DRIVE-IN : THE ASTRO-ZOMBIES (1968)

Posté le 22 février 2014

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THE ASTRO-ZOMBIES
Année : 1968
Réalisateur : Ted V. Mikels
Scénario : Ted V. Mikels & Wayne Rogers
Production : Kenneth Altose, Ted V. Mikels & Wayne Rogers
Musique : ?
Pays : USA
Durée : 91 min
Interprètes : Wendell Corey, John Carradine, Tom Pace, Joan Patrick, Tura Satana, Rafael Campos…

Ted V. Mikels faisait partie de ces cinéastes indépendants américains qui tournaient des films fauchés, mais qui allaient tellement jusqu’au bout de leurs passions cinématographiques, avec des sujets morbides ou de SF, qu’ils en sont devenus aussi cultes que leurs films. C’est le cas d’Herschell Gordon Lewis (BLOOD FEAST, 1963, 2000 MANIACS, 1964) ou Ray Dennis Steckler (THE INCREDIBLY STRANGE CREATURES WHO STOPPED LIVING AND BECAME MIXED-UP ZOMBIES, 1964), d’Al Adamson, et de Russ Meyer et Doris Wishman dans une autre mesure. Et même, le tout jeune George A. Romero a réalisé LA NUIT DES MORTS-VIVANTS (1968, Night of the Living Dead) dans cet élan cinématographique indépendant fait d’étudiants, d’artistes, mais aussi de nouveaux producteurs.

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Ces films qui étaient souvent produits par leurs propres réalisateurs qui les distribuaient parfois aussi eux-mêmes. Un système totalement indépendant d’Hollywood et en marge d’un système que l’on retrouvera à cette même période dans le cinéma underground porté par Andy Warhol, ce fou-furieux qui poussera même le concept encore plus loin, en organisant des tournages illégaux ou des projections sauvages en pleines rues sur des draps blancs tendus. Puis les sixties sont aussi le prolongement des années 50, les caméras et pellicules 16 mm semi-professionnelles, ou même 8 mm étant devenues très bon marché, c’est lors de cette décennie qu’on verra apparaître la notion de cinéastes amateurs, dont les premiers « Fan Films » du genre fantastique de Donald F. Glut par exemple (dont voici son SPIDER-MAN de 1969).

Néanmoins, ces films très fauchés de Steckler et Mikels, par exemple, nous permettent de voyager aujourd’hui à travers le charme désuet et kitsch de l’Amérique urbaine des sixties, à travers laquelle les fans de designs automobiles ou de stylismes vestimentaires trouvent un plaisir certain. Des films fous et souvent très Z qui annoncent déjà la marge de liberté dont le cinéma des seventies allait s’emparer.

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Pour en revenir à Ted V. Mikels, après DOCTOR SEX (1964), un film de sexploitation plutôt marrant, et GIRL IN GOLD BOOTS (1968), un film sexy de gangsters, il a tourné THE ASTRO-ZOMBIES sur un sujet de SF avec le sujet du Savant Fou déjà démodé dans les 60′s. Mais Mikels a permis à John Carradine, en fin de carrière et déjà bien âgé, de revenir sur un de ces genres de rôle qui ont fait ses heures de gloire. Proposant aussi un rôle à la mesure de la superbe (mais déjà bien boulotte en cette année 1968), Tura Satana, cette actrice devenue elle-même culte grâce à FASTER PUSSYCAT ! KILL ! KILL ! (1965), le road-movie ultra-féministe de Russ Meyer.

L’intrigue : Le Dr. DeMarco, un scientifique mécontent d’avoir été congédié par la NASA, décide de créer des monstres surhumains à partir des parties du corps des victimes de meurtres qu’il commandite. Les Astro-Zombies s’échappent et deviennent de terribles meurtriers ce qui attire l’attention à la fois d’un réseau d’espionnage international et de la CIA…

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THE ASTRO-ZOMBIES est bien entendu une série Z dans le sens que le scénario énoncé au-dessus emmène notre imagination beaucoup plus loin que ce qui est visible à l’écran, un de ces fameux astro-zombies étant surtout visible en toute fin de film. Mais le film s’est créé une vraie réputation de film culte auprès de ses fans, ce qui a poussé Mikels a en tourner une suite en 2002 avec MARK OF THE ASTRO-ZOMBIES. Comme Herschell Gordon Lewis, lui aussi victime de son succès d’estime et qui tournera son BLOOD FEAST 2, ALL U CAN EAT en 2002. Ted V. Mikels a continué sur sa lancée avec ASTRO-ZOMBIES M3 – CLONED en 2010, et ASTRO-ZOMBIES M4 – INVADERS FROM CYBERSPACE en 2012.

- Trapard -

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Un commentaire pour « DRIVE-IN : THE ASTRO-ZOMBIES (1968) »

  1.  
    erwelyn
    25 février, 2014 | 23:40
     

    Bel article Trapard. J’ai du mal quand même aujourd’hui à voir ces films qui font plus sourire que vraiment peur. Trop kitsch pour moi, maintenant.

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