LES DICTIONNAIRES DE JEAN TULARD

Posté le 5 novembre 2017

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J’ai soudainement envie de faire comme Morbius et de présenter sur les Échos d’Altaïr, un élément que j’affection de ma bibliothèque. Ou ce qu’il en reste, puisque je ne suis pas un cinéphile très soigneux, et j’ai tendance à gribouiller des notes sur mes bouquins.

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Et c’est le cas avec les dictionnaires du cinéma de Jean Tulard, dont j’ai acheté le premier tome dédié aux réalisateurs, en 1997. À cette époque, j’aimais beaucoup les classifications par ordre alphabétique pour trouver des infos sur un film ou sur un réalisateur, et je n’avais que le dictionnaire Larousse du cinéma et quelques encyclopédies liées au cinéma expérimental, de science-fiction et d’horreur. En 1997, je ne savais rien d’internet, et ni Wikipedia, ni IMDB ne devaientt alors exister, et je n’avais pas non plus acheté les Craignos Monsters de Jean-Pierre Putters. Du coup, le dictionnaire du cinéma de Jean Tulard a été une très belle découverte, dans le sens où cet ancien prof de la Sorbonne proposait déjà un répertoire pour les réalisateurs du cinéma bis, mêlé à ceux du cinéma indépendant, du cinéma porno ou du simple blockbuster.

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Les livres sur le cinéma bis n’existaient évidemment pas à cette époque. En tout cas, de Nouméa on n’avait pas accès à grand chose sur le sujet et il m’a fallu voyager jusqu’à Paris pour acheter les trois premiers tomes des Craignos Monsters. En attendant, les dictionnaires de Jean Tulard m’ont énormément servi entre 1998 ou 2000, pour écumer les vidéoclubs, pour en décortiquer chaque jaquette de VHS et faire le tri entre intox et infos réelles. Je me souviens par exemple avoir découvert LE BOSSU DE LA MORGUE (1973) avec Paul Naschy, caché derrière une jaquette incompréhensible. Disons que ce dictionnaire me servait à faire des choix de location extrêmement précis sans avoir à dépenser mon argent inutilement. Comme il était édité dans la collection « Bouquins » en format de Poche, je l’emmenais avec moi dans les vidéoclubs et je décortiquais un par un chaque rayon, en comptant que les vendeurs n’étaient pas des cinéphiles et qu’ils classaient un peu tout n’importe comment et dans n’importe quel rayon. Je me faisais souvent un peu remarquer avec mon dictionnaire dans une main, et un petit carnet et un stylo dans l’autre. Une vendeuse de « Jumbo Vidéo » un peu craintive est même venue me voir un jour, me demandant si j’étais un inspecteur des droits d’auteur…

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J’ai utilisé ce dictionnaire pendant quelques bonnes années, allant jusqu’à acheter le second tome dédié aux acteurs au début des années 2000, mais je l’ai toujours trouvé moins intéressant celui-ci. C’est sûrement pour ça qu’il est toujours propre en 2017, alors que celui sur les réalisateurs est marron de crasse. Mais comme j’aimais beaucoup la collection « Bouquins », j’avais aussi acheté le double dictionnaire du rock proposé par Michka Assayas qui, comme Tulard, explorait aussi beaucoup la face non-commerciale de cet art.

Je ne me suis abonné à Internet qu’au début de l’année 2005, et les années passant depuis 1997, je complétais moi-même le dictionnaire de Tulard au crayon de papier, avec mes propres découvertes pour éviter d’acheter les rééditions. Il faut dire qu’en ouvrant la voie vers le cinéma bis, le dictionnaire de Tulard devenait si passionnant que ses lacunes se faisaient aussi très vite ressentir.

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Puis vers juillet 2005, suite à la proposition d’un ami, j’ai créé le blog Le Caillou Magique, pour pouvoir continuer à répertorier mes découvertes en matière de cinéma de genre et de cinéma bis. Ensuite à partir de 2006, j’avais aussi commencé un long répertoire calédonien du rock et du cinéma éparpillé sur les blogs Zic & Zicos, Le Cri du Cagou, puis pour un gros projet d’archivage avec la Province Sud. Mais sans Jean Tulard, je pense que j’aurais exploré cette facette un peu cachée du cinéma que beaucoup plus tard, d’où ce petit hommage que je rends aujourd’hui à son dictionnaire.

- Trapard -

7 commentaires pour « LES DICTIONNAIRES DE JEAN TULARD »

  1.  
    5 novembre, 2017 | 18:09
     

    Je vois qu’on a tous nos livres de chevet, nos références ! :)

  2.  
    trapard
    5 novembre, 2017 | 18:18
     

    Yes ! :D

  3.  
    Anacho
    6 novembre, 2017 | 6:07
     

    Tout à fait d’accord, mais il est vrai que ZCM de JPP reste pour moi le must en la matière… Son FANTASTIC GUIDE resté inachevé et pour cause vu le nombre de films à passer est également une mine formidable à consulter.

  4.  
    ericbis
    6 novembre, 2017 | 10:41
     

    effectivement, il fallait peut etre commencer par ces livres… il faut bien commencer par quelque chose. Mais quand on aime l’exactitude et l’exhaustivité, les Tullard sont relativement pauvres, car truffés d’approximations (les dates), d’inexactitudes (certains films sont cités sous leurs différents titres d’exploitation comme s’ils étaient plusieurs films), beaucoup de filmographies sont pleines de trous … bref, pour ma part, il y a bien longtemps que les Tullard callent des meubles au fond de ma cave. tout sauf une référence

  5.  
    trapard
    6 novembre, 2017 | 17:02
     

    Bien sûr, moi aussi ericbis. Et ce que tu exprimes, je l’exprime aussi dans mon texte. On est bien d’accord.
    Par contre, j’ai bien plus exploré le western spaghetti, les comédies all’italiana et même le porno avec Tulard qu’avec JPP. Je parle du cinéma bis, pas de Fantastique exclusivement.
    Et ce que tu exprimes sur les Tulard, ce n’est pas ce qu’on dit aujourd’hui d’IMBD ? On parle de 1997, pas de 2017…

    Pour le FANTASTIC GUIDE, je l’achèterai lors de mon prochain voyage. Je n’utilise plus la « poste ».

  6.  
    trapard
    6 novembre, 2017 | 17:59
     

    Pour la science-fiction, Dave Altou m’avait prêté un énorme pavé en français qui m’a beaucoup servi pour mon blog. Il répertoriait chronologiquement le cinéma de SF en commençant par « Boucherie Mécanique » des Frères Lumières jusqu’à…Je ne m’en souviens plus car je ne retrouve plus sa date d’édition, et je ne me souviens plus de l’aspect de sa couverture (noire et bleue il me semble), ni du titre exact du bouquin.
    Morbius ça te dit quelque chose ?

  7.  
    6 novembre, 2017 | 18:02
     

    Non, je ne vois pas.

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