DRIVE-IN : THE VAMPIRE et THE RETURN OF DRACULA

Posté le 2 août 2014

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Pour ce nouveau Drive-in, voici le diptyque vampirique du réalisateur Paul Landres. Au sein d’une carrière principalement consacrée à la télévision (BONANZA, FLIPPER LE DAUPHIN), Paul Landres dirigea quelques films pour le grand écran, dont un de SF, THE FLAME BARRIER (1958), quelques westerns et deux films fantastiques, portant tous deux sur les vampires.

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THE VAMPIRE 
Année : 1957
Réalisateur : Paul Landres
Scénario : Pat Fielder
Production : United Artists
Musique : Gerald Fried
Pays : USA
Durée : 75 min
Interprètes : John Beal, Coleen Gray, Kenneth Tobey, Lydia Reed…

Le premier opus de ce diptyque a pour vedette John Beal, ex-jeune premier d’avant-guerre n’ayant jamais réussi à percer, mais qui apparut régulièrement sur les écrans jusqu’au début des années 90.

L’intrigue : Un médecin de province absorbe par erreur une drogue qu’a inventée un collègue, réalisée à partir de sang de chauve-souris vampire. À chaque fois qu’il en prend, il se transforme en monstre velu et sanguinaire, sans se souvenir de ses actes par la suite…

Une agréable série B qui rappelle le thème des quelques classiques de films de Savants Fous et de mutations génétiques des années 30 et 40.

LE FILM :

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THE RETURN OF DRACULA
Année : 1958
Réalisateur : Paul Landres
Scénario : Pat Fielder
Production : Gramercy Pictures 
Musique : Gerald Fried
Pays : USA
Durée : 77 min
Interprètes : Francis Lederer, Norma Eberhardt, Ray Stricklyn, John Wengraf…

Deuxième film du diptyque vampirique de Paul Landres, avec également dans le rôle titre un autre jeune premier d’avant-guerre ayant échoué dans sa quête vers le vedettariat : le comédien tchèque Francis Lederer.

L’intrigue : Fuyant la Transylvanie, le comte Dracula adopte l’identité d’une de ses victimes et se rend en Californie où l’attend, ignorante, la famille du défunt. Mais le comportement étrange de ce parent européen finit par intriguer une jeune fille, dont Dracula aimerait faire sa proie…

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Tout comme THE VAMPIRE, cette excursion de Dracula de l’autre côté de l’Atlantique souffre de son maigre budget (125 000 $) et rompt évidemment tout lien avec un cinéma gothique plus onéreux comme LES PROIES DU VAMPIRES (1957, El Vampiro) de Fernando Méndez, LE CAUCHEMAR DE DRACULA (1958, Horror of Dracula) de Terence Fisher ou encore, BLOOD OF THE VAMPIRE (1958) d’Henry Cass. Néanmoins, rassurez-vous, le niveau est bien supérieur à bon nombre de productions de Roger Corman de cette période.

- Trapard -

LE FILM :

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5 commentaires pour « DRIVE-IN : THE VAMPIRE et THE RETURN OF DRACULA »

  1.  
    Jean Beauvoir
    6 août, 2014 | 13:33
     

    J’ai longtemps hésité à acheter ces deux films disponibles en « double feature » dans la collection Midnite Movie de la MGM, mais je ne l’ai pas fait (jusqu’à présent) parce que ces adaptations n’ont rien de gothique. Non pas que ce soit une obligation, mais c’est un choix personnel. Je trouve que le vampire est un personnage trop irrationnel, trop onirique, pour ne pas dissoner dans un environnement moderne.
    Par ailleurs, je regrette l’usage du nom de Dracula dans le second film, alors qu’il n’y a aucun rapport avec le roman de Bram Stoker.

    Il est intéressant de mettre en parallèle ces films avec le Dracula de la Hammer sorti la même année. On comprend pourquoi ce dernier eut tellement de succès qu’il ne lança rien moins que la seconde vague du gothique au cinéma, qui devait déferler sur le monde entier pendant plus de dix ans

    Mais je ne nie pas que ces films de Paul Landres soient intéressants, dans une autre catégorie : les petits films de drive-in américains des années 60. Merci pour cet article, qui augmente tout de même mon envie de voir ces films.

  2.  
    trapard
    8 août, 2014 | 13:20
     

    Dans un certain sens, je pense que l’utilisation du nom Dracula dessert beaucoup de films et particulièrement ces dernières années. Je crois que l’histoire de Bram Stoker étant archi-connue, le nom de Dracula dans un titre de film ne doit pas trop donner envie de le voir. Ce qui n’enlève rien aux grands classiques de la Universal ou de la Hammer, mais désormais lorsque je vois les noms de Dracula, Frankenstein, Jekyll & Hyde sur une jaquette, et que cela indique une certaine proximité ou non avec les romans, généralement je ne les loue pas. Les années 2000 étant le prolongement des années 80 donc, à quelques exceptions près, d’un cinéma très urbain (et c’est le cas du cinéma d’horreur), je considère le cinéma gothique comme faisant partie des grands classiques du passé. Et n’ayant pas vu « Woman in Black », je vais sûrement me frotter à la foudre d’un Morbius ou d’un Jean Beauvoir avec ma façon de voir ci-dessus :D

    Pour ce qui est du diptyque de Paul Landres, je l’ai écrit plus haut :
    « Tout comme THE VAMPIRE, cette excursion de Dracula de l’autre côté de l’Atlantique souffre de son maigre budget (125 000 $) et rompt évidemment tout lien avec un cinéma gothique plus onéreux… »

    C’est d’ailleurs étonnant de voir ces films des années 50 comme les « I was a teenage…Frankenstein & Werewolf » et compagnie, qui anticipaient déjà le cinéma urbain des années 70…puis 80.

  3.  
    trapard
    8 août, 2014 | 13:45
     

    Et puis je ne suis pas un « enfant des années 80″ pour rien. :D
    Et si j’aime avant tout le Fantastique et l’Horreur plus que la Science-Fiction et le Cinéma Gothique que j’aime aussi, mais à un degrés moindre…C’est parce que j’aime d’abord le cinéma urbain d’où l’on peut ensuite ajouter la définition du Fantastique : « lorsque le surnaturel fait irruption dans la réalité »…
    Ainsi je suis un amateur de série B plus que de gros blockbusters bourrés d’effets et je revendique ne pas être un fan de cinéma de qualité mais d’un cinéma d’émotions.
    Après j’aborde souvent le cinéma gothique et la science-fiction sur Les échos parce que c’est un cinéma qui me plait, mais plus que les froufrous et les aventures de l’espace, je reste un inconditionnel de la violence urbaine (et même rurale, dans le sens du modernisme).
    Et plus que l’imaginaire, j’aime le côté échappatoire de la violence au cinéma, une violence qui est finalement moindre à côté des conneries humaines qui nous entourent. Et pour le coup, le fait de retranscrire les grands noms de la Littérature au sein de situations modernes ne m’a jamais gêné, du moment que le film m’offre ce que je lui demande : environ 1h30 de cinoche.
    Mais ça reste mes goûts et points de vue nés de mes expériences personnelles.

  4.  
    Jean Beauvoir
    8 août, 2014 | 19:03
     

    À propos de l’usage absurde du nom propre Dracula (personnage mythique bien identifié), voici un exemple navrant : le film Countess Dracula (1971, Peter Sasdy) de la Hammer. Ce film à été tourné sous un autre titre (du style La Contesse Sanglante). Mais les « cerveaux » de la compagnie (qui avait déjà entamé son déclin) ont jugé au dernier moment que quelques dollars supplémentaires pourraient être encaissés en plaçant Dracula dans le titre. Triste…

    Pour en revenir à The Return Of Dracula (ici chroniqué, de manière au combien talentueuses — ça va Trapard, j’en fais assez ?), j’ai cliqué sur le lien ici proposé, et lorsque j’ai entendu pour la 1re fois la musique du générique du début, j’ai de suite reconnu une musique que j’ai déjà entendue dans un autre film, sans doute de la même période. Mais je ne parviens pas à retrouver ce film. Est-ce qu’un cinéphile lecteur des Échos d’Altaïr aurait une idée de quel film il s’agit ?

  5.  
    trapard
    8 août, 2014 | 19:52
     

    Je ne peux accéder à Youtube depuis une semaine mais je suppose que c’est la B.O. du CAUCHEMAR DE DRACULA. De toutes façons, les droits d’auteur sur la musique ont vraiment été administrés à partir du milieu des années 80 dans le monde entier (excepté en Chine et en Nouvelle-Calédonie :D ). Idem pour les autres droits sur l’utilisation d’un support artistique dans un film (sauf peut-être pour les affiches de film – c’est une question que nous nous posions avec Morbius).
    C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquels le cinéma bis et indépendant disparaît au profit des multi-nationales d’Hollywood et compagnie.

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