THE AIRSHIP DESTROYER (1909)

Posté le 17 décembre 2013

THE AIRSHIP DESTROYER (1909) dans Cinéma 13061310052715263611288458

THE AIRSHIP DESTROYER (1909) de Walter R. Booth 

 13121707304815263611824322 dans Le grenier du ciné SFEn ce qui concerne les débuts du cinéma, après la SF française (et LE VOYAGE DANS LA LUNE de Georges Méliès, en 1902), la SF américaine (et A TRIP TO MARS de Thomas Edison, en 1910), puis la SF espagnole (avec LE VOYAGE SUR JUPITER de Segundo de Chomón, en 1909), voici la SF anglaise old-school avec THE AIRSHIP DESTROYER. Aussi titré THE BATTLE OF THE CLOUDS (ou Der Luftkrieg Der Zukunft), cet étonnant court-métrage a été réalisé par Walter R. Booth, un ancien magicien, et au même titre que Georges Méliès il a vite rejoint la petite industrie cinématographique naissante. Il a d’abord travaillé avec le tout premier producteur de film anglais, Robert W. Paul, puis, à partir de 1906, il contribua au développement des effets spéciaux dans un certain nombre de courts-métrages (dont les titres évoquent parfois ceux de Méliès), et réalisant essentiellement des sujets fantastiques ou de science-fiction, sous la houlette de Charles Urban, un producteur, réalisateur, directeur de la photographie et monteur américain installé en Grande-Bretagne. Plus ou moins adapté de Jules Verne et écrit par Walter R. Booth, le sujet de THE AIRSHIP DESTROYER est le suivant : un inventeur utilise une commande sans fil pour diriger le vol d’une torpille et détruire les dirigeables ennemis…

13121707331815263611824323 dans Science-fiction

Moins onirique que les sujets de SF de Méliès ou de Segundo de Chomón, THE AIRSHIP DESTROYER est une vraie curiosité un peu oubliée. Et bien entendu il s’agit de SF de 1909, et comparé à 2013 il y a prescription sur le sujet, mais personnellement je trouve beaucoup d’intérêt dans les cadrages du film, son réalisateur jouant beaucoup avec les premiers et les arrières plans, ce que je trouve peu commun pour ces années cinématographiques reculées. Vous pouvez le découvrir sur Youtube ICI.

Et comme votre blog préféré ne fait pas les choses à moitié, Les Échos d’Altaïr ont même le plaisir de vous proposer ICI le très court-métrage de 1895, réalisé par les opérateurs des frères Lumière, et qui est aujourd’hui considéré comme le tout premier film de science-fiction (il ne dure que 44 secondes et montre des ouvriers-charcutiers qui insèrent des porcs vivants dans une machinerie qui en extrait des cuissots, des saucisses, etc…).

- Trapard -

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6 commentaires pour « THE AIRSHIP DESTROYER (1909) »

  1.  
    erwelyn
    17 décembre, 2013 | 22:26
     

    Ouah, tu ne sais pas ce que tu as déniché ! En fait plus que de Jules Verne, ce court-métrage est vraisemblablement inspiré de la Guerre du XXe siècle d’Albert Robida. Ce dernier contemporain de Jules Verne était écrivain ET illustrateur. Souvent on fait référence à Jules Verne alors qu’en terme de visuel, c’est Robida qui a apporté le plus de choses. Caricaturiste et visionnaire, on lui doit un grand nombre d’œuvres anticipatrices.
    Voici un lien vers un blog que je consacre à l’auteur. Navrée pour les pubs, comme je n’ai plus le temps de m’en occuper, il y en a qui se sont mises à mon insu. mais ça vous donnera une idée.
    http://robida.over-blog.com/article-18005341.html

  2.  
    Trapard
    18 décembre, 2013 | 1:10
     

    Excellent ! Merci pour toutes ces bonnes infos Erwelyn. :-)
    Et je ne connais pas du tout cet auteur.

  3.  
    erwelyn
    18 décembre, 2013 | 1:45
     

    Et bien, c’est le problème ! Tout le monde connait Jules Verne et se réfère systématiquement à lui, ce qui peut être légitime pour certaines œuvres mais c’est Robida qui a le plus exploité l’iconographie du XIXe notamment en matière d’aérostats. ça ne veut pas dire que tout doit ce réclamer de lui mais vu la date à laquelle à été tourné le court de Booth, c’est une théorie qui vaut d’être défendue. En attendant, tu as pas mal de titre (illustrés) scannés par Gallica où tu pourras les télécharger (même s’ils sont en N&B, c’est déjà ça) et puis tu peux te référer à mon (énième) blog pour retrouver les œuvres anticipatrices ou, tiens, sur celui de la librairie, une petite chronique de l’Horloge des siècles, par exemple :
    http://www.librairiesoleilvert.com/article-24573792.html

  4.  
    Trapard
    18 décembre, 2013 | 4:15
     

    J’essaye d’aller en Métropole, et si ça se fait, je me ferai quelques bouquineries, et Robida en sera une raison de plus. ;-)
    Celles du bord de la Seine à Paris me manquent énormément. Et les vides greniers qui s’étalent parfois le long des rues parisiennes sont des merveilles d’anachronismes que j’ai très envie de revoir.

  5.  
    erwelyn
    18 décembre, 2013 | 21:40
     

    Si tu passes par le sud de la France, tu seras le bienvenu. En attendant, j’ai bien peur que tu aies du mal à trouver du Robida à des prix accessibles. Les plus faciles à trouver sont ceux qu’il illustrait pour la jeunesse (et dont il n’était pas forcément l’auteur). Tu peux aussi dégotter quelques vieilles revues telles que « Le Rire » où il dessinait des caricatures mais toute la partie anticipation est malheureusement quasi introuvable ou hors de prix. Mais bonne pêche quand même. ;-)

  6.  
    Trapard
    18 décembre, 2013 | 22:16
     

    Merci pour l’invitation et pour tes précisions Erwelyn. :-)

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