LE RETOUR DU ROI

Posté le 1 mai 2014

Né en 1954, au Japon, il a décidé cette année de fêter ses 60 ans par un retour triomphal sur les grands écrans mondiaux. Non seulement le bougre a pris du poids, a subi de nombreux liftings, mais en plus sa croissance ne s’est jamais arrêtée. Mesurant aujourd’hui 140 mètres de haut, il n’a rien perdu de sa fougue à écraser les immeubles et à affronter ses ennemis. Mieux : il n’a jamais été aussi en forme de sa vie si… radio-active. Son rugissement inimitable aux accents nasillards est pire que le souffle d’une tornade. Ses colères sont dévastatrices, mais il peut également s’avérer un puissant allié. Il est celui dont le nom fait trembler un pays tout entier, il est le maître incontesté, il est le roi, il est Godzilla…

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Sa Majesté Godzilla, je l’ai rencontré la première fois alors que j’étais tout jeune. Quel âge avais-je ? Sans doute une dizaine d’années. Je ne m’en souviens plus exactement. Je sais simplement que c’est sous l’impulsion d’un copain indonésien que je suis allé le découvrir un jour au Liberty, une ancienne salle de cinéma néo-calédonienne magnifique. Cela faisait longtemps que je voyais les affiches de ses exploits sur la façade de la salle, mais j’avoue que je n’étais pas vraiment tenté. Non. À vrai dire, je trouvais ça… trop ringard… trop kitsch… trop craignos, en fait…

14050101145515263612194544 dans Science-fictionQuand enfin j’ai découvert le Roi des Monstres en pleine action sur l’écran géant du Liberty, là, j’ai commencé à être impressionné. Si je n’ai aucun souvenir du titre du film, je me rappelle parfaitement qu’il était en couleur et que Mechagodzilla était de la partie.

Je me demandais sans cesse comment ce monstre géant était animé, quels étaient les trucages, car je le trouvais plutôt bien fichu, même si parfois un peu raide dans sa façon de se mouvoir. Je me réjouissais à chaque destruction de bâtiment, à chaque voiture écrasée sous ses grosses pattes, à chaque souffle atomique s’échappant de sa grande gueule, à chaque gnon balancé à son adversaire. Quant à son cri particulier, il m’amusait beaucoup, plus comique qu’effrayant à mes oreilles. Finalement, je ne le trouvais pas si mal que ça, ce Godzilla dont j’avais tant entendu parler par mon pote. Sans devenir fan, et encore loin de connaître les origines et l’histoire légendaire du Roi des Monstres, Godzilla devait rester dans ma mémoire de fantasticophile débutant.

Godzilla a depuis connu nombre d’aventures et de mésaventures. Sa longue filmographie constituée de 28 films comprend davantage de nanars que de réussites, mais qu’importe : Godzilla est entré dans la culture populaire par la grande porte. Le film d’Ishirô Honda, en 1954, est aujourd’hui un classique reconnu et incontournable, et notre monstre favori est devenu une star à la réputation inébranlable, celle d’être le Roi des Monstres (avec son étoile sur Hollywood Boulevard) ! Même King Kong l’a affronté ! C’est Willis O’Brien qui devait se retourner dans sa tombe à ce moment-là (le pauvre est mort en 1962, lors de la sortie de KING KONG CONTRE GODZILLA… un signe…).

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Godzilla, on le sait, est un monstre géant (que l’on définit en japonais sous le terme « kaiju »), enfant de la bombe car issu de l’ère atomique et créé seulement 9 ans après les destructions nucléaires de Nagasaki et d’Hiroshima. Ses parents sont Tomoyuki Tanaka et le studio Toho.

En 2014, il revient et il n’est pas content de voir ce que l’on fait subir à la Terre depuis des décennies. Comme une révolte de la Nature contre l’Homme, notre Godzilla entend bien nous rappeler à l’ordre cette année, nous rappeler aussi quelle est sa place parmi nous et pourquoi l’on ne doit pas s’égarer à jouer à l’apprenti-sorcier…

Fini les rigolades, les matchs de volley contre des écrevisses géantes ou les comédies à la Roland Emmerich, fini les multiples ravalement de façade dont il a été l’objet au cours de tous ses derniers films, Godzilla version Gareth Edwards revient pour sonner la fin de la récré. Il est LA force de la Nature en colère, celui contre lequel personne ne peut rien, pas même ses adversaires kaiju, il est de retour pour nous en foutre une bonne et pour nous rappeler définitivement qui est le plus fort, et Les Échos d’Altaïr ne vont pas lâcher le morceau jusqu’à son retour dans les salles prévu le 14 mai…

- Morbius -

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2 commentaires pour « LE RETOUR DU ROI »

  1.  
    trapard
    1 mai, 2014 | 21:04
     

    Bel article et jolie confession. J’ai aussi découvert Godzilla comme toi vers 10 ans ou 11 ans mais par grâce à un copain fan de films de kung-fu made in Hong-Kong ou Taïwan. Et entre deux ou trois films d’arts-martiaux, on louait un Godzilla…
    Je suis d’accord avec toi concernant le fait qu’il y a pas mal de nanars dans les kaiju et dans les dérivés japonais de Godzilla. J’en ai quelques uns des années 90 et 2000 chez moi, mais je dois bien reconnaître que je regarde plutôt plus souvent les nanars que je regardais déjà dans les années 80 (donc ceux des années 70-80).
    Depuis le temps que tu annonçais vouloir écrire sur Godzilla sur LEA : l’annonce de la sortie du film de Gareth Edwards semble être un coup de pouce bénéfique :D

  2.  
    1 mai, 2014 | 22:12
     

    Tout à fait ! Godzilla m’a redonné du poil de la bête ! ;-)

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