos » ?

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LE SABLIER

LE SABLIER  dans Court-métrage fantastique calédonien 13100208544615263611602685

Dans le domaine des courts-métrages purement fantastiques ou inspirés par le fantastique, les Calédoniens ne sont pas en reste. Pour preuve cette catégorie qui leur est désormais entièrement consacrée et où Trapard nous présente régulièrement une œuvre de son choix. Suivez le guide !

LE SABLIER (2007) de Jean-Michel Boré & Sophie Vuvant

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Tourné dans le prolongement d’une résidence d’écriture dirigée, à La Foa, par le Groupe de Recherches et d’Essais Cinématographiques, le film de Jean-Michel Boré explore, plus que de coutume, l’univers de la fiction, et particulièrement celui du fantastique avec LE SABLIER. Ingénieur à l’Institut de Recherche pour le Développement de Nouvelle-Calédonie, et spécialisé dans la faune du lagon, Jean-Michel avait déjà, à plusieurs reprises, présenté au Festival du cinéma de La Foa des courts-métrages mêlant de courtes intrigues et mêlant des histoires entre enfants à de superbes images de fonds sous-marins. LE SABLIER allait plus loin dans cette imagerie, en quelque sorte.

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L’intrigue : La pandémie du H1W40 fait déjà des victimes en Asie et se rapproche des îles du Pacifique. En Nouvelle-Calédonie, des scientifiques spécialisés dans la faune du lagon, le Professeur Biloboa et son assistant, Tom, recherchent, à partir de l’ADN de plusieurs variétés de cônes venimeux, le moyen d’enrayer le H1W40. Alors qu’il doit prendre l’avion pour Ouvéa, pour rejoindre sa compagne et sa fille pour le weekend, Tom se souvient d’un de ses rêves d’enfant dans lequel le vieux sage Wahnyitaû lui prophétisait, à partir d’une énigme, qu’il découvrirait un élément vital pour l’humanité. C’est au moment où il part plonger, près d’une roche sous-marine, avec son ami Erwan, que l’énigme de la prophétie du vieux Wahnyitaû se matérialise…

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Manuella Ginestre abordait déjà le thème de la pandémie, mais de manière plus macabre, avec son L’A6 : UNE SALE GRIPPE, et c’est aussi, dans un sens, le sujet du long-métrage d’infectés, NI 28, de Terence Chevrin. Mais LE SABLIER est un court-métrage plus féérique, et bien qu’il aborde contradictoirement des sujets scientifiques très techniques dans son scénario, Jean-Michel Boré  développe, avec son film, une de ces belles fantasmagories de l’enfance. Une de ces rêveries abstraites et concrètes pour qui la porte en soi, que l’on cultive parfois, encore à l’âge adulte, comme un jardin secret, et dans lequel on puise, de temps à autres, quelques notes d’espoir, d’innocence et de conquête sur l’inconnu. Pour ceux qui connaissent, plus ou moins, les court-métrages de Jean-Michel Boré, on retrouve dans LE SABLIER la même équipe qui lui est fidèle, comme le comédien Jacob Waneux, interprétant le vieux sage Wahnyitaû, un rôle récurrent dans les films de Jean-Michel. On retrouve aussi une fois de plus, à la post-production, l’infographiste et animateur 3D de Banana Studio, David Minguez. Cette fois-ci, Sophie Vuvant, transfuge d’une collaboration de Jean-Michel Boré à un tournage de Néo-Prodcution, FEU NOS PÈRES, sur l’Histoire de la communauté japonaise de Nouvelle-Calédonie, co-réalise une partie du SABLIER. Tourné entre Nouméa, Ouvéa et sur l’îlot Canard, pour la scène du rêve, Jean-Michel Boré et Sophie Vuvant en profitent pour filmer, derrière le vieux Wahnyitaû, les superbes sculptures d’Adjé et d’Ito Waïa tout récemment achetées pour l’organisme qui gère l’îlot en question.

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Pour conclure, LE SABLIER est un court-métrage sans prétention, mais visuellement très beau, avec une intrigue à double niveau de lecture, concernant les rêves, comme l’appréhension du temps lorsque l’on doit résoudre un problème. Un film que je n’ai pas trouvé sur Internet que je ne pourrai donc malheureusement pas partager sur le blog.

- Trapard -

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Autres courts-métrages présentés dans Court-Métrage Fantastique Calédonien :

Tout sur Mammaire / Pause Pipi / Double Personnalité / Escamotage / L’A6 : Une Sale Grippe / La Dame et le Bonhomme / Fermez vos F’nêtres / Tuez-moi / La Dame Blônch / Détresse.com / Un Jour… / Innocente

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TEE-SHIRT ALTAÏRIEN POUR WEEK-END GEEK 2013

( Blog )

TEE-SHIRT ALTAÏRIEN POUR WEEK-END GEEK 2013 dans Blog 13101707102515263611647373

Après le flyer, voici le tee-shirt altaïrien ultra-collector car tiré en deux exemplaires seulement et uniquement utilisé au Week-end Geek 2013 ! Deux ? Oui, un pour Trapard et l’autre pour moi-même, Morbius ! Comme l’a dit Trapard, on sera deux clones (déjà qu’on a la barbe tous les deux…) qui commenceront et finiront chacun à leur tour les phrases au stand du blog. Ça donnera quelque chose du genre :

Morbius : Salut et…

Trapard : … bienvenue au…

Morbius : … stand des Échos…

Trapard : … d’Altaïr…

Morbius : … Les « Échos »…

Trapard : … maintenant vous…

Morbius : … comprenez ce que…

Trapard : … ça veut dire…

Bon, mais où s’arrêtera-t-on aux Échos d’Altaïr ? Je vous le demande : où s’arrêtera-t-on ? Après le flyer et le tee-shirt, quoi d’autre ?… Ah oui : le téléporteur !

- Morbius -

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MON DICO STAR TREK : K COMME… KLINGON !

Petit délire de trekker, avec toute la subjectivité que cela suppose et la passion parfois aveugle : voilà mon « Dico STAR TREK »… Vous ne serez pas forcément d’accord avec moi, mais qui a dit que je cherchais à être d’accord avec vous, hein ? Ces propos n’engagent que leur auteur, bien sûr, et s’adressent en priorité aux trekkers et trekkies, mais les autres sont aussi les bienvenus… Live long and prosper.

MON DICO STAR TREK : K COMME... KLINGON ! dans Mon dico Star Trek 13101606524915263611644043

Que serait donc STAR TREK sans ses Klingons ? On pourrait dire que ce serait comme un STAR WARS sans ses Jedi, sauf qu’un Klingon et un Jedi ne se comparent pas, je vous l’accorde…

D’abord, entendons-nous bien sur la prononciation du mot « klingon » en question : « Klinngonn », pour ne pas l’abimer. Avez-vous l’habitude de le dire à la française, avec une prononciation de sa terminaison en « on » comme « bonbon », « poltron » ou « couillon » ? Dans ce cas ça rime plus avec « con »… Je suis horrifié par les versions françaises de STAR TREK. La dernière syllabe se prononce « -onne » comme « bougonne », « cochonne » ou « félonne », ce qui est franchement une chose moins conne !

13101606582715263611644044 dans Star TrekUn Klingon, c’est comme un chien fou qu’on lâcherait dans un magasin de porcelaines : il aboie, mord, bouscule, renverse, casse, piétine… urine… De là à dire que les Klingons sont de véritables sauvages, non, il y a un pas que je ne franchirai pas. L’art de vivre à la klingon est une expérience, comment dire, unique, intraduisible, ou plutôt impensable dans l’univers propre et net des humains des XXIIIe et XXIVe siècles de STAR TREK. Le Commandant Riker y a goûté à l’occasion de son affectation à bord d’un vaisseau klingon dans l’épisode Question d’Honneur (A Matter of Honor, saison 2 de STNG). Il y a appris toute la signification des mots « Gloire » et « Honneur » qui reviennent constamment dans le vocabulaire klingon, (ce qui n’empêche pas qu’il y ait des traîtres en surabondance chez eux aussi…). Il y a découvert la gastronomie klingon, réputée dans toute la galaxie… Une expérience unique dans une vie d’humain. Pensez donc : tout grouille dans les assiettes, en particulier le célèbre « qagh »… Mais il n’a pas eu le temps de connaître l’amour vache à la klingon (heureusement pour lui…), même si certaines représentantes de la gente féminine ont manifesté un certain intérêt envers lui. C’est Worf, notre Klingon chef de la sécurité (!) à bord de l’Enterprise, qui nous permettra d’explorer les sauvages « parades nuptiales » de cette race guerrière.

13101607014315263611644047Oui, car avant tout le Klingon est un guerrier, un combattant dans l’âme, et fier de l’être ! Il respire le courage, la force et la détermination. Mourir ne lui fait pas peur une seule seconde. Plus résistant qu’un humain, il est une machine de guerre redoutable et féroce qui se laisse parfois dépasser par ses pulsions guerrières, souvent à ses dépends.

Le Klingon, c’est aussi une apparence physique particulière, avec une arrête frontale osseuse bien marquée, des dents bien crades, une chevelure bien épaisse et une peau mate. Mais c’est également une langue extraterrestre unique dans l’univers de la science-fiction. Entièrement créée par Mark Okrand, un linguiste américain, elle peut être apprise aujourd’hui grâce à des dictionnaires vendus dans le commerce, ce qui fait bien sûr la joie de quelques trekkies, dont certains, bien atteints, qui ont décidé de ne plus parler qu’en klingon, chez eux… Ce qui peut donner des scènes de ménage du genre :

- Le mari : nuqDaq yuchDapol ? Dochvetlh vltlhutlhlaHbe’ !

- Sa femme : yljatlhQo’ ! naDev vo’ylghoS !

Traduction :

- Le mari : Où as-tu mis le chocolat ? Je ne peux pas manger ça !

- Sa femme : Tais toi ! Va-t’en !

Vous voulez parler klingon ? Rien de plus simple : désormais Bing vous propose son traducteur anglais-klingon… Cependant n’oubliez pas de le prononcer avec une certaine férocité et, surtout, en postillonnant un maximum.

Allez, moi je vous dis maintenant : Qapla’ !

- Morbius -

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