SPÉCIAL BORIS KARLOFF

Posté le 8 juillet 2014

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THE MAN THEY COULD NOT HANG – L’HOMME QUE J’AI RESSUSCITÉ et THE DEVIL COMMANDS

Boris Karloff est de retour dans ce Grenier du Ciné SF en savant fou, plus tordu que jamais, et ceci dans 3 films !

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THE MAN THEY COULD NOT HANG (1939) de Nick Grinde

L’intrigue : Dr Savaard est obsédé par l’idée de ramener les morts à la vie. Un jeune étudiant en médecine lui propose ses services, mais Savaard est arrêté et condamné à la pendaison pour ses crimes scientifiques. Il jure alors vengeance devant le juge et le jury avant son exécution. Son jeune assistant vole le corps et le ranime en utilisant la technique de Savaard. La vengeance meurtrière peut donc commencer…

Produite par la Columbia Pictures, THE MAN THEY COULD NOT HANG est une bonne petite série B tournée par Nick Grinde, un habitué du genre qui a d’ailleurs tourné par la suite BEFORE I HANG (1940) et L’HOMME QUE J’AI REESSUSCITÉ (1940, Man with Nine Lives) avec le même Boris Karloff. C’est aussi une énième déclinaison de FRANKENSTEIN ou LE MORT QUI MARCHE (1936, The Walking Dead).

Le film est en entier et en v.o. ici.

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L’HOMME QUE J’AI RESSUSCITÉ (1940) de Nick Grinde

Encore un film de Nick Grinde avec Boris Karloff après THE MAN THEY COULD NOT HANG (1939) et BEFORE I HANG (1940), ce MAN WITH NINE LIVES au titre poétique en anglais est à ne pas confondre avec la série B de Phil Rosen, au sujet beaucoup plus minimaliste, MAN WITH TWO LIVES (1942).

Persuadé de pouvoir guérir le cancer par congélation, le Dr Kravaal enferme son malade qui est en train mourir dans une chambre froide secrète creusée sous un glacier. Le neveu du mourant, Bob Adams, suspectant quelque chose de louche, se rend au laboratoire de Kravaal, accompagné de la police. Kravaal n’ignore pas que son patient mourra s’il est arrêté ; aussi essaye-t-il de décourager ses poursuivants à l’aide d’une drogue puissante. Mais dans la bagarre, la drogue les plonge tous dans l’inconscience…

Le sujet étonnant de L’HOMME QUE J’AI RESSUSCITÉ inspirera forcément d’autres scénaristes et réalisateurs, comme le cinéaste anglais Bernard Knowles pour son FROZEN ALIVE (1964).

Le film est en entier et en v.o. ici.

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THE DEVIL COMMANDS (1941) d’Edward Dmytryk

Encore une production de la Columbia Pictures avec Boris Karloff, mais avec Edward Dmytryk à la réalisation cette fois-ci. Dmytryk étant un réalisateur aux sujets souvent psychologiques, ce film de savant fou ne peut qu’y gagner en profondeur dramatique.

L’intrigue : Le docteur Julian Blair est un savant émérite. Il n’a que deux passions : son métier et sa femme, Helen. Blair travaille sur les ondes du cerveau humain et tente de retranscrire les pensées des autres. Son épouse l’aide volontiers et lui sert de cobaye. Le jour de l’anniversaire de leur fille, Anne, alors que Julian est entré dans une pâtisserie acheter le gâteau, Helen, dont la voiture est garée à quelques pas, est victime d’un accident mortel. Fou de douleur, Blair veut continuer ses expériences, mais ses confrères le lui déconseillent. Un de ses serviteurs, Karl, lui propose une soirée chez Mrs Walters, une médium célèbre. Sceptique, Blair accepte malgré tout. Dès lors, poussé par cette dernière, il va s’enfoncer dans la folie, tentant par tous les moyens de rentrer en contact avec sa femme, au-delà de la mort…

La Seconde Guerre Mondiale ayant commencé en Europe, tout effort scénaristique sur les besoins et inventions scientifiques sont à leur comble pendant ces années 40, savants géniaux, farfelus ou fous s’en donnant à cœur joie pour créer l’inimaginable (pour l’époque). Et on imagine bien l’effet sur les familles américaines en période de perte humaine que pouvait entraîner un sujet comme celui de THE DEVIL COMMANDS.

- Trapard -

Autres films présentés dans la catégorie Le Grenier du Ciné SF :

Flash Gordon, de la BD aux serials / Croisières Sidérales / Aelita / Man Made Monster / Metropolis / Things to come / Docteur Cyclope / L’Ennemi sans Visage /Sur un Air de Charleston / La Femme sur la Lune / Le Tunnel / La Fin du Monde /I.F.1 ne répond plus / Buck Rogers au XXVe Siècle : Une Bataille Interplanétaire avec les Hommes-Tigres de Mars / Le Mort qui marche / Before I hang / The Ape / Le Capitaine Marvel / Le Voyage dans la Lune / A Trip to Mars /Le Voyage sur Jupiter / The Airship Destroyer / 20 000 Lieues sous les Mers (1916) / Paris qui dort / Sauce Piquante / The Beast of Borneo / Torture Ship /Emergency Landing / Le Voleur de Cadavres / Cerveaux de Rechange

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5 commentaires pour « SPÉCIAL BORIS KARLOFF »

  1.  
    trapard
    9 juillet, 2014 | 17:58
     

    Quand j’écris :
    « La Seconde Guerre Mondiale ayant commencé en Europe, tout effort scénaristique sur les besoins et inventions scientifiques sont à leur comble pendant ces années 40… »

    …C’est assez vite dit puisque certains grands producteurs hollywoodiens voyant le vent politique tourner en faveur de l’impérialisme nazi ont préféré attendre la suite avant de s’attaquer au parti d’Hitler. Darryl F. Zanuck, pdg de la Twentieth Century Fox serait même allé plus loin.
    C’est ce qu’indique ce début (gratuit) d’article du journal Le Monde de fin 2013 au sujet des recherches de l’historien Ben Urwand, chercheur à l’université Harvard :

    http://www.lemonde.fr/culture/article/2013/10/10/hollywood-a-collabore_3493610_3246.html

  2.  
    Jean Beauvoir
    10 juillet, 2014 | 10:31
     

    L’article que tu mets en lien annonce qu’à part deux exceptions qu’il cite, « aucun film antinazi ne fut produit par Hollywood durant cette période ». Cela me semble inexact. On peut déjà citer en plus l’Universal Pictures (un studio hollywoodien déjà important à cette époque) qui, au travers de sa série des Sherlock Holmes, s’attaquait clairement au régime nazi : La voix de la terreur (1942) ; L’arme secrète (1942) ; Sherlock Holmes à Washington (1943) ; Echec à la mort (1943). D’ailleurs la série a été lancée pour mettre en scène les méchants nazis, ce qui nécessita de replacer le personnage de Sherlock Holme dans les années 40.
    De manière générale, les acteurs hollywoodiens participèrent à l’effort de guerre en incitant à s’enrôler dans l’armée et surtout à faire des dons pour financer les actions américaines en faveur des alliés.
    Je suis assez d’accord avec un des commentaires faisant suite à l’article du Monde en question : tout est bon pour refaire l’histoire dans le but de gagner des dollars.

  3.  
    trapard
    10 juillet, 2014 | 13:46
     

    Mince, en fait, l’article est payant et dans la partie non-visible il est indiqué :
    « Entre 1933 et 1941, les patrons des grands studios américains, persuadés qu’Hitler allait l’emporter en Europe, se sont montrés très complaisants envers le régime nazi. »

  4.  
    trapard
    10 juillet, 2014 | 17:18
     

    Désolé encore d’avoir partagé un article payant, donc un extrait. J’ai eu le journal en question entre les mains donc l’article complet est plus enrichissant à lire.
    J’abordais surtout le sujet à propos de THE DEVIL COMMANDS sorti en Février 1941, l’annonce de Franklin Roosevelt sur l’entrée en guerre des États-Unis contre l’empire du Japon ayant été faite le 8 décembre 1941. Et le 12 décembre 1941, l’Allemagne et l’Italie déclaraient la guerre aux États-Unis.
    Je ne vois rien d’improbable dans cette affaire, et au-delà de l’image très négative du nazisme, pour moi il s’agit avant tout de politique politicienne et d’affairisme. D’ailleurs, la partie non-visible de l’article indique que les grands distributeurs hollywoodiens craignaient de perdre une grosse partie de leur exploitation en Allemagne comme dans une grosse partie de l’Europe. C’est le genre d’affaire que l’on retrouve très souvent dans l’histoire de l’exploitation cinématographique européenne, les grosses entreprises cinématographiques étant rarement indépendantes des mouvances politiques.

  5.  
    trapard
    28 janvier, 2017 | 19:02
     

    THE MAN THEY COULD NOT HANG existe désormais en version sous-titrée en français grâce à la fine équipe de l’UFSF :

    http://muaddib-sci-fi.blogspot.com/2017/01/the-man-they-could-not-hang-1939-vostfr.html

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