« FUTUR IMMÉDIAT », LE FANZINE QUI NE VIT JAMAIS LE JOUR

Posté le 14 juillet 2016

Après avoir définitivement quitté le Sci-Fi Club de Nouvelle-Calédonie en 1996, je devais m’aventurer dans le projet d’une nouvelle association toujours destinée à promouvoir l’Imaginaire sur le Caillou, association dont j’ai déjà raconté la courte histoire ici. Ce nouveau club de SF et de Fantastique devait s’appeler Futur Immédiat. Et en 1997, soit six ans après la disparition de CosmoFiction, je me sentais prêt à me relancer dans le fanzinat avec la création de ce qui aurait dû être le « journal officiel » de l’association, un fanzine tout simplement appelé Futur Immédiat…

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J’ai miraculeusement conservé jusqu’à aujourd’hui ces archives du fanzine Futur Immédiat. Elles ont échappé belle à mes grands tris réguliers et autres massacres de paperasses dont je suis un spécialiste, des rituels démoniaques auxquels les pages originales de CosmoFiction n’ont malheureusement pas échappé il y a de nombreuses années, sans compter quelques fanzines métropolitains dont le fameux Hollywood-sur-Seine que j’appréciais tant pourtant… Je vous fait donc profiter ici de ces archives, si la petite histoire des associations et des fanzines de SF et de Fantastique de Nouvelle-Calédonie vous intéresse…

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En 1997, alors que l’association Futur Immédiat possède déjà son bureau et ses statuts loi 1901, je réfléchis à un projet de fanzine. Comme pour ce nouveau club, je souhaite quelque chose de sérieux et avant tout destiné aux fantasticophiles et non aux novices. Mon expérience au Sci-Fi Club m’a refroidi et je ne veux plus attirer certains pseudos amateurs de SF et de fantastique davantage parasites que membres actifs et motivés. Dans ces conditions je me doute que l’association ne regroupera pas un grand nombre d’adhérents et que le fanzine ne s’adressera qu’à des passionnés, mais c’est ce que je souhaite pleinement. Adieu l’humour et le ton souvent léger de CosmoFiction Fanzine, place à la rigueur !

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Pour réaliser un fanzine, il faut une équipe. Je cherche donc des participants, des chroniqueurs. Quelques membres du bureau et aussi d’anciens adhérents du Sci-Fi Club me rejoignent très vite sur ce projet, tels Laurent Saï et Didier Besson. Mais on y trouve aussi un Scifile (adhérent du Sci-Fi Club) en la personne de Christian Saï car il est également membre du bureau de Futur Immédiat. Une sorte d’agent double, si on peut dire ! Je contacte également quelques connaissances comme Frédéric Ohlen qui participait déjà autrefois à CosmoFiction et Pierre Faessel (qui est alors le gérant de la merveilleuse librairie Montaigne aujourd’hui disparue), un homme passionné de SF, de fantastique, de polar et j’en passe, et qui a toujours soutenu les projets du Sci-Fi Club. Tous acceptent après une rapide présentation du projet de fanzine.

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Pour Futur Immédiat Fanzine, j’ai prévu des rubriques aux titres évocateurs. Ainsi « Les yeux sans visage » pour la partie ciné, télé et vidéo, « Le château d’encre » pour le côté littéraire du zine, « La foire des ténèbres » pour la rubrique consacrée aux jeux vidéo, aux musiques de films et aux produits dérivés en vente à Nouméa, « Parole de fan » pour une tribune libre qui devait revenir à chaque numéro, « Génération manga » pour les fameuses BD japonaises et même une rubrique « Petites annonces »… j’ai vraiment bon espoir ! La rubrique « Dossier » doit accompagner chaque numéro du fanzine avec au moins un sujet traité.

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Les travaux sont lancés, nous commençons tous à écrire et je me souviens redécouvrir une certaine énergie pour cela. Je me lance dans deux dossiers, l’un sur les films de Kevin Connor traitant des mondes perdus et oubliés, l’autre sur les films où la planète Mars est la vedette. Et puis je me défoule en écrivant un long article sur cette formidable série télévisée qu’est BABYLON 5, je défends INDEPENDENCE DAY envers et contre tous et je m’en prends au cinéma français toujours aussi méfiant envers le genre fantastique, pendant que Laurent me prépare des critiques de films sortis en vidéo et que Didier me propose celle du jeu Diablo. Pierre rédige son avis sur le roman Desolation Road de Ian McDonald et je crois que Frédéric m’avait préparé quelque chose sur la Lune, mais je n’ai pas retrouvé son article. Je me retrouve avec beaucoup de contenu et je suis impatient de coucher tout ça sur le papier avec une belle mise en page !

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Je travaille alors sur la Une de Futur Immédiat Fanzine. J’essaie plusieurs versions dont une couverture que l’on voit ici avec une peinture de Coruscant utilisée pour STAR WARS ÉPISODE I. À noter qu’à ses tout débuts, le fanzine devait s’appeler… Les Échos d’Altaïr ! Un nom qui avait déjà été envisagé pour le fanzine officiel du Sci-Fi Club de la fin des années 80 mais qui sera finalement écarté à l’avantage de CosmoFiction. Je m’amuse avec les photos, les polices de caractère et les cliparts ! Travailler avec un ordi s’avère tellement plus pratique et confortable qu’avec une machine à écrire !

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Et puis soudain, voilà qu’entre temps une agence de publicité nouvellement créée me contacte pour la mise en place d’un magazine gratuit ! On me propose d’y participer, d’y parler SF et de Fantastique. Bref, il s’agit tout simplement du transfert de Futur Immédiat Fanzine vers un journal « pro » ! Seulement voilà, il est question d’une sorte de Paru Vendu bourré d’annonces et de publicités en tous genres entrecoupées d’articles sur la SF et le Fantastique… Mais l’aventure est tentante et j’ai bien envie de la connaître. L’agence travaille alors sur le logo de l’association Futur Immédiat. Nos contacts sont réguliers jusqu’à ce que l’on commence à me faire passer pour un pigeon. Prises de tête, engueulades de toutes sortes, pertes de documents et j’en passe font que le projet tombe vite à l’eau, entraînant également dans sa chute le projet de fanzine car je suis découragé. Désormais je n’éprouve plus aucune envie, et certainement pas celle de me remettre au travail sur le fanzine ni même l’association. Et comme je le dis ici : « Fatigué de devoir continuellement me battre pour des projets, pas encore totalement remis de mes derniers mois passés au Sci-Fi Club, et n’ayant jamais senti une réelle motivation de la part du bureau de Futur Immédiat, je larguais définitivement ce projet d’association. » On était pourtant si près du but…

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Les pages que vous pouvez voir ici, y compris la couverture du numéro 1 de Futur Immédiat Fanzine, sont pour la plupart des ébauches, des brouillons inachevés, sauf en ce qui concerne les pages sur les dossiers Kevin Connor et Mars. On y trouve aussi des critiques tapées à la machine par certains chroniqueurs et non encore mises en page. Certains de ces dossiers et articles n’ont pas été écrits en vain. Ils ont été publiés ici, sur Les Échos d’Altaïr. Ainsi par exemple Les mondes perdus de Kevin Connor, Fascinante planète Mars, Le cinéma fantastique français existe-t-il ?, Independence Day.

On termine par l’édito qui devait être publié dans le premier numéro de Futur Immédiat Magazine :

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« Futur Immédiat Magazine, c’est parti ! Totalement dédié à l’Imaginaire et à ses adeptes, nombreux en Nouvelle-Calédonie, il se veut non seulement la vitrine de l’association FUTUR IMMÉDIAT (présentée dans ce numéro) mais aussi, et surtout, une formidable plate-forme pour ceux qui souhaitent parler Science-Fiction et Fantastique. En effet ouvert à tous, ce magazine n’a pas d’autre ambition que de promouvoir l’Imaginaire sur notre bon vieux Caillou ! Nous remercions donc tous les participants à ce premier numéro, ainsi que tous les annonceurs qui ont permis l’aboutissement de ce fabuleux projet : faire de FUTUR IMMÉDIAT MAGAZINE un gratuit tout en couleur ! Dorénavant, nous nous retrouverons tous les deux mois pour vous offrir le panorama de l’Imaginaire le plus complet à travers nos rubriques : ciné, télé, vidéo, romans, BD, mangas, CD ROM, musiques de films, tribune libre, courrier des lecteurs et petites annonces. Un ou deux dossiers se joindront également à chaque numéro. Dans FUTUR IMMÉDIAT MAGAZINE, le temps n’existe plus. Nous pourrons tout aussi bien vous parler d’un film des années 1950 comme du dernier Spielberg, d’un roman datant de quelques années comme du dernier Andrevon ! Enfin, rappelez-vous toujours que ce magazine est le vôtre. La tribune libre « Parole de fan » vous tente ? Vous voulez exprimer votre opinion sur un sujet, susciter des réactions ? Vous souhaitez nous faire part de votre point de vue sur le journal ? Écrivez-nous, nous attendons avec impatience vos réactions !

Nous ne sommes plus qu’à trois ans de l’an 2000, du troisième millénaire… jamais le futur nous a paru si proche, si IMMÉDIAT. »

- Morbius -

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