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Archive pour février 2014

CREEP (2004)

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CREEP (2004) de Christopher Smith

J’avais très envie d’aborder le cinéma de Christopher Smith sur Altaïr IV, et comme je sais que le réalisateur anglais a autant d’inconditionnels que de détracteurs, je voulais écrire un mot sur ce qui me plait le plus dans ses films, et particulièrement dans le tout premier qui est aussi son coup d’essai, CREEP.

Après deux court-métrages, Smith a tourné une poignée de films de genre dont deux survivals (CREEP et SEVERANCE), un film fantastique (TRIANGLE) et un sujet médiéval (BLACK DEATH). Et là où le cinéma de genre, et en particulier son circuit d’exploitation DVD, nous abreuve de sujets tellement codés et copiés-collés qu’il en devient répétitif et rébarbatif, Christopher Smith fait un effort pour se dégager légèrement des rails de la routine scénaristique. Et il est justement question de rails et de métro dans ce survival suburbain qu’est CREEP.
L’intrigue : À Londres, en sortant d’une soirée arrosée, après avoir cherché un taxi en vain, Kate se décide à prendre le dernier métro de minuit. Sous l’effet de l’alcool, la jeune femme ne tarde pas à s’assoupir sur le quai, mais elle se réveille seule bien après la fermeture de la station. Un train s’arrête soudain en gare et Kate y monte, mais le convoi s’arrête au milieu du tunnel. Une autre personne se trouve pourtant dans la station, et elle traque tout être vivant entre les sous-sols du métro et des canalisations des égouts londoniens…

Sorte de mélange d’influences entre LE LOUP-GAROU DE LONDRES (1981), C.H.U.D. (1984) et de MIMIC (1997), ainsi que du segment (« Whispers ») avec le « Butcher » et réalisé par Brian Yuzna dans NECRONOMICON (1993), CREEP reprend plutôt le sous-genre du Slasher (donc le Survival) pourtant déjà usé jusqu’à la moelle, et en le replaçant dans un tout nouveau contexte plus urbain, voire suburbain.

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Le survival suburbain fera d’ailleurs quelques petits ces dernières années avec entre autres STAG NIGHT (2009) ou THE MIDNIGHT MEAT TRAIN (2008), bien que ce dernier soit plus un dérivé du segment « Whispers » du NECRONOMICON (1993) retouché par Clive Barker.

Pour ce qui est du tueur de CREEP, il définit bien le nouveau prototype des créatures sadiques, méticuleuses et tortionnaires des Néo-Survivals. Alors que dans le Survival façon old-school, comme LA COLLINE A DES YEUX (1977) ou JUST BEFORE DAWN (1980), son origine n’était autre qu’un fantasme de conflit violent entre Bourgeois Bohêmes des Villes et Péquenots des Champs, issu de MASSACRE À LA TRONÇONNEUSE (1974), DÉLIVRANCE (1976) et autres rape-and-revenge. À l’inverse, les tueurs des Néo-Survivals ont une apparence et une origine nettement plus abstraites, voire même plus psychanalytiques puisqu’on découvre souvent que par le passé, ils ont été les victimes d’une erreur médicale ou d’une quelconque bévue. Jason Voorhees serait passé par là ? C’est aussi très palpable dans l’évolution entre la version de LA COLLINE A DES YEUX de Wes Craven 1977, et celle d’Alexandre Aja en 2006. Une autre époque et d’autres coupables.

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Mais laissons Christopher Smith parler de son CREEP (source Wikipedia) :

«J’ai eu l’idée de réaliser CREEP dans le métro londonien. Alors que la rame s’était arrêtée au beau milieu d’un tunnel. L’attente se prolongea durant de longues, longues minutes, et j’ai pensé aux affres d’une personne qui se retrouverait seule, prisonnière de ce labyrinthe, impuissante et livrée aux fantasmes d’un être maléfique. J’ai soumis l’idée au producteur Jason Newmark, de Dan Films, et me suis immédiatement lancé dans l’écriture. (…) Je me suis attaqué à ce scénario avec le désir immédiat d’injecter du sang frais dans le genre; de m’appuyer sur certains de ses codes, tout en les réorientant dans des directions inédites; de travailler « sans filet », à l’exploration de nos pires angoisses, en commençant par trois des plus basiques : la peur de la solitude, l’angoisse des ténèbres, la claustrophobie. »

« Kate, l’héroïne du film est une femme active, énergique. Les premières scènes nous la montrent évoluant dans un monde qu’elle contrôle parfaitement. Superbe, plein d’humour, vêtue d’une robe griffée, elle exhibe tous les signes de la réussite. Mais ces symboles d’une vie privilégiée ne lui seront d’aucune utilité face à ce qui l’attend. Ses chaussures de luxe ne seront plus qu’une gêne dans ce métro : pour survivre à ses épreuves, Kate va devoir s’adapter… en faisant de ses talons aiguilles une arme. »

«  Je voulais exploiter l’ambiance gothique du réseau londonien, avec ses multiples niveaux et embranchements, propres à dérouter l’usager. J’avais besoin que mon héroïne opère une descente progressive vers des recoins obscurs, qu’elle s’aventure le long de tunnels envahis de toiles d’araignées et y découvre des alcôves secrètes, oubliées depuis plus d’un siècle. »

Deux ans après CREEP, Christopher Smith créera même un nouveau mode de Survival, entre la manière old-school et un humour anglais et moderne très agréable avec SEVERANCE (2006).

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GODZILLA : UNE BANDE-ANNONCE FRACASSANTE !

Les bandes-annonces du nouveau GODZILLA réalisé par Gareth Edwards, production américano-japonaise, s’enchaînent les unes après les autres pour nous en mettre plein la vue ! La dernière en date est impressionnante au possible et promet un véritable spectacle qui devrait combler tous les amateurs de Kaijus et tous les fans du du Roi des Monstres, sauf bien sûr les éternels rabats-joie, constipés et blasés qui, dès les premières images, condamnent ce spectacle. Mais il s’agit là d’une habitude purement française, alors…

- Morbius -

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DRIVE-IN : THE ASTRO-ZOMBIES (1968)

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THE ASTRO-ZOMBIES
Année : 1968
Réalisateur : Ted V. Mikels
Scénario : Ted V. Mikels & Wayne Rogers
Production : Kenneth Altose, Ted V. Mikels & Wayne Rogers
Musique : ?
Pays : USA
Durée : 91 min
Interprètes : Wendell Corey, John Carradine, Tom Pace, Joan Patrick, Tura Satana, Rafael Campos…

Ted V. Mikels faisait partie de ces cinéastes indépendants américains qui tournaient des films fauchés, mais qui allaient tellement jusqu’au bout de leurs passions cinématographiques, avec des sujets morbides ou de SF, qu’ils en sont devenus aussi cultes que leurs films. C’est le cas d’Herschell Gordon Lewis (BLOOD FEAST, 1963, 2000 MANIACS, 1964) ou Ray Dennis Steckler (THE INCREDIBLY STRANGE CREATURES WHO STOPPED LIVING AND BECAME MIXED-UP ZOMBIES, 1964), d’Al Adamson, et de Russ Meyer et Doris Wishman dans une autre mesure. Et même, le tout jeune George A. Romero a réalisé LA NUIT DES MORTS-VIVANTS (1968, Night of the Living Dead) dans cet élan cinématographique indépendant fait d’étudiants, d’artistes, mais aussi de nouveaux producteurs.

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Ces films qui étaient souvent produits par leurs propres réalisateurs qui les distribuaient parfois aussi eux-mêmes. Un système totalement indépendant d’Hollywood et en marge d’un système que l’on retrouvera à cette même période dans le cinéma underground porté par Andy Warhol, ce fou-furieux qui poussera même le concept encore plus loin, en organisant des tournages illégaux ou des projections sauvages en pleines rues sur des draps blancs tendus. Puis les sixties sont aussi le prolongement des années 50, les caméras et pellicules 16 mm semi-professionnelles, ou même 8 mm étant devenues très bon marché, c’est lors de cette décennie qu’on verra apparaître la notion de cinéastes amateurs, dont les premiers « Fan Films » du genre fantastique de Donald F. Glut par exemple (dont voici son SPIDER-MAN de 1969).

Néanmoins, ces films très fauchés de Steckler et Mikels, par exemple, nous permettent de voyager aujourd’hui à travers le charme désuet et kitsch de l’Amérique urbaine des sixties, à travers laquelle les fans de designs automobiles ou de stylismes vestimentaires trouvent un plaisir certain. Des films fous et souvent très Z qui annoncent déjà la marge de liberté dont le cinéma des seventies allait s’emparer.

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Pour en revenir à Ted V. Mikels, après DOCTOR SEX (1964), un film de sexploitation plutôt marrant, et GIRL IN GOLD BOOTS (1968), un film sexy de gangsters, il a tourné THE ASTRO-ZOMBIES sur un sujet de SF avec le sujet du Savant Fou déjà démodé dans les 60′s. Mais Mikels a permis à John Carradine, en fin de carrière et déjà bien âgé, de revenir sur un de ces genres de rôle qui ont fait ses heures de gloire. Proposant aussi un rôle à la mesure de la superbe (mais déjà bien boulotte en cette année 1968), Tura Satana, cette actrice devenue elle-même culte grâce à FASTER PUSSYCAT ! KILL ! KILL ! (1965), le road-movie ultra-féministe de Russ Meyer.

L’intrigue : Le Dr. DeMarco, un scientifique mécontent d’avoir été congédié par la NASA, décide de créer des monstres surhumains à partir des parties du corps des victimes de meurtres qu’il commandite. Les Astro-Zombies s’échappent et deviennent de terribles meurtriers ce qui attire l’attention à la fois d’un réseau d’espionnage international et de la CIA…

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THE ASTRO-ZOMBIES est bien entendu une série Z dans le sens que le scénario énoncé au-dessus emmène notre imagination beaucoup plus loin que ce qui est visible à l’écran, un de ces fameux astro-zombies étant surtout visible en toute fin de film. Mais le film s’est créé une vraie réputation de film culte auprès de ses fans, ce qui a poussé Mikels a en tourner une suite en 2002 avec MARK OF THE ASTRO-ZOMBIES. Comme Herschell Gordon Lewis, lui aussi victime de son succès d’estime et qui tournera son BLOOD FEAST 2, ALL U CAN EAT en 2002. Ted V. Mikels a continué sur sa lancée avec ASTRO-ZOMBIES M3 – CLONED en 2010, et ASTRO-ZOMBIES M4 – INVADERS FROM CYBERSPACE en 2012.

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THE LOST SKELETON OF CADAVRA (2001)

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THE LOST SKELETON OF CADAVRA (2001) de Larry Blamire

14022007145515263611999150 dans Science-fictionProduit par les petites sociétés de production indépendantes de F. Miguel Valenti, Lars Perkins, Fragmighty, Transom Films et distribué assez largement par la TriStar Pictures, THE LOST SKELETON OF CADAVRA est une parodie contemporaine de séries Z comme PLAN 9 FROM OUTER SPACE (1959), CAT-WOMEN OF THE MOON(1953) ou THE ASTOUNDING SHE-MONSTER (1957). Mais aussi d’une bonne partie des films de SF que vous trouverez dans la catégorie Drive-in de ce blog.

Bien que récent, le film de Larry Blamire reprend le mode narratif d’une SF à petit budget et mal écrite, en accentuant les incohérences scénaristiques et psychologiques inhérentes à ce genre d’histoires tournées à la va-vite. THE LOST SKELETON OF CADAVRA développe un humour assez décalé à prendre à un second degré évidemment avec des personnages qui s’adressent souvent plus à la caméra du réalisateur que vraiment entre eux, avec des airs et des sourires très figés et des éclats de rires interminables beaucoup trop destinés aux spectateurs pour être crédibles.

L’intrigue : En 1961, le Dr. Paul Armstrong et sa femme Betty font route pour rejoindre le point d’impact d’une petite météorite tombé au-delà de montagnes. En route vers Cadavra Cave, ils aperçoivent une seconde météorite s’écrasant au même endroit. La seconde est en fait un vaisseau spatial transportant deux extraterrestres Kro-Bar et Lattis de la planète Marva. Venus pour réparer leur vaisseau, les deux E.T. laissent échapper dans un moment de distraction leur mutant de compagnie. Le Dr. Paul Armstrong et Betty vont devoir croiser le chemin de Kro-Bar et de Lattis, ainsi que celui du Mutant, d’un savant fou et d’un squelette radioactif…

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THE LOST SKELETON OF CADAVRA est assez déroutant pour qui n’est pas habitué à un cinéma de SF très Z des fifties, et le film est complètement reconstitué dans un format numérique avec un budget inférieur à 100 000 $ américains, ce qui accentue le décalage entre les 50′s et l’époque du digital. Personnellement, je trouve cet exercice de style plutôt amusant et agréable. Et c’est sans m’étendre sur l’apparence du Mutant du film, qui est un croisement entre la créature dINVASION OF THE STAR CREATURES (1962) et de celle de FROM HELL IT CAME (1957).

Larry Blamire a d’ailleurs renouvelé cet exercice avec THE LOST SKELETON RETURNS AGAIN en 2008. Puis en Janvier 2012, Blamire a même annoncé à ses fans sur sa page Facebook que THE LOST SKELETON WALKS AMONG US était aussi en développement.

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DOCTOR WHO CLASSIC : SAISON 2

DOCTOR WHO CLASSIC : SAISON 2 dans Science-fiction 14012708415615263611933240

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Synopsis

Le Docteur, un extraterrestre de la race des Seigneurs du Temps (Time Lords) originaire de la planète Gallifrey, voyage à bord d’un TARDIS (Time And Relative Dimension In Space, Temps À Relativité Dimensionnelle Inter Spatiale en français), une machine pouvant voyager dans l’espace et dans le temps. Particulièrement attaché à la Terre, il est régulièrement accompagné dans ses voyages par des compagnons, pour la plupart humains et féminins.

Poursuivant ma quête à travers le Temps et l’Espace, j’ai suivi le Docteur pour la suite de ses aventures épiques. Après une première saison à découvrir par curiosité, j’ai donc embrayé sur la seconde, sans à-priori, mais également sans grande conviction. DOCTOR WHO Classic perd-t-elle son coté théâtral ? Le casting tient-il encore la route ? Mais surtout, poulet ou rosbeef ce midi ? Bref, cette saison fera-t-elle mieux que sa grande sœur ? Réponse en bas de la chronique.

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Un casting similaire

Passer de la première à la seconde saison de DOCTOR WHO Classic, c’est un peu comme passer de la cuisine au salon. On change de pièce, mais on reste dans la même maison. La série n’ayant pas véritablement amorcé de trame principale lors de sa première année d’existence, on ne sera pas surpris par sa continuité. Ce n’est qu’un peu plus tard dans la saison que de nouveaux personnages récurrents vont faire leur apparition. Une nouvelle compagne va rejoindre la petite troupe en la personne de Vicki. Celle-ci est magistralement incarnée par Maureen O’Brien, une jeune actrice de 21 ans qui n’a pas encore brillé à l’écran avant ce rôle, et ne brillera plus ensuite. On aura également l’occasion de faire la connaissance avec Steven, dont l’interprète Peter Purves ne fera pas mieux que sa consœur.

Quelques nouvelles têtes apparaîtront donc à l’écran, une fois encore le choix du casting pour ces nouveaux personnage est judicieux, on ne notera pas d’erreurs d’interprétation le long des épisodes qui compose cette deuxième année d’aventure du Docteur.

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Similitudes et classicisme

À l’instar de sa grande sœur, cette seconde saison fait varier l’intrigue de ses épisodes entre plusieurs étapes historiques et d’autres plus axées sur la science fiction. Notre petit groupe de héro croisera donc la route de Néron ou Richard Cœur de Lion, mais également celle des Daleks ou des Zarbi lors d’aventures hautes en couleur.

Pourquoi changer une recette qui fonctionne puisqu’elle fonctionne ? DOCTOR WHO Classic saison 2 ne fait pas dans l’originalité puisqu’elle reprend intégralement les codes de sa grande sœur en ajoutant ou changeant toutefois quelques nouveaux personnages, pour la plus grande joie des fans.

On reste également dans le découpage de la saison précédente : plusieurs épisodes d’une vingtaine de minutes regroupés en Arc, un Arc variant de deux à six épisodes. Encore une fois, rien de nouveau donc.

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Le théâtre sur petit écran

On l’avait vu avec la première saison, c’est encore vrai avec celle-ci : le jeu d’acteur du Docteur et de ses compagnons est plus proche du théâtre que de des séries télévisuelles comme on peut en voir de nos jours. Là encore on conserve un rythme assez lent, des effets spéciaux très limités et des passages parfois un peu surjoués, mais vu qu’il était de rigueur à l’époque de mettre en avant ce genre de pratique afin d’attirer l’attention vers les acteurs eux-mêmes.

Cette saison est donc conforme aux standards de l’époque, tout comme la première l’était.

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DOCTOR WHO Classic saison 1.5

On ne va pas tourner autour du pot très longtemps, cette saison pourrait être incluse dans la première, ou même y être intercalée sans que le spectateur néophyte ne s’en rende compte. Ne cherchez pas de trame principale à la série, il n’y en a pas. On revoit juste quelques aliens connus qui font leurs apparitions de temps en temps, mais pas d’histoire qui tienne en haleine le long de la saison. L’avantage, c’est qu’on peut arrêter et reprendre à loisir la diffusion de la série.

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Quelques bonnes raisons d’apprécier DOCTOR WHO Classic saison 2

  • Le Tardis : le concept du Tardis en lui-même est une véritable bonne idée : les scénaristes peuvent faire évoluer les mêmes personnages à travers le temps et l’espace : une source de possibilités infinie.
  • Les Daleks : lors de leur première rencontre avec le Docteur, ils sont cruels, mais maladroits (certainement car très difficiles à diriger). Il est parfois amusant de les voir peiner à appliquer leur ventouse au bon endroit.
  • Maureen O’Brien : charmante dès sa première apparition. Vicki est également moins « potiche » que Suzan.
  • La nostalgie : pour tous ceux qui aiment la Science-Fiction à l’ancienne, difficile de résister à la découverte de cette série.
  • La curiosité : tout simplement. Une longévité comme celle de DOCTOR WHO, ça force le respect. Du coup, on a envie de découvrir pourquoi elle a eu autant de succès.

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Conclusion personnelle

On affaire là à une saison très inégale, tant dans la qualité technique que dans celle des scénarii. On oscille en effet entre le très bon (l’Arc sur les Dalek par exemple), et le franchement mauvais (« The Web Planet »). Ce n’est pas le changement de compagnon du Docteur qui va relever la donne, même si Vicki est beaucoup moins potiche que Susan.

Cela dit, on ne peut pas demander à une grand-mère de courir un marathon, c’est donc plus par curiosité que l’on suivre cette saison.

NotaSkarn : 10/20

- Skarn -

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PARIS QUI DORT (1925)

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PARIS QUI DORT (1925) de René Clair

14021807475815263611993445 dans Le grenier du ciné SFUn nouveau film de René Clair qui intervient ce soir, dans le Grenier des Échos d’Altaïr (nous avions présenté un petit topo sur ce réalisateur affilié au mouvement surréaliste, dans notre article sur LA BEAUTÉ DU DIABLE). Et ce sera de la SF avec PARIS QUI DORT.

L’intrigue : Albert, le gardien de nuit de la Tour Eiffel s’aperçoit, à son réveil, que Paris est en état de catalepsie. Seules cinq personnes arrivées en avion ont échappé à l’endormissement et déambulent dans la ville entre les habitants qui sont devenus inertes et figés. La cause de tout ceci est née de l’expérimentation d’un rayon mystérieux par un savant fou, le Professeur Ixe, qui utilise toute la ville de Paris comme cobaye…

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Produit par Henri Diamant-Berger, PARIS QUI DORT (ou LE RAYON DE LA MORT) a été tourné en 1923, et le futur cinéaste Claude Autant-Lara y était assistant-réalisateur de René Clair, avant de faire ses premières armes de réalisateur, la même année, à la réalisation, avec des court-métrages surréalistes.

Henri Rollan était un comédien de théâtre et il interprète Albert, le gardien de la Tour Eiffel, tandis que dans un rôle plus secondaire on retrouve Albert Préjean, qui jouait dans les années 1920 dans les réalisations d’Henri Diamant-Berger, ou de René Clair et de Raymond Bernard, mais qui deviendra, à l’avènement du cinéma parlant, l’un des grands comédiens français des années 1930. PARIS QUI DORT n’est sorti qu’en 1925, et il est autant un classique de la SF française, qu’un film poétique montrant le vieux Paris vidé de ses habitants, et avec de nombreuses scènes, à la limite du surréalisme, situées sur la Tour Eiffel.

- Trapard -

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Flash Gordon, de la BD aux serials / Croisières Sidérales / Aelita / Man Made Monster / Metropolis / Things to come / Docteur Cyclope / L’Ennemi sans Visage /Sur un Air de Charleston / La Femme sur la Lune / Le Tunnel / La Fin du Monde /I.F.1 ne répond plus / Buck Rogers au XXVe Siècle : Une Bataille Interplanétaire avec les Hommes-Tigres de Mars / Le Mort qui marche / Before I hang / The Ape / Le Capitaine Marvel / Le Voyage dans la Lune / A Trip to Mars /Le Voyage sur Jupiter / The Airship Destroyer / 20 000 Lieues sous les Mers (1916)

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CHRONIQUES DES OMBRES

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Chaque lundi, le blog Flynn SFFF vous présente une parution littéraire récente ou ancienne de la SF, du Fantastique ou de la Fantasy en roman ou BD. Flynn, éternel dévoreur d’ouvrages, vous décortique son bouquin du jour…

14021707164115263611990433 dans LittératureTitre : Chroniques des Ombres
Auteur : Pierre Bordage
Illustrateur : -
Éditeur : Au Diable Vauvert
Pages : 144
Quatrième de couverture : « Après la guerre nucléaire, une pollution mortifère a confiné la partie privilégiée de la population mondiale dans des mégapoles équipées de filtres purificateurs d’air. La plupart des capitales sont désormais regroupées en Cités Unifiées. NyLoPa, la plus importante et stable des CU, réunit New York, Londres et Paris et compte 114 millions d’habitants. Les citoyens sont équipés d’une puce d’identité et la sécurité est assurée par une armée suréquipée qui fait office de police, les fouineurs, sorte de super détectives, un corps spécial composé d’individus sélectionnés pour leurs capacités analytiques.

Dans ce monde en survie à l’équilibre plus que précaire, des centaines de meurtres sont soudain perpétrés, dans toutes les villes et en quelques minutes, par d’invisibles assassins. On soupçonne une secte d’en être à l’origine, mais l’enquête menée par les fouineurs va les plonger dans un enchevêtrement de complots et de luttes de pouvoir, tandis que les Ombres continuent de frapper de plus belle.

Remontant la piste, les fouineurs vont être entraînés hors des cités, dans le « pays vague », à l’extérieur du monde civilisé, le lieux inconnu de tous les dangers… »

Auteur de science-fiction français, Pierre Bordage fait partie des incontournables, notamment grâce à sa trilogie Les Guerriers du Silence qui a d’ailleurs inspiré un somptueux diptyque à l’auteur Yoann Berjaud. Mais ce n’est pas pour Les Guerriers du Silence, ou d’un autre roman de Pierre Bordage que je fais cet article, mais pour Chroniques des Ombres, paru en septembre 2013 Au Diable Vauvert. Un pavé de 750 pages qui devrait plaire aux amateurs !

Il faut savoir qu’avant de paraitre au format papier, cet ouvrage est sorti sous forme de feuilleton numérique, au rythme d’un chapitre par semaine à partir de juin 2013. Le genre de base n’a rien d’innovant puisque l’auteur nous propose une histoire qui prend place dans un univers post-apocalyptique, juste après une guerre nucléaire. Ce sont les talents d’auteur et de conteur de Bordage qui font que cette histoire devient passionnante, en nous proposant de nombreux rebondissements, cliffhangers, de l’aventure et de l’action, et en appuyant le tout avec une intrigue parfaitement menée. D’autant plus que le post-apocalyptique est un genre apprécié en général, et très bien maitrisé par Bordage. Il part d’un concept basique et constitue autour quelque chose de complexe, avec de nombreuses idées originales, mais sans toutefois perdre de vue son idée de départ. Un excellent roman de SF à lire !

- Flynn -

Autres livres présentés par Flynn :

Dangereuses visions : le Necronomicon en BD / Agharta : le Temps des Selkies / Le Dernier Roi des Elfes / Le Niwaâd / Moi, Cthulhu / Docteur Sleep / Saigneur de Guerre / Le Démon aux Mille Visages / Le Gardien de la Source / Universal War Two (T1) : Le Temps du Désert / Blake et Mortimer : L’Onde Septimus / Culture Geek / Attention aux Morts / Out There – volume 1 /L’Encyclopédie du Hobbit / Quantex (T1) : Le Songe des Immortels / Quantex (T2) : La Révolte des Ombres

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NEWS BLOG COSMOFICTION (7)

Voici notre grand récapitulatif des dix derniers articles parus sur le blog CosmoFiction, là où la SF et le Fantastique des années 80 vous donnent rendez-vous. Cliquez sur le titre pour accéder au contenu de l’article.

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DRIVE-IN : LA LÉGION DU DÉSERT (1953)

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LA LÉGION DU DÉSERT (DESERT LEGION)
Année : 1953
Réalisateur : Joseph Pevney
Scénario : Irving Wallace, Lewis Meltzer
Production : Universal International Pictures
Musique : ?
Pays : USA
Durée : 86 min
Interprètes : Alan Ladd, Richard Conte, Arlene Dahl, Akim Tamiroff, Oscar Beregi Sr., Leon Askin…

J’avoue que je n’ai pas vraiment le courage d’écrire sur les adaptations de « L’Atlantide » (1919) de Pierre Benoît pour la rubrique du Grenier du Ciné Fantastique, alors que j’apprécie beaucoup les versions de Jacques Feyder (1921), de Georg Wilhelm Pabst (1932), ainsi que celle d’Edgar G. Ulmer. Je me contenterai plutôt d’aborder un des dérivés du roman de Benoît avec LA LÉGION DU DÉSERT (Desert Legion) dans cette rubrique du Drive-in. Le film de Joseph Pevney est adapté du « Démon Caravane » (1927), un roman de Georges Surdez, auteur d’œuvres d’aventures souvent exotiques, comme c’était souvent le cas dans la littérature de l’entre-deux-guerres. Et bien que l’action du film se déroule comme dans le bouquin de Pierre Benoît au sein du désert algérien, l’intrigue en est assez différente :

Dirigeant un détachement de la Légion étrangère française dans le Sahara, Paul Lartal traque des pillards mais il tombe dans une embuscade. Alors que son détachement est massacré et lui-même blessé, il se retrouve soigné par une étrange jeune femme ravissante, Morjana, qui vit dans une cité mystérieuse et inconnue…

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LA LÉGION DU DÉSERT a été tourné dans un beau Cinémascope, et il fait partie de ces films des 50′s très exotiques souvent versés dans le fantastique dont le diptyque allemand de Fritz Lang de 1959, (LE TIGRE DU BENGALE et LE TOMBEAU HINDOU), représente à mon goût l’une des plus belles réussites. Ceux qui n’apprécient pas vraiment ce genre d’aventures coloniales des 50′s, très marquées par le temps, apprécieront sûrement mieux ce même genre de sujets remis au goût du jour dans les années 60, et de manière plus moderne par la Hammer Films.

14021506472915263611984378 dans Fifties fantastique

Produit par la Universal Pictures, le film de Joseph Pevney met en vedette Alan Ladd dans le rôle de Paul Lartal, et Arlene Dahl est la belle et mystérieuse Morjana. Richard Conte et Akim Tamiroff se partageant aussi deux rôles plus secondaires. LA LÉGION DU DÉSERT est aussi une agréable série B bourrée d’action et de combats à la lance ou au couteau. Le genre de film qu’apprécieront sûrement ceux qui suivaient autrefois de très près LA DERNIÈRE SÉANCE présentée par Eddy Mitchell.

- Trapard -

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