LE DIEU SERPENT (1970)

Posté le 6 février 2014

LE DIEU SERPENT (1970) de Piero Vivarelli

LE DIEU SERPENT (1970) dans Cinéma bis 14020607071615263611960473Après le succès de 2069 : A SEX ODYSSEY sur Altaïr IV, voici un autre film de la fameuse sexploitation du début des années 70. Mais LE DIEU SERPENT ou LA POSSÉDÉE DU VICE (1970, Il dio serpente) est un film italien, dans la lignée de la production italienne de films d’horreur exotiques et érotiques des seventies, avec des images toujours superbes, et légèrement saturées. Très éloigné des films de cannibales spaghettis, LE DIEU SERPENT est un de ces films légèrement mystiques qui mêlent certaines croyances ancestrales (ici celles des Caraïbes) à une pincée de scènes érotiques très savamment dosées, de manière à ce que l’intrigue reste toujours fluide et captivante.

L’intrigue : Paola est mariée à un industriel beaucoup plus âgé qu’elle. Il l’emmène en voyage de noces aux Caraïbes. Elle y fait la connaissance de Stella, une institutrice autochtone passionnée de croyances occultes. Stella lui sert de guide et Paola découvre les rites et coutumes ancestrales, et se retrouve plongée dans l’univers du vaudou et de ses danses tribales. Stella lui parle alors de Djambala, le dieu serpent, et de plus en plus fascinée par Djambala, Paola se laisse aller à ses fantasmes qui tournent au morbide…

Dans LE DIEU SERPENT, Nadia Cassini incarne la jeune et jolie Paola. Danseuse, chanteuse et comédienne, Nadia Cassini a tourné dans une poignée de films érotiques italiens, et dans quelques shows télévisés, avant de souffrir d’une intervention de chirurgie plastique ratée : son visage ayant été partiellement défiguré et son oreille droite de perdue.

Nadia Cassini fut une comédienne d’un sous-genre italien, qui était la « sexy commedia all’italiana ». Bien que la pure comédie ne soit pas un genre représenté sur ce blog, j’indiquerais seulement que les films de la « sexy commedia all’italiana » se caractérisaient surtout par de la nudité féminine abondante, et une critique sociale gommée, bien que les histoires de ces films se déroulaient souvent dans des environnements riches au sein de ménages de la bourgeoisie, et un humour outrancier et cru. La « sexy commedia all’italiana » a offert leurs heures de gloires à de belles comédiennes comme Edwige Fenech, Femi Benussi ou Barbara Bouchet, par exemple (qui, pour certaines, ont aussi tourné dans des « Giallos »). Et un des sous-genres du cinéma bis (et donc plus étroitement lié aux Échos d’Altaïr), qui est plus ou moins apparenté à la « sexy commedia all’italiana », était le « Mondo », dont la réalisation était présentée comme de faux documentaires, très cru, dont le montage et le choix des images mettaient en avant un aspect racoleur ou choquant de certains thèmes abordés, comme l’exotisme, le sexe et la violence.

Pour revenir au DIEU SERPENT, c’est un beau film érotique italien, souvent inquiétant, co-produit avec le Venezuela. Titré en français, LA POSSÉDÉE DU VICE, il fait partie de ces beaux films étranges à redécouvrir.  

- Trapard -

3 commentaires pour « LE DIEU SERPENT (1970) »

  1.  
    Jean Beauvoir
    7 février, 2014 | 10:11
     

    Étonnant cette histoire de Nadia Cassini. On dirait le début d’un film du type Les yeux sans visage (1960), ou L’horrible Docteur Orlof (1962), ou surtout Carnage (1967 aka Corruption) où un mannequin est défiguré, entraînant l’assassina de jeunes filles afin de permettre au « Mad Doctor » de lui reconstituer le visage. J’ai vu des images récentes de Nadia Cassini dont le visage semble en bon état. C’est donc que le Mad Doctor continue à tuer pour lui assurer son éternelle beauté… AAaaaHhhhrrggghh !

  2.  
    trapard
    7 février, 2014 | 13:51
     

    Fais gaffe car Djambala, le grand serpent noir te guette…

  3.  
    Jean Beauvoir
    7 février, 2014 | 14:35
     

    C’était donc lui !…

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