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Archive pour août 2014

LUCY : LA CRITIQUE

LUCY : LA CRITIQUE dans Cinéma 14081707261215263612457524

À mes yeux, LUCY représentait avant tout une bonne association. C’était le bon réalisateur pour le bon genre, en l’occurrence Luc Besson renouant avec la SF. C’était également les bons acteurs, en l’occurrence la bonne actrice avec Scarlett Johansson dans le rôle principal, venant honorer la belle lignée des héroïnes de Besson. Restaient quelques doutes quant au scénario, doutes très rapidement levés par quelques alléchants trailers. Mais voilà, s’il y a ces films dont on n’attend rien et qui peuvent nous surprendre, il y en a aussi d’autres dont on est sûr qu’ils nous plairont et qui… nous déçoivent.

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Au début du film, la généreuse et courageuse Lucy file un coup d’main à un pote en allant livrer une mallette pour lui, mais elle se retrouve aussitôt aux prises avec des Chinois (ou Coréens, je sais plus) qui lui foutent la drogue dans le ventre afin d’en faire une mule. Manque de bol pour eux : les sbires des Chinois sont tellement stupides qu’ils tabassent Lucy et déchirent le sac de drogue en elle. La drogue en question est de la CPH4-machin-truc, elle possède des propriétés qui vont en quelque sorte « débloquer » le cerveau de notre Lucy. En parallèle, on suit un vieux professeur (interprété par Morgan Freeman) en pleine conférence, qui parle de l’évolution et de la capacité des humains à utiliser leur cerveau, qu’il estime à 10%. De son côté Lucy commence à mieux exploiter son cerveau, se découvrant des capacités extra-ordinaires et devenant de plus en plus intelligente. Elle va se retrouver confrontée aux trafiquants mais aussi à la police française qui, au fur et à mesure qu’elle colonise son cerveau, seront de plus en plus impuissants face à elle. Le problème c’est qu’elle n’a plus que 24H à vivre. Avec l’aide du professeur, elle cherchera une solution pour sauvegarder son savoir.

Alors le pitch était intéressant à la base, oui, et ce Besson ne souffre pas de sa réalisation qui est impeccable. Hélas, force est de constater que LUCY se rapproche plus d’un HITMAN ou d’un TAXI que d’un CINQUIÈME ÉLÉMENT. C’est plus un film d’action. Pour exemple, la police est tournée en dérision et le personnage du flic n’est là que pour apporter une petite touche d’humour, comme dans les films d’action à la Besson.

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Au sujet de Morgan Freeman, sa présence à l’écran est toujours gage de qualité, mais il se cantonne une nouvelle fois à un second rôle de vieux sage quasiment invisible, comme dans DARK KNIGHT ou OBLIVION, ce qui commence à devenir redondant.

Malgré une prestation étincelante de la magnifique Scarlett, qui porte le film à bout de bras, ça ne suffira pas à cacher ma déception après visionnage. Malgré le fait que l’intrigue repose sur la découverte des nouvelles facultés de Lucy, l’ensemble reste très classique dans sa construction, très prévisible et manque de suspens. C’est peut-être la frustration de ne pas en avoir vu assez, car le personnage de Lucy a vraiment un gros potentiel, mais c’est comme s’il avait été mal exploité…

Que ce soit le personnage ou le scénario, on a l’impression de ne jamais entrer vraiment dans le vif du sujet, on reste en surface. Heureusement la fin du film (lorsque Lucy atteint 100% de ses capacités cérébrales) relève un peu le niveau et propose une vision des choses intéressante. Je reste tout de même sur ma faim.

- Di Vinz -

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DRIVE-IN : LE LAC DE LA MORT (1958)

DRIVE-IN : LE LAC DE LA MORT (1958) dans Cinéma bis 13051809153815263611200263

LE LAC DE LA MORT (De dødes tjern)
Année : 1958
Réalisateur : Kare Bergstrom
Scénario : Kare Bergstrom & André Bjerke (livre)
Production : Norwegian Film
Musique : Gunnar Sønstevold
Pays : Norvège
Durée : 77 min
Interprètes : André Bjerke, Bjørg Engh, Henki Kolstad, Par Lillo-Stenberg, Erling Lindahi…

14081607421615263612455885 dans Cinéma bis norvégienUn groupe de six amis tente de rejoindre la région d’Osterdalen, dans l’est de la Norvège, pour retrouver Bjorn, le frère de Liljan. Retranché dans son chalet isolé, il semble cependant avoir disparu. À leur arrivée, une présence se fait sentir. D’aucuns mentionnent alors la légende de Tore Bråvik, un homme jaloux de sa sœur. Avec un léger penchant incestueux, il la tue elle et son fiancé à coups de hache et jette les corps dans le Lac Bleu, à proximité du chalet. La légende indique qu’il hante le lac après s’y être suicidé et y entraine quiconque s’en approche…

Comme quoi, Tommy Wirkola le réalisateur norvégien du désormais culte DEAD SNOW (2009, Død snø), n’a pas puisé l’intrigue de son film ailleurs que dans la cinéphilie de son terroir, tant elle démarre de la même manière que dans LE LAC DE LA MORT (1958, De dødes tjern), un classique des 50′s de Norvège. Évidemment, la comparaison entre ces deux films s’arrête là. Produit par la Norsk Film, LE LAC DE LA MORT est un beau film d’horreur et de malédiction en cinémascope et en noir et blanc réalisé par de Kåre Bergstrøm, qui tournera six ans après celui-ci un autre classique du cinéma norvégien avec LES HORLOGERS DU CLAIR DE LUNE (1964, Klokker i måneskinn), écrit par le même André Bjerke, écrivant sous le pseudonyme de Bernhard Borge.

- Trapard -

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L’Oasis des Tempêtes / It Conquered the World / The Giant Claw / Bataille Au-Delà des Étoiles / Attack of the Fifty Foot Woman / Cat-Women of the Moon / Le Fantôme de l’Espace / Mesa of Lost Women / Gorilla at Large / The Amazing Colossal Man / The Beast with a Million Eyes / The Astounding She-Monster / The Deadly Mantis / La Fiancée du Monstre / Not of this Earth / The Night the World Exploded ! / Viking Women and the Sea Serpent / Curse of the Faceless Man / Le Peuple de l’Enfer / Rodan / Supersonic Saucer / World Without End / La Fille du Docteur Jekyll / The Monster that Challenged the World / Baran, le Monstre Géant / Frankenstein’s Daughter / Giant from the Unknown / I married a Monster from Outer Space / How to make a Monster / J’enterre les Vivants / The Manster /King Dinosaur / Les Envahisseurs de la Planète Rouge / Ring of Terror /This is not a Test / Le Monstre vient de la Mer / La Cité  sous la Mer / The Beast of Hollow Mountain / Le Labyrinthe / L’Île Inconnue / Bride of the Gorilla /Lost Continent / La Légion du Désert / The Astro-Zombies / El Extraño Caso del Hombre y la Bestia / Le Renne Blanc & La Résurrection de la Sorcière / The Vampire & The Return of Dracula

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MONSTRES SACRÉS : LES FOURMIS GÉANTES DE « THEM ! »

MONSTRES SACRÉS : LES FOURMIS GÉANTES DE

14081503334215263612453932 dans Cinéma bis américain

Les fourmis géantes du film DES MONSTRES ATTAQUENT LA VILLE (Them!, 1954), réalisé par Gordon Douglas, appartiennent à cette grande lignée des insectes géants souvent présents au cinéma dans les années 1950, qu’il s’agisse de sauterelles (Begining of the End, 1957), de mantes religieuses (LA CHOSE SURGIT DES TENEBRES, The Deadly Mantis, 1957) ou de guêpes (1958, Monster from Green Hell). À noter que les araignées géantes, également souvent en vedettes dans des films comme TARANTULA (1955), MESA OF LOST WOMEN (1953) ou EARTH VS THE SPIDER (1958), n’appartiennent pas à la famille des insectes mais à celle des arachnides.

L’intrigue du film DES MONSTRES ATTAQUENT LA VILLE est la suivante : « 1954. Nouveau-Mexique. Le shérif Peterson et son adjoint Ed Blackburn sont témoins de morts étranges et inexpliquées dans le désert. Ils ne tardent pas à découvrir qu’une colonie de fourmis géantes, issues d’une mutation génétique consécutive à des essais nucléaires de l’armée américaine neuf ans plus tôt, en 1945, menace d’envahir le pays… » (Wikipédia)

14081506590015263612453975 dans Fifties SF

THEM ! est sorti la même année que GODZILLA, et en dehors de la taille respectable de leurs héros, ces deux films ont un point commun : la menace nucléaire. Et voilà ce qu’il en coûte à nos scientifiques américains de jouer avec leurs essais : la création involontaire de fourmis mutantes géantes qui menacent les États-Unis !

Impressionnantes et plutôt réussies pour l’époque, y compris au niveau de l’animation, nos gigantesques fourmis se déplacent en émettant des sons stridents, et elles n’hésitent pas à dévorer des êtres humains s’il le faut. Quelques séquences mémorables parsèment ce grand classique des Fifties à l’ambiance particulièrement dramatique, notamment la scène finale de l’attaque de la fourmilière par l’armée.

- Morbius -

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L’avis des spécialistes :

« Comme l’Indien, la fourmi est l’ennemi, l’étranger qu’il faut exterminer : pareillement ils nous dérangent, pareillement on ne peut pas discuter avec, pareillement il faut tirer ; c’est eux (elles) ou nous. Que les Indiens aient été spoliés d’une terre qui leur appartenait , que les fourmis se soient mises à grandir à la suite de mutations causées par les expériences nucléaires menées dans le désert du Névada – cela n’a pas d’importance : à situation historique donnée (et dont les causes premières ont été évacuées des consciences), une seule réponse accordée : le fer et le feu. » (Jean-Pierre Andrevon & Alain Schlockoff / Cent Monstres du Cinéma Fantastique / éd. Jacques Glénat)

« L’image dont je veux vous parler est celle d’une fourmi géante sortant d’un trou dans le sol, avec une cage thoracique dans les mandibules. Le film s’appelle THEM ! [...] J’étais très jeune quand je l’ai vu. Quand on voit ce type d’image étant enfant, on ne les appréhende pas de la même manière qu’un adulte. En un sens, elles ont l’air beaucoup plus réelles. Je n’avais alors jamais rien vu d’aussi choquant que cette image. DES MONSTRES ATTAQUENT LA VILLE est un modèle d’efficacité. » (Joe Dante dans Le Cinéma Fantastique vu par 40 Réalisateurs cultes en 40 Images-Chocs / Hors-série Mad Movies)

« Construites à l’échelle et manipulées par des câbles et des poulies animant les antennes et les yeux, les créatures y gagnent une crédibilité exemplaire que n’égaleront jamais les marionnettes à venir, ni surtout les animaux grossis par effets de transparence. Hollywood y sera sensible en nominant le travail de Ralph Hayers aux Oscars, pourtant supplanté cette année-là par l’équipe Disney de 20000 LIEUES SOUS LES MERS. » (Jean-Pierre Putters / Ze Craignos Monsters, le Retour / éd. Vents d’Ouest)

Autres Monstres Sacrés présentés dans Les Échos d’Altaïr :

Alien / King Kong / Predator / Créature du Lac Noir / Mutant de Métaluna / Ymir /Molasar / Gremlins / Chose / Triffides / Darkness / Morlock / Créature de It ! The Terror from Beyond Space / Blob / Mouche / Créature de Frankenstein / Visiteurs /Martien de La Guerre des Mondes (1953) / E.T. / Pinhead / Michael Myers / Fu Manchu / Leatherface / Jason Voorhees / Tall Man / Damien Thorn / Toxic Avenger / Bruce : le grand requin blanc / La Momie / Le Loup-Garou / Dr Jekyll et Mr Hyde / Golem / Dracula / Orlac / La Bête / Les Krells / Les Pairans / Le Cavalier sans Tête / Le Hollandais Volant / Body Snatchers / Freddy Krueger / L’Homme au masque de cire / Godzilla / Zoltan

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SCIENCE-FICTION TÉLÉVISÉE POLONAISE DES ANNÉES 60

SCIENCE-FICTION TÉLÉVISÉE POLONAISE DES ANNÉES 60

Voici un petit dossier sans prétention dédié à la SF d’Europe de l’Est et plus précisément à la SF télévisée polonaise, et présentant à nos lecteurs des adaptations TV de l’œuvre de deux grands romanciers de la science-fiction polonaise : Czeslaw Chruszczewski et Stanisłas Lem.

OÙ ES-TU LOUISE ? (1964) de Janusz Kubik

SCIENCE-FICTION TÉLÉVISÉE POLONAISE DES ANNÉES 60 dans Dossier 14081407125915263612451749Pour commencer tranquillement cet article, ce téléfilm polonais de 1964 est tiré de la nouvelle « Fotel na autostradzie » du romancier de science-fiction polonais Czeslaw Chruszczewski (1922-1982). Je vous laisse répéter son nom à haute voix et à plusieurs reprises pour vous entraîner à le prononcer. Czeslaw Chruszczewski (donc toujours lui!) a fait ses débuts d’écrivain en Pologne dans les années 60, en gagnant en popularité dans les années 70 en publiant plusieurs romans, deux anthologies d’histoires courtes de SF, mais aussi des scénarios pour des émissions de radio et de télévision, comme c’est le cas avec OÙ ES-TU LOUISE ? (1964, Gdzie jestes, Luizo ?) pour lequel il a adapté sa propre nouvelle. Certaines des œuvres de Czeslaw Chruszczewski ont été traduites dans plusieurs langues, dont le russe, le tchèque, le hongrois, l’allemand et l’espagnol, mais pas en français. Mais il n’est sûrement pas un inconnu pour les fans de SF old-school puisqu’il a reçu de nombreux prix au Congrès européen de SF à Trieste pour l’ensemble de ses écrits dans la science-fiction (1972), à la Réunion internationale des écrivains de SF à Poznan (1973), et lors du Congrès de SF Eurocontrol II à Grenoble (1974) et Eurocontrol III à Poznan (1976), et il a été vice-président du Comité européen de SF.

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Pour en revenir à OÙ ES-TU LOUISE ?, voici son intrigue : Une entité extraterrestre se pose  sur terre et, cachée dans un cirque, elle choisit quatre personnes représentant l’ensemble de l’humanité. Par l’intermédiaire de son émissaire sur terre, Louise, elles deviennent les spécimens de leurs recherches sur les sources primitives de l’espèce humaine…

OÙ ES-TU LOUISE est un téléfilm très étrange et très typé d’une certaine modernité psychédélique naissante surtout à l’Ouest, comme en Angleterre par exemple. Contrairement à ce qu’on pourrait imaginer, la télévision polonaise des années 60 n’était pas dépourvue de petites productions de SF de qualité, souvent courtes, comme le prouvent cette série de téléfilms. OÙ ES-TU LOUISE ? (1964) est surtout une occasion pour son réalisateur, Janusz Kubik, de s’essayer à une longue série d’effets visuels possibles avec les outils audiovisuels de l’époque, cette surenchère accentuant l’irréalité du sujet comme il se doit.

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Stanisław Lem (ou Stanislas Lem en francisant son nom) n’est pas tout à fait un inconnu pour les lecteurs des Échos d’Altaïr car – rappelez-vous – Morbius parlait déjà indirectement de lui dans les Robots-Craignos à propos d’une adaptation de l’un de ses romans inédits en France, « Obłok Magellana » et à propos du film tchécoslovaque de Jindrich Polák, IKARIE XB-1 (1963) et de son robot rigolo.

14081407292915263612451757 dans TrapardWikipédia présente ainsi le romancier polonais : « Stanislas Lem écrit sur l’incommunicabilité entre les humains et les civilisations extra-terrestres et sur le futur technologique de l‘humanité. Il développe des idées sur une société idéale et utopique et explore les problèmes liés à l’existence de l’homme dans des mondes où le progrès technologique supprime tout effort humain. Ses sociétés extra-terrestres mettent en scène des essaims de mouches mécaniques (« L’Invincible ») ou l‘océan pensant (« Solaris ») avec lesquels les Terriens ne peuvent pas communiquer. Des utopies technologiques apparaissent dans Pokoj na Ziemi (Paix sur la Terre) ou dans « La Cybériade ».

Lem est un partisan de la civilisation occidentale. Malgré la censure inhérente au régime staliniste dans lequel il vécut, son œuvre contient une sévère critique du collectivisme. ».

Voici donc deux courts-métrages de la télévision polonaise et réalisés par le duo Marek Nowicki & Jerzy Stawicki, un autre réalisé par le cinéaste Andrzej Wajda, et enfin, un long-métrage fleuve télévisé de space-opéra russe, tous issus de l’imagination de Stanisław Lem.

AMI (1965) de Marek Nowicki & Jerzy Stawicki

14081407325515263612451759Pour commencer, AMI (1965, Przyjaciel) est un téléfilm de 18 minutes tiré de la nouvelle « L’Ami » qui est issue du recueil « Le Bréviaire des Robots » de Stanislas Lem. Une nouvelle dans laquelle un jeune électronicien relate sa rencontre avec un homme étrange, à la recherche de matériel pour un prétendu ami. L’électronicien en question, c’est l’ingénieur Ijon Tichy, personnage central d’une série d’ouvrage tragicomiques de Stanislas Lem dont la plupart des œuvres sont traduites et publiées en France. La plupart des histoires dont l’ingénieur Ijon Tichy est le protagoniste principal sont des historiettes de SF modernes dont la robotique est une des préoccupations centrale , ce qui ne sera pas pour déplaire à Morbius. Et c’est aussi le cas dans AMI (1965, Przyjaciel), un téléfilm à l’ambiance très étrange, voire énigmatique, dont une immense machinerie permet l’alimentation énergétique d’un genre de cyborg à l’apparence humaine.

14081407354615263612451761Pour l’anecdote : le désormais célèbre cinéaste de la Nouvelle-Vague polonaise, Jerzy Skolimowski écrivit le scénario et les dialogues de ce téléfilm et de quelques autres œuvres comme LE COUTEAU DANS L’EAU (1962, Nóż w wodzie), le tout premier long-métrage de Roman Polanski. Ceci alors que Skolimowski suivait les cours de L’École nationale de cinéma de Łódź et qu’il tournait parallèlement sa trilogie ayant pour héros Andrzej Lezczyc, un jeune homme en colère et inadapté qu’il interprétait lui-même devant sa caméra (SIGNE PARTICULIER : NÉANT, WALKOWER et LA BARRIÈRE), ceci aussi avant de s’exiler pour travailler en Angleterre, comme Roman Polanski, et de tourner les classiques qu’on lui connait. Quant à Marek Nowicki & Jerzy Stawicki, ce sont des réalisateurs de la télévision polonaise qui n’ont pas vraiment laissé de traces indélébiles dans l’Histoire du cinéma et de la télévision en dehors de ces deux adaptations courtes de Stanislas Lem.

PROFESSEUR ZAZUL (1965) de Marek Nowicki & Jerzy Stawicki

Autre téléfilm court d’une durée de 22 minutes, toujours réalisé par Marek Nowicki & Jerzy Stawicki, autours du personnage d’Ijon Tichy.

L’intrigue : Ijon Tichy, surpris par l’orage, trouve refuge dans la maison du très antipathique professeur Zazul qui lui dévoile le résultat de ses dernières recherches dans le domaine des maladies mentales… Mais des robots…

Adaptation de la nouvelle « La clinique du docteur Vliperdius » de Stanisław Lem, tirée du recueil « Mémoires d’Ijon Tichy ».

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Comme dans le téléfilm précédent, c’est l’acteur polonais essentiellement de théâtre, Piotr Kurowski (1922-2001), qui incarne Ijon Tichy. Kurowski a surtout été un comédien de scène ou de télévision mais il a très peu travaillé pour le cinéma. Il est néanmoins l’un des protagonistes d’une série TV de SF polonaise, KOSMOS (1988) adaptée d’un roman de Witold Gombrowicz.

PROFESSEUR ZAZUL (1965, Profesor Zazul) est le meilleur à mon goût de ces deux téléfilms. Plus proche du film gothique de Savant Fou mais avec une légère touche paranoïaque en prime, cet épisode en est inquiétant de bout en bout.

MILLE FEUILLE (1968) d’Andrzej Wajda

MILLE FEUILLE (1968, Przekladaniec) est un autre téléfilm, mais d’un durée de 38 minutes et réalisé par Andrzej Wajda (rien que pour lui, le film vaut d’être vu).

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Autre cinéaste de la Nouvelle-Vague polonaise, Andrzej Wajda quant à lui était proche des idées libérales de Solidarność et un ami de Lech Walesa. Il fut découvert en France avec L’HOMME DE MARBRE (1977, Człowiek z marmuru) et L’HOMME DE FER (1981, Człowiek z żelaza), des films politisés qui évoquent les premiers événements provoqués par le syndicat Solidarność. Mais on lui doit aussi de bons films d’auteur, et d’excellents films de guerre comme ILS AIMAIENT LA VIE (1957, Kanał) ou CENDRES ET DIAMANT (1958, Popiół i diament) ou même DANTON (1983), le classique sur la Révolution Française qu’il a tourné en France en compagnie de Gérard Depardieu.

14081407541115263612451787MILLE FEUILLE traite plutôt de science-fiction et de manière humoristique : Dans un futur indéfini, la science a fait de tels progrès que toutes les greffes sont possibles et réalisables. Un coureur automobile en fera les frais en se retrouvant avec un tiers des organes de son frère et co-pilote mort dans un accident de voiture. Ce qui pose plus de problèmes que prévu car les deux frères ont souscrits à une police d’assurance sur la vie, mais la quantité d’organes greffés semble insuffisante pour que les modalités du contrat soient viables. À l’inverse, un pourcentage des organes du défunt ayant été greffés, ce pourcentage est lui aussi non solvable à plein tarif car « considéré en vie », alors que le survivant greffé au tiers n’est plus tout à fait considéré comme vivant. Puis étant devenu en partie physique son propre frère, certains liens et statuts familiaux doivent être désormais modifiés…

Etc… Etc… Etc…

Une comédie futuriste survoltée et très drôle, avec la jeune chanteuse et comédienne d’origine polonaise, Anna Prucnal, deux ans avant son départ pour la France et sa future naturalisation.

SOLARIS (1968) de Lidiya Ishimbayeva & Boris Nirenburg

Tous les fans de SF connaissent plus ou moins SOLARIS. Bien qu’adapté de Stanislas Lem, ce téléfilm déroge un peu à la règle de cet article, puisqu’il n’est non pas polonais mais russe.

L’intrigue : Kris Kelvin rejoint la station spatiale en orbite autour de la planète Solaris, seulement pour trouver ses deux membres d’équipage en proie à des «fantômes», créations de Solaris. Kelvin est bientôt confronté à son propre fantôme, prenant la forme de sa femme décédée, Hari….

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En 1968, quatre ans avant le long métrage d’Andrei Tarkovsky (suivi, en 2001, par l’adaptation de Steven Soderbergh avec George Clooney), la télévision soviétique a tourné ce téléfilm en deux parties, SOLARIS (1968, Solyaris), tiré de l’œuvre la plus célèbre de Stanislas Lem. Comme dans « l’Invincible », écrit deux ans plus tard, l’auteur imagine en 1961, dans « Solaris », la rencontre avec une intelligence extra-terrestre qui échappe complètement au modèle anthropomorphique et qui se double d’un drame humain. Bien qu’un peu long, le téléfilm en noir et blanc des réalisateurs russes Lidiya Ishimbayeva & Boris Nirenburg est une bonne version paranoïaque de l’univers de l’écrivain polonais.

Pour conclure cet article, voici un étrange téléfilm court de science-fiction, sorte de remake polonais moderne des POUPÉES DU DIABLE (1936) de Tod Browning.

LE PREMIER PAVILLON (1965) de Janusz Majewski

L’intrigue : Un jeune scientifique est kidnappé et emmené dans une maison mystérieuse où son ancien professeur mène des expériences pour réduire des êtres humains…

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LE PREMIER PAVILLON (1965, Pierwszy pawilon) est un court téléfilm de 24 minutes. Il s’agit de l’un des premiers films de on réalisateur, Janusz Majewski qui fut l’un des professeurs de L’École nationale de cinéma de Łódź de 1969 à 1991 et qui écrivit des romans sous le pseudonyme de Patrick G. Clark. En plus du rapport évident aux POUPÉES DU DIABLE dans son téléfilm, Majewski fait aussi un petit clin d’œil à une scène culte de L’HOMME QUI RÉTRÉCIT écrit par Richard Matheson. Mais au-delà de ces deux références, LE PREMIER PAVILLON relève plutôt de la science-fiction paranoïaque dont le complot gouvernemental est le nœud de l’intrigue, bien que le téléfilm soit abordé sur un ton léger et presque humoristique, à grands renforts d’airs musicaux de jazz.

- Trapard -

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MON DICO STAR TREK : P COMME… PASSION !

Petit délire de trekker, avec toute la subjectivité que cela suppose et la passion parfois aveugle : voilà mon « Dico STAR TREK »… Vous ne serez pas forcément d’accord avec moi, mais qui a dit que je cherchais à être d’accord avec vous, hein ? Ces propos n’engagent que leur auteur, bien sûr, et s’adressent en priorité aux trekkers et trekkies, mais les autres sont aussi les bienvenus… Live long and prosper.

MON DICO STAR TREK : P COMME... PASSION ! dans Mon dico Star Trek 14081307333415263612449615STAR TREK, c’est une passion qui n’est pas née en moi comme ça, d’un coup, non. Contrairement à STAR WARS, il m’a fallu du temps pour m’immerger pleinement dans son univers car, si vous voulez tout savoir, je n’aimais pas STAR TREK autrefois, il y a bien longtemps… dans une galaxie lointaine…

C’est à la fin des années 70 et au début des années 80, alors que j’avais entre 12 et 13 ans, que je découvre pour la première fois STAR TREK à travers les photos en noir et blanc des premiers Starlog, le célèbre magazine américain qu’un pote avait ramené d’Australie. Ces photos revenaient souvent, et elles finissaient par m’agacer car je n’arrivais pas à situer la série : comme il s’agissait d’images provenant de celle des Sixties, on pouvait très bien voir les héros habillés dans leurs uniformes habituels ou dans des costumes de différentes époques. Normal : nos héros voyageaient parfois dans le temps. Mais ça, j’étais loin de le savoir. Alors STAR TREK, c’était quoi au juste : de la SF ? Du Fantastique ? De l’Action ? De l’Aventure ?… FRUSTRATION !

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Et puis, plus que tout, un personnage m’intriguait vraiment : celui qui possédait des oreilles pointues, des sourcils froncés et une coupe de cheveux incroyable… Était-ce un démon ou le méchant de service ? On le voyait partout, avec son air sérieux. Je n’y comprenais rien, et tout cela finissait par m’agacer car tout était écrit en anglais, donc réellement impossible pour moi, à l’époque, d’y comprendre quoi que ce soit ! STAR TREK, STAR TREK, STAR TREK, encore STAR TREK ! Starlog ne pensait décidément qu’à STAR TREK, moi qui venais de découvrir STAR WARS ! Et mon pote était incapable, lui aussi, de m’expliquer STAR TREK. FRUSTRATION !

14081307361215263612449617Je me souviens également avoir vu un jour à la télévision une émission où j’allais enfin découvrir mes premières images de la série télévisée… Claude Brasseur était l’invité vedette. Un journaliste le suivait dans tous ses déplacements aux États-Unis où l’acteur semblait être en vacances. À un moment il est dans sa chambre d’hôtel et là, derrière lui, la télévision est allumée. Soudain, il la pointe du doigt : c’est le générique de la série STAR TREK qui commence ! Claude Brasseur évoque le phénomène STAR TREK : « Vous voyez cette série ? Ça fait des années qu’elle est continuellement diffusée ! » J’aperçois alors l’Enterprise qui passe devant une planète et le titre de la série s’imprime en lettres d’or ! C’est tout… Je n’en verrai malheureusement pas plus… L’émission passe à autre chose… FRUSTRATION !

Enfin, en 1979, sort STAR TREK : THE MOTION PICTURE dans toutes les salles de cinéma du monde entier, et même en Nouvelle-Calédonie ! Oui, enfin presque… Il faudra tout de même attendre à peu près un an plus tard pour le voir… C’était comme ça à l’époque, sur le Caillou du Pacifique. J’ai alors 14 ans. Je fonce au cinéma pour le découvrir. Le film est projeté dans tout ce qu’il y a de pire pour moi : la salle est minuscule (pour les Calédoniens qui se souviennent, il s’agit de l’une des deux petites salles de cinéma du Village, au centre ville), l’écran est à peine plus grand que celui de mon Home Cinema actuel (pour une vraie salle de cinoche d’époque, c’est un comble !) et on n’entend quasiment rien ! Il y a du monde (la salle est pleine) et ça fait des commentaires sur tout… J’essaie de suivre le film… « Klingon »… « V’Jer »… « Ilia »… « Spock »… ?… Après deux heures de projection, je ressors du cinéma en n’ayant absolument rien compris à l’histoire ! Les images sont superbes, les effets spéciaux magnifiques, la musique extraordinaire, mais je n’ai rien compris… Je viens d’être propulsé dans un univers de SF qui m’est totalement inconnu et qui semble me refouler… FRUSTRATION !

14081307373415263612449618Persévérant, je décide de retourner voir le film quelques semaines plus tard, et cette fois : je vais comprendre ! Il faut que je comprenne ! Mais c’était sans prévoir qu’une gamine assise à mes côtés me ferait du pied durant toute la projection… authentique… Impossible de me concentrer. J’ai chaud. Je réponds à ses appels (du pied, bien sûr). « Klingon »… « V’Jer »… « Ilia »… « Spock »… ?… J’abandonne. Je me dis que, finalement, je ne suis peut-être pas fait pour STAR TREK. FRUSTRATION !

Deux ans plus tard, en 1982, alors que j’ai 16 ans, je découvre au cinéma STAR TREK II : LA COLÈRE DE KHAN. Là, j’adore du premier coup ! Même si ce Khan que semble déjà connaître l’équipage de l’Enterprise m’est inconnu, l’histoire, les personnages, les vaisseaux, les uniformes, la musique me plaisent énormément. C’est du space opera comme je l’aime, avec quelque chose de différent, d’indéfinissable, mais suffisamment bien pour se démarquer de STAR WARS. La touche STAR TREK, en fait, celle que j’apprendrai à reconnaître par la suite. Je retourne voir le film plusieurs fois. C’est vraiment STAR TREK II qui m’a fait aimer STAR TREK. Je veux en savoir plus sur la saga, mais au début des Eighties, Internet n’existe pas, et la presse spécialisée est introuvable en Nouvelle-Calédonie. C’est l’époque où je m’abonne enfin à L’Écran Fantastique. JOIE !

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Deux ans plus tard encore, vers 1984, une douzaine d’épisodes de la série télévisée STAR TREK Sixties sont enfin diffusés en Métropole et en Nouvelle-Calédonie, ENFIN ! Alors que le feuilleton était pratiquement inconnu en France, tout le monde découvre STAR TREK. Je suis heureux ! Je peux enfin voir le STAR TREK que toute la planète connaît sauf moi, petit Français amateur de science-fiction. Je suis alors au lycée. Les épisodes sont diffusés tous les mardis, en fin d’après-midi si mes souvenirs sont bons. Je n’ai qu’une hâte : rentrer chez moi pour m’installer devant mon poste de télévision et regarder mon épisode (que j’enregistre précieusement sur VHS !). JOIE !

14081307402315263612449620Quelques années plus tard, en 1987, alors que je sers sous les drapeaux en France, la 5 programme les trois saisons de STAR TREK ! Mon cousin m’enregistre des épisodes car je ne peux malheureusement pas tous les voir. À l’armée, c’est un autre univers, bien sûr… Mais il y a une petite salle avec une télévision. Le premier arrivé choisit le programme, les autres doivent subir. C’est la loi du plus fort ! J’opte à chaque fois pour un épisode de STAR TREK, bien sûr ! Certains acceptent et regardent avec moi, plutôt intrigués et intéressés par la série. D’autres râlent et zappent rapidement. J’avais plutôt intérêt de la fermer dans ces cas là, c’est moi qui vous le dis… CRAINTE !

Ma passion pour STAR TREK s’est alors définitivement ancrée en moi, et elle ne m’a jamais quitté depuis. J’achèterai par la suite des livres de toutes sortes pour en savoir plus sur cet univers, des romans, des encyclopédies STAR TREK, et bien sûr tous les épisodes, en VHS d’abord, puis en DVD, enfin en Blu-ray… Je m’inscrirai au fan club STAR TREK officiel et à celui de France. Au début des années 90, je créerai la division USS Prometheus du Sci-Fi Club, une branche entièrement dédiée à l’univers de la saga de Gene Roddenberry. Je commanderai les posters, les affiches, les communicateurs et mes uniformes, sans compter divers produits dérivés ! FOLIE !

Je suis rapidement devenu trekker, et non trekkie, nuance importante et à laquelle je tiens. « Un trekkie est un fan de la série Star Trek. Ce mot a été utilisé à la fin des années 1960 par Gene Roddenberry lui-même, et se trouve dans le Oxford English Dictionnary. Parfois « trekkie » est remplacé par « trekker » qui a une connotation moins péjorative. « Trekkie » peut évoquer l’obession, alors que « trekker » signifierait simplement un « amateur » de l’univers de Star Trek. Leonard Nimoy tenta de mettre un terme au débat animé qui opposait les uns et les autres. Lors du show télévisé « Star Trek : 25th Anniversary Special » en 1991, il statua que « trekker » était le bon mot à utiliser. » (Wikipédia)

Et quand vous laissez la parole à un trekker, voilà ce qui arrive : il ne peut plus s’arrêter ! STOP !

- Morbius -

(Des photos de ma collection personnelle illustrent cet article. Et sinon, oui, c’est moi là-haut, en 1994 !)

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NIGHT MONSTER (1942)

NIGHT MONSTER (1942) dans Cinéma 13052108214015263611211209

NIGHT MONSTER (1942) de Ford Beebe

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Pour changer un peu, voici une bonne série B d’horreur, de la Universal Pictures, pour ce Grenier du Ciné Fantastique. L’affiche de NIGHT MONSTER met en vedettes Bela Lugosi et Lionel Atwill, bien que leurs rôles soient assez secondaires, les rôles principaux étant joués par Ralph Morgan, Irene Hervey et Don Porter.

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L’intrigue, inspirée d’une histoire originale et un scénario de Clarence Upson Young, est la suivante :

La psychologue, Dr. Lynn Harper, a été appelée au vieux et sombre manoir d’Ingston, qui a très mauvaise réputation, afin de faire une évaluation de la santé mentale de Margaret Ingston, fille du patriarche, Kurt Ingston. Bien qu’elle affirme être saine d’esprit, Margaret semble profondément perturbée, et trois médecins assez louches (le Dr Timmons, M. Phipps et le Dr Luther King) sont, alors aussi conviés au manoir. Mais, un par un, les médecins sont mystérieusement assassinés…

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NIGHT MONSTER est une bonne série B, un peu méconnue, et réalisée par Ford Beebe, sous contrat pour la Universal Pictures depuis un certain nombres d’années. Ford Beebe est extrêmement connu des fans de Fantastique ou de films de genre, pour sa participation à un certain nombre des plus grands serials de la Universal, des années 30 et 40, comme FLASH GORDON (1936), JUNGLE JIM (1937), BUCK ROGERS (1939), THE PHANTOM CREEPS (1939), FLASH GORDON CONQUERS THE UNIVERSE (1940), THE GREEN HORNET (1940-1941). Spécialiste de la série B, et des tournages rapides, Beebe était considéré comme un « un expert pour faire de bonnes choses à partir de rien ». Et c’est la cas de NIGHT MONSTER, qui est extrêmement bien réalisé, avec un choix très minutieux dans le cadrage et le décor gothique.

- Trapard -

Autres films présentés dans la catégorie Le Grenier du Ciné Fantastique :

La Charrette Fantôme / La Chute de la Maison Usher / Les Contes de la Lune vague après la Pluie / Frankenstein (1910) / Le Cabinet du Docteur Caligari / La Monstrueuse Parade / Le Fantôme de l’Opéra / Double Assassinat dans la Rue Morgue / Docteur X / White Zombie / The Devil Bat / La Féline (1942) / Les Visiteurs du Soir / La Main du Diable / Le Récupérateur de Cadavres / La Beauté du Diable / Un Hurlement dans la Nuit / The Mad Monster / La Tour de Nesle /L’Étudiant de Prague / Les Aventures Fantastiques du Baron de Münchhausen /Torticola contre Frankensberg / Ulysse / Man with Two Lives / The Mad Ghoul / La Tentation de Barbizon / The Flying Serpent / Peter Ibbetson / Le Fantôme Vivant /La Marque du Vampire / Les Poupées du Diable / Le Gorille / Le Voleur de Bagdad / The Savage Girl / Murders in the Zoo / The Vampire Bat /Figures de Cire / L’Oiseau Bleu / L’Aïeule / Genuine / La Charrette Fantôme (1921) / Häxan, la Sorcellerie à travers les Âges / Les Nibelungen / Le Monde Perdu (1925) / Wolfblood / Faust, une Légende Allemande / La Lumière Bleue /Les Chasses du Comte Zaroff / Vampyr ou l’Étrange Aventure de David Gray / Le Fils de Kong / La Révolte des Zombies / L’Homme qui faisait des Miracles / Pinocchio & La Clé d’Or / Le Cœur Révélateur / Le Fantôme Invisible /The Monster Walks / Le Mystère du Château Maudit / Ma Femme est une Sorcière

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LES CLASSIQUES DU CINÉMA BIS

LES CLASSIQUES DU CINÉMA BIS dans Littérature 14072703494415263612413227

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Vieillir a parfois du bon. Parfois seulement…

Je me souviens que je rejetais, étant très jeune, certains films fantastiques et de science-fiction, ceux qui me paraissaient « mal fichus », « fauchés comme les blés », avec des affiches ringardes où des nénettes à moitié nues hurlaient, où un vampire à la Dracula écarquillait ses grands yeux injectés de sang, où un tueur brandissait son arme ensanglantée…

J’ai mis du temps avant de m’y intéresser, mais, progressivement, avec le flot des années, et peut-être un peu lassé d’un certain cinéma, j’ai enfin goûté aux chefs-d’œuvre de la Hammer, ceux dont j’osais me moquer avec insolence, avant, sans même savoir de quoi je parlais, sans compter les Mario Bava et tant d’autres… J’ai découvert peu à peu un univers cinématographique auquel je n’étais pas vraiment habitué, celui qu’on appelle le « cinéma bis ». Je l’ai découvert notamment grâce au fameux (et regretté) « Cinéma de Quartier » de Canal Plus, ou aussi grâce à la chaîne Action qui diffusait, autrefois, en fin de soirée, quelques raretés appartenant à ce genre. Et puis, grâce à certains ouvrages et à la revue Fantastyka, j’ai pu en apprendre encore davantage, sans compter Trapard, éternel grand disciple de la secte du bis, qui m’a permis d’aller encore plus loin grâce à ses articles publiés sur ce blog et grâce à ses conseils avisés.

Sans être fan du cinéma bis, je peux cependant avouer que j’apprécie grandement y plonger assez régulièrement, généralement le dimanche soir, et je suis plutôt fier de la collection de films bis que j’ai accumulée au fil du temps. Certes, je suis loin, très loin d’en posséder autant que certains parmi vous, et j’ai encore d’immenses lacunes dans ce domaine cinématographique, mais j’ai déjà bien progressé, et sans vouloir du tout devenir un expert (nous l’avons déjà dans Les Échos d’Altaïr, si, si, Trapard, c’est de toi que je parle !), j’ai désormais enfin accepté les codes du cinéma bis… enfin…

Et grâce au livre de Laurent Aknin (oui, il serait temps que je vous en parle…), Les Classiques du Cinéma Bis, écrit avec la collaboration de Lucas Balbo, je compte parfaire mes connaissances ! Publié aux éditions Nouveau Monde, cette « deuxième édition augmentée », nous dit-on, rassemble près de 600 pages, chacune proposant un titre du cinéma bis, qu’il s’agisse d’un film fantastique, de SF, d’horreur, d’action, ou d’un péplum, d’un giallo, voire même d’un porno ! Voici que nous raconte la quatrième de couverture :

« Regroupant des genres divers (gore, fantastique, blaxploitation, kung-fu, porno, western, péplum, science-fiction, giallo…) et des réalisateurs mythiques (tels que Sergio Corbucci, Jésus Franco, Mario Bava, Russ Meyer…), le cinéma bis est l’univers du cinéma populaire à petit budget. Il possède ses chefs-d’œuvres et ses navets, ses maîtres et ses ringards, ses stars et ses comédiens pathétiques. Mais il est avant tout le territoire d’un cinéma pas totalement « normalisé », et donc propice à toutes formes de transgressions.

Voici la seconde édition, revisitée et augmentée, du guide illustré et chronologique indispensable à tout amateur de « bis ». Il recense et analyse plus de 500 films, de 1955, à 2013, des œuvres incontestables aux nanars inimaginables ! Plus d’un demi-siècle d’une autre histoire du cinéma. » 

Mais ce n’est heureusement pas qu’à l’amateur de ciné bis que s’adresse Les Classiques du Cinéma Bis, mais aussi et surtout au néophyte, comme moi, qui souhaiterait posséder un guide sur lequel il peut s’appuyer pour arpenter les terres sauvages, et parfois hostiles, de Bisland ! Et j’ai trouvé mon bonheur avec ce bouquin franchement passionnant à lire.

- Morbius -



SPACEMAN et ULTRAMAN

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SPACEMAN

SPACEMAN (スーパー Supa Jaiantsu – Traduisez par « SUPER GÉANT ») est un super-héros japonais et vedette dans une série TV à succès diffusée au Japon entre 1957 et 1959 et produite par la Shintoho Company Ltd. SPACEMAN est aussi connu au Japon sous l’appellation de « Géant en acier » (鋼鉄の Kotetsu no Kyojin ), et aux États-Unis, en tant que STARMAN. En France et en Italie, il est SPACEMAN.

14080908005015263612440731 dans Série TVSPACEMAN a été le premier super-héros du cinéma japonais, et un modèle pour de nombreux autres super-héros japonais à venir comme ULTRAMAN ou KAMEN RIDER, avant que ses aventures soient retranscrites pour la télévision suite à la création du premier super-héros télévisé GEKKO KAMEN (月光仮 – Traduisez par « Masque de Clair de Lune »). Comme la série SPACEMAN, celle de GEKKO KAMEN était diffusé en noir et blanc et a été produite par l’agence de publicité Senkosha et diffusée du 24 Février 1958 au 5 Juillet 1959, avec un total d’environ 130 épisodes. GEKKO KAMEN comme SPACEMAN & ULTRAMAN sont des séries japonaises mythiques du genre Tokusatsu (特撮, contraction de tokushu satsuei (特殊撮影) ou films à effets spéciaux). Ne pas confondre les Tokusatsu avec les Sentai ou Super Sentai (スーパー戦隊シリーズ, Sūpā sentai shirīzu), qui est sous-genre du Tokusatsu concernant uniquement les groupes de supers héros du type BIOMAN ou POWER RANGERS, ni avec les Metal Heros comme le cyborg SPECTREMAN (スペクトルマン, Supekutoruma) ou encore X-OR (宇宙刑事ギャバン, Uchū Keiji Gyaban).

SPACEMAN est une créature créée par l’homme à partir de l’acier, par le Conseil de la paix de l’Emerald Planet, pour détruire le mal et rétablir la paix dans l’univers. Avec ses collants blancs, sa cape et son casque surmonté d’une antenne, il est pratiquement indestructible et vole dans l’espace. Lorsqu’il est envoyé sur Terre pour arrêter les forces du mal, il se déguise en humain mais son identité n’est pas secrète contrairement à Clark Kent/Superman. Il travaille avec les autorités japonaises en les aidant à arrêter les criminels et autres créatures de l’Espace comme les Pairans.

Les épisodes de SPACEMAN ont été remontés pour être diffusés aux États-Unis sous la forme de quatre longs-métrages dans les années 60. Voici l’un d’eux en version anglaise et le plus connu : ATTACK FROM SPACE (1965).

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ULTRAMAN

ULTRAMAN (Urutoraman: Kûsô tokusatsu shirîzu) est la série japonaise mythique du genre Tokusatsu. C’est celle qui a lancé la mode du super héros masqué. Il s’agit d’un véritable phénomène culturel japonais, omniprésent dans l’imaginaire nippon. Elle a été créée par Eiji Tsuburaya et dura de 1966 à 1967. La première série d’ULTRAMAN comporte 39 épisodes en couleurs de 30 minutes chacun, mais une foule d’autres séries vont découler de celle initiale. Ainsi seront lancées ULTRAMAN ACE (1972–1973), ULTRAMAN LEO (1974–1975), ULTRAMAN TIGA (1996–1997) ou ULTRAMAN MAX (2005–2006). Au total, des dizaines de films, séries et dessins animés.

14080908073315263612440734 dans TrapardLe premier épisode d’ULTRAMAN a été diffusé le 17 Juillet 1966, à la suite de la série ULTRA Q, autre série japonaise fantastique mais sans super-héros.

La série raconte l’histoire des cinq membres japonais de la Patrouille Scientifique mondiale, une force de police ultra-sophistiquée équipée d’armements de pointe et de vaisseaux spatiaux. Menée par le capitaine Muramatsu, l’équipe défend la planète contre l’inconnu, les extraterrestres et de monstres qui ravagent la Terre. Au cours d’une mission, le héros, Hayata, rencontre un extraterrestre du nom d’ULTRAMAN venu de la nébuleuse M7B. Celui-ci lui donne une sorte de baguette magique, la « Bêta Capsule », qui lui permet d’échanger sa place avec celle du géant ULTRAMAN lorsque les monstres et extraterrestres attaquent le Japon. Lorsque l’armement de la Patrouille Scientifique mondiale s’avère inefficace, Hayata se transforme en ULTRAMAN…

Chaque épisode est bâti sur le même schéma : un monstre apparait, la patrouille se rend sur les lieux de l’apparition et combat en vain le vilain. Mais ULTRAMAN surgit alors de nulle part.

La construction des épisodes de cette première série d’ULTRAMAN a servi de référence à tous les Tokusatsu des décennies suivantes, pour la plupart produites par la Toei. Ultraman 80 est le seul opus à avoir été diffusé en France.

14080908112215263612440742En France la première apparition d’ULTRAMAN s’est faite en 1988 sur M6 via l’émission « Graffi’6 » sous le titre d’ULTRAMAN 2080, avant de rejoindre TF1 et Club Dorothée en 1991, le titre devenant ULTRAMAN 80. Pour l’occasion, Bernard Minet a interprété un nouveau générique (il chantait déjà celui de la version de M6), dont voici les paroles : « Héros venu du ciel, pour que l’amour soit éternel. Lorsque la Terre est en danger. Ultraman vient nous sauver. Ultraman, Ultraman, tu viens d’une autre planète. Et tu sais bien que peut-être, tu l’as quittée à tout jamais. Ultraman, Ultraman, lorsque souffle la tempête… Pauvre héros, au secours des terriens, tu n’as jamais peur de rien. Tu es le héros de l’amitié. Ultraman vient nous sauver. Ultraman ! »

Tout comme SPECTREMAN et d’autres Tokusatsu, ULTRAMAN est un dérivé des kaijū eiga (怪獣映画 « cinéma des monstres »), notre héros de l’espace, autrement dit le mec plus ultra, affrontant lui aussi de nombreux Kaijū (怪獣 « bêtes étranges » ou « bêtes mystérieuses »). Les Ultra Kaiju (ウルトラ怪獣 Urutora Kaiju) sont d’ailleurs les monstres qui apparaissent dans les différentes séries d’ULTRAMAN.

Voici une longue bande-annonce de la première série de 1966-1967 qui devrait ravir les fans de Kaijū .

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- Trapard -

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Mais ça fait déjà un p’tit bout de temps qu’on n’a pas fait le point, dites donc ! Et la liste s’allonge de plus en plus… Bon, alors sachez que sur CosmoFiction, ces dernières semaines, il y a eu des vampires, encore une fois des Gremlins, mais aussi des Galaxy Rangers, des chevaliers de l’espace, un enfant du diable, une île aux trente cercueils, et toutes sortes de bons instantanés en provenance des Eighties, car CosmoFiction c’est la SF et le Fantastique des années 80, bien sûr ! Alors, pour vous y rendre, cliquez sur le titre !

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Instantané : LES GRIFFES DE LA NUIT (1984)

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STARZINGER, LES CHEVALIERS DE L’ESPACE (1978-1979-1984)

STARFIGHTER (1984)

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MONSTRES SACRÉS : ZOLTAN

MONSTRES SACRÉS : ZOLTAN dans Cinéma bis 14050303003115263612199975

14080710310215263612436962 dans Cinéma bis américain

Mieux dressé que le doberman génétiquement modifié d’EMBRYO (1976, Created to Kill) et plus féroce que Zeus et Apollon de la série MAGNUM, Zoltan est le chien de Faith Smith, le serviteur de Dracula. Empalé et enterré avec lui dans le caveau ancestral des Dracula en Europe centrale, ce sont des militaires de l’armée Rouge qui découvrent par hasard leurs sépultures, ouvrent l’un des cercueils et enfin ôtent le pieu du cœur de Zoltan. Tiré du royaume des morts, Zoltan en profite pour en extraire également son maître pour s’embarquer pour les États-Unis, pour y retrouver les Drake, les derniers descendants du comte Dracula…

14080710320915263612436965 dans FantastiqueBeaucoup plus mythique que le film n’est bon, Zoltan est une petite légende du cinéma d’horreur gothique. Il est le héros de ZOLTAN, LE CHIEN SANGLANT DE DRACULA (1978, The Hound of Dracula) réalisé par Albert Band (le papa de Charles Band).

Perdu au milieu du berger allemand blanc de DRESSÉ POUR TUER (1982, White Dog), du saint-bernard de CUJO (1983), du dogue de MAX, LE MEILLEUR AMI DE L’HOMME (1993, Man’s Best Friend), Zoltan, avec sa longue gueule de “déterré” aux canines acérées, fait figure de mort-vivant au milieu de tous ces tueurs velus. Néanmoins, il est corps et âme (on peut le dire) entièrement dévoué à son maître qu’il suit partout, et ce, jusqu’au caveau. Il lui obéit au doigt et à l’œil lumineux (puisqu’il exécute ses ordres et ses missions meurtrières par le biais de la télépathie). Il a même tendance à multiplier ses complices canins en vampirisant quelques vifs et agiles dogues et bergers allemands.

Seul l’inspecteur Branko, sorte de Van Helsing soviétique moderne, se mettra en travers du chemin de Zoltan et de sa horde.

- Trapard -

Autres Monstres Sacrés présentés dans Les Échos d’Altaïr :

Alien / King Kong / Predator / Créature du Lac Noir / Mutant de Métaluna / Ymir /Molasar / Gremlins / Chose / Triffides / Darkness / Morlock / Créature de It ! The Terror from Beyond Space / Blob / Mouche / Créature de Frankenstein / Visiteurs /Martien de La Guerre des Mondes (1953) / E.T. / Pinhead / Michael Myers / Fu Manchu / Leatherface / Jason Voorhees / Tall Man / Damien Thorn / Toxic Avenger / Bruce : le grand requin blanc / La Momie / Le Loup-Garou / Dr Jekyll et Mr Hyde / Golem / Dracula / Orlac / La Bête / Les Krells / Les Pairans / Le Cavalier sans Tête / Le Hollandais Volant / Body Snatchers / Freddy Krueger / L’Homme au masque de cire / Godzilla

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