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QUELQUES SÉRIES B FANTASTIQUES INDONÉSIENNES (p2)

Posté le 13 janvier 2015

Suite et fin du dossier sur le cinéma fantastique indonésien (débuté ici), avec toujours une sélection croustillante de petites séries B proposées par Trapard-le-passionné. 

QUELQUES SÉRIES B FANTASTIQUES INDONÉSIENNES

PARTIE 2 : LES ANNÉES 90 & 2000

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Dans les années 90, le cinéma indonésien s’oriente surtout vers le DTV et la télévision avec« La Tripar Multivision Plus, pionnière dans le domaine de la production télé en Indonésie. Cette société s’est peu à peu développée au point de devenir le véritable cœur d’activité du groupe. Elle produit aujourd’hui de nombreuses heures de programmes, des sitcoms et des soap operas essentiellement diffusés à la télé indonésienne mais aussi pour certains au Japon, à Taiwan, à Singapour, en Malaisie, à Brunei, au Pakistan, en Iran, dans le Moyen-Orient et même aux États-Unis. Parkit Films/Multivision Plus possède également ses propres studios télé et sa propre chaîne sur le câble, Film Indonesia Channel, alimentée par un catalogue riche de quelques 900 titres (dont 700 films indiens). » (Nanarland).

15011304341315263612871186 dans DossierJe peux néanmoins citer quelques épopées médiévales indonésiennes du début des années 90 comme MUSTIKA SAKTI (1989), BABAD TANAH LELUHUR (1990), DJAGO (1990), PUSAKA PENYEBAR MAUT (1990), ainsi que quelques films de magie noire comme DAERAH JAGOAN (1991) ou AJIAN RATU KIDUL LAUT (1991), une nouvelle réalisation signée de Sisworo Gautama Putra, sans la présence du comédien Barry Prima mais avec celle de la jolie Suzzanna fidèle à ses rôles de sorcières et qui a pris quelques années mais aussi du tour de poitrine.

Autre film de magie noire des 90′s, il y a PAWANG (1995) de Bazar Kadaryono, un film d’aventure légèrement ésotérique et érotique, avec quelques scènes d’arts-martiaux en prime. Le film est ici.

Puis comme l’indique Nanarland : « Après des années de disette, le cinéma indonésien connaît aujourd’hui un nouveau souffle, qu’il convient tout de même de relativiser. Si le nombre de films produits semble en effet être reparti à la hausse depuis les années 2000, il s’agit pour la plupart de comédies gentillettes tournées pour le marché local et de films d’horreur poussifs, qui surfent maladroitement sur la vague des films de fantômes et de revenants asiatiques initiée par les succès d’œuvres comme « The Ring » et « Dark Water » du Japonais Hideo Nakata. »

Vous pourrez d’ailleurs apprécier les belles affiches de films de fantômes indonésiens en bas de page sur le lien de Nanarland.

15011304372715263612871188 dans Dossier : Séries B Fantastiques Indonésiennes

Dans cette logique, on trouve :

KAFIR (2002) aka SATANIC de Syarif Mardali

Encore un film indonésien qui lorgne du côté des sujets sur la magie noire.

L’intrigue : « Kuntet est un chaman qui s’est enrichi grâce à diverses entreprises qui ont fait appel à lui, bien que sa femme et ses enfants sont issus de communautés socialement exclues. Pour atteindre l’immortalité, Kuntet fait appel à Satan. Ainsi, lorsque plusieurs enfants du village meurent mystérieusement, les citoyens se mettent en colère... »

KAFIR est un film d’épouvante à très petit budget qui est consultable ici.

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HANTU AMBULANCE (2008, Rumah Hantu ambulance) de Koya Pagayo

Rien d’exceptionnel à dire sur ce petit film d’horreur indonésien si ce n’est qu’il représente le retour sur les écrans de la déesse du cinéma d’horreur : Suzzanna.

L’intrigue : « Une grand-mère est prête à couvrir le passé terrifiant de sa famille pour protéger son petit-fils, Rano. Mais un jour, Rano déménage à Bandung pour ses études. Avec ses amis, ils louent une vieille maison. C’est alors qu’un fantôme, sous la forme d’une ambulance, se met à assassiner les gens autour de lui. Après avoir découvert le secret familial, Rano va tenter de lutter contre le fantôme et de rompre la malédiction… »

Le film est ici.

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TAKUT, FACES OF FEAR (2008)

TAKUT, FACES OF FEAR est une anthologie de l’horreur avec six histoires du folklore indonésien comprenant des fantômes, des zombies, des insectes, des meurtriers et des cannibale. Produit par le philippino-américain Brian Yuzna (RE-ANIMATOR, SOCIETY) pour Komodo Films et par le producteur néerlandais San Fu Maltha, le film offre à sept réalisateurs indonésiens de réaliser chaque épisode : Rako Prijanto, Riri Riza, Ray Nayoan, Robby Ertanto, Raditya Sidharta, ainsi que Les Mo Brothers : Kimo Stamboel & Timothy Tjahjanto dont nous reparlerons dans la suite de cet article.

Brian Yuzna et San Fu Maltha ont tourné un autre film en Indonésie en 2012 avec ANGKARA MURKA.

Le film est en entier et sous-titré en anglais ici.

MACABRE (2009, Darah) de Kimo Stamboel et Timo Tjahjanto

15011304532415263612871211À l’origine, MACABRE est un court-métrage gore et satirique, DARA, réalisé par les Mo Brothers (Kimo Stamboel & Timo Tjahjanto) en 2007. Vous pouvez le voir avec un sous-titrage anglais ici.

Les fameux Mo Brothers (Kimo Stamboel & Timothy Tjahjanto) sont considérés comme la nouvelle vague du cinéma de genre en Indonésie avec Gareth Evans qui a récemment redonné un sang neuf au film de Pencak-Silat avec MENRANTAU (2009), THE RAID (2011) et surtout THE RAID 2 : BERANDAL (2014).

Timo Tjahjanto, sans son compère Kimo Stamboel, s’est essayé sur plusieurs courts-métrages gores et trash, segments de ABC OF DEATH (2012) et V/H/S/2 (2013), le second étant un «found-footage » ultra-gore au sein d’une secte satanique.

Co-produit entre l’Indonésie et Singapour, MACABRE incarne le renouveau du cinéma gore indonésien.

L’intrigue : « Six jeunes gens partent en virée dans la campagne indonésienne. En chemin, ils croisent Maya, une fille étrange, et arrêtent leurs pérégrinations pour la raccompagner chez elle, dans une maison perdue dans la forêt. Une famille très particulière leur offre l’hospitalité… »

PANTAI SELATAN (2013) de Chiska Doppert

15011304570015263612871216Et encore une Femme-Serpent dans ce film de 2013 et avec la plantureuse comédienne indonésienne Dewi Persik.

L’intrigue : « En pleine grossesse, Lastri a dû fuir son domicile après avoir été forcée au mariage par ses parents. Agus, son promis, la traque jusqu’à une grotte appelée Blorong et la pousse au suicide, sautant de la falaise jusque dans l’océan. Sous l’eau, un serpent géant expulse le fœtus de l’abdomen de Lastri et adopte l’enfant baptisé Larasati. Devenue une incarnation de la déesse des serpents Larasati cherche à venger sa mère… »

Le film est ici.

Puis j’ajouterai à cette liste de séries B indonésiennes deux films de fantômes sortis en 2014 : DANAU HITAM (2014) de Jose Purnomo, ou une histoire de revenante rôdant près d’un lac. Et MALAM SURO DI RUMAH DARMO (2014) d’Eka Katili. DANAU HITAM est iciMALAM SURO DI RUMAH DARMO est ici.

Vous trouverez ainsi beaucoup de films de fantômes asiatiques made in Indonesia sur YouTube, souvent destinés à un public très jeune, le teen-movie indonésien ayant même son fantôme de Facebook avec SETAN FACEBOOK (2010) de Helfi C.H. Kardit. Il existe même un Dracula indonésien avec DRAKULA CINTA (2014) !

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Et avant de conclure avec un film tout juste d’actualité, le dernier long-métrage des Mo Brothers :

KILLERS (2014) de Kimo Stamboel et Timo Tjahjanto, un slasher de qualité produit par la Nikkatsu japonaise.

L’intrigue : « Nomura, la trentaine, vit avec succès à Tokyo. Les filles l’aiment et il apprécie leur compagnie. Mais derrière cette apparence, personne ne se doute de la réelle identité de Nomura… Il est un criminel impitoyable et l’auteur de meurtres violents qu’il immortalise par des clips vidéo postés ensuite sur internet. À des milliers de kilomètres vit Bayu, un journaliste d’investigation en disgrâce parti vivre à Jakarta. Suite à d’innombrables échecs, Bayu commence à ressentir une fascination pour les vidéos de Nomura… Il crée alors un alter ego : celui d’un tueur en série justicier qui enregistre ses propres meurtres. Les deux tueurs vont alors se livrer à un face-à-face mortel…»

15011305042715263612871219Enfin, pour conclure avec beaucoup plus de légèreté, voici une bande-annonce qui plaira à Skarn et à tout ceux qui aiment les jolies jeunes femmes : celles du film TARING (2010) de Rizal Mantovani.

L’intrigue : « Farah, un modèle pour la lingerie fine, accepte un emploi auprès d’une société bien connue qui aborde le thème de la Fantaisie sauvage. Farah, avec deux autres modèles Wiwid et Gabriella, doivent se rendre dans une région reculée où l’ambiance sauvage doit servir comme décor pour des photos publicitaires. Damian le photographe et Alex, le représentant de la firme, les accompagnent. La séance photo en tenues légères se déroule pour le mieux jusqu’à ce que la nuit tombe et qu’une créature sanguinaire s’attaque au petit groupe… »

- Trapard -

FIN !

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7 commentaires pour « QUELQUES SÉRIES B FANTASTIQUES INDONÉSIENNES (p2) »

  1.  
    trapard
    13 janvier, 2015 | 16:27
     

    Merci pour ces choix d’illustrations Morbius-l’intrépide. :D

  2.  
    13 janvier, 2015 | 16:33
     

    De rien monsieur. ;-)

  3.  
    trapard
    20 janvier, 2015 | 21:14
     

    Cela peut paraitre étonnant mais on peut apercevoir des figurants mélanésiens dans KILLERS (2014). J’ai d’abord pensais à des acteurs papous mais les figurants en question avaient des traits de ni-vanuatais. Peut-être des gens de la région qui se sont installés et travaillent en Indonésie.

  4.  
    20 janvier, 2015 | 22:32
     

    Observateur ce Trapard.

  5.  
    Skarn
    20 mai, 2015 | 6:29
     

    « voici une bande-annonce qui plaira à Skarn et à tout ceux qui aiment les jolies jeunes femmes »

    C’est la moindre des choses quand on est un Petit Père Vert ^^

  6.  
    trapard
    20 mai, 2015 | 13:10
     

    :D

  7.  
    trapard
    25 mai, 2015 | 22:26
     

    Skarn, sais-tu ce que réponds un rappeur russe tout joyeux lorsqu’on lui propose une énième rasade de vodka ?

    -Yo ! Da !

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