I DRINK YOUR BLOOD (1970)

Posté le 13 février 2014

I DRINK YOUR BLOOD (1970) de David Durston

I DRINK YOUR BLOOD (1970) dans Cinéma bis 14021307282915263611979053Entre le gang de motards ultra-violents de SATAN’S SADISTS (1969) d’Al Adamson, qui était déjà un dérivé des films motorisés de Roger Corman, et la bande de jeune prolos violeurs de LA DERNIÈRE MAISON SUR LA GAUCHE (1972, Last House on the Left), de nombreuses séries B de types grindhouse ont mis en avant une jeunesse ultra-violente, alcoolisée et droguée. Malgré son titre racoleur de sujet vampirique, I DRINK YOUR BLOOD (aussi titré HYDRO-PHOBIE) prend comme sujet la légende urbaine des hippies violents et ultra-drogués qui rôdent aux alentours des villes pour vous piquer avec leurs seringues et violer vos femmes. I DRINK YOUR BLOOD prend même cette rumeur anti-jeunes dans ses extrêmes les plus violentes.

L’intrigue : Une bande de hippies violents, satanistes et drogués (rien que ça !) débarquent dans une petite commune pour squatter un hôtel à l’abandon. Ils agressent les gérants de l’épicerie du coin en les forçant à prendre des drogues dures. Le gamin de la famille décide de les venger et il injecte dans une tarte du sang d’un rat mort contenant le syndrome de la rage. Les hippies, déjà bien drogués, virent petit à petit vers des états d’âme de plus en plus psychotiques, mégalomanes et meurtriers…

14021307293815263611979055 dans Cinéma bis américain

Accrochez-vous bien, car là où des films comme THE TRIP (1968) ou EASY RIDER (1971) et compagnie sont des road-trips sympathiques, I DRINK YOUR BLOOD est une véritable symphonie morbide et malsaine qui se conclue en apothéose sous LSD. Bien entendu c’est un film vraiment très mineur, bien qu’il ait été le premier film américain a avoir été censuré et classé X pour ses violences excessives. Mais I DRINK YOUR BLOOD reflète déjà très bien les libertés scénaristiques extrêmes du cinéma indépendant des années 70 de pure exploitation et distribution restreinte, et rien que pour ça il vaut le coup d’œil. Le réalisateur, David Durston, a remonté son film pour lui permettre une exploitation en salles de type R (interdit aux moins de 16 ans) et il a été projeté sur le Times Square de New-York en double programme avec le film de zombies I EAT YOUR SKIN (1964). Au moins, avec ces deux titres, les spectateurs payaient leur place pour y voir du cinéma extrême !

- Trapard -

14021307305415263611979056 dans Fantastique

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