EXORCISMO (1975)

Posté le 3 février 2017

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EXORCISMO (1975) de Juan Bosch

L’intrigue : Après avoir participé à une cérémonie satanique en Afrique, Leila n’est plus la même. La jeune femme insulte tout le monde et ne semble plus être elle-même. Lorsque des membres de sa famille sont retrouvés morts, le prêtre du village suspecte qu’une entité démoniaque se sert du corps de Leila pour accomplir des meurtres. En entreprenant un exorcisme, le Père Adrian Dunning réveille la colère de l’entité et la révèle au grand jour…

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Réalisé en 1975, EXORCISMO est un des nombreux succédanés (succès damnés?) de L’EXORCISTE (1974, The Exorcist) de William Friedkin. Paul Naschy a co-produit EXORCISMO a partir d’un de ses scénarios de longue date, à ses dires, s’octroyant même le rôle du prêtre.

Le film raconte ni plus ni moins l’histoire de L’EXORCISTE, mais sous cette enveloppe européenne du début des seventies qui mêle des intrigues d’horreur à d’interminables scènes très teenagers : un compromis du cinéma anglais, italien et espagnol pour attirer les nouvelles générations post-soixante-huitardes vers un cinéma de genre plutôt classique.

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Cette production est sûrement la plus mal-aimée de la filmographie de Paul Naschy, y compris par ses actuels fans. Mais, à sa sortie, elle a bénéficié d’un réel succès commercial et lucratif pour Naschy tout en étant son œuvre la moins personnelle et la plus opportuniste. De plus, EXORCISMO s’étend en de longs bavardages (et à la rigueur, heureusement dans ce sens que les jeunes comédiennes soient plutôt jolies…). Et les manifestations maléfiques sont très rares et très espacées, elles sont finalement confinées durant les vingt dernières minutes du film. Subsiste néanmoins une ambiance très étrange tout le long du film, celle-ci accentuée par la musique d’Alberto Argudo bercée par un chœur féminin plutôt inquiétant.

Par certains égards, certaines scènes rappellent beaucoup plus LA MALÉDICTION (1975, The Omen) que L’EXORCISTE. Le scénario du film de Friedkin servant surtout d’articulation pour celui de Juan Bosch, exceptée la fin du film évidemment, qui reprend un bon nombre des artifices du film de Friedkin, mais avec les moyens techniques et spectaculaires en moins….

- Trapard -

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