MONSTRES SACRES : GODZILLA

Posté le 3 mai 2014

MONSTRES SACRES : GODZILLA dans Cinéma 14050303003115263612199975

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Godzilla apparaît pour la première fois à l’écran en 1954 dans le film d’Ishirô Honda, GODZILLA. Appelé Gojira (ゴジラ) en japonais (de Gorira, gorille et Kujira, baleine), il incarne au départ le cauchemar nucléaire, la peur des bombes atomiques dont le Japon a été victime durant la Seconde Guerre mondiale.

Surnommé le « Roi des Monstres », sa carrière se poursuit ensuite dans une trentaine de films où son apparence changera plus ou moins selon l’époque et les réalisateurs. Néanmoins, une constante demeure : Godzilla est un dinosaure mutant géant (le Godzillasaurus) résultant des puissantes radiations d’essais nucléaires, et sa forme est immédiatement reconnaissable :

« des écailles rugueuses et bosselées de couleur gris anthracite, une queue puissante, longue et dentelées, et de longues épines dorsales. Godzilla est une « chimère » inspirée de divers reptiles préhistoriques, dont les descriptions ont été glanées dans des livres de dinosaures pour enfants et des illustrations à partir d’un numéro du magazine Life : Godzilla a la tête et le bas du corps d’un tyrannosaurus, une triple rangée de plaques dorsales qui rappellent un stégosaure, le cou et les avant-bras des iguanodons et la queue et la texture de la peau d’un crocodile. » (Wikipédia)

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Créature géante (« kaiju » en japonais), la taille de Godzilla varie suivant les films de 50 à 140 mètres (record atteint dans le dernier film de la série réalisé par Gareth Edwards en 2013), et son poids oscille entre 20 000 à 60 000 tonnes suivant les régimes. Cependant, le dernier Godzilla est considéré comme « obèse » par les puristes japonais…

Godzilla, d’une force et d’une résistance phénoménales, est doté de pouvoirs extraordinaires, notamment d’un souffle atomique dévastateur qui lui permet d’affronter ses nombreux ennemis kaiju. Son cri particulier est comparable à une sorte de rugissement aux accents nasillards. Vu sa masse, il se déplace lentement et peut faire preuve d’un certain humour dans ses combats, ce qui n’est pas sans déplaire aux enfants dont il est devenu l’ami. En effet, de monstre destructeur Godzilla est progressivement passé à la position de monstre protecteur, d’abord défenseur du Japon, puis de la Terre entière.

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Tomoyuki Tanaka est à l’origine de la création de Godzilla pour la Toho, productrice du film. On raconte que son nom japonais, Gojira, aurait appartenu à « un employé de la Toho au physique particulièrement impressionnant » (100 Ans et Plus de Cinéma Fantastique et de Science-Fiction / Jean-Pierre Andrevon / éd. Rouge profond). Dans les films japonais, Godzilla a toujours été incarné par un comédien revêtu d’une combinaison en latex. La version américaine du monstre, en 1998, est en images de synthèse dans le film de Roland Emmerich, de même que dans celui de Gareth Edwards en 2014.

La célébrité de Godzilla est entretenue dans la culture populaire par des fans clubs, des magazines, des parodies, des jouets, de nombreux produits dérivés… Godzilla a reçu en 1996 le MTV Lifetime Achievement Award et il possède son étoile sur Hollywood Boulevard. Il est incontestablement LE kaiju le plus célèbre de la Terre entière et n’est pas près d’être détrôné ni même détruit par un Jaeger de PACIFIC RIM !

- Morbius -

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L’avis des spécialistes :

« Figure emblématique, Godzilla représente tout aussi bien l’attaquant et le défenseur d’un monde dont la technologie galopante engendre à la fois les bienfaits et les pires maux pour la civilisation. L’ambiguité de sa nature, partagée entre le dragon mythique et sa légitime appartenance à la faune terrestre, de par sa ressemblance évidente avec le tyrannosaure (mâtinée d’un rien de stégosaure), le place en position d’arbitrage de la folie des hommes. » (Jean-Pierre Putters / Ze Craignos Monsters, le Retour / éd. Vents d’Ouest)

« Créé pour faire peur, Godzilla, le « Roi des monstres », ira, de film en film, en se dégradant (surtout dans les réalisations de Jun Fukuda), devenant un monstre bonasse, comique, qui défendra le Japon contre d’autres monstres plus féroces et plus éphémères, roulant des yeux pour faire rire les enfants ; puis, à la césures des années 1970 et 1980, il reprendra des écailles de la bête pour défendre la cause écologique, avant qu’un nouveau coup de pouce ne lui soit donné en 1998 par la version américaine de Roland Emmerich. Avant de renaître encore quelques années plus tard. » (Jean-Pierre Andrevon / 100 Ans et Plus de Cinéma Fantastique et de Science-Fiction / éd. Rouge profond)

« S’il définit les caractéristique du Kaiju Eiga, le GODZILLA inaugural d’Inoshiro Honda se montre pourtant bien différent de ses successeurs et adopte un ton sérieux, voire angoissant, qui s’estompera au fil des épisodes ultérieurs avant de disparaître presque totalement à l’orée des années 70. » (Fred Pizzoferrato / L’Écran Fantastique n°344)

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