• Accueil
  • > Archives pour novembre 2014

Archives

Archive pour novembre 2014

DRIVE-IN : LES MONSTRES DE L’APOCALYPSE (1966)

DRIVE-IN : LES MONSTRES DE L'APOCALYPSE (1966) dans Cinéma bis 13051809153815263611200263

14112207493815263612726502 dans Cinéma bis japonais

LES MONSTRES DE L’APOCALYPSE (Kairyū Daikessen)
Année : 1966
Réalisateur : Tetsuya Yamauchi
Scénario : Masaru Igami & Mokuami Kawatake
Production : ?
Musique : Toshiaki Tsushima
Pays : Japon
Durée : 94 min
Interprètes : Hiroki Matsukata, Tomoko Ogawa, Ryutaro Otomo, Bin Amatsu, Nobuo Kaneko…

14112207500715263612726506 dans Drive-in

LES MONSTRES DE L’APOCALYPSE (1966, Kairyū Daikessen) ou NINJA APOCALYPSE, ou encore THE MAGIC SERPENT et GRAND DUEL IN MAGIC, est un OVNI de la Toei Company Ltd. Réalisé par Tetsuya Yamauchi, d’après un scénario de Masaru Igami adapté d’une histoire de Mokuami Kawatake, LES MONSTRES DE L’APOCALYPSE est un tokusatsu mais aussi un kaiju féodal tout en étant un film fantastique de ninja. Le film retranscrit un conte populaire japonais, « Jiraiya Goketsu Monogatari » (« l’Histoire de Gallant Jiraiya »), une légende classique datant de plusieurs siècles démontrant que les méchants sont toujours punis.

14112207500015263612726505 dans Film des 60's

L’intrigue : Un riche et courageux orphelin recherchant le traître qui fomente une rébellion pour assassiner son père, et une jeune fille abandonnée à la recherche de sa famille affrontent de nombreux obstacles, dressés par des bandes de truands à la solde des traites qui surgissent en travers de leur route provoquant de terribles batailles. Leurs adversaires se transforment en de gigantesques monstres de l’age préhistorique en utilisant la magie ninja et font des ravages considérables lors de leurs combats, provoquant des destructions semblables à celles d’un tremblement de terre…

14112207494515263612726503 dans Science-fiction

LES MONSTRES DE L’APOCALYPSE est un pur Daikaijû avec des transformations de méchants en dragons. Après sa diffusion au Japon, l’Amercican International Television en a acheté une copie pour une diffusion tv aux États-Unis, comme elle le faisait régulièrement avec des films de SF soviétiques, les Macistes italiens et bon nombre de Kaijù de la Toei. Le film est sorti en VHS en France en 1980 sous ce titre des MONSTRES DE L’APOCALYPSE. Je me souviens d’ailleurs parfaitement l’avoir loué avec un copain en 1983 à Nouméa lorsque nous étions gamins, avec plusieurs films de Kung Fu et quelques Kaijù-eiga, et m’être demandé s’il s’agissait de l’un ou de l’autre genre, tellement arts martiaux et créatures nippones se mêlent les uns aux autres.

- Trapard -

Autres articles publiés dans la catégorie Drive-in :

L’Oasis des Tempêtes / It Conquered the World / The Giant Claw / Bataille Au-Delà des Étoiles / Attack of the Fifty Foot Woman / Cat-Women of the Moon / Le Fantôme de l’Espace / Mesa of Lost Women / Gorilla at Large / The Amazing Colossal Man / The Beast with a Million Eyes / The Astounding She-Monster / The Deadly Mantis / La Fiancée du Monstre / Not of this Earth / The Night the World Exploded ! / Viking Women and the Sea Serpent / Curse of the Faceless Man / Le Peuple de l’Enfer / Rodan / Supersonic Saucer / World Without End / La Fille du Docteur Jekyll / The Monster that Challenged the World / Baran, le Monstre Géant / Frankenstein’s Daughter / Giant from the Unknown / I married a Monster from Outer Space / How to make a Monster / J’enterre les Vivants / The Manster /King Dinosaur / Les Envahisseurs de la Planète Rouge / Ring of Terror /This is not a Test / Le Monstre vient de la Mer / La Cité  sous la Mer / The Beast of Hollow Mountain / Le Labyrinthe / L’Île Inconnue / Bride of the Gorilla /Lost Continent / La Légion du Désert / The Astro-Zombies / El Extraño Caso del Hombre y la Bestia / Le Renne Blanc & La Résurrection de la Sorcière /The Vampire & The Return of Dracula / Le Lac de la Mort / Teenage Caveman / Drive-in spécial Mars /Dans les Griffes du Vampire /The Monster of Piedras Blancas / La Tête Vivante / Destination Planète Hydra / Incubus

Rejoignez le groupe des Échos d’Altaïr IV sur Facebook !

INDEX DU BLOG



LES GUERRES DES ÉTOILES : 1975-1985, L’INVASION SF

LES GUERRES DES ÉTOILES : 1975-1985, L'INVASION SF dans Cinéma 14072703494415263612413227

14092609164315263612556353 dans Littérature

De tous les genres de l’Imaginaire, la Science-Fiction a toujours été mon préféré. Et dans ce vaste univers que représente la SF, le sous-genre appelé « space opera » demeure sans hésitation mon grand favori. La série télévisée COSMOS 1999 est la responsable de mon amour inébranlable pour l’opéra de l’espace, un coup de foudre que j’ai eu vers 10 ans. Puis viendront, PLANÈTE INTERDITE, LA GUERRE DES ÉTOILES et bien sûr STAR TREK…

Alors, quand j’ai appris la parution prochaine du livre de Jérôme Wybon (voir interview ici), Les Guerres des Étoiles : 1975-1985, l’Invasion SF (sacré titre !), j’ai trépigné d’impatience, je suis devenu nerveux et j’ai commencé à ne plus dormir. Comprenez donc : un livre ENTIÈREMENT consacré au space opera à travers le cinéma et la télévision allait enfin paraître, un livre français, de surcroît (et je doute même que les Anglo-Saxons possèdent son équivalent) !

Je me suis donc empressé de le commander dès sa mise en vente. Maintenant que je l’ai sous les mains (ou plutôt sous les yeux), je peux affirmer qu’il correspond à toutes mes attentes même si, forcément, j’aurais souhaité encore plus de pages, de textes et de photos ! Mais ça, c’est le fan qui parle.

« Le succès totalement inattendu et planétaire de LA GUERRE DES ÉTOILES bouleverse l’industrie du cinéma  et de la télévision. De Hollywood à Cinecittà, en passant par des studios japonais ou turcs, producteurs, réalisateurs et scénaristes du monde entier se passionnent alors pour des vaisseaux spatiaux, des races extraterrestres et des conflits intergalactiques. C’est aussi l’époque où des artistes et des techniciens de génie vont révolutionner pour toujours le domaine des effets spéciaux.

Cette fièvre de science-fiction qui, jusqu’en 1985, envahit petit et grand écran a un nom : le space opera. Voici son histoire complète et illustrée à travers ses précurseurs et ses suiveurs, ses réussites et ses échecs, ses chefs-d’œuvre et ses navets. »

Ainsi parle la quatrième de couverture de ce superbe ouvrage grand format, papier glacé, de plus de 200 pages, publié aux éditions Huginn & Muninn. À l’intérieur, ce sont COSMOS 1999, SAN KU KAÏ, GALACTICA, LE TROU NOIR, STAR TREK, ALIEN, BUCK ROGERS AU XXVe SIÈCLE, MOONRAKER, FLASH GORDON, ULYSSE 31, STAR CRASH, DUNE, 2010 et tant d’autres qui forment un merveilleux opéra de l’espace aux photos colorées et souvent rares, et aux anecdotes toujours fort intéressantes à lire.

On apprend ainsi que Sylvia Anderson (femme de Gerry Anderson, créateur des THUNDERBIRDS et de COSMOS 1999) détestait le couple Martin Landau et Barbara Bain de la série COSMOS 1999, ou que GALACTICA de Glen A. Larson devait connaître une deuxième saison écrite en collaboration avec Isaac Asimov (oui, carrément !).

Si vous aimez la SF, et en particulier le space op, Les Guerres des Étoiles : 1975-1985, l’Invasion SF est incontestablement un beau livre à acheter de toute urgence en cette fin d’année riche en parution d’ouvrages sur nos genres favoris, une pièce de collection ! Ne vous privez pas !

- Morbius -



HERCULE : LA CRITIQUE

HERCULE : LA CRITIQUE dans Cinéma 14111907290515263612717788

HERCULE
de Brett Ratner
avec Dwayne Johnson, John Hurt…

La légende d’Hercule revisitée par Hollywood, attention ça va saigner !

On retrouve Dwayne Jonhson dans le rôle d’un Hercule qui construit sa légendre grâce au groupe de mercenaires qui le suit. Ces derniers ont tous leur spécialité, on nous fait bien comprendre que ce n’est que grâce à eux qu’Hercule a batti sa réputation. En gros, ça casse un peu le mythe. Finalement, au terme d’une guerre qu’il livre pour le mauvais camp (ça, il ne sont pas très malins), Hercule retourne sa veste et décide de botter les fesses de ceux pour qui il a combattu, afin de libérer le peuple opprimé ! Quel Héros ! Bref, je résume la suite : combat, combat, combat, y a plein de morts, combat, combat, combat, Hercule renoue avec son lien divin, combat, combat, combat, il massacre tous les méchants, fin du film.

14111907291215263612717789 dans Di Vinz

Alors que dire de cet énième Hercule d’apparence bien foutu ? D’une part, qu’il ne tient pas ses promesses, ça c’est sûr. Mais il n’est pas non plus dénué du moindre charme. La réalisation est moyenne, quelques plans sont hasardeux, mais les effets spéciaux sont réussis. D’autre part, il est assez drôle. Quelques rares blagues font mouche. Ah, aussi, le plastron que porte Dwayne Jonhson dans ce film n’est absolument pas adapté à son corps, cela le rend un peu ridicule…

14111907291715263612717790 dans Merveilleux

En conclusion : si vous aimez les films avec de la baston tout du long, il y a peut-être des chances que vous appréciez. Sinon, je pense pouvoir dire sans crainte que vous ne ratez pas grand chose.

- Di Vinz -

Image de prévisualisation YouTube

Autres critiques de Di Vinz :

Critiques express / Oblivion / Upside Down / Cloud Atlas / Iron Man 3 / After Earth /Star Trek Into Darkness / Man of Steel / World War Z / Pacific Rim – Wolverine, le Combat de l’Immortel – R.I.P.D. Brigade Fantôme / Elysium / Thor, le Monde des Ténèbres / Le Hobbit : La Désolation de Smaug / Snowpiercer, le Transperceneige / Critiques express DVD, Blu-ray et ciné / X-Men Days of Future Past / Critiques express DVD, Blu-ray et ciné (2) / Critiques express : Robocop & 47 Ronin / Lucy / Ninja Turtles / Edge of Tomorrow

Rejoignez le groupe des Échos d’Altaïr IV sur Facebook !

INDEX DU BLOG



LA FLEUR DE PIERRE (1946)

LA FLEUR DE PIERRE (1946) dans Cinéma 13052108214015263611211209

LA FLEUR DE PIERRE (1946) d’Aleksandr Ptushko

14111807272515263612714326 dans FantastiqueUn nouveau petit classique d’Aleksandr Ptushko (ou Alexandre Ptouchko, si on francise son nom) et produit par la Mosfilm dans ce Grenier du Ciné Fantastique, après LA CLÉ D’OR (1939, Золотой ключик / Zolotoï klioutchik).

L’intrigue de LA FLEUR DE PIERRE (1946, Каменный цветок) est inspiré de plusieurs contes de l’Oural écrits par Pavel Bajov (1879-1950) :

Prokopitch est un vieux ciseleur de pierre qui a le jeune Daniel comme disciple. Un jour, Prokopitch ne peut terminer le travail d’une cassette de malachite d’une grande beauté et c’est Daniel qui s’en charge. Félicité de tous, on lui commande une coupe en forme de fleur. Une jeune fille, Katia, alors que Daniel était près de la rivière, lui montre une fleur d’une beauté exceptionnelle dont le jeune artisan s’inspire. Il aurait aimé cependant trouver la fleur originelle de pierre dont un vieux conteur lui dit qu’elle pousse sur la Montagne de Cuivre, domaine d’une magicienne qui est la maîtresse des richesses souterraines. L’hiver venu, Daniel épouse Katia, mais il se sent irrémédiablement poussé vers la forêt à la recherche de la fleur de pierre…

14111807302215263612714328 dans Le grenier du ciné fantastique

Contrairement à LA CLÉ D’OR (1939), LA FLEUR DE PIERRE n’est pas du tout réalisé à l’aide de l’animation mais avec de vrais comédiens (très bons d’ailleurs) et tout en couleurs. Et l’univers féerique et magique de l’enfance reste le fil conducteur du cinéma d’Aleksandr Ptushko, comme de bon nombre de grands films tournés sous le régime soviétique.

Vous pouvez le consulter directement sur YouTube ici en version originale, mais avec une option pour les sous-titrages en anglais.

- Trapard -

Autres films présentés dans la catégorie Le Grenier du Ciné Fantastique :

La Charrette Fantôme / La Chute de la Maison Usher / Les Contes de la Lune vague après la Pluie / Frankenstein (1910) / Le Cabinet du Docteur Caligari / La Monstrueuse Parade / Le Fantôme de l’Opéra / Double Assassinat dans la Rue Morgue / Docteur X / White Zombie / The Devil Bat / La Féline (1942) / Les Visiteurs du Soir / La Main du Diable / Le Récupérateur de Cadavres / La Beauté du Diable / Un Hurlement dans la Nuit / The Mad Monster / La Tour de Nesle /L’Étudiant de Prague / Les Aventures Fantastiques du Baron de Münchhausen /Torticola contre Frankensberg / Ulysse / Man with Two Lives / The Mad Ghoul / La Tentation de Barbizon / The Flying Serpent / Peter Ibbetson / Le Fantôme Vivant /La Marque du Vampire / Les Poupées du Diable / Le Gorille / Le Voleur de Bagdad / The Savage Girl / Murders in the Zoo / The Vampire Bat /Figures de Cire / L’Oiseau Bleu / L’Aïeule / Genuine / La Charrette Fantôme (1921) / Häxan, la Sorcellerie à travers les Âges / Les Nibelungen / Le Monde Perdu (1925) / Wolfblood / Faust, une Légende Allemande / La Lumière Bleue /Les Chasses du Comte Zaroff / Vampyr ou l’Étrange Aventure de David Gray / Le Fils de Kong / La Révolte des Zombies / L’Homme qui faisait des Miracles / Pinocchio & La Clé d’Or / Le Cœur Révélateur / Le Fantôme Invisible /The Monster Walks / Le Mystère du Château Maudit / Ma Femme est une Sorcière / Night Monster / The Undying Monster / Dead Men Walk / Le Soleil Volé / Le Vaisseau Fantôme / La Tour des Sept Bossus / The Return of the Vampire / Carcasse l’Immortel / The Vampire’s Ghost & The Catman of Paris

Rejoignez le groupe des Échos d’Altaïr IV sur Facebook !

INDEX DU BLOG



LES MONTAGNES HALLUCINOGÈNES

LES MONTAGNES HALLUCINOGÈNES  dans Fantastique 14072703494415263612413227

Le blog Flynn SFFF vous présente une parution littéraire de la SF, du Fantastique ou de la Fantasy en roman ou BD. Flynn, éternel dévoreur d’ouvrages, vous décortique son bouquin du jour…

14111712190215263612711416 dans Flynn

Les Montagnes Hallucinogènes est un récit écrit par Arthur C. Clarke en 1940 et publié aux Éditions La Clef d’Argent en 2008.

« Une expédition scientifique découvre sur le continent antarctique les ruines cyclopéennes d’une cité antédiluvienne, vestige d’une civilisation préhumaine disparue. Disparue ? Rien n’est moins sûr. Au cœur de ce labyrinthe méphitique gisent peut-être d’effroyables entités cosmiques prêtes à resurgir et à engloutir l’humanité sous un flot d’horreurs indicibles…

Cela ne vous rappelle rien?… Les Montagnes Hallucinées, bien sûr ! Le chef-d’oeuvre de HP Lovecraft qu’Arthur C. Clarke parodie avec jubilation et un humour tout britannique alors qu’il n’a que 22 ans. Publié à l’origine en 1940 dans l’un des premiers fanzines de science-fiction, ce prototype absolu du pastiche lovecraftien était demeuré inédit en français.

Mondialement célèbre pour l’adaptation cinématographique que fit Stanley Kubrick de son roman 2001: L’Odyssée de l’Espace, Arthur C. Clarke est avec Isaac Asimov et Robert A. Heinlein l’une des figures marquantes de la science-fiction. »

Les Montagnes Hallucinogènes est une œuvre pastiche Lovecraftienne. Cette œuvre est encore une fois un hommage au célébrissime Lovecraft. Il s’agit aussi du premier ouvrage de la collection Fhtagn (le second étant Moi, Cthulhu), destinée aux pastiches et autres hommages Lovecraftiens.

Une nouvelle vraiment excellente, encore une fois, parodiant la célèbre nouvelle Les Montagnes Hallucinées de Lovecraft. Un condensé d’humour, à chaque page. Bien que ce soit une parodie, l’impression qu’il s’agisse d’une nouvelle Fantastique sérieuse est tout de même présente. La traduction de Philippe Gindre est très complète, et les notes qu’il fournit permettent de comprendre les références, etc. Tout ce que vous ne comprenez pas y est expliqué. L’introduction quant à elle nous en apprend plus sur l’auteur, Arthur C. Clarke, futur grand nom de la Science-Fiction, et sur Les Montagnes Hallucinogènes.

Vous devez faire lire Les Montagnes Hallucinogènes à tout le monde, vos amis, votre famille, votre chien, Cthulhu, afin de passer un bon petit moment de rigolade.

- Flynn -

Autres livres présentés par Flynn :

Dangereuses visions : le Necronomicon en BD / Agharta : le Temps des Selkies / Le Dernier Roi des Elfes / Le Niwaâd / Moi, Cthulhu / Docteur Sleep / Saigneur de Guerre / Le Démon aux Mille Visages / Le Gardien de la Source / Universal War Two (T1) : Le Temps du Désert / Blake et Mortimer : L’Onde Septimus / Culture Geek / Attention aux Morts / Out There – volume 1 /L’Encyclopédie du Hobbit / Quantex (T1) : Le Songe des Immortels / Quantex (T2) : La Révolte des Ombres / Chroniques des Ombres / Le très grand Nettoyage / Les Pantins Cosmiques / Cornes / Le Miroir des Templiers (T1) : New Paris / Nosfera2 / Soutenez le financement de l’ouvrage « Gore – Dissection d’une Collection » / Taupe / Le Monde de Fernando / Moi, Lucifer / LŒuf de Dragon /Ghouls of Nineveh / Ténèbres 2014 / Le Piège de Lovecraft / Cagaster – tome 1 / Le Cycle d’Ardalia : Le souffle d’Aoles / Agent des Ordres / Le Dieu était dans la Lune / Arthaé / Le Code du Chasseur de Primes / L’Aigle de Sang

Rejoignez le groupe des Échos d’Altaïr IV sur Facebook !

INDEX DU BLOG



EDGE OF TOMORROW : LA CRITIQUE

EDGE OF TOMORROW : LA CRITIQUE dans Cinéma 14111607162815263612707071

EDGE OF TOMORROW
de Doug Liman
avec Tom Cruise, Emily Blunt, Brendan Gleeson…

Tom Cruise et la Science-Fiction, c’est devenu une histoire d’amour. En tout cas on peut dire que ça réussit à l’acteur scientologue. Souvenez-vous, MINORITY REPORT, chef d’œuvre de Spielberg, c’était lui. Et l’année dernière, dans OBLIVION, l’un des meilleurs films de 2013, c’était lui aussi. Tom revient cette fois dans EDGE OF TOMORROW, super production dans laquelle il joue le Major Bill Cage, un réserviste qui vient de perdre son agence de pub et fait désormais de la com pour l’armée britannique en guerre contre l’envahisseur extraterrestre.

14111607165315263612707073 dans Di Vinz

L’Europe entière est sous contrôle alien. Cage est au départ un petit publicitaire carrément lâche, qui va aller jusqu’à faire du chantage à son général pour ne pas prendre part à l’assaut imminent des plages françaises. Il y est quand même envoyé, en tant que déserteur. Sans son titre de major, Cage n’est qu’un troufion, il n’a pas la moindre expérience du combat, il sera lâché contre son gré au cœur d’une bataille perdue d’avance et se fera tué inévitablement. Toutefois il ne mourra pas et se réveillera sur le tarmac de la base où on l’a envoyé. La même journée va se reproduire et il se fera encore tuer, avant de se réveiller à nouveau au même endroit et ainsi de suite, condamné à voir cette journée se répéter inlassablement, totalement impuissant face à la défaite de son camp, car lorsqu’il tente d’expliquer le phénomène au corps armée ou de le prévenir de la dérouillée qu’ils vont prendre, tout le monde le prend pour un fou. Alors comment sortir de cet enfer ? À force de revivre la même journée, Cage va être capable de tout calculer à l’avance. Il va littéralement se métamorphoser en un super soldat.

14111607165715263612707074 dans Science-fiction

Tout ça n’est pas sans rappeler les intrigues d’UN JOUR SANS FIN ou d’un certain épisode de STARGATE SG-1, dans lesquels les protagonistes principaux sont confrontés à une boucle temporelle. Mais c’est ici traité différemment, sous une atmosphère de guerre totale. D’ailleurs, pour ne citer que la scène centrale, le chaos qui règne lors de l’attaque de la plage est plutôt bien retranscrit.

L’intrigue, quant à elle, se dénoue petit à petit mais met un certain temps à vraiment se lancer. Le spectateur est gratifié d’une première partie géniale dans laquelle Cage va d’abord découvrir son « pouvoir » puis tester mille et une façons d’échapper au massacre de la plage avant de se résigner à combattre. La transformation du personnage est en effet un point fort du film, si ce n’est son atout principal. Porté par un Tom Cruise parfait et une technique qui restera sans faille, tout dans cette première partie ne peut que nous réjouir.

14111607164815263612707072

Ensuite il y a la partie initiation qui joue encore énormément sur les prémonitions du héros mais d’une façon différente, grâce au personnage de Rita Vatrasky, qui va guider et entraîner Cage jusqu’à faire de lui une véritable machine à tuer.

La dernière partie est plus chargée en émotion et moins en action, elle est peut-être un peu moins maîtrisée que les deux premières, mais elle conclut très bien le film.

Je serai concis : EDGE OF TOMORROW est l’un des meilleurs films que j’ai pu voir cette année, et je suis officiellement réconcilié avec Tom Cruise qui prouve une fois de plus qu’il gagne à participer à ce genre de projet. Super film, à voir absolument.

- Di Vinz -

Image de prévisualisation YouTube

Autres critiques de Di Vinz :

Critiques express / Oblivion / Upside Down / Cloud Atlas / Iron Man 3 / After Earth /Star Trek Into Darkness / Man of Steel / World War Z / Pacific Rim – Wolverine, le Combat de l’Immortel – R.I.P.D. Brigade Fantôme / Elysium / Thor, le Monde des Ténèbres / Le Hobbit : La Désolation de Smaug / Snowpiercer, le Transperceneige / Critiques express DVD, Blu-ray et ciné / X-Men Days of Future Past / Critiques express DVD, Blu-ray et ciné (2) / Critiques express : Robocop & 47 Ronin / Lucy / Ninja Turtles

Rejoignez le groupe des Échos d’Altaïr IV sur Facebook !

INDEX DU BLOG



DRIVE-IN : INCUBUS (1966)

DRIVE-IN : INCUBUS (1966) dans Cinéma bis 13051809153815263611200263

14111507413915263612705081 dans Cinéma bis américain

INCUBUS
Année : 1966
Réalisateur : Leslie Stevens
Scénario : Leslie Stevens
Production : Daystar Productions
Musique : Dominic Frontiere
Pays : États-Unis
Durée : 78 min
Interprètes : William Shatner, Milos Milos, Allyson Ames…

Il a été question d’INCUBUS il y a quelque temps dans un dossier de Mad Movies consacré aux réalisateurs qui n’ont tourné qu’un unique film. Et c’est le cas de cette perle rare tournée par le producteur Leslie Stevens qui est souvent considérée comme un film culte. Ceci vient surtout du fait qu’INCUBUS soit entièrement parlé en espéranto et que le film ait été perdu pendant de nombreuses années. La bande originale avait brûlé lors d’un incendie et toutes les copies étaient également brûlées, détruites ou perdues, la légende autour du film ayant évidemment été accentuée par le côté sulfureux de son sujet. Une copie avec des sous-titres français a cependant été retrouvée à la Cinémathèque française et la chaîne Sci Fi Channel en a financé la restauration.

L’intrigue : Sur une île, dans le village de Nomen Tuum, des succubes pervertissent les hommes avant de les tuer et les donner en pâture au dieu des ténèbres. L’une d’elles, Kia, voulant se lancer un défi plus difficile que de séduire les hommes trop facilement corruptibles, part à la rencontre de Marko, un jeune soldat blessé au front et revenu auprès de sa sœur, Arndis. Kia ne peut s’empêcher de tomber amoureuse de cet homme qui lui voue un amour pur. Souillée par ces sentiments, elle fait appel à son frère, le maître des ténèbres : Incubus. Il s’engage alors une lutte primitive entre le bien et le mal, les croyants et les démons…

14111507414815263612705083 dans Drive-in

Le réalisateur du film, Leslie Stevens, qui était avant tout scénariste et producteur pour la télévision, et notamment créateur de la série TV AU-DELÀ DU RÉEL (1963-1965, The Outer Limits), en restera à cet unique coup d’essai pour le cinéma. En plus de la perte de toutes les copies du film, les comédiens Milos Milos et Ann Atmar incarnant respectivement Incubus et Arndis se donnèrent la mort un an après le tournage dans des conditions assez mystérieuses, et la fille de l’actrice Eloise Hardt, jouant Amaël, fut kidnappée et assassinée. William Shatner fut l’un des seuls à ressortir grandi d’INCUBUS puisqu’il triomphait dès l’année suivante dans la série TV STAR TREK. Le même Shatner qui auparavant ne faisait que diverses apparitions dans des épisodes de séries TV comme ALFRED HITCHCOCK PRÉSENTE (1952-1962, Alfred Hitchcock Presents), LA QUATRIÈME DIMENSION (1959-1964, The Twilight Zone), ROUTE 66 (1960-1964), AU-DELÀ DU RÉEL (1963-1965), DES AGENTS TRÈS SPÉCIAUX (1964-1968, The Man from U.N.C.L.E.), LE FUGITIF (1963-1967, The Fugitive) et, au cinéma, un rôle étonnant de politicien haineux et ultra-conservateur dans LA HONTE (1962, The Intruder) de Roger Corman. C’est d’ailleurs plutôt amusant de le voir réciter de l’espéranto dans INCUBUS.

14111507415015263612705084 dans Fantastique

INCUBUS fut tourné dans le comté de Monterey en Californie, et craignant que les autorités lui refusent la permission de tourner un film d’horreur dans la région, Stevens a concocté un faux scénario intitulé « Religious Leaders of Old Monterey », en espéranto, et avec des indications scéniques et des descriptions sur des moines et des agriculteurs du Moyen-Âge.

INCUBUS a été réalisé lors d’une mini-mode de films précurseurs sur la sorcellerie et le satanisme qui déferla tout le long des années 60 et qui explosera vraiment dans les années 70. Des classiques se démarquant aussi du cinéma gothique des 60′s comme THE CARNIVAL OF SOULS (1962), L’ŒIL DU MALIN (1966, Eye of the Devil), ROSEMARY’S BABY (1967), LES VIERGES DE SATAN (1968, The Devil Rides Out), CURSE OF THE CRIMSON ALTAR (1968) et quelques autres… Et ne pas confondre INCUBUS (1966) de Leslie Stevens avec un autre très bon film sur ce même thème satanique et sorti en 1982 : INCUBUS (The Incubus) de John Hough.

14111507414515263612705082 dans Film des 60's

Plus fascinant et hypnotique que réellement angoissant, le film de Leslie Stevens rappellerait plutôt certaines ambiances médiévales légèrement spirituelles et sur-éclairées, avec des personnages empreints de légèreté théâtrale tournées et mis en scène par le Suédois Ingmar Bergman dans LA SOURCE (1960, Jungfrukällan), par exemple, et certains cadrages et relations entre personnages féminins dans INCUBUS rappelant même certaines scènes de PERSONA du même Bergman, qui est sorti la même année 1966.

- Trapard -

Autres articles publiés dans la catégorie Drive-in :

L’Oasis des Tempêtes / It Conquered the World / The Giant Claw / Bataille Au-Delà des Étoiles / Attack of the Fifty Foot Woman / Cat-Women of the Moon / Le Fantôme de l’Espace / Mesa of Lost Women / Gorilla at Large / The Amazing Colossal Man / The Beast with a Million Eyes / The Astounding She-Monster / The Deadly Mantis / La Fiancée du Monstre / Not of this Earth / The Night the World Exploded ! / Viking Women and the Sea Serpent / Curse of the Faceless Man / Le Peuple de l’Enfer / Rodan / Supersonic Saucer / World Without End / La Fille du Docteur Jekyll / The Monster that Challenged the World / Baran, le Monstre Géant / Frankenstein’s Daughter / Giant from the Unknown / I married a Monster from Outer Space / How to make a Monster / J’enterre les Vivants / The Manster /King Dinosaur / Les Envahisseurs de la Planète Rouge / Ring of Terror /This is not a Test / Le Monstre vient de la Mer / La Cité  sous la Mer / The Beast of Hollow Mountain / Le Labyrinthe / L’Île Inconnue / Bride of the Gorilla /Lost Continent / La Légion du Désert / The Astro-Zombies / El Extraño Caso del Hombre y la Bestia / Le Renne Blanc & La Résurrection de la Sorcière /The Vampire & The Return of Dracula / Le Lac de la Mort / Teenage Caveman / Drive-in spécial Mars /Dans les Griffes du Vampire /The Monster of Piedras Blancas / La Tête Vivante / Destination Planète Hydra

Rejoignez le groupe des Échos d’Altaïr IV sur Facebook !

INDEX DU BLOG



DOCTOR WHO : SAISON 8

DOCTOR WHO : SAISON 8 dans Science-fiction 14012708415615263611933240

14111408074415263612703011 dans Série TV

Synopsis

Extraterrestre de 900 ans, le Docteur est un aventurier qui voyage à travers le temps et l’espace à l’aide de son vaisseau, le TARDIS (Time And Relative Dimension In Space), qui, pour mieux s’adapter à l’environnement, a l’apparence d’une cabine téléphonique. Le Docteur voyage en compagnie d’une jeune fille. Ensemble, ils font de nombreuses rencontres sur les diverses planètes qu’ils explorent. Après sa dernière régénération, le Docteur revient sous une forme inattendue. Sa compagne de voyage, Clara, devra faire des efforts pour accepter la nouvelle identité de son ami.

Après une coupure de plus d‘un an, le Docteur revient pour une huitième saison riche en rebondissements et en émotions. L’apparition du nouveau Docteur survient dans le « Spécial Noël » et laisse Clara surprise. Ensemble, ils vont affronter de nouveaux dangers et se mettre en travers du chemin des « bad guys » de l’univers entier. Rien de neuf me direz-vous, c’était déjà le cas depuis la première saison. Oui, vous répondrais-je, mais l’alchimie qui existait entre Pond et le Docteur sera-t-elle de retour entre Peter Capaldi et Jena Colleman ? Pourront-t-ils surmonter leurs a priori et affronter ensemble les dangers qui menacent l’univers ? Mais surtout, fera-t-il beau l’été prochain ? Êtes-vous prêts à explorer l’Univers du Docteur Who avec moi ? Oui ? Accrochez-vous bien, c’est parti !

14111408075415263612703012 dans Skarn

Nouvelle saison, nouveau Docteur

Après trois ans de bons et loyaux services, le « Mad men in a blue box », Matt Smith, jette l’éponge et cède sa place à un nouvel acteur : Peter Capaldi. Et le changement est radical. En effet, Smith à été le plus jeune acteur à interpréter le rôle du Docteur (26 ans lors de la diffusion de sa première saison) et, de ce fait, il était novice dans la profession. À contrario Capaldi, 56 ans au compteur (et le plus vieux Docteur de la nouvelle génération), n’est pas inconnu du showbiz puisqu’il officie depuis le début des années 80. On a pu le voir auparavant au cinéma dans des films tels que LES LIAISONS DANGEREUSES ou WORLD WAR Z, mais également sur le petit écran dans HERCULE POIROT, INSPECTEUR BARNABY, mais surtout TORCHWOOD et… DOCTOR WHO. Eh oui, Capaldi n’est pas étranger à la licence WHO et ses dérivés puisqu’il a déjà interprété (avec brio) un ministre dans la saison 3 de TORCHWOOD, et également un personnage dans l’un des épisodes de la quatrième saison, je vous laisse chercher lequel…

À ses côtés, Jenna Coleman rempile pour le plus grand plaisir de ses fans. La jolie petite brune n’est certes pas l’artiste la plus connue, mais on a tout de même pu apprécier ses rôles dans CAPTAIN AMERICA : FIRST AVENGER ou la série TITANIC. Une novice oui, mais au charme et au talent certains. On croisera également plusieurs acteurs des saisons précédentes au hasard des épisodes : Dan Starkey, Catrin Stewart ou Neve McIntosh par exemple. Cette saison nous offrira également l’occasion de découvrir Samuel Anderson déjà vu dans EMMERDALE.

14111408075815263612703013

Les saisons se succèdent…

Nouveau Docteur donc, et de ce fait, nouvelle psychologie pour le personnage et les relations qu’il entretient avec sa compagne. Mais ce ne sera pas le seul changement qu’offrira cette saison. En effet, le rythme et le style des épisodes est totalement différent de ce qu’on a pu voir depuis 2005. Plus d’épisodes doubles cette fois, contrairement aux saisons précédentes. Une intrigue principale en retrait, laissant libre court à des scénarii plus légers mais assumés. Des histoires qu’on croirait voir dans des films à gros budget et non dans une série anglaise.

Cette saison sera également l’occasion de se rendre compte à quel point le budget de la série a évolué. Les effets spéciaux n’ont en effet plus rien à envier à ceux des blockbusters hollywoodiens. Appréciez donc ceux de Mummy on the Orient Express ou Flatline pour vous en convaincre. Cette fois les décors cartons pâtes et les sfx approximatifs ne sont plus de mise, pour le plus grand plaisir de nos pupilles.
Bref, une cassure par rapport à l’ère Matt Smith à tous les niveaux, mais surtout un véritable retour aux sources.

14111408080515263612703014

… Et reviennent aux origines

En effet, les vrais fans, ceux de la première heure, auront remarqué un point essentiel de cette nouvelle saison : Peter Capaldi. L’artiste marque dès le premier épisode sa volonté de renouer avec le premier Docteur, William Hartnell, en réinterprétant à sa manière un Docteur bien moins humain que les précédents. On retrouve en effet toutes les qualités et les défauts du premier Docteur : plus vieux, ce qui évite les relations ambiguës avec Clara mais déçoit cette dernière de ne pouvoir espérer plus. Plus manipulateur : il n’a pas peur d’utiliser les autres pour que son plan aboutisse. Plus égocentrique : Moi, Moi et surtout Moi, avec un personnage comme Robin des Bois, le duel d’égo est juste énorme. Plus macho : Clara se voit bien souvent rabaissée, mais vu qu’elle ne se laisse pas faire, les situations cocasses surviennent. Des points plutôt négatifs quand on y pense…

Oui, mais il y a un « mais ». Le Docteur a les deux cœurs gros comme ça, et s’il ne le montre pas, on ne peut faire autrement que le deviner. Dénigrer Clara pour mieux la protéger ? La laisser aux portes de la mort pour mieux la sauver ? Pas de soucis. Faire mine d’ignorer Danny et le rabaisser pour sauver la situation ? Il fait. Capaldi reprend les mauvais cotés d’Hartnell en le rendant plus humain, et rien que ça, c’est un exploit qu’on ne peut qu’applaudir.

14111408151415263612703031

Retour aux sources et innovations

En choisissant de casser les codes de la série actuelle, Moffat a pris des risques. Ceux-ci sont-ils calculés ? C’est possible en effet. Retour à la case « vieux Docteur » donc, mais la saison 8 ne se cantonne pas à cela : elle est bourrée de clins d’œil à la première saison des Classics. Nous avons déjà abordé le sujet : Capaldi, bien que plus jeune, incarne un Docteur ressemblant fortement à celui qu’interprétait Hartnell. Il est également difficile de ne pas penser au tout premier épisode de 1963 quand on voit le Tardis remisé dans un foutoir près d’une école. Comment ne pas voir en Clara Owswald, professeur, la toute première compagne du Docteur : Barbara Wright, professeur également ? Dany Pink n’est-il pas lui-même une nouvelle version de Ian Chesterton ?

Mais ce n’est pas tout. On peut également, en cherchant un peu, y découvrir des références à la culture britannique : le héros tireur de flèches en est un bon exemple, mais saurez-vous trouver quelques notes de Pink Floyd dans cette saison ?

À n’en pas douter, avec cette huitième saison, la BBC a voulu rendre hommage à la toute première de 1963, et elle le fait bien.

14111408154215263612703032

Bon alors, depuis tout ce temps, la série est-elle parfaite ?

Ouuuuiii, mais non. Si les fans de la première heure apprécieront ce retour aux sources, les petits newbiz ne connaissant que la nouvelle série pourraient bien être surpris par cette version du Docteur. Ici, pas d’intrigue principale, ou alors elle n’est vraiment que peu exploitée au profit d’épisodes « stand alone » . Ceux-ci sont très bon, tant dans leurs scénarii que dans l’interprétation des acteurs, mais cette absence d’histoire maîtresse pourra dérouter. Exit également les épisodes doubles et les intrigues effrayantes : cette année vous pourrez laisser les enfants regarder sans problème.

Fini les scénarii torturés donc, même si le final comporte tout de même un twister intéressant, quelque chose que l’on n’avait pas vu venir et en laissera plus d’un sur l’arrière train.

À contrario la série a bel et bien atteint sa maturité en termes d’effets spéciaux : ceux-ci, en effet, n’ont plus rien à envier aux productions américaines. Vous resterez scotchés devant l’Orient Express ou les aliens inquiétants de Flatline, soyez-en sûrs !

14111408163215263612703033

Quelques bonnes raisons d’apprécier DOCTOR WHO : saison 8

  • Jenna Coleman: Bon sang qu’elle est jolie, et après avoir été plus ou moins laissée de coté avec l’ère Matt Smith, la voici en pleine forme.
  • Peter Capaldi : J’en étais certain après avoir vu son rôle dans TORCHWOOD(qui m’avait tiré les larmes, et pas qu’un peu), il incarne magistralement le Docteur.
  • Les scénarii : Dignes des grandes productions hollywoodiennes. On retrouvera d’ailleurs des idées plutôt sympas dans The Heist ou Mummy on the Orient Express
  • L’humour : Certes, ce n’est pas le même qu’avec Eccleston, Tennant ou Smith, mais vous serez surpris !
  • Jenna Coleman : Comment ça je me répète ? Bon OK, j’avoue, je suis sous le charme !

14111408171415263612703034

Conclusion personnelle

Après une septième saison qui avait laissé les fans déçus, il était obligatoire que le changement soit opéré, tant dans le style que dans la forme. Steven Moffat, maintenant aux commandes de la série a donc décidé de trancher en changeant non seulement de Docteur, mais également en modifiant le style des épisodes. Pour cela, Moffat a pris le parti de revenir aux origines de la série en nous offrant un Docteur âgé, cynique et pour le moins désagréable. Il donne également à Jenna Coleman un rôle à sa mesure et lui offre même un épisode. En ce qui me concerne, c’est une réussite, d’autant que Matt Smith ne m’avait pas véritablement convaincu.

NotaSkarn : 17/20

- Skarn -

Image de prévisualisation YouTube

Autres articles de Skarn :

Autre Monde cycle 2 : Entropia Final Fantasy XIII-2 : Final Test / Eragon : L’Héritage / Vampire Diaries / Stephen King : 22/11/63 / Hex : La Malédiction / Lost Girl / Defiance : saison 1 / The Secret Circle : saison 1 / Under the Dome : saison 1 /Siberia : saison 1 / Doctor Who (2005) : saison 1 / Doctor Who Classic : saison 1 / The Walking Dead : saison 1 / Doctor Who (2005) : saison 2 / Sleepy Hollow : saison 1 / Doctor Who (2005) : saison 3 / Dracula : saison 1 / Doctor Who Classic : saison 2 / Doctor Who (2005) : saison 4 / Lost Girl : saison 4 / Almost Human : saison 1

Autres articles publiés dans la catégorie Série TV :

Supernatural / Cosmos 1999 / Legend of the Seeker / Star Trek remasterisé / Le Prisonnier, nouvelle série / Les séries d’Irwin Allen / Trois épisodes de Cosmos 1999 / Les Envahisseurs / Ce que la nouvelle série Battlestar Galactica aurait dû être… / Enterprise / Stargate Universe / Night Gallery / Dossiers Brûlants (Kolchak, the Night Stalker) / The Starlost / Scream Show / Voyage au Fond des Mers / Star Maidens ou Les Filles du Ciel / Space Command / Space Academy / Belphégor /La Brigade des Maléfices / Jason of Star Command / Métal Hurlant Chronicles /Spectreman / Vampire Diaries / The Robinsons : Lost in Space / Hex : la Malédiction / Lost Girl / MS3K ou Mystery Science Theater 3000 / Defiance : saison 1 / The Secret Circle : saison 1 / Under the Dome : Saison 1 / Siberia : saison 1 / Doctor Who (2005) : saison 1 / Doctor Who Classic : saison 1 / The Walking Dead : saison 1 / Les Aventures du Docteur Fu Manchu / Doctor Who (2005) : saison 2 / Sleepy Hollow : saison 1 / Doctor Who (2005) : saison 3 / Dracula : saison 1 / Doctor Who Classic : saison 2 / Doctor Who (2005) : saison 4 / Lost Girl : saison 4 / Almost Human : saison 1

Rejoignez le groupe des Échos d’Altaïr IV sur Facebook !

INDEX DU BLOG



NINJA TURTLES : LA CRITIQUE

NINJA TURTLES : LA CRITIQUE dans Cinéma 14111308472215263612700845

NINJA TURTLES
de Jonathan Liebesman
avec Megan Fox, William Fichtner, Will Arnett…

Ce nouveau TORTUES NINJA promettait dès le premier trailer un souffle d’air frais, se démarquant des anciens opus, avec son propre design, sa propre ambiance. Finalement le film est assez proche da la toute première adaptation, il est modernisé certes, on y reviendra, mais il suit un fil conducteur quasi similaire.

April enquête sur des déchets radioactifs et fait la relation avec le clan des Foots à la tête duquel se trouve le redoutable Shredder. Elle découvre rapidement que le « justicier » qui combat ce gang de méchant terroristes est en réalité une bande de tortues mutantes adeptes des arts martiaux. Elles vont aider April à vaincre Shredder et à faire la lumière sur l’affaire du mutagène. La seule originalité dans cette intrigue – qu’on connait tous – réside dans le fait que c’est April elle-même qui a nommé les Tortues (Leonardo, Michelangelo, Donnatello et Raphael) car c’était ses tortues quand elle était petite… Je ne vous en dit pas plus, mais tout se recoupe de façon très commode, l’intrigue est plus ou moins faiblarde.

14111308472715263612700846 dans Di Vinz

Évidemment ce n’est pas pour l’intrigue qu’on va voir ce film mais bel et bien pour les effets spéciaux et pour voir ces nouvelles Tortues en image de synthèse ! Le résultat est convaincant. Chaque Ninja a son propre faciès, sa propre corpulence, sa propre personnalité. Ces critères sont respectés par rapport à l’œuvre originale.

Shredder n’est pas en reste, puisqu’en plus d’être over cheaté, lui aussi bénéficie d’une modélisation en image de synthèse du plus bel effet. La réalisation est impeccable, cependant il y a une étrange sensation de déjà vu… Ces effets spéciaux et cette mise en scène font parfois penser à TRANSFORMERS. Oui, c’est ça, c’est un blockbuster à la Michael Bay en somme.

Les tortues sont fun, Shredder est balèze, l’image est belle, Megan Fox en April O’Neil est sympa, sans plus (son pote cameraman lui piquerait presque la vedette), et voilà, c’est tout ce que j’ai retenu. Il n’y a pas grand chose d’autre à dire. On peut peut-être rappeler que le réalisateur de ce film est le même qui avait réalisé LA COLÈRE DES TITANS… donc ne vous attendez pas à une tuerie.

- Di Vinz -

Image de prévisualisation YouTube

Autres critiques de Di Vinz :

Critiques express / Oblivion / Upside Down / Cloud Atlas / Iron Man 3 / After Earth /Star Trek Into Darkness / Man of Steel / World War Z / Pacific Rim – Wolverine, le Combat de l’Immortel – R.I.P.D. Brigade Fantôme / Elysium / Thor, le Monde des Ténèbres / Le Hobbit : La Désolation de Smaug / Snowpiercer, le Transperceneige / Critiques express DVD, Blu-ray et ciné / X-Men Days of Future Past / Critiques express DVD, Blu-ray et ciné (2) / Critiques express : Robocop & 47 Ronin / Lucy

Rejoignez le groupe des Échos d’Altaïr IV sur Facebook !

INDEX DU BLOG



CINÉMA DE SCIENCE-FICTION DES ANNÉES 90 – partie 3

CINÉMA DE SCIENCE-FICTION DES ANNÉES 90 - partie 3 dans Cinéma bis 14111205261615263612697966

LES HÉROS DES MONDES FUTURS (ET SOUVENT DÉVASTÉS)

Le film post-apocalyptique des années 80 définissait déjà bien certaines bases du post-nuke moderne avec ses hordes de mutants évoluant au sein d’une totale anarchie futuriste. Ainsi le diptyque THE TERROR WITHIN produit par Roger Corman M.N.I. MUTANTS NON IDENTIFIÉS (1989, The Terror Within) de Thierry Notz est un comme un avant goût de post-ALIEN post-apocalyptique.

Au lendemain d’une guerre bactériologique qui a éradiqué la population mondiale, une poignée de scientifiques, derniers survivants de ce monde dévasté, s’est mise en quête de trouver le vaccin salvateur. Enfermés dans un laboratoire situé à 500 pieds sous terre dans le désert de Mojave, ils ne sont pourtant pas seuls : les Gargouilles, des mutants irradiés, rôdent alentour. Parmi les scientifiques, une femme kidnappée par une Gargouille se retrouve enceinte et accouche d’un enfant monstrueux…

Dans ce premier volet, le vieux George Kennedy côtoie Andrew Stevens qui incarne David, le héros du film. Stevens reprend son rôle dans la suite, DANGER MUTATIONS (1991, The Terror Within 2) qu’il réalise lui-même en faisant jouer sa propre mère, Stella Stevens, ancienne comédienne hollywoodienne.

Après une catastrophe naturelle, les seuls survivants sont presque tous devenus des monstres mutants. Mais une dernière colonie de scientifiques lutte pour survivre sous terre…

14111205182115263612697961 dans Cinéma bis américainJe ne m’engouffrerai pas dans une interminable énumération de post-ALIEN des 90′s, mais dans ce genre précis, METAMORPHOSIS, THE ALIEN FACTOR (1990) de Glenn Takakjian est un très agréable nanar de l’espace.

Le docteur Michael Foster dirige une équipe de généticiens qui mène des recherches top secret. Il injecte notamment des échantillons provenant de l’espace intersidéral dans les veines de grenouilles. Mais il se fait mordre par mégarde…Ses veines et ses artères se mettent à gonfler, de terribles suintements de liquide noir l’accablent, sa peau se déforme et son visage se tuméfie de l’intérieur. Ses collègues Nancy et Elliot mettent alors tout en œuvre pour renverser le processus. En vain ! Désormais seul le canon atomique pourrait l’arrêter… 

Le film est en V.O. ici.

Les années 90 étant le prolongement de la décennie précédente, les comédiens John Saxon, Russ Tamblyn (TWIN PEAKS) et Christopher Mitchum se retrouvent aussi enrôlés dans des aventures futuristes nanardesques avec AFTERSHOCK (1990) de Frank Harris.

Durant la Troisième Guerre mondiale qui sévit sur Terre, un alien débarque discrètement et prend forme humaine. Apprenant l’anglais à l’aide d’un dictionnaire, il se met à faire des bonnes et des mauvaises actions…

Le B Movie de SF permet aussi à de jeunes comédiens de se faire connaître par le biais des DTV. C’est le cas de Robert Z’Dar dont le physique lui permettait de jouer le flic zombie grimé des MANIAC COP et que l’on croise dans plusieurs post-nukes ou dans certains films d’anticipation à petit budget, dont DRAGONFIGHT (1990) de Warren A. Stevens où il côtoie Charles Napier.

Dans le futur, de grandes corporations internationales dépensent des millions de dollars pour organiser des combats de gladiateurs télévisés. Un jour, l’un d’eux décide de désobéir à l’ordre d’effectuer un combat dans le désert de l’Arizona et il s’enfuit. La traque commence alors…

14111205303715263612697967 dans Dossier

Les Français ne sont pas en reste puisque F.J. Ossang tourne LE TRÉSOR DES ÎLES CHIENNES (1990) dont la diffusion a été malgré tout assez confidentielle.

Dans un futur incertain, une expédition est envoyée aux îles Chiennes pour retrouver un ingénieur découvreur d’une nouvelle forme d’énergie…

Et Marc Caro et Jean-Pierre Jeunet de réaliser leur DELICATESSEN (1991).

Dans un futur étrange, inquiétant et burlesque, un ancien clown est engagé comme concierge dans un hôtel. Le quartier est peuplé de « troglodistes », d’un boucher, d’un éleveur de grenouilles et de fabricants de boîtes à « Meuh ». Sur fond de guerre et de terrorisme, le voyageur va découvrir l’amour…

En 1991, c’est le grand come-back de Connor MacLeod dans HIGHLANDER, LE RETOUR (1991, Highlander II: The Quickening) réalisé de nouveau par le cinéaste australien Russell Mulcahy et avec plus de SF encore que dans l’opus précédent. MacLeod y retrouve son vieil ami Ramirez et ensemble ils luttent en 2024 contre Katana, un immortel de la planète Zeist, planète d’origine de tous les immortels et venu sur Terre pour les tuer. MacLeod a supervisé la conception d’un bouclier-laser destiné à protéger la Terre des rayons du soleil tandis qu’une puissante entreprise oblige la population à payer un impôt pour pouvoir en bénéficier. Une fois la couche d’ozone reformée et le bouclier-laser devenu inutile, MacLeod et Ramirez vont également lutter contre la compagnie qui l’exploite dans son propre intérêt financier…

On retrouve donc Sean Connery aux côtés de Christophe Lambert, mais cette fois-ci Virginia Madsen (DUNE, CANDYMAN) et Michael Ironside (SCANNERS, TOTAL RECALL, STARSHIP TROOPERS) font aussi leur entrée dans la saga.

14111205335415263612697968 dans Dossier : Cinéma SF des Années 90

Au sujet du fait que le premier volet d’HIGHANDER (1986) a bien fonctionné au box-office européen mais pas du tout aux États-Unis, Nanarland indique : « Après un bref passage à vide, Christophe Lambert tente de relancer sa carrière en revenant à l’un des rôles qui ont fait sa gloire, en tournant HIGHLANDER, LE RETOUR. Il se répand dans les médias en ressassant sa fierté d’avoir tourné ce film qui, c’est sûr, va combler ses fans. Ce petit cachottier de Christophe se garde bien de dire que l’un des producteurs a imposé un scénario absurde qui a massacré le film. Catastrophe artistique, HIGHLANDER, LE RETOUR tétanise d’horreur des salles entières, consterne les fans du premier et réalise l’exploit de nanardiser rétrospectivement toute la franchise. Commence alors pour Christophe Lambert un long chemin de croix : les jeunes spectateurs des années 80 l’adulaient, ceux des années 90 lui jetteront des tomates. »

Wikipédia informe sur l’existence d’HIGHLANDER 2 : RENEGADE VERSION que je n’ai jamais vu : « C’est une version director’s cut, plus longue, qui change complètement le point de vue du film. Russell Mulcahy a rappelé quelques acteurs quelques années après la sortie du film, pour tourner des scènes supplémentaires, et redoubler d’anciennes. Toute référence aux extraterrestres est alors supprimée : les immortels viennent dorénavant d’une ancienne civilisation extrêmement avancée. Le doublage français de cette version n’a pas été corrigé, et fait toujours référence aux extraterrestres. Seule la bande son anglaise reflète le point de vue du réalisateur »

14111205364015263612697969 dans Science-fictionBien que moins futuriste, HIGHLANDER 3 (1994, Highlander III: The Sorcerer) d’Andrew Morahan est nettement meilleur, plus crédible et finalement plus proche du premier volet. Et Mario Van Peebles y est excellent dans le rôle de Kane, puis Deborah Kara Unger, particulièrement jolie.

À l’époque du Japon féodal, au XVIe siècle, Connor MacLeod part à la découverte d’un maître. Il rencontre l’immortel Nakano qui lui enseigne une partie de son savoir. Mais MacLeod est poursuivi par Kane, un autre immortel. Il parvient à le retrouver et tue le sage Nakano. Mais la puissance du quickening fait s’effondrer la grotte et Kane est enterré vivant avec les deux autres immortels qui lui étaient alliés. Puis au XXe siècle, des recherches archéologiques libèrent les trois immortels prisonniers, et Kane se remet à la recherche de Connor MacLeod qui vit désormais à Marrakech avec son fils adoptif, John.

Mais pour revenir à plus futuriste que la saga des HIGHLANDER, celle d’ALIEN NATION, sorte de polar de science-fiction commencé en 1988 par Graham Baker avec FUTUR IMMÉDIAT, LOS ANGELES 1991, se poursuit tout le long des années 90.

Dans le futur, des extraterrestres se sont implantés sur Terre. Après des années passées sous quarantaine, ils sont libres d’aller et venir mais sont victimes d’une nouvelle forme de discrimination. Dans ce contexte, Samuel Francisco est le premier officier de police extraterrestre. Son partenaire est un vétéran de la police. Ils devront surmonter leurs différences pour mettre à mal les complots des dirigeants extraterrestres…

14111205390115263612697970 dans TrapardJe ne résumerai pas les épisodes suivants, tous produits par la télévision américaine, mais je me contenterai de les énoncer : la série TV ALIEN NATION (1989) en 22 épisodes, puis ALIEN NATION (1989) d’Harry Longstreet. Les suivants étant tous réalisés par Kenneth Johnson : ALIEN NATION, DARK HORIZON (1994), ALIEN NATION, BODY AND SOUL (1995), ALIEN NATION, MILLENNIUM (1996), LES MUTANTS (1996, Alien Nation: The Enemy Within), ALIEN NATION, THE UDARA LEGACY (1997).

Autre sujet d’anticipation et métaphore de la montée des haines et des manipulations pendant les périodes de crises économiques, PRAYER OF THE ROLLERBOYS (1990) de Rick King, est un bon teen-movie futuriste avec Corey Haim (PEUR BLEUE, GÉNÉRATION PERDUE) et Patricia Arquette toute jeunette.

Dans un futur indéterminé, les États-Unis ont sombré dans une immense décadence économique et morale, avec en prime une montée du racisme primaire. Griffin est un jeune adulte qui gagne sa vie comme livreur de pizza et qui s’occupe, en plus, de son jeune frère. Un ancien camarade de jeunesse de Griffin, Gary Lee, est devenu le chef d’une bande de loubards, les Rollerboys, qui prônent la suprématie blanche, s’adonnant à de nombreux larcins et se déplaçant toujours en rollers. Quand son frère commence à se rapprocher de cette bande de voyous et à idolâtrer Gary Lee, Griffin accepte la proposition que lui fait la police d’infiltrer cette bande…

En 1991, Mad Max est de retour dans NEON CITY (1991) de Monte Markham. Bon, il faut dire qu’ici Max ce n’est pas Mel Gibson mais Michael Ironside. D’ailleurs, il ne s’appelle pas non plus Max mais Harry M. Stark, mais on sent tout de même le besoin de la part des concepteurs du film de faire un MAD MAX même si plus de cent cinquante réalisateurs s’y sont essayés tout au long des années 80. Néanmoins NEON CITY (1991) est un bon western post-apocalyptique.

14111205423415263612697971En l’an 2053, la Terre a été dévastée par une expérience militaire qui a mal tourné. La couche d’ozone est partie, les nuages ​​radioactifs dérivent à travers les plaines, et les réactions imprévisibles et intenses des ultra-violets sont mortelles. Dans ces conditions, un groupe de voyageurs tente de rejoindre la ville frontière de Jéricho pour atteindre le refuge de Neon City, ville imaginaire et paradisiaque…

Moins post-apocalyptique au sens premier du terme, ACTION MUTANTE (1992, Acción mutante), d’Álex de la Iglesia, nous vient d’Espagne et de la part d’un réalisateur aux films démesurément drôles et déjantés.

Dans un monde futur gouverné par « des gens bien », un groupe terroriste de mutants dirigé par Ramon Yarritu kidnappe la fille d’Orujo, un riche homme d’affaires, pour défendre les droits des gens laids. Échappant à la police dans leur vaisseau spatial, Ramon tente de tuer les membres de son gang afin de garder la rançon pour lui seul. Le voyage prend brutalement fin lorsqu’ils s’écrasent sur Axturiax, la planète des mineurs fous où aucune femme ne vit…

14111205445315263612697973

Co-produit avec l’Australie, FORTRESS (1993) de Stuart Gordon annonce le grand retour de Christophe Lambert dans un film de SF. Stuart Gordon, qui était l’un des maîtres du gore dans les années 80 pour les productions Brian Yuzna (RÉ-ANIMATOR, FROM BEYOND), réalise pas mal de films de SF durant les 90′s pour Full Moon, dont un cultissime ROBOJOX (1990) qui aura d’ailleurs une suite avec ROBOT WARS (1993) tourné par Albert Band. FORTRESS présente une intrigue musclée au sein d’un État-Policier futuriste numérisé et privatisé.

En 2018, la Terre est en crise à cause de la surpopulation. Une règle est instaurée : chaque famille ne peut avoir qu’un seul enfant. John Brennick et sa femme Karen enfreignent cette règle en raison de la mort de leur premier enfant. Ils sont condamnés à la prison à vie dans une prison à sécurité maximum de la société MENTEL. Personne n’a réussi a s’en évader, c’est pourquoi on l’appelle LA FORTERESSE…

À la fin des années 90, le cinéaste néo-zélandais, Geoff Murphy a tourné FORTRESS 2 : RÉINCARCÉRATION (1999, Fortress 2: Re-Entry) qui est nettement moins bon.

Depuis sa spectaculaire évasion de la prison Men-Tel, John Brennick se terre avec sa femme et son fils au cœur d’une forêt. Malgré les années, le puissant consortium n’a pas renoncé à pourchasser celui qui a osé triompher de son fleuron technologique carcéral. Pour permettre à sa femme et à son fils de fuir, John se sacrifie et retombe aux mains de Men-Tel. La prison, dirigée par la sulfureuse Susan Mendenhall, se trouve désormais sur une station spatiale. Mais John Brennick l’a déjà prouvé dans le passé : aucun système n’est infaillible…

14111205475315263612697975

La télévision française a aussi produit son sujet d’anticipation avec la série produite par la regrettée La Cinq, LES HORDES (1991) de Jean-claude Missiaen (RONDE DE NUIT, TIR GROUPÉ) avec Corinne Touzet, Nils Tavernier et Jean-pierre Kalfon sur une bande-originale de Bernie Bonvoisin (de Trust).

Et si les pauvres, las de leur misère et de notre indifférence, se fédéraient en hordes barbares ? Dans notre futur immédiat, les déclassés et les déshérités de notre société rançonnent les automobilistes. Ils forment des groupes paramilitaires afin de conquérir les villes… Ils se structurent en parti politique et deviennent graduellement un État dans l’État… Sous une fausse identité, un policier limogé infiltre le mouvement…

TC 2000 (1993) de T.J. Scott est une série B d’anticipation proche du premier MAD MAX et plutôt réussie malgré le manque de moyens évidents. Et années 90 obligent, le film nous propose quelques scènes de combats de kickboxing. Si en plus des gladiateurs, tu aimes aussi les combattants haltérophiles, ce film est pour toi :

14111205505315263612697976Quelque part, dans un futur indéterminé, une catastrophe naturelle a tué une grande partie des humains. Les riches se sont terrés dans des abris, les pauvres ont formé des gangs à la surface de la Terre pour parvenir à survivre parmi le chaos. Jason Storm, un gardien des territoires souterrains, a vent d’un complot visant à exterminer tous les peuples vivant à l’air libre. Il doit parvenir à l’air libre et combattre Sumai, un maître des arts martiaux, afin de déjouer le complot…

TC 2000 permet aussi de mettre en avant l’excellent pratiquant des arts-martiaux, Billy Blanks sorte de sous-Wesley Snipes.

Billy Blanks revient en 1995 dans SANS PITIÉ NI PARDON (1995, Expect No Mercy) de Zale Dalen. Déjà, rien que le titre, il fait mal… Il a d’ailleurs comme titre alternatif VIRTUAL KICKBOXING, ce qui fait franchement encore plus mal. Et le site Nanarland d’indiquer comme Genre : Sans maîtrise ni budget (Catégorie : Tatane).

Warbeck, directeur d’une étrange école d’arts martiaux, mettant à profit la réalité virtuelle, forme une armée secrète de tueurs à gages et propose les services de son commando à divers mafieux. Le tout au nez et à la barbe de ses élèves et employés. Ayant déjà perdu un espion dans l’affaire, les deux enquêteurs sur le dossier envoient un nouvel homme sur place afin qu’il puisse rassembler des preuves sur les méfaits du groupe et distribuer quelques mandales au passage. Une mission qui s’annonce périlleuse malgré la présence d’Eric, instructeur sur les lieux mais surtout indic’ de nos limiers…

Franchement, après deux films de Billy Blanks, rien ne vaut un vrai Wesley Snipes. Un Wesley Snipes qui renforce d’ailleurs sa célébrité la même année aux côtés de Sylvester Stallone et Sandra Bullock, passant au niveau de star hollywoodienne avec DEMOLITION MAN (1993) de Marco Brambilla, un film bourré d’action et dont l’intrigue présente une société futuriste faussement démocratique.

14111205545615263612697977

Los Angeles, 1996. Simon Phoenix, un psychopathe traqué par la police, s’est emparé d’une trentaine d’otages avant de se réfugier dans une planque pleine d’armes et d’explosifs. Alors que ses supérieurs hésitent quant aux méthodes à employer, le sergent de police John Spartan, surnommé Demolition Man (littéralement « le démolisseur ») en raison de ses méthodes expéditives, décide de passer à l’action et parvient à s’introduire dans le repaire de Phoenix. Ce dernier refuse de se rendre et déclenche une formidable explosion durant laquelle les 30 otages trouvent la mort. John Spartan est accusé d’homicide par imprudence et est condamné à une longue peine d’hibernation et de rééducation au « Cryo-Pénitencier » de Californie : il y est cryogénisé et devra subir pendant 70 ans une sorte de lavage de cerveau, au terme duquel il devrait être un citoyen qui ne représente plus aucun danger pour les autres, avant d’être sorti de son état d’hibernation. Phoenix est également condamné à une longue peine de détention au Cryo-Pénitencier…

2032. La société est désormais non-violente, le dernier meurtre remontant au 25 septembre 2010. Simon Phoenix est décongelé plus tôt que prévu et, s’avérant nullement guéri de ses pulsions agressives, parvient à s’échapper de la cryo-prison après avoir tué plusieurs personnes. La police, ne sachant plus comment lutter contre de tels criminels, décide de recourir à un policier plus expérimenté en la matière : John Spartan. Elle sort Spartan de son hibernation trente-quatre ans plus tôt que prévu et, en échange de sa libération définitive, le charge d’arrêter son ennemi de longue date, Phoenix…

14111205565915263612697978

Indirectement inspiré de DEMOLITION MAN, la série B canadienne PAST PERFECT (1996) de Jonathan Heap annonce les couleurs futuristes en modifiant quelque peu son scénario :

Dylan Cooper, un flic violent pur et dur, ne tolère pas la corruption et le crime. Mais il y a plus impitoyable que lui, 3 flics surgis de nulle part. Dotés d’un armement ultra sophistiqué, ils nettoient les rues de Los Angeles, éliminent de sang froid les petits criminels comme les gangsters chevronnés. Qui sont-ils? Des flics de l’an 2025 en mission en 1996 pour éradiquer le mal à la racine et éviter qu’il influence sur le cours de l’histoire et amène le monde à sa perte…

Sylvester Stallone sera de retour, deux ans après ce film futuriste, pour un post-nuke cultissime récemment remakisé : JUDGE DREDD (1995) de Danny Cannon.

Après une apocalypse nucléaire, en 2139, la civilisation survit dans de gigantesques cités. Du haut, les quartiers favorisés, jusqu’au bas où la misère demeure et où, pour maintenir l’ordre, les juges patrouillent sur de puissantes motos volantes (les tribuno-glisseurs). Ils sont à la fois policiers, jurés et bourreaux. Parmi eux, le Juge Dredd…

14111205590515263612697979Tourné deux ans plus tôt, et comme je l’abordais dans mon article sur les dérivés de JURASSIC PARK le réalisateur et fantasticophile français, Norbert Moutier, a aussi mêlé des dinosaures à un nanar d’anticipation avec DINOSAUR FROM THE DEEP (1993).

En 2004, ne sachant pas comment exécuter un abominable criminel récidiviste, alors que la peine de mort vient d’être abolie, les experts du FBI et leurs avocats imaginent d’embarquer le condamné dans un voyage dans le temps, vers une époque où la sentence s’appliquait encore. Pour des raisons financières, cette expédition est couplée avec une mission scientifique sur la planète Terra, chargée de retrouver la trace des premiers dinosaures. Ceux-ci existent bel et bien et, alors que l’équipage s’est lancé à la poursuite du prisonnier en fuite, leurs membres doivent vivre l’horreur et faire face à ces monstres avides de sang…

Histoire de détendre l’atmosphère, j’ajouterai à cette liste un OAV de manga futuriste et érotique en mode space-opera mais très drôle : MISSION EXTRÊME (1994) de Dia Nagahama dont je vous laisse savourer le très joyeux résumé :

Kate Kurtis, 19 ans, sous-lieutenant de l’Armée de l’Univers, très sensuelle et aimant le sexe, a pour mission de rejoindre la planète DONIC en se faisant passer pour une catin afin d’infiltrer une organisation criminelle spécialisée dans l’enlèvement de jeunes femmes. Daro, une dominatrice, règne sur cet univers de perversions sexuelles…

Assez proche de NEW-YORK 1997 (1981, Escape from New-York) de John Carpenter et de ses dérivés italiens des 80′s, NEW CRIME CITY (1994) de Jonathan Winfrey présente une intrigue similaire :

Dans le futur, le gouvernement a isolé Los Angeles et a transformé la ville en prison, désormais elle est appelée la ‘Crime Zone’. Rick est considéré comme un criminel, mais il lui est donné une dernière chance. En échange de sa vie et d’une chance d’être liberté, il doit aller dans la zone de crime pour récupérer un dispositif biochimique mortel menaçant le monde.

14111206011315263612697980John Carpenter a d’ailleurs tourné une sorte de reboot à plus gros budget de son NEW-YORK 1997 (1981) avec LOS ANGELES 2013 (1996, Escape from L.A.). Mais il faut bien reconnaître que malgré les délires visuels plutôt bons, le charme du premier est brisé et l’absence de personnalité du réalisateur se fait sentir derrière les producteurs du film.

Après un tremblement de terre survenu en 2000, la ville de Los Angeles s’est détachée du continent américain. En 2013, elle est devenue une île où le gouvernement, très puritain, exile tous les bannis de la société. Snake Plissken y est envoyé afin de barrer la route au maître des lieux, le révolutionnaire Cuervo Jones – membre du Sentier lumineux – qui menace de neutraliser toutes les sources d’énergie de la planète en prenant le contrôle d’un réseau de satellites militaires émettant des impulsions électromagnétiques…

Néanmoins, entre FORTRESS (1993) et LOS ANGELES 2013 (1996), le réalisateur Martin Campbell a tourné lui aussi un très sympathique film de prison futuriste avec ABSOLOM 2022 (1994, No Escape ou Escape from Absolom) avec Ray Liotta et Lance Henriksen.

En 2022, un ancien héros de guerre incarcéré pour assassinat arrive dans les quartiers de haute sécurité d’une prison, où règne en maître un directeur impitoyable. Le nouveau détenu lui tenant tête, il est immédiatement sanctionné : il sera banni, envoyé sur Absolom, une île-prison spécialement réservée aux récalcitrants. Cette île ne connaît qu’une seule règle : s’évader est interdit. Pour le reste, elle ne connaît pas d’autres lois que celle du plus fort…

14111206032315263612697981Il existe d’ailleurs plus d’un point commun entre LOS ANGELES 2013 sorti en France en 1996 et NEW CRIME CITY (1994) qui a pour titre d’exploitation hexagonal : LOS ANGELES 2020. Le comédien Stacy Keach joue le directeur de prison dans les deux films, rôle que tenait déjà Lee Van Cleef dans NEW-YORK 1997 en 1981.

NEW CRIME CITY en entier et en V.O. ici.

Le film de John Carpenter a aussi engendré des petits nanars qui sont un peu comme le fond du fond du néant cinématographique, et que l’on trouve même en DVD en France (on est très gâtés!). C’est le cas par exemple de DEATH GAME (1997) un téléfilm de Randy Cheveldave édité en DVD pour le bonheur de personne.

Un énorme tremblement de terre a fendu Los Angeles en deux. Les riches vivent maintenant dans une nouvelle métropole de l’île, tandis que les pauvres luttent pour survivre dans les ruines de la vieille ville. Le détective Jack a été chargé d’enquêter sur la disparition de la fille d’un riche homme d’affaires quelque part dans la zone ruiné. Il devra affronter des punks locaux et des gangs de voyous ainsi qu’une créature mi-homme, mi-machine tueuse…

Autre série Z d’anticipation : MEMORY RUN (1996) d’Allan A. Goldstein aka SYNAPSE, un DTV canadien interprété par Karen Duffy et Saul Rubinek.

Année 2015, la société est sous le joug totalitaire du « consortium pour la vie », un parti despotique dirigé par le professeur Bradden. Le régime doit faire face à un mouvement de résistance fourni en armes et en matériel par des bandes sans foi ni loi. Le chef d’un de ces gangs, Andre Fuller, est accusé à tort d’avoir tué sa compagne Josette Kovaks. Jugé sommairement, il est reconnu coupable de meurtre puis est remis au service médical du « consortium pour la vie ». Lorsqu’il se réveille, Fuller découvre que son esprit a été transplanté dans le corps de Josette et qu’il a servi de cobaye pour une expérience dont la finalité est de donner l’éternité aux dignitaires vieillissants du « consortium pour la vie ». Désormais, Fuller est prêt à tout pour sauver sa vie et réintégrer son corps…

Je n’aborderai pas le génial L’ARMÉE DES 12 SINGES (1995, 12 Monkeys) de Terry Gilliam, ni STARSHIP TROOPERS (1997) de Paul Verhoeven que tout le monde connait très bien. J’enchaînerai plutôt avec une bonne série B australienne, ZONE 39 (1996) de John Tatoulis.

De l’autre côté du monde, dans un désert infini, la frontière entre l’Union des Nouveaux Territoires et les Républiques confédérées est délimitée par des zones. Quarante ans après la fin de la troisième guerre mondiale, la paix règne, précaire. Le lieutenant Léo Megaw perd sa femme dans un attentat. Envoyé dans la zone 39, il est affecté à la surveillance et à l’élimination des intrus…

14111206055215263612697982Par contre, je ne ferai pas l’impasse sur les deux post-nukes interprétés par Kevin Costner car qu’on n’apprécie ou pas ce comédien, personnellement j’ai pris beaucoup de plaisir à aller voir en salles WATERWORLD (1995) de Kevin Reynolds et THE POSTMAN (1997) réalisé par Kevin Costner lui-même.

WATERWORLD : En 2500, à la suite du réchauffement climatique ayant causé la fonte des glaces, la Terre est totalement recouverte de surfaces océaniques. L’humanité vit désormais sur des atolls artificiels. Cependant, une légende circule : celle de Dryland, qui serait l’unique île encore émergée…

THE POSTMAN : En 2013, le monde est dévasté. Les rares survivants vivent comme ils peuvent sur les restes de la civilisation disparue. Le général auto-proclamé Bethlehem à la tête de l’armée holniste a imposé son pouvoir tyrannique par la violence. Mais un voyageur solitaire va finalement s’opposer à lui…

Difficile de classer dans de l’anticipation, l’œuvre d’Enki Bilal tant son univers de BD est totalement décalée dans des sociétés parallèles, mais je noterai tout de même son TYKHO MOON (1996) interprété par Julie Delpy, Johan Leysen, Michel Piccoli, Marie Laforêt et Richard Bohringer.

L’infâme Mac Bee règne en maître absolu sur une colonie sélénite qu’il a tenté de rendre semblable à la ville de Paris. Le résultat est grossier, mais Mac Bee a d’autres soucis. Sur sa nuque, une tâche bleue grandit inexorablement, signe indubitable de la maladie mortelle qui le ronge. Après que les membres de sa famille ont été exécutés par des mystérieux tueurs, le tyran apprend que les cellules cérébrales de Tykho Moon, que tout le monde croyait mort, sont compatibles avec les siennes. Mais Tykho Moon est protégé par un tueur qui cherche à faire tomber la famille Mac Bee…

14111206092915263612697983BLEAK FUTURE (1997) de B. Scott O’Malley est un post-nuke rock’n'roll plutôt farfelu et Z, et assez drôle.

Un vendeur itinérant de souvenirs du XXIe siècle parcourt un monde post-apocalyptique en compagnie d’un guerrier écossais et d’une actrice très très blonde. Ils devront affronter les mutants déchaînés du Dr Obvious pour parvenir à un lieu mythique appelé La Source…

CONTAGION 2009 (1996, Sci-fighters) de Peter Svatek est une série B canadienne qui commence comme FORTRESS (1993) et dont l’intrigue est particulièrement originale malgré son manque de budget évident. Le film nous permet aussi de retrouver l’acteur-catcheur Roddy Piper, très peu présent au cinéma depuis INVASION LOS ANGELES (1988, They Live!) de John Carpenter.

Adrian Dunn aurait dû purger sa peine à perpétuité, dans un pénitencier situé sur la Lune. Mais, en cette année 2009, le sort en décide autrement. Le sort ou plutôt un parasite qui s’introduit en lui, le laissant pour mort aux yeux de tous. Des apparences trompeuses… Rapatrié sur Terre, son cadavre reprend vie. Dans les rues de Boston, il erre et tue, menaçant de répandre le virus qui vit en lui, un mal ultime qui pourrait décimer la population de la Terre entière. Pour Cameron Grayson, le flic qui l’a envoyé derrière les barreaux, une nouvelle course contre la mort commence…

Roger Corman n’a d’ailleurs pas perdu de temps pour produire son FUTURE FEAR (1997) réalisé par Lewis Baumander et que j’ai pu voir en DVD en Zone 2 sous le titre d’EPIDEMIA.

Un scientifique a trouvé un remède contre la peste de l’espace qui a éradiqué presque toute vie sur la planète. Un général fou qui veut dépeupler la Terre envoie une femme assassin pour l’éliminer…

Inutile de vous prouver que cet ÉPIDEMIA est un pur navet.

14111206113115263612697984Puis EVENT HORIZON, LE VAISSEAU DE L’AU-DELÀ (1997, The Event Horizon) de Paul Anderson a lui aussi fait quelques petits dont LE VAISSEAU DE L’ENFER (1997, Dead Fire) de Robert Lee.

EVENT HORIZON : 2047. Un vaisseau spatial « Lewis et Clark » est envoyé aux abords de Neptune où un engin expérimental « l’Event Horizon » conçu par le professeur Weir, a, quelques années auparavant, disparu. La mission de Miller est de le localiser car il émet un très curieux message. Miller retrouve l’épave et envoie Justin à son bord. Depuis, de graves incidents perturbent la mission, leur vaisseau est endommagé et les membres de l’équipage sont obligés de s’évacuer sur l’Event Horizon » . Ils ont des visions, leurs passés les hantent. Ils comprennent que le vaisseau revient de l’enfer. l’Event Horizon » a percé leurs secrets et joue avec leurs hantises…

LE VAISSEAU DE L’ENFER : Dans le futur, une bande de prisonniers attaquent et prennent le contrôle d’une station spatiale…

Mais ouvrons une parenthèse télévisée plutôt originale avec LA SECONDE GUERRE DE SÉCESSION (1997, The Second Civil War) dans lequel Joe Dante traite d’un sujet dramatique avec un humour certain.

Aux États-Unis, dans un futur proche, le gouverneur de l’Idaho refuse l’asile politique à un charter d’orphelins rescapés d’une guerre nucléaire entre l’Inde et le Pakistan. L’Idaho appelle à l’indépendance et les milices locales se préparent à affronter l’armée fédérale…

Mais revenons à de l’excellent cinéma d’anticipation à budget conséquent. Je ne m’étalerai pas sur LE CINQUIÈME ÉLÉMENT (1997) de Luc Besson que tout le monde connait bien mais plutôt sur BIENVENUE À GATTACA (1997, Gattaca) d’Andrew Niccol :

14111206135415263612697985Dans un monde futuriste, on peut choisir le génotype des enfants. Dans cette société hautement technologique qui pratique l’eugénisme à grande échelle, les gamètes des parents sont triés et sélectionnés afin de concevoir in vitro des enfants ayant le moins de défauts et le plus d’avantages possibles. Bien que cela soit officiellement interdit, entreprises et employeurs recourent à des tests ADN discrets afin de sélectionner leurs employés ; les personnes conçues de manière naturelle se retrouvent, de facto, reléguées à des tâches subalternes. Gattaca est un centre d’études et de recherches spatiales pour des gens au patrimoine génétique impeccable. Jérôme, candidat génétiquement idéal, voit sa vie détruite par un accident tandis que Vincent, enfant naturel, donc au capital génétique « imparfait », rêve de partir pour l’espace. Chacun des deux va permettre à l’autre d’obtenir ce qu’il souhaite en déjouant les lois de Gattaca…

Citons aussi une des mes séries B préférées de cette période avec SOLDIER (1998) de Paul W. S. Anderson.

Dans un futur apocalyptique où les enfants sont sélectionnés dès leur naissance pour devenir des soldats, ils sont endoctrinés dès leur plus jeune âge à devenir des machines de combat dénuées de sentiment… Vétéran de nombreuses guerres intergalactiques, le sergent Todd est un de ces soldats que rien n’arrête. Jusqu’au jour où une nouvelle génération de soldats biogénétiques fait son apparition… Ils ont été créés pour remplacer ces vieux soldats devenus obsolètes. Todd et deux de ses hommes affrontent un de ces nouveaux soldats Caine 607, ils sont finalement vaincus et Todd est laissé pour mort. Les preuves de cet affrontement devant disparaître, il est vulgairement jeté aux détritus et se réveillera sur une planète déchèterie nommée Arcadia. C’est sur ce monde qu’il découvre une communauté de gens pacifiques ayant survécu au crash de leur appareil, il y a fort longtemps… Il est recueilli par une famille: Sandra, Mace et leur jeune fils : Nathan. À leur contact, il ressent des émotions qui le dépassent, dont il ne comprend pas encore le sens car il ne les a jamais vécues… Malgré le sauvetage de l’un des civils de la communauté, Todd est une source de gêne à cause des guerres qu’il a vécues et qui le hantent… Jusqu’au jour où le colonel Mekum décide de faire la reconnaissance d’une planète, il décide par hasard la planète Arcadia en guise d’entraînement pour les nouveaux soldats…

14111206181415263612697986Et pour conclure cet article, SIX-STRING SAMURAÏ (1998) de Lance Mungia et FURIA (1999) d’Alexandre Aja. Le premier est une sorte de version très rock’n'roll et post-apocalyptique des LENINGRAD COWBOYS GO TO AMERICA (1989) et LENINGRAD COWBOYS MEET MOSES (1994) d’Aki Kaurismäki. Le second étant nettement plus classique (et même un peu chiant je dois dire), et c’est aussi le tout premier film d’Alexandre Aja avec Stanislas Merhar, Marion Cotillard et Wadeck Stanczak dans les rôles principaux.

SIX-STRING SAMURAÏ : Dans une réalité alternative, l’URSS a mis fin à la guerre froide par divers bombardements nucléaires sur les États-Unis, réduisant la toute-puissante nation à l’état de désert où traînent encore quelques radiations. L’Armée rouge a pris le contrôle des ruines, et les quelques survivants ont refait leur vie tant bien que mal. Lost Vegas est la dernière cité encore debout et est régie par Elvis, dernière autorité connue et King du rock’n'roll. Mais voilà, la radio annonce qu’après des années de règne, le King est mort…

FURIA : Dans une civilisation dévastée par une guerre passée, un univers sans liberté où écrire sur les murs conduit à la torture et la mort, Théo, 20 ans, sort dans les rues chaque nuit pour dessiner. Une nuit, il rencontre Elia, une jeune fille qui dessine elle aussi. Commence alors, au rythme des dessins, une étrange histoire d’amour…

Fin du dossier.

- Trapard -

(partie 1 - partie 2)



123