1986-1996 : 10 ANS AU SCI-FI CLUB (1ère partie)

Posté le 4 janvier 2016

1986-1996 : 10 ANS AU SCI-FI CLUB (1ère partie) dans Nouvelle-Calédonie 13100208544615263611602685

Le Sci-Fi Club de Nouvelle-Calédonie fête aujourd’hui ses 30 ans ! Qui aurait pu croire en 1986, lors de son ouverture rue Bataille, Vallée des Colons, à Nouméa, qu’il existerait encore au XXIe siècle, en 2016 ?… Certainement pas la bande de copains à l’origine de ce merveilleux projet ! J’y ai consacré dix ans de ma vie, de 1986 à 1996, autrement dit de mes 20 à 30 ans, en tant que président-fondateur de l’association. Avec cet anniversaire, c’est l’occasion pour moi de revenir sur les origines du Sci-Fi Club, sur certains souvenirs, de vous présenter de vieux documents d’époque, articles, photos, affiches, de vous faire part de quelques anecdotes encore jamais racontées sur cette fabuleuse aventure destinée à promouvoir l’Imaginaire sur le Caillou, et de vous dévoiler la BD « Irakis et les 7 Scifiles » ! Retour vers le passé…

16010208535315263613868184 dans Sci-Fi ClubJe vous ai déjà raconté l’histoire du Sci-Fi Club à travers cet article publié dès les premières semaines de la création des Échos d’Altaïr. Mais aujourd’hui je reviens sur ses origines, avec plus de détails, d’anecdotes et de documents à l’appui. Bien entendu, si vous n’êtes pas du Caillou, le Sci-Fi Club de Nouvelle-Calédonie n’a aucune signification pour vous, même si de nombreux Métropolitains sont passés dans ses locaux et s’y sont même inscrits. Cet article en deux parties se destine en priorité à ceux qui ont un jour mis les pieds au sein de cette association et aux anciens comme aux nouveaux Scifiles (adhérents du Sci-Fi Club). Cependant il pourra aussi intéresser tous ceux désireux de connaître les origines de ce club calédonien de SF & F. En ce qui me concerne, j’y suis resté de 1986 à 1996 au poste de président. J’y ai vécu des moments extraordinaires, des instants qui ne s’oublient pas à travers des réunions, des activités ou des journées à thème. J’y ai côtoyé des personnes de tous âges, motivées, cultivées, qui ont énormément apporté au Sci-Fi Club. Mais j’y ai aussi vécu des instants difficiles, plus tendus, avec des adhérents parfois peu volontaires ou plus aptes à s’enfermer dans des visions étriquées. C’est le lot de toute association. Malgré cela, l’aventure valut largement la peine d’être vécue !

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Les débuts du Sci-Fi Club…

AUX ORIGINES ÉTAIT UN STAR WARS FAN CLUB…

16010209034015263613868197Imaginez l’année 1985, juste en pleine période des Événements en Nouvelle-Calédonie… Nous sommes une bande de copains âgés entre 14 et 24 ans : Thierry, Laurent, Paul-Étienne, Yan, Didier et Hervé (c’est-à-dire moi, Morbius). Un peu comme les Goonies, mais pas trop tout de même ! Notre point commun en dehors du fait que nous aimons tous la science-fiction et le fantastique : nous sommes de grands fans de la trilogie STAR WARS, ou plutôt de ce qu’on appelle joliment à l’époque LA GUERRE DES ÉTOILES.

On décide alors de créer un fan club STAR WARS ! Mais en 1985 l’Internet n’existe pas et les réseaux sociaux appartiennent encore au domaine de la SF… On ne sait pas si beaucoup d’autres Calédoniens partagent notre passion et s’ils nous suivront. On lance donc quelques bouteilles à la mer : des annonces (dans des magasins mais aussi à la radio) pour nous faire connaître et faire connaître notre projet. Un seul fan (je les appelais « fanatiques » ou « Jedimaniacs » à l’époque) répond à notre appel… On revoit alors nos ambitions à la baisse, ou plutôt à la hausse car on va faire d’une pierre deux coups…

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Annonce publiée dans CosmoFiction n°11, octobre 1985.

UNE DOUCHE BÉNÉFIQUE…

16010209065915263613868201En effet, quelques semaines plus tard, toujours en 1985, c’est sous la douche que me vient l’idée d’un club de SF, oui, sous la douche ! J’aime la raconter celle-là car elle est authentique ! Allez savoir pourquoi sous la douche… l’eau fraîche, peut-être, qui ravigote l’esprit… Bref, j’en parle à la fameuse bande de copains (non pas de la douche mais du projet) et ils sont tous partants pour l’aventure. Hourra !

On se dit aussi que, finalement, rien ne nous empêche de mêler SF et STAR WARS, de créer une sorte de double club regroupant à la fois des fans de la saga et des amateurs de SF et de fantastique. On multiplie ainsi nos chances par deux de rassembler un maximum de monde. Je décide d’en parler pour la première fois en août 1985 dans CosmoFiction Fanzine que je réalise déjà à l’époque, depuis 1984, en compagnie d’une toute petite équipe (cliquez ici pour lire l’article paru dans le numéro 9, rubrique « Le Domaine du Fanatique »), puis une seconde fois dans le numéro 10 daté de septembre 1985 (article ici). Veuillez pardonner les fautes d’orthographe d’époque…

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Annonce publiée dans CosmoFiction n°11, octobre 1985.

LE MINI SCI-FI CLUB…

Très vite un nom me vient à l’esprit : « Sci-Fi », abréviation employée couramment aux États-Unis pour désigner la Science-Fiction, car même si le Fantastique sera présent, la Science-Fiction prédominera. Pour la parenthèse, Forrest J. Ackerman serait à l’origine de cette abréviation aujourd’hui célèbre en particulier grâce à la chaîne TV Sci-Fi, chaîne qui a d’ailleurs revu ce nom en « Syfy » justement par crainte d’un procès de la famille Ackerman…

En octobre 1985, les choses se concrétisent. Un premier logo apparaît, dessiné par mes soins à l’aide de crayons et de feutres noirs sur un papier quadrillé, les carreaux m’aidant dans mon délire de vision en perspective ! Pour connaître toute l’histoire des différents logos du Sci-Fi Club, cliquez ici.

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Le Sci-Fi Club vers fin 1987…

Il nous faut aussi un endroit, un local où nous réunir pour nos activités qui restent à définir. Pour moi, s’il n’y a pas de local il n’y a pas d’association. Je tiens à ce que nous ayons une bibliothèque, des tables, des chaises… Une chance, j’ai 19 ans, j’habite chez mes parents, et la maison est grande. Après avoir déplacé ma chambre à l’étage, il y a une petite pièce de disponible derrière la maison, si petite que j’en viens à baptiser la future association d’un nom très couillon : « Sci-Fi Miniclub »…

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Une bibliothèque encore bien vide…

Encore faut-il aussi l’autorisation parentale… Je l’obtiens sans aucun effort après avoir exposé le projet « Sci-Fi Miniclub » ! Mes parents ont toujours été formidables, je le sais. Mais ma mère en profite pour me glisser : « Ton club, tu verras qu’il ne durera pas plus de trois mois ! » Si elle avait su, la pauvre…

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Dessin réalisé en 1988 par Yan pour Sci-Fi News n°4.

LE MATÉRIEL…

Toute la mise en place de ce fabuleux projet nous passionne mes amis et moi, et je suis à fond là-dedans ! J’y vois déjà une bibliothèque pleine de romans à emprunter, sans compter des magazines français et étrangers, la création de plusieurs fanzines, la vente d’affiches et beaucoup d’autres choses ! Notre objectif sera de promouvoir la SF et le Fantastique en Nouvelle-Calédonie par tous les moyens et dans tous leurs domaines : cinéma, littérature, séries TV, BD…

Disposant déjà de pas mal de matériel (livres, revues françaises et étrangères), je compte les mettre à la disposition du club dès son ouverture. Mais il nous faut tout de même sonder les alentours tout en informant les Calédoniens de notre projet de club. Des affiches sont donc placées un peu partout à Nouméa, notamment dans les lycées.

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Couverture Sci-Fi News n°15, janvier 1989.

UN CLUB INTERDIT AUX « VIEUX » !…

Le Sci-Fi Club, à ses début, se veut « un club fait par des jeunes pour les jeunes » ! On ne se gêne pas pour le mentionner régulièrement sur les affiches. Exit les « vieux » ! Je crois surtout qu’on craignait le côté trop sérieux, voire conflictuel, qu’aurait entraîné la présence de personnes d’un certain âge au sein de l’association. On souhaitait garder un aspect convivial, détendu et simple, on espérait aussi pouvoir délirer par moments sans que quelqu’un soit là pour nous rappeler à l’ordre. En dehors du « Un club fait par des jeunes pour les jeunes ! », j’irais même jusqu’à préciser sur des affiches : « Un club pour les jeunes de 14 à 24 ans » ! Une chance, cette interdiction aux personnes dépassant les 24 ans ne durera pas très longtemps, et bien sûr leur arrivée ne perturbera en rien, ou presque, le côté parfois délire de nos réunions.

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Annonce de l’ouverture prochaine des Feuillets d’Hypnos, septembre 1988.

OBJECTIF 4 JANVIER 1986…

Après avoir présenté le projet « Sci-Fi Miniclub » dans les numéros 9 à 11 de CosmoFiction, le numéro 12 du fanzine annonce clairement les couleurs : l’association ouvrira ses portes le samedi 4 janvier 1986, très précisément à 13h30 (voir l’article ici) ! C’est fait ! Le bureau du club, pour l’instant, n’est pas encore totalement constitué (peu d’entre nous ont la majorité légale pour occuper un poste). Peu importe, il sera complété et officialisé dans les semaines qui viennent. On s’attribue déjà les postes principaux : président Hervé et vice-président Thierry. Cela étant, j’étais déjà président dans le sens où personne ne voulait cette place, me la cédant volontiers d’autant plus que l’association possédait son local de réunion chez moi. Cela durera ainsi très longtemps, le Sci-Fi Club demeurant jusqu’en 1989 dans la rue Bataille, mais cette situation persistera malgré tout même lorsque son nouveau lieu de réunion s’ouvrira à Magenta.

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Affiche réalisée pour les 10 ans d’ALIEN.

On me reprochera parfois, vers le début des années 1990 surtout, de vouloir à tout prix m’accrocher à « mon trône ». On s’étonnera même de voir le renouvellement du bureau (association loi 1901) plus ou moins effectué. C’est vrai. C’est vrai que je tenais à demeurer président pour pouvoir contrôler un peu tout, le fonctionnement de l’association, ses activités, craignant toujours de voir le club partir à la dérive. C’est vrai aussi que les assemblées générales étaient plutôt expéditives… Mais je me souviens également qu’à l’éternelle question « Qui veut prendre ma place ? », personne ne répondait. Par peur des responsabilités ou par crainte de ma réaction ?… « QUOI ?! TU VEUX PRENDRE MA PLACE, TOI ?! » devaient s’attendre à m’entendre dire certains Scifiles qui connaissaient déjà mon légendaire caractère ! En fait, il est vrai que je ne sais pas comment j’aurais réagi. Et je crois vraiment que cette question, finalement, je n’aimais pas du tout la poser…

L’OUVERTURE DU SCI-FI MINICLUB…

16010307491215263613870116Je me souviens très bien de ce samedi après-midi 4 janvier 1986 ! Il faisait beau, c’était les grandes vacances scolaires. Nous n’étions pas nombreux. Peut-être six ou huit, je ne me rappelle plus exactement. Pas encore de filles, elles viendront plus tard avec Natacha et Sandra qui seront les premières (lisez ici et les impressions d’un fan du Sci-Fi Miniclub parues dans Sci-Fi News n°15 de janvier 1989).

Le local était décoré de posters et d’affiches, même de couvertures de magazines (Starfix en particulier). J’utilisais alors un petit bureau d’écolier comme bureau d’accueil… On n’avait peur de rien à l’époque ! Je me rappelle surtout de notre bonne humeur, de notre motivation incommensurable. Nous savions pertinemment que les démarrages étaient toujours difficiles, nous avions réellement foi en l’avenir du club. On « sentait » que de grands projets nous attendaient, que de formidables réalisations allaient tôt ou tard se concrétiser et que tout ne viendrait pas d’un seul coup, qu’il nous faudrait du temps, de la patience, mais on était jeunes et donc forcément plein d’espoir !

16010412210215263613873029Je ne me rappelle plus si la mascotte du Sci-Fi Club de l’époque, Robby le sympathique robot de PLANÈTE INTERDITE, trônait dès ce 4 janvier 1986 sur le bureau. En tout cas elle y restera pendant longtemps, jusqu’à ce que je la fasse un jour tomber et qu’elle en soit définitivement défigurée. Elle sera alors remplacée par une belle photo en noir et blanc. Moins risqué !

LES PREMIÈRES RÉUNIONS 

Très vite, les premières réunions ont lieu avec les adhérents fraîchement inscrits, lesquels reçoivent alors une carte de membre dactylographiée mentionnant leur numéro d’inscription. Elles se déroulent à peu près tous les 15 jours, le samedi après-midi, toujours dans la petite pièce prévue pour cela derrière la maison, en face du jardin. Mais quand il nous faut voir un film en vidéo, nous allons de l’autre côté, carrément chez mes parents, et nous envahissons le petit salon avec, une fois de plus, leur consentement bienveillant. Ils nous laissent tranquilles, se font discrets (on ne les voit presque jamais), s’enferment, se terrent, le temps que nous ayons absorbé nos images grâce au brave magnétoscope et sa télévision. 

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Ze magnétoscope qui nous servit durant nos premières réunions !

Une fois la projection terminée, on discute simplement du film, sans prises de tête ni polémiques, juste pour livrer nos réactions à chaud. Puis vient l’instant où nous allons tous nous retrouver dans la cour, en face du salon, pour y prendre un verre. Mais rassurez-vous : point d’alcool, seulement du sirop avec de l’eau ou parfois, plus rare, des sodas ! Que tout cela était mignon quand j’y repense… Je crois d’ailleurs que ça t’a marqué, Steeve ! Steeve, si tu nous lis…

Les réunions se poursuivent ainsi, au fil du temps. Nous sommes ravis de nous rencontrer régulièrement pour parler de l’Imaginaire, de la Science-Fiction et du Fantastique, pour partager nos passions, échanger sur des films, des thèmes, des personnages ou des détails. On lance parfois une question pour ouvrir un débat sans prétention, du genre : « Quels sont vos vaisseaux préférés ? » Et nous voilà partis à discuter passionnément, tels des geeks, du Faucon Millenium, de l’Enterprise, du Discovery, du Galactica et j’en passe ! On les compare, on les évalue, on les admire ! 

DU SANG AU SCI-FI MINICLUB…

À la fin de l’année 1986, le club obtient beaucoup de nouvelles inscriptions. Le bouche à oreille fonctionne très bien dans le milieu des jeunes à Nouméa, des journaux nous aident (voir ici le sympathique article de Sport & Loisirs Magazine d’août 1986) et, surtout, l’association a décidé d’ouvrir une section entièrement consacrée aux films d’horreur, Bloodzone, une nouveauté qui va attirer du monde. On parle de « section » et non de « département » ou de « branche ». C’est assez « militaire » comme expression, je l’avoue, surtout quand on sait que le responsable est nommé « chef de section ». 

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En couverture du n°4 de Sci-Fi News, février 1988.

Désormais la SF et le fantastique ne sont plus les seuls genres représentés au Sci-Fi Miniclub. La demande était forte, l’Horreur et le Gore font donc leur entrée. J’y étais plutôt opposé. En effet, dans les années 80, même s’il m’arrivait souvent de voir des films d’horreur, je pensais que ce genre n’avait pas sa place au sein de l’association qui regroupait de jeunes adolescents. Et puis finalement je ne le regretterai pas. Laurent et Jimmy (Trapard !) vont être aux commandes de Bloodzone, du moins à ses débuts (voyez ici la rubrique « Terror Vision » de Bloodzone dans Sci-Fi News, le bulletin de l’association, en 1987). Ensuite ce sera un véritable défilé…

1987, ANNÉE RICHE EN ÉVÉNEMENTS…

Février 1987, je dois partir en France servir sous les drapeaux avant de poursuivre des études. Je nomme Thierry président du Sci-Fi (on l’appelle toujours « Sci-Fi » au lieu de « Sci-Fi Club » pour aller plus vite). Je garde contact par courrier interposé (c’est là où Internet se serait avéré fort utile…).

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Sci-Fi News, bulletin de l’association, numéro 2, décembre 1987.

J’en profite sur place pour préparer dans ma tête, et sur quelques bouts de papier, un projet qui me tient à cœur : la publication future du bulletin de l’association que je compte appeler Sci-Fi News. Je souhaite également ouvrir une branche Sci-Fi Club en France, cependant je m’y consacre trop tardivement et bien maladroitement. Elle ne sera jamais créée.

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Expo STAR WARS au Sci-Fi Miniclub à l’occasion des 10 ans de LA GUERRE DES ÉTOILES.

16010312264915263613869969Mes quelques mois passés en Métropole me permettent néanmoins de faire enregistrer sur VHS, par l’intermédiaire du cousin Alain, des épisodes de STAR TREK alors diffusé en complet sur La Cinq, de même que quelques épisodes de LA CINQUIÈME DIMENSION (New Twilight Zone). Je compte les présenter « en exclusivité » à mon retour au club !

Je bouillonne d’impatience de revenir sur le Caillou. La France c’est bien, la Nouvelle-Calédonie c’est mieux. J’apprends qu’une université ouvre ses portes à Nouméa. C’est fait, je reviens en octobre sur l’île.

À mon retour le Sci-Fi Miniclub est à la dérive. Les réunions n’existent quasiment plus pour de multiples raisons très compliquées et parfois obscures. Néanmoins les statuts de l’association sont définitivement fixés, un T-shirt Sci-Fi Miniclub est disponible, un nouveau fanzine est publié (Fantastic Zone, de Laurent) et une nouvelle section a fait son apparition : Donjons & Dragons (section jeux de rôles empruntant son nom au jeu très célèbre). Mais les choses reprennent vite leur rythme normal. Et voilà que dans la foulée a lieu la première édition des 24H du Fantastique au cinéma Liberty ! Un événement inattendu et de taille qui fera notre fierté (voir ici l’article publié dans Sci-Fi News n°2 de décembre 1987).

Quelque temps plus tard, je redeviens président de l’association.

MIEUX QU’UN BULLETIN : SCI-FI NEWS…

J’ouvre une parenthèse sur Sci-Fi News, le bulletin sacré du club durant de longues années. J’ai précieusement conservé chez moi sa collection complète jusqu’au n°49 (on l’appelle alors Sci-Fi Newsletter depuis le numéro 38). Il me manque juste le premier numéro que j’ai dû généreusement offrir un jour à quelqu’un…

16010402100415263613873120Sci-Fi News, c’est plus qu’un bulletin, c’est presque un fanzine. Je le tape à la machine (point d’ordinateur ni d’imprimante durant ces temps là !), j’y passe de longues heures à préparer sa mise en page constituée de collages et de bandes noires dessinées aux feutres, mais quel plaisir ! Il est presque l’âme du club. On y retrouve non seulement les infos en rapport avec les programmes, les projets et activités de l’association, mais aussi des dessins, des BD ou des textes rédigés par des Scifiles, chefs de section ou non, des billets d’humeur, des coups de cœur et des coups de gueule. On s’y confie, souvent avec humour ou ironie, parfois par défi, mais jamais par méchanceté. On y souhaite régulièrement la bienvenue aux nouveaux adhérents dont on complète et publie religieusement les listes remises à jour chaque année dans ses pages. On y lance des concours, on y publie des jeux, des fiches films, les résultats des tableaux de cotation évaluant les films projetés dans les sections cinématographiques, on y retrouve des nouvelles écrites lors des ateliers littéraires des Feuillets d’Hypnos, on y glisse parfois des brochures. Les Scifiles le lisent de la première à la dernière page, ils l’apprécient, sont très flattés quand un de leurs dessins ou textes y est publié, et s’impatientent de le recevoir chez eux. Ils me le disent souvent.

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Sci-Fi News sera toujours photocopié. Sa parution sera mensuelle, puis bimestrielle, voire trimestrielle. Son nombre de pages variera selon les années et surtout selon la vie du club. J’eus un travail monstre quand CosmoFiction fanzine fit son retour. Il fallait alors travailler sur deux fronts ! Je me demande encore aujourd’hui comment je parvenais à me donner à fond dans toutes ces mises en page ! J’y passais énormément de temps, mais c’est moi qui le voulais ainsi, j’adorais ça, finalement, et surtout je n’avais pas Internet et les réseaux sociaux pour venir me freiner dans mon travail. Par contre, mes études en pâtissaient parfois, c’est évident…

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1987 ET AU-DELÀ…

Désormais le club est sur la bonne voie et plus jamais rien ne pourra l’arrêter ! Les inscriptions se font toujours de plus en plus nombreuses, aidées par nos interventions dans les journaux, à la radio et à la télévision, mais aussi par la municipalité ou la Province Sud. Les Scifiles se montrent fidèles et déterminés, et une ambiance très conviviale accompagne toutes les réunions et activités, une ambiance dont beaucoup se souviennent encore aujourd’hui pour sa franche camaraderie, même s’il y eut parfois quelques petits accrochages (voyez ici le bilan des deux premières années publié dans Sci-Fi News n°3 de janvier 1988).

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Les 4 ans du Sci-Fi Club, affiche de Jean-Claude.

Le bulletin Sci-Fi News est désormais photocopié et expédié à tous les membres du club. Le préfixe « mini » disparaît enfin du mot « club » et CosmoFiction Fanzine nouvelle génération fait son apparition, renforcé par une belle équipe de rédacteurs scifiles. On se sent sur un nuage et prêts à déplacer les montagnes ! La grosse tête ? Non. Simplement le côté euphorisant de pouvoir mettre en place de nombreux projets autour de l’Imaginaire, des projets qui nous rassemblent et qui nous motivent à un point que vous ne soupçonnez même pas !

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IRAKIS ET LES 7 SCIFILES

Cette première partie consacrée aux origines du Sci-Fi Club à ses tous débuts, 1985-1987, s’arrête ici. La seconde, publiée prochainement, vous dévoilera son lot d’anecdotes s’étalant sur la période des dix années de 1986 à 1996. On y parlera des relations du Sci-Fi Club avec la presse calédonienne, de mes meilleurs moments et des pires, des relations avec les sponsors, des projets abandonnés, de l’ambiance aux réunions, des journées à thème, des activités, et de beaucoup d’autres choses encore avec toujours de nombreux documents scannés, notamment l’Alphabet Scifile !

Je vous laisse à présent en compagnie de la BD réalisée par Jean-Claude : Irakis et les 7 Scifiles. Publiée dans le bulletin de l’association à partir de mars 1988, elle met en scène des adhérents du Sci-Fi Club (Jean-Claude, Yan, Laurent, Jimmy, Sandra, Didier et moi) devenus, bien malgré eux, les super héros d’une histoire extraordinaire ! Ce projet de bande dessinée fut une merveilleuse initiative de la part de Jean-Claude, adhérent alors très jeune. Celui-ci était même parvenu à recréer en un dessin, et au détail près, la pièce où nous regardions nos films ! Il réalisa ainsi 15 planches. Une suite annonçant de nouveaux héros scifiles était prévue. Malheureusement elle ne fut jamais livrée.

La mauvaise qualité de certaines photocopies ne rend pas toujours justice à son travail, et la lecture s’avère difficile en raison des limitations imposées par la taille des cadres images de l’hébergeur, mais l’ensemble peut se « feuilleter » avec plaisir.

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J’en profite bien sûr pour souhaiter en ce jour un joyeux anniversaire au Sci-Fi Club de Nouvelle-Calédonie et félicite chaleureusement l’équipe actuelle pour son éternel dynamisme et sa ferveur !

- Morbius -

Cette première partie est dédiée à tous les premiers adhérents du Sci-Fi Club (1985-1988), en particulier à Paul-Étienne Chavelet, Laurent Saï, Yan Delage, Jean-Claude Toromona, Jimmy Janet, Sandra Picot, Alain Gavriloff, Steeve Kastner, Alexandre Nothis, Vivien Hequet, Christian Saï, Éric Thomas, Lionel Divoul, Grégory Barrandon-Cova, Mathieu Duparc, Christophe Papon, Frédéric Ohlen, Antoine Poulain, Laurent Doutre, Christophe et Frédéric Dos Santos, Yann Cannavo, Jordi et Mickaël Teillard, Jean Pereira, Cédric Janet, Didier Besson et Thierry Gane.

May the Force be with you, always !

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2 commentaires pour « 1986-1996 : 10 ANS AU SCI-FI CLUB (1ère partie) »

  1.  
    trapard
    4 janvier, 2016 | 18:29
     

    Merci Morbius pour cette série de piqures de rappel !

    J’avais oublié certains trucs persos comme la page Bloodzone du Sci-Fi News : j’étais trash à 15 ans !! :D

    De bons souvenirs du reste et les vieilles photos me font miroiter plein de souvenirs, et même si je passe toujours dans le coin, c’est plutôt l’ordre de rangement des bibliothèques, du mobilier dont je n’ai jamais oublié les différents placements. Et l’ouverture de la petite salle de projection bien après les séances dans le salon de tes parents. Et comme Steeve, je n’ai pas oublié les jus de citrons pressés que ta maman nous apportait en plus des sirops dont tu parles pendant qu’on s’étirait dans la petite cour après les films (L’Emprise, Evil Dead 2…).

    Petite pensée aussi pour mon frère Cédric, inscrit en juillet 1986 et jedimaniac de la première trilogie et fan et collectionneurs des vieux Marvel. Et adhérent n°14 du Sci-Fi Club.

  2.  
    4 janvier, 2016 | 18:55
     

    Cédric que j’avais oublié, tellement discret ! Je le rajoute. ;-)

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