MON DICO STAR TREK : P COMME… PASSION !

Posté le 13 août 2014

Petit délire de trekker, avec toute la subjectivité que cela suppose et la passion parfois aveugle : voilà mon « Dico STAR TREK »… Vous ne serez pas forcément d’accord avec moi, mais qui a dit que je cherchais à être d’accord avec vous, hein ? Ces propos n’engagent que leur auteur, bien sûr, et s’adressent en priorité aux trekkers et trekkies, mais les autres sont aussi les bienvenus… Live long and prosper.

MON DICO STAR TREK : P COMME... PASSION ! dans Mon dico Star Trek 14081307333415263612449615STAR TREK, c’est une passion qui n’est pas née en moi comme ça, d’un coup, non. Contrairement à STAR WARS, il m’a fallu du temps pour m’immerger pleinement dans son univers car, si vous voulez tout savoir, je n’aimais pas STAR TREK autrefois, il y a bien longtemps… dans une galaxie lointaine…

C’est à la fin des années 70 et au début des années 80, alors que j’avais entre 12 et 13 ans, que je découvre pour la première fois STAR TREK à travers les photos en noir et blanc des premiers Starlog, le célèbre magazine américain qu’un pote avait ramené d’Australie. Ces photos revenaient souvent, et elles finissaient par m’agacer car je n’arrivais pas à situer la série : comme il s’agissait d’images provenant de celle des Sixties, on pouvait très bien voir les héros habillés dans leurs uniformes habituels ou dans des costumes de différentes époques. Normal : nos héros voyageaient parfois dans le temps. Mais ça, j’étais loin de le savoir. Alors STAR TREK, c’était quoi au juste : de la SF ? Du Fantastique ? De l’Action ? De l’Aventure ?… FRUSTRATION !

14081307345115263612449616 dans Star Trek

Et puis, plus que tout, un personnage m’intriguait vraiment : celui qui possédait des oreilles pointues, des sourcils froncés et une coupe de cheveux incroyable… Était-ce un démon ou le méchant de service ? On le voyait partout, avec son air sérieux. Je n’y comprenais rien, et tout cela finissait par m’agacer car tout était écrit en anglais, donc réellement impossible pour moi, à l’époque, d’y comprendre quoi que ce soit ! STAR TREK, STAR TREK, STAR TREK, encore STAR TREK ! Starlog ne pensait décidément qu’à STAR TREK, moi qui venais de découvrir STAR WARS ! Et mon pote était incapable, lui aussi, de m’expliquer STAR TREK. FRUSTRATION !

14081307361215263612449617Je me souviens également avoir vu un jour à la télévision une émission où j’allais enfin découvrir mes premières images de la série télévisée… Claude Brasseur était l’invité vedette. Un journaliste le suivait dans tous ses déplacements aux États-Unis où l’acteur semblait être en vacances. À un moment il est dans sa chambre d’hôtel et là, derrière lui, la télévision est allumée. Soudain, il la pointe du doigt : c’est le générique de la série STAR TREK qui commence ! Claude Brasseur évoque le phénomène STAR TREK : « Vous voyez cette série ? Ça fait des années qu’elle est continuellement diffusée ! » J’aperçois alors l’Enterprise qui passe devant une planète et le titre de la série s’imprime en lettres d’or ! C’est tout… Je n’en verrai malheureusement pas plus… L’émission passe à autre chose… FRUSTRATION !

Enfin, en 1979, sort STAR TREK : THE MOTION PICTURE dans toutes les salles de cinéma du monde entier, et même en Nouvelle-Calédonie ! Oui, enfin presque… Il faudra tout de même attendre à peu près un an plus tard pour le voir… C’était comme ça à l’époque, sur le Caillou du Pacifique. J’ai alors 14 ans. Je fonce au cinéma pour le découvrir. Le film est projeté dans tout ce qu’il y a de pire pour moi : la salle est minuscule (pour les Calédoniens qui se souviennent, il s’agit de l’une des deux petites salles de cinéma du Village, au centre ville), l’écran est à peine plus grand que celui de mon Home Cinema actuel (pour une vraie salle de cinoche d’époque, c’est un comble !) et on n’entend quasiment rien ! Il y a du monde (la salle est pleine) et ça fait des commentaires sur tout… J’essaie de suivre le film… « Klingon »… « V’Jer »… « Ilia »… « Spock »… ?… Après deux heures de projection, je ressors du cinéma en n’ayant absolument rien compris à l’histoire ! Les images sont superbes, les effets spéciaux magnifiques, la musique extraordinaire, mais je n’ai rien compris… Je viens d’être propulsé dans un univers de SF qui m’est totalement inconnu et qui semble me refouler… FRUSTRATION !

14081307373415263612449618Persévérant, je décide de retourner voir le film quelques semaines plus tard, et cette fois : je vais comprendre ! Il faut que je comprenne ! Mais c’était sans prévoir qu’une gamine assise à mes côtés me ferait du pied durant toute la projection… authentique… Impossible de me concentrer. J’ai chaud. Je réponds à ses appels (du pied, bien sûr). « Klingon »… « V’Jer »… « Ilia »… « Spock »… ?… J’abandonne. Je me dis que, finalement, je ne suis peut-être pas fait pour STAR TREK. FRUSTRATION !

Deux ans plus tard, en 1982, alors que j’ai 16 ans, je découvre au cinéma STAR TREK II : LA COLÈRE DE KHAN. Là, j’adore du premier coup ! Même si ce Khan que semble déjà connaître l’équipage de l’Enterprise m’est inconnu, l’histoire, les personnages, les vaisseaux, les uniformes, la musique me plaisent énormément. C’est du space opera comme je l’aime, avec quelque chose de différent, d’indéfinissable, mais suffisamment bien pour se démarquer de STAR WARS. La touche STAR TREK, en fait, celle que j’apprendrai à reconnaître par la suite. Je retourne voir le film plusieurs fois. C’est vraiment STAR TREK II qui m’a fait aimer STAR TREK. Je veux en savoir plus sur la saga, mais au début des Eighties, Internet n’existe pas, et la presse spécialisée est introuvable en Nouvelle-Calédonie. C’est l’époque où je m’abonne enfin à L’Écran Fantastique. JOIE !

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Deux ans plus tard encore, vers 1984, une douzaine d’épisodes de la série télévisée STAR TREK Sixties sont enfin diffusés en Métropole et en Nouvelle-Calédonie, ENFIN ! Alors que le feuilleton était pratiquement inconnu en France, tout le monde découvre STAR TREK. Je suis heureux ! Je peux enfin voir le STAR TREK que toute la planète connaît sauf moi, petit Français amateur de science-fiction. Je suis alors au lycée. Les épisodes sont diffusés tous les mardis, en fin d’après-midi si mes souvenirs sont bons. Je n’ai qu’une hâte : rentrer chez moi pour m’installer devant mon poste de télévision et regarder mon épisode (que j’enregistre précieusement sur VHS !). JOIE !

14081307402315263612449620Quelques années plus tard, en 1987, alors que je sers sous les drapeaux en France, la 5 programme les trois saisons de STAR TREK ! Mon cousin m’enregistre des épisodes car je ne peux malheureusement pas tous les voir. À l’armée, c’est un autre univers, bien sûr… Mais il y a une petite salle avec une télévision. Le premier arrivé choisit le programme, les autres doivent subir. C’est la loi du plus fort ! J’opte à chaque fois pour un épisode de STAR TREK, bien sûr ! Certains acceptent et regardent avec moi, plutôt intrigués et intéressés par la série. D’autres râlent et zappent rapidement. J’avais plutôt intérêt de la fermer dans ces cas là, c’est moi qui vous le dis… CRAINTE !

Ma passion pour STAR TREK s’est alors définitivement ancrée en moi, et elle ne m’a jamais quitté depuis. J’achèterai par la suite des livres de toutes sortes pour en savoir plus sur cet univers, des romans, des encyclopédies STAR TREK, et bien sûr tous les épisodes, en VHS d’abord, puis en DVD, enfin en Blu-ray… Je m’inscrirai au fan club STAR TREK officiel et à celui de France. Au début des années 90, je créerai la division USS Prometheus du Sci-Fi Club, une branche entièrement dédiée à l’univers de la saga de Gene Roddenberry. Je commanderai les posters, les affiches, les communicateurs et mes uniformes, sans compter divers produits dérivés ! FOLIE !

Je suis rapidement devenu trekker, et non trekkie, nuance importante et à laquelle je tiens. « Un trekkie est un fan de la série Star Trek. Ce mot a été utilisé à la fin des années 1960 par Gene Roddenberry lui-même, et se trouve dans le Oxford English Dictionnary. Parfois « trekkie » est remplacé par « trekker » qui a une connotation moins péjorative. « Trekkie » peut évoquer l’obession, alors que « trekker » signifierait simplement un « amateur » de l’univers de Star Trek. Leonard Nimoy tenta de mettre un terme au débat animé qui opposait les uns et les autres. Lors du show télévisé « Star Trek : 25th Anniversary Special » en 1991, il statua que « trekker » était le bon mot à utiliser. » (Wikipédia)

Et quand vous laissez la parole à un trekker, voilà ce qui arrive : il ne peut plus s’arrêter ! STOP !

- Morbius -

(Des photos de ma collection personnelle illustrent cet article. Et sinon, oui, c’est moi là-haut, en 1994 !)

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