NEON CITY (1991)

Posté le 6 septembre 2016

NEON CITY (1991) de Monte Markham

NEON CITY (1991) dans Cinéma bis 16090608274615263614474107Après DUNE WARRIORS, voici un nouveau remake détourné en film post-apocalyptique. En même temps, des gars armés se déplaçant au milieu de grands espaces déserts, ça ne se réinvente pas : c’est la réécriture de l’Histoire de l’Ouest américain. Et cette fois, c’est LA CHEVAUCHÉE FANTASTIQUE (1939, Stagecoach), le grand classique de John Ford en noir et blanc avec John Wayne, qui se retrouve pompé par Monte Markham. Markham qui délaisse un peu sa belle gueule d’acteur de téléfilms américains à grande audience, pour réaliser cette série B aux faux airs de navet. Va savoir pourquoi, mais malgré le manque de budget évident et une fin un peu bâclée et convenue, je ne me suis pas ennuyé un seul instant en regardant NEON CITY.

Évidemment l’articulation du scénario de LA CHEVAUCHÉE FANTASTIQUE y est pour quelque chose : 8 personnages aux personnalités toutes très bien définies se retrouvaient à l’intérieur d’une diligence traversant le désert d’une ville à l’autre, et régulièrement attaquée par des Indiens. C’est aussi un peu l’histoire de la cabane ou de la prison encerclée de RIO BRAVO (1959), LA NUIT DES MORTS-VIVANTS (1968) et d’ASSAUT (1976). Dans ce genre de huis-clos, les personnages ont intérêt à être intéressants sinon on s’ennuie vite. Et avec NEON CITY, ça passe. C’est de la série B avec des personnages aux histoires personnelles légèrement éculées mais assez originales pour que le film tienne la route jusqu’à la fin de leur trajectoire.

L’intrigue : En l’an 2053, une guerre nucléaire a engendré une énorme pollution. La disparition de la couche d’ozone a transformé la Terre en un gigantesque désert brûlant, peuplé de hordes sauvages mutantes qui dévalisent et tuent quiconque s’aventure hors des villes, les « Hurlants ». Pourtant, au milieu de cette désolation, une poignée d’hommes et de femmes, menée par Harry Stark, va tenter l’impossible: rejoindre Neon City, la seule ville offrant une réelle sécurité.

16090608274715263614474108 dans Science-fiction

L’attaque de la diligence de LA CHEVAUCHÉE FANTASTIQUE et le camion blindé de NEON CITY font évidemment penser à la course-poursuite finale de MAD MAX 2 (1981) et de MAD MAX : FURY ROAD (2015). Et le personnage central, Harry Stark (joué par Michael Ironside), est aussi un peu comme un dérivé d’un Max Rockatansky du futur. Mais en même temps, tout au long des années 90, qui à part Kevin Costner avec ses personnages à fleur de peau (WATERWORLD, POSTMAN) a vraiment tenté d’écarter un peu MAD MAX de nos esprits pour apporter une autre dimension aux films post-apocalyptiques ? Et dans NEON CITY, Michael Ironside est très crédible en chasseur de prime futuriste. Et voir Michael Ironside dans un bon film ça rappelle évidemment qu’il a toujours été un très bon comédien bourré de présence à l’écran (on le savait depuis SCANNERS de David Cronenberg), mais que sa carrière s’est jouée en majorité à l’ombre de films très mauvais. Tout comme Danny Trejo et quelques autres.

16090608274815263614474109 dans TrapardPuis enfin dans NEON CITY chaque personnage a son importance et bien que je n’ai pas accroché au jeu stéréotypé de Nick Klar qui joue l’assassin déguisé en médecin, les autres comédiens sont tous très attachants dans leurs rôles respectifs : la prostituée jouée par Valerie Wildman, le footballeur Lyle Martin Alzado (décédé un an après la sortie du film d’un abus de stéroïdes). Et surtout Reno, aka Denise Katrina Matthews, la superbe chanteuse du groupe canadien VANITY 6, dont le décès le 8 février dernier a été complètement éclipsé par celui de Prince, son amant d’une époque.

D’ailleurs en guise d’hommage, je vous laisse avec VANITY dans son meilleur rôle et dans la scène culte de tension romantique la plus sexy et drôle de tous les teen-movies des 80′s (dans la parodie des JAMES BOND : STARGROVE ET DANJA, AGENTS EXÉCUTIFS, sorti en 1986). Vanity n’est pas dans le désert cette fois-ci, mais il y fait tout aussi chaud.

- Trapard -

Image de prévisualisation YouTube

5 commentaires pour « NEON CITY (1991) »

  1.  
    6 septembre, 2016 | 19:43
     

    C’est vrai qu’il fait beaucoup plus chaud en bas de cet article plutôt qu’en haut. Un étrange phénomène de températures.

  2.  
    trapard
    6 septembre, 2016 | 19:59
     

    :D

  3.  
    trapard
    6 septembre, 2016 | 20:15
     

    Oui c’est un micro-climat. :D

  4.  
    6 septembre, 2016 | 21:18
     

    Voilà. Et puis c’est vrai qu’en haut il fait toujours plus froid qu’en bas. ;-)

  5.  
    trapard
    7 septembre, 2016 | 1:11
     

    Zéza aussi ! :D

Laisser un commentaire

Information pour les utilisateurs
Les retours à la ligne et les paragraphes sont automatiquement ajoutés. Votre adresse e-mail ne sera jamais affichée.
Veuillez prendre conscience de ce que vous postez