DOCTOR WHO (2005) : SAISON 2

Posté le 22 janvier 2014

DOCTOR WHO (2005) : SAISON 2 dans Science-fiction 14012708415615263611933240

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Synopsis

Le Docteur est en apparence un homme dynamique, courageux et drôle. Un homme tout à fait ordinaire, à ce détail près qu’il parcourt l’espace et le temps à bord de son vaisseau, le TARDIS, réglant toutes sortes de problèmes, combattant des monstres tous plus hideux et machiavéliques les uns que les autres, et sauvant au passage la Terre à plusieurs reprises. C’est cet énigmatique Docteur, seul rescapé de la destruction de la planète Gallifrey, dernier Seigneur du Temps, que Rose, vendeuse de lingerie fine dans un grand magasin londonien, décide de suivre dans ses missions périlleuses. Après une brève hésitation, elle accepte de partir avec le Docteur pour de nouvelles aventures, toujours aussi surprenantes, qui se déroulent hier, aujourd’hui, demain, ici, là-bas, ailleurs… Quelque part dans l’univers…

Après avoir passé un excellent moment avec la première saison des aventures du Docteur et de Rose, je ne pouvais bien entendu pas en rester là. J’ai donc attaqué avec plaisir cette suite, en commençant par l’épisode spécial Noël. Changement d’acteur, changement de moyens également, certes. Mais est-ce en bien ?

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Changement de Docteur

Évidemment, ceux qui ont suivi la première saison de DOCTOR WHO n’auront pas manqué la régénération du Docteur en toute fin de saison, c’est donc sans surprise que nous accueillons David Tennant en lieu et place du très apprécié Christopher Eccleston. La question qui vient immédiatement à l’esprit, c’est : « Mais qui est-il donc ? ».

David Tennant est connu avant tout des amateurs de théâtre pour avoir interprété une quarantaine de rôle sur les planches, dont Antigone ou Hamlet, rien que ça. On notera également ses quelques petites apparitions au cinéma dans HARRY POTTER ET LA COUPE DE FEU ou le plus récent FRIGHT NIGHT. Retour aux sources donc pour la BBC qui revient à un artiste trouvé derrière le rideau, comme William Hartnell le fut en son temps.

Au rayon casting rien d’autre n’a changé, Billie Piper continue d’interpréter Rose et améliore son jeu d’actrice d’épisode en épisode, Noel Clarke est toujours Mickey et Camille Coduri, Jacky, n’en finit toujours pas de s’en faire pour sa fille. Les nouveautés au casting sont les apparitions récurrentes de Pete Tiller, le père de Rose incarné par Shaun Dingwall (déjà vu rapidement dans la première saison). On a pu le voir dans quelques séries anglaises comme LA PART DU DIABLE ou INSPECTEUR BARNABY.

Le reboot de la série ayant eu son petit succès, on pourra croiser quelques guests dans certains épisodes, dont le très connu Anthony Stewart Head, Giles dans BUFFY (entre autre), voir même des anciens de la série comme Elisabeth Sladen, et même… K-9.

Bref, vous l’aurez compris, le succès aidant, la BBC a pu investir dans un casting de choix.

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Une continuité bienvenue

On l’avait vu avec la première saison, l’univers de DOCTOR WHO est très varié : ce sera également le cas avec cette suite. On verra notamment que les décors plutôt sales présents dans la saison précédente sont de retour pour effectuer une continuité, mais cette fois on verra également apparaitre des paysages malheureusement bien plus formatés. Les épisodes « Nouvelle Terre » et « Le règne des Cybermen » en sont un bon exemple : cette fois c’est beaucoup plus propre mais de ce fait moins proche de la réalité. Les filtres numériques ont également été utilisés pour donner une impression de netteté et de clarté à l’image, rendant parfois le rendu quelque peu aseptisé.

Toutefois, il reste tout de même dans certains plans un certain « foutoir » (j’avais utilisé le terme « bordélique » pour la saison 1) qui permet tout de même au spectateur de ne pas se sentir dans un hôpital. C’est surtout visible dans les vaisseaux spatiaux où les cabines ne sont pas rangées et où on sent la proximité des colocataires. Un bon exemple dans le double épisode « La Planète du Diable » ou il est parfois difficile d’évoluer dans les couloirs tant ceux-ci sont encombrés.

La diversité chère à cette série est donc préservée mais quelque peu formatée tout au long de cette saison. Néanmoins, ce n’est pas un défaut rédhibitoire pour les spectateurs, loin s’en faut.

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L’originalité toujours au rendez-vous

Ce qui faisait la force de DOCTOR WHO, c’était son originalité. Pour cette deuxième saison, les scénaristes se sont surpassés. Chaque épisode est un petit bijou d’idées farfelues et de situations variées. On passera donc avec grand plaisir de la chasse aux loups -garous avec la reine Victoria au combat contre le Diable lui-même au fin-fond d’un astéroïde. Encore une fois, pas de lassitude quand aux épreuves qu’auront à traverser notre équipe de héros.

Toutefois, le côté historique si cher à la série sera cette fois mis de côté au profit d’histoires originales. On trouvera tout de même une rencontre en le Docteur et la reine Victoria, un épisode dont le thème est le sacre de la reine Elisabeth II, et une petite visite auprès de Madame de Pompadour : des visites très royales donc. Pour le reste de la saison, c’est plus vers le futur qu’il faudra se tourner, voire vers le présent approximatif : Jeux Olympiques de Londres 2012, par exemple.

Encore une fois la diversité des thèmes et l’originalité des épisodes auront leur petit effet sur le téléspectateur qui appréciera à loisir les costume d’époque Louis XV (l’épisode « La Cheminée du temps » ayant même été proposé pour le Prix Nébula du script) ou la technologie cathodique des télévisions des années cinquante.

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Un petit tour dans le temps

Au détour des couloirs du Tardis, nos héros vont donc voyager à nouveau à travers le Temps et l’Espace. De la visite de New New York en l’an 5 000 000 023 et leur rencontre avec des nones-chats à l’excellent épisode « La Cheminée du temps » où le Docteur aura le béguin pour une française favorite du roi Louis XV, les situations seront de nouveau diverses et variées. Toutefois la plupart des épisodes de cette saison se déroulent dans l’univers contemporain, de Londres à… Londres. Nous y retrouverons à l’occasion de nombreux extraterrestres qu’on avait déjà vus auparavant, dont les Cybermen et bien entendus les ennemis jurés du Docteur : les Daleks.

Mais ce sera également l’occasion pour le Docteur et Rose de rencontrer d’autres formes de vie paranormales comme un loup-garou ou le Diable lors d’un double épisode plutôt impressionnant. Au menu également beaucoup d’humour, surtout dans l’épisode L.I.N.D.A. et de l’émotion lors du final season, un double épisode très émouvant. On regrettera par contre ne pas avoir un ou deux épisodes de la qualité de « Drôle de mort », rien en cette saison ne pourra en effet arriver au même niveau que le double épisode de la saison 1.

Moins de diversité donc par rapport à la première saison, mais par contre le niveau moyen de chaque épisode est beaucoup plus constant, ce qui ne gâche en rien le plaisir du téléspectateur.

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Le meilleur des mondes ?

Et non, toujours pas : DOCTOR WHO possède encore quelques petits défauts, et heureusement. Si la qualité globale de l’ensemble est fortement améliorée (plus de décors en carton pâtes ou d’aliens en plastique, des images de synthèses qui commencent à ressembler à quelque chose), il subsiste encore parfois une drôle d’impression au visionnage de certains épisodes. C’est surtout dû cette fois au jeu d’acteur approximatif de certains personnages, récurrents ou non. Camille Coduri n’a toujours pas évolué depuis la saison précédente, ou très peu. Ce n’est qu’en fin de saison qu’elle parvient enfin à ajuster son jeu. Idem pour Noel Clarke, mais en moins prononcé tout de même. Et je ne parle pas du spécial Noël, véritable gâchis « castingiesque ». Quelques seconds rôles apparaissant ici où là en cours de saison ne font guère mieux, mais bon, ils ne restent que des seconds couteaux, on le leur pardonnera donc.

Heureusement, Billie Piper ne cesse de s’améliorer jusqu’à la conclusion finale de cette saison, quant à David Tennant, il parvient sans mal à nous faire oublier rapidement Chritopher Eccleston, et c’était loin d’être chose facile. Sa composition du personnage du Docteur est encore plus barrée que celle d’Eccleston, il passe ainsi très facilement du gentil cinglé au méchant dangereux lorsque Rose est en danger.

Côté technique, rien à signaler. La qualité d’image est bien supérieure à celle de la première saison, et le son est à la hauteur de ce qu’on entend aujourd’hui. Mention spéciale au doublage français, loin d’être mauvais (en tout cas, quand on ne connait pas la V.O.).

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Quelques bonnes raisons d’apprécier DOCTOR WHO deuxième saison

  • La diversité des thèmes : tout comme dans la première saison, on a le choix des thèmes avec DOCTOR WHO.
  • David Tennant : il réussit le pari de nous faire oublier son prédécesseur. Rien que pour ça, chapeau bas !
  • Billie Piper : je l’ai déjà dit, elle incarne la fraîcheur dans cette série. Son jeu d’actrice ne cesse de s’améliorer.
  • Le Final Season : sans nul doute qu’il réussira à vous tirer quelques larmes. Nominé pour le prix Hugo du court-métrage, c’est finalement « La Cheminée du temps » qui obtient le prix. C’est toutefois un must de cette saison.
  • L’épisode « La Cheminée du temps » : magnifique reconstitutions historique des costumes et l’occasion de voir une autre facette du Docteur. Cet épisode a gagné le prix précédemment cité.

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Conclusion personnelle

J’avais adoré la première saison et j’avais peur de ne pas m’y retrouver avec le changement d’acteur principal. Imaginez un peu Columbo incarné par un autre que Peter Falk ? Tout simplement impensable, n’est-ce pas ? Et pourtant David Tennant incarne à merveille le personnage du Docteur dès les premiers épisodes (dès qu’on a passé le Spécial Noël en fait), un très bon point donc. Du côté des regrets, je trouve dommage qu’il n’y ait pas cette saison un épisode de l’intensité de « Drôle de Mort / Le Docteur Danse », rien d’aussi terrorisant cette fois. Évidemment l’effet de surprise n’est plus là, mais on reste tout de même scotché à l’ambiance de cette série et aux charmes du Docteur et de Rose. Vite, la suite !

NotaSkarn : 17/20

- Skarn -

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