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WHOVIAN’S WHO ! – Le Maître de la Fiction

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Le Whovian’s Who, pour tout savoir sur l’univers étonnant de la série DOCTOR WHO grâce à Carine, infatigable fan experte qui voyage à travers l’espace et le temps pour extraire la moindre information sur les personnages, les créatures, les créateurs et les aliens de la série culte ! Pour tous les fans du Docteur, retrouvez le Whovian’s Who sur les Échos d’Altaïr ! Aujourd’hui :

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LE MAÎTRE DE LA FICTION

Lorsqu’il vivait sur Terre, le Maître (rien à voir avec le Seigneur du Temps du même nom) écrivait les aventures du capitaine Jack Harkaway pour un magazine qui s’appelait « The Ensign ». Pendant 25 ans, il a écrit 5000 mots toutes les semaines. Et puis, en 1926, il s’est endormi en écrivant et le Cerveau Principal, le Maître Cerveau, l’a trouvé et l’a relié à la Terre de la Fiction afin qu’il en devienne le Maître, l’Auteur. 

Le Cerveau Principal avait besoin de l’imagination du cerveau d’un auteur humain. Avec le pouvoir du Docteur, il aurait pu envahir la Terre. 

Le Maitre de la Fiction pouvait piéger les personnes réelles et en faire des personnages de roman s’il parvenait à les piéger, écrivant leurs actes avant qu’ils n’agissent. 

Lorsque le Docteur arrive accidentellement dans le monde de la Fiction, le Maître espère voir enfin arriver la fin de son asservissement. 

Jamie et Zoe parviennent à se débarrasser du Cerveau Principal en le surchargeant et le Docteur sauve le Maître de la Fiction en le déconnectant.

Le Maître, qui semble n’avoir gardé aucun souvenir de la période où il était le Dictateur de ce monde imaginaire, est libre de rentrer chez lui. (cette partie ne fait pas partie des épisodes télévisés, mais c’est ce qui semble le plus probable).

Le véritable auteur des aventures de Jack Harkaway est un écrivain ayant vécu de 1837 à 1901 du nom de Bracebridge Hemyng.

Dans le roman « Conundrum », le Moine réactive le monde de la fiction et nomme un jeune garçon de 1993 nommé Jason « Maître de la Fiction ».

- Carine - (Les Enfants du Temps)

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NEW EDEN (1994)

NEW EDEN (1994) dans Science-fiction 18012906020415263615514268

NEW EDEN (1994)

Réalisateur : Alan Metzger

Scénariste : Dan Gordon

Pays : États-Unis

Année : 1994

Interprètes : Stephen Baldwin, Lisa Bonet, Tobin Bell… 

En 2014, nous traitions du film de Martin Campbell avec Ray Liotta et Lance Henriksen, ABSOLOM 2022 (1994, No Escape ou Escape from Absolom) sur les Échos d’Altaïr dans un dossier dédié à la SF des années 90.

L’intrigue d’ABSOLOM 2022 : En 2022 donc, un ancien héros de guerre incarcéré pour assassinat arrive dans les quartiers de haute sécurité d’une prison, où règne en maître un directeur impitoyable. Le nouveau détenu lui tenant tête, il est immédiatement sanctionné : il sera banni, envoyé sur Absolom, une île-prison spécialement réservée aux récalcitrants. Cette île ne connaît qu’une seule règle : s’évader est interdit. Pour le reste, elle ne connaît pas d’autres lois que celle du plus fort…

Il se trouve que la même année, la chaîne Sci-Fi Channel produisait et diffusait NEW EDEN avec une intrigue quasi-similaire mais familiale : Deux compagnons de prison, Kyne et Adams, un renégat et un jeune ingénieur aux manières plus douces, sont envoyés sur une planète de sable nommé Terre 21-523 ou la plupart des nouveaux venus sont immédiatement tués par le peuple des sables, les survivant luttant pour leur survie. C’est jusqu’à ce qu’un nouveau prisonnier arrive avec des idées de fournir l’irrigation du désert. Mais d’abord il doit combattre le peuple des sables…

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Moins brutal qu’ABSOLOM 2022, NEW EDEN a, avant tout, été destiné à une télédiffusion dans un cadre familial. Du coup, au-delà du côté « Survival post-apocalyptique» où la barbarie règne un peu partout sur la planète, on y trouve ce message récurrent au genre, de vouloir recréer des communautés basées sur la logique du bien contre le mal, de l’engagement et du mariage, de la revitalisation du sol pour reconstruire l’humanité. Des messages auxquels tout le monde adhère, mais qu’il n’est pas forcément nécessaire d’ajouter à un cinéma de divertissement qui est censé proposer avant tout de l’aventure et de la brutalité. Mais l’affiche de NEW EDEN laissait tout de même présager un téléfilm bourré de bons sentiments avec le couple Stephen Baldwin au regard azur comme le reste de la fratrie Baldwin, et la jolie Lisa Bonet (COSBY SHOH, ANGEL HEART…). Les oreilles rondes de Mickey Mouse ne semblent pas si loin…

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Au-delà de ça, le téléfilm est plutôt agréable et parfois drôle. Et surtout, les comédiens jouent très bien leurs personnages, ce qui fait un peu oublier les costumes assez ridicules, la caricature des dialogues et la psychologie minimaliste de certains personnages destinés à un public très jeune.

Le point fort du téléfilm, c’est sa B.O. composée à partir d’une musique électronique mi-world, mi-hip hop créée par le compositeur Blake Leyh pour augmenter l’ambiance des scènes d’action et de suspense.

En exemple, voici un extrait de la B.O. de la série THE WIRE (2002-2008) composée par Blake Leyh.

- Trapard -



LES DERNIERS JEDI : ANALYSE ET CRITIQUE – 7

LES DERNIERS JEDI : ANALYSE ET CRITIQUE - 7 dans Di Vinz 17121507083715263615414841

Nous voilà donc parvenus à la septième et dernière partie de la très longue analyse-critique des DERNIERS JEDI par Di Vinz. La sixième est à lire ICI si vous l’avez oubliée. Aujourd’hui au programme : « L’Épisode IX et le retour de JJ Abrams », « La guerre des fans » et « Rian Johnson et cie ».

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L’Épisode IX et le retour de JJ Abrams

Lorsque les derniers survivants de la Résistance s’enfuient à bord du Faucon Millenium, on comprend qu’on arrive à la scène finale dans la plus pure tradition : les héros sont ensemble, réunis dans un même plan. Nouvelle transition et nous voilà surpris une ultime fois : il y a une autre scène à la fin. Nous retrouvons le petit garçon de Canto Bight, admiratif devant la dernière aventure de Luke Skywalker comptée par un camarade qui a dû en entendre parler. L’esclavagiste auquel ils appartiennent les interrompt et le jeunot par balayer les box des fathiers. On remarque alors une chose étonnante : le garçonnet attrape son balai… à distance grâce à la Force ! Voici un nouvel exemple de ce qui est expliqué dans le film : la Force peut se réveiller en n’importe qui ! Ce petit gars l’a donc en lui et parvient à s’en servir, avant d’observer le ciel étoilé et un vaisseau le traversant tel une étoile filante pour passer en hyperespace. Avec cette envie de partir explorer la galaxie, tel le jeune Luke sur Tatooïne, son regard se fait intense et il lève son balai pour le tenir comme un sabre laser.

« j’attends beaucoup de l’Épisode IX et j’espère qu’il ne sera pas trop classique. »

Cette merveilleuse image de fin est proche de la fin de l’Épisode III avec les Lars qui tiennent bébé Luke dans leurs bras. Elle annonce surtout une suite pleine de promesses ! Je pense que l’Épisode IX se déroulera plusieurs années après le 8e, on y retrouvera Rey en préceptrice et sûrement plusieurs jeunes padawans : le Nouvel Ordre Jedi renaîtra enfin ! Face à lui se dresseront Kylo Ren et les Chevaliers de Ren, absents de cet épisode pour mieux apparaître dans le suivant. Cette fois nous aurons les batailles de sabre que beaucoup réclament, des Jedi affrontant des adeptes du côté obscur, une histoire peut-être plus simple menant à un dénouement incertain.

JJ Abrams est de retour aux commandes de la saga pour conclure ce qu’il a commencé. Un choix évident tant JJ a su remettre STAR WARS au goût du jour, sans toutefois prendre aucun risque. Cette fois, compte tenu du remake du IV par le VII, suivi d’un remake des V et VI avec cet Épisode VIII, il n’y a plus de marge de manœuvre pour refaire les mêmes choses. Il devra innover même si je pense qu’on aura un épisode disons plus ordinaire. Un côté trivial ne sera pas pour déplaire à la masse, à mon avis je préférerais LES DERNIERS JEDI, tellement audacieux, mais j’attends quand même beaucoup de l’Épisode IX et j’espère qu’il ne sera pas trop classique. Je salue l’initiative de Lucasfilm d’avoir congédié Colin Trevorrow pour le remplacer par Abrams, tant le premier cité m’a plus que déçu sur JURASSIK WORLD et avait prit un boulard pas possible.

La guerre des fans

18012808043315263615509923LES DERNIERS JEDI a plus que déchaîné les foules, notamment sur les réseaux sociaux inondés de messages plus que négatifs, allant de la critique simple au déferlement de haine gratuite. Chacun y va de son petit commentaire : « Rose n’est là que pour séduire le marché chinois », « Finn n’a aucun développement », « Canto Bight ne sert à rien », « le traitement de Luke est un sacrilège », « Snoke meurt comme une merde », « Rian Johnson a ruiné la saga », « Disney a tué STAR WARS », « Trop d’humour », j’en passe des vertes et des pas mûres en prenant soin de ne pas prendre certains commentaires mots pour mots tant ils sont vulgaires, prétentieux et emprunts d’un égoïsme fou, mon préféré restant le fameux « C’est un bon film de SF mais pas un Star Wars ». Aucune place pour la nuance là-dedans, c’est comme si le film était un ratage complet, une purge à peine regardable.

Partagé entre circonspection et indignation, j’en ai fini par être écœuré par la communauté dite de fans de STAR WARS ressemblant plus à une communauté de trolls pensant détenir la vérité suprême sur la saga. Loin de moi l’idée de me placer au-dessus de ces personnes qui n’ont pas aimé ce STAR WARS, je ne souhaite pas tomber dans la même arrogance, la même prétention, mais il me paraît important de défendre le film pour ceux qui comme moi l’ont adoré et condamner cette mode du bashing tant elle porte préjudice aux créations d’aujourd’hui et à leurs auteurs. Comme je l’ai signalé, il y a des problèmes dans le film, c’est un fait, mais ils sont minimes. De là à cracher dans la soupe comme c’est le cas de nombreuses personnes, allant jusqu’à l’insulte facile, je trouve que c’est vraiment exagéré. Je sens de la mauvaise foi, un manque d’ouverture d’esprit et surtout, j’ai l’impression qu’il n’y a jamais eu autant de « fans » de STAR WARS se permettant de tacler à tout va un film pourtant très star warsien.

« Partagé entre circonspection et indignation, j’en ai fini par être écœuré par la communauté dite de fans de STAR WARS. »

Qu’est-ce qu’un fan ? C’est une personne qui éprouve une très forte admiration pour une personne, un groupe de personnes, une équipe de sport, ou ici un film, une série de films, un univers, une licence. Un groupe de fan d’une même entité ou d’une même personne constitue son fandom et j’ai bien l’impression que le fandom de STAR WARS s’est démocratisé jusqu’à se vouloir la licence de tout le monde et finalement, de n’importe qui. Car STAR WARS n’est pas qu’un film. 18012808053615263615509924C’est pour cela que je dis qu’il y a fan et fan. Le fan de STAR WARS est passionné par l’univers de STAR WARS et pas uniquement par l’histoire de Luke Skywalker. Le fan de STAR WARS ne voit pas Star Wars uniquement à travers le prisme des films. Le fan de STAR WARS sait qui sont Revan, Traya, Exar Kun, Kit Fisto, Ventress, il connait les origines et l’histoire de tous les persos secondaires. Il peut vous raconter les guerres mandaloriennes (quasi 4000 ans avant Yavin IV) jusqu’à l’histoire de Cade Skywalker et de Dark Krayt (quasi 200 ans après Yavin IV). Il est capable de vous sortir une trentaine de planètes en un clin d’œil. Sans en connaitre la totalité, ce qui est réservé à une petite niche de véritable puristes hardcore, il a lu quelques romans, certaines BD, joué à quelques jeux (pour ma part, vu que c’est mon registre, je les ai – presque – tous pratiqués), il a vu les séries animés, peut-être qu’il collectionne, qu’il fait du cosplay, et que son rêve est de visiter le futur parc d’attraction quitte à se ruiner pour acheter son billet pour la Californie.

Bref, le fan de STAR WARS s’intéresse à l’univers de STAR WARS dans sa globalité, sinon c’est un cinéphile amateur de bonne SF, pas un fan. Chacun son rapport et sa sensibilité à STAR WARS, à la science-fiction et au cinéma en général, tout cela est subjectif, on peut être fan des films STAR WARS et seulement des films STAR WARS bien sûr – ce qui me semble réducteur – et ne pas comprendre ce 8e film parce qu’il s’inspire de l’Univers Étendu, mais en aucun cas on peut dire que ce film n’est pas un STAR WARS. En ce sens, c’est un métrage destiné aux fans les plus avertis (ce qui est la volonté première de Lucasfilm), qui peut donc paraître étranger, différent, à ceux qui n’ont vu que les films. Ceux-là se sentiront alors peut-être mis sur la touche et entreront dans une réaction de dénis, attaquant tout et n’importe quoi là où ils sont nourris par du cinéma fast food depuis vingt ans et s’en contentent largement. Pour une fois qu’on a un film plus personnel, on assiste à un acharnement fou, c’est vraiment dommage. Si d’un côté on doit comprendre que le film peut ne pas plaire à tout le monde, d’un autre côté on ne peut que s’insurger quand ceux qui ont aimé sont taxés d’être des vendus.

« STAR WARS : LES DERNIERS JEDI est un film incompris, à voir et à revoir, deux, trois, cinq, dix fois s’il le faut. »

J’aimerais aussi rappeler que STAR WARS a été initialement créé pour un public allant des enfants aux jeunes adultes, et il faut comprendre et accepter l’idée de renouvellement, les nouveaux films s’adressent à une nouvelle génération et privilégient le divertissement, peut-être, il est vrai, au détriment d’une certaine émotion plus présente dans la trilogie originale, ainsi l’esprit peut échapper aux plus anciens. De toute façon, il me semble impossible de faire mieux que la trilogie originale, quoi que tentent les nouveaux réalisateurs, il faut donc aussi savoir faire preuve d’indulgence. Mais les exigences du public sont toujours plus fortes et il n’y a pas de place pour la moindre subtilité, tout doit être servi dans le gosier du spectateur sans l’amener à se poser la moindre question ou à explorer au delà de ce qu’il voit. Cela devient une tendance actuelle, j’ai constaté le même phénomène avec une tempête de critiques grossières du dernier jeu vidéo Mass Effect Andromeda alors que les joueurs n’avaient visiblement exploré que 10% du jeu, là où les vrais testeurs l’ayant terminé entièrement s’accordent tous 18012808073215263615509926à dire que c’est un très bon titre. Même chose pour ALIEN COVENANT qui est soi-disant un film médiocre et raté gâchant toute la saga là où d’autres voient un nouveau coup de maître de Ridley Scott, faisant évoluer la série ALIEN dans un autre sens, vers quelque chose de neuf, en développant d’avantage les androïdes. Les œuvres appartiennent d’abord à leur auteur et non au public, je ne comprendrai jamais qu’on puisse autant manquer de respect aux créateurs en osant brandir des « C’est de la merde » sans la moindre réflexion derrière, ce qui équivaut à ne juger qu’un faible pourcentage des œuvres elles-mêmes, à rester en surface, dans la superficialité. C’est à mon sens le signe d’un changement dangereux des mentalités quant au cinéma, un déclin de l’analyse personnelle pour suivre un troupeau de moutons conduisant à un bashing bête et méchant.

STAR WARS : LES DERNIERS JEDI est un film incompris, à voir et à revoir, deux, trois, cinq, dix fois s’il le faut, pour en percevoir toute la portée et en savourer chaque détail, comme tout bon STAR WARS qui se respecte. L’EMPIRE CONTRE-ATTAQUE n’est pas devenu culte automatiquement, il a une histoire. Laissons le temps passer et on verra si l’Épisode VIII laisse une si mauvaise image de lui dans les mémoires. À mon humble avis ce ne sera pas le cas, je pense qu’une fois que tout le monde l’aura revu plusieurs fois, les avis seront plus mesurés. Si George Lucas a validé le film, ce n’est pas pour rien non plus.

Rian Johnson et cie

18012808105015263615509927Il se fait lyncher sur la place publique, traîner dans la boue, insulter de tous les noms sans une once de respect, pour avoir sacrifié la saga sur l’autel de Disney, mais moi je dis qu’il faut sauver le soldat Rian ! Le réalisateur de cet Épisode VIII en a dans le pantalon et c’est peu dire ! Il a su apporter sa vision à la saga tout en en respectant les codes, il y a insufflé tant de nouveauté, tant d’originalité, tout en respectant un cahier des charges forcément importants puisqu’il est question de STAR WARS. La course-poursuite qui est l’objet de son film est haletante et rondement menée, il manie la caméra comme un maître tel Spielberg ou Lynch ! Ceux qui parlent de Disney qui commanderait tout et tirerait chaque ficelle n’ont absolument rien compris. Johnson lui-même a dit qu’il était étonné de la liberté qu’on lui a laissé pour l’écriture et le tournage du film, cela se ressent !

Kathleen Kennedy est une dame de fer, elle ne fait confiance qu’aux meilleurs, gare à ceux qui essaieraient de prendre la saga trop à la légère. Chose que n’a pas faite Rian Johnson, il l’a prit au sérieux autant que possible comme l’ont fait JJ Abrams sur LE RÉVEIL DE LA FORCE et Gareth Edwards sur ROGUE ONE. Ce ne sont pas trois touches d’humour de ci de là qui insufflent un côté trop Disney ou dénaturent la saga, il y a toujours eu de l’humour dans STAR WARS (le duo R2-3PO en est l’exemple parfait) qui, il semble bon de le rappeler, a été créé pour un public jeune. Bien sûr qu’ils doivent faire attention à ce qu’ils font, qu’ils ne peuvent pas tout se permettre, bien sûr que chaque réalisateur d’un nouveau STAR WARS est sur un siège éjectable dès lors que sa vision est trop éloignée de celle de Kennedy, en étroite relation avec George Lucas qui lui susurrent ses idées à l’œil encore aujourd’hui. Pareil pour Kasdan, le scénariste historique de la saga. Tout ce beau monde doit réussir à travailler ensemble ! Cela ne doit pas être facile tous les jours. Rian Johnson a réussi ce pari. Après des films originaux tels que BRICK ou LOOPER, des épisodes de BREAKING BEAD salués par tous, presse ou spectateurs, il a hérité d’un très gros morceau et savait que les fans l’attendaient au tournant.

« Moi je dis qu’il faut sauver le soldat Rian ! »

Eh bien je le dis haut et fort : tu as fait quelques petites fautes mais dans l’ensemble je t’adresse un grand bravo ! Bravo Rian pour ne pas être tombé dans le blockbuster de base. Bravo pour avoir su rester fidèle à ta manière de faire, d’avoir fait TON STAR WARS et pas un film lambda auquel on s’attendait tous. Bravo pour m’avoir scotché à mon siège, pour m’avoir surpris, ému et fait 18012808143515263615509928rire comme beaucoup d’autres fans. Bravo pour avoir creusé l’univers au-delà de ce qu’on connaissait en t’inspirant des œuvres telles que Le Manuel des Jedi. Bravo pour ton audace ! On ne voit plus beaucoup ça aujourd’hui, surtout sur des films aussi importants, avec un tel budget, une telle attente. On est loin de toute complaisance, on ne tombe pas dans le surfait, LES DERNIERS JEDI a un propos intéressant, une mise en scène plus qu’excellente, un esthétisme hors du commun. Il sort des sentiers battus, il propose autre chose. Il casse les codes tout en les renouvelant. Il passe un bon coup de polish en conservant un certain classicisme. On est dans le top du top, avec un film digne de ses prédécesseurs, si ce n’est mieux, je n’en attendais pas tant.

Je salue aussi la performance des acteurs ! Mark Hamill (Luke Skywalker) et Carrie Fisher (Leia Organa) les premiers. Le premier est exceptionnel, la seconde ô combien touchante et on ne l’oubliera jamais. Tous deux sont de très grands acteurs. Mais je félicite aussi le reste du casting : Adam Driver (Kylo Ren), Daisy Ridley (Rey), Oscar Isaac (Poe Dameron), John Boyega (Finn). Ces quatre là s’en sortent plus qu’honorablement, ils ont bien cerné leur personnage et après la belle découverte de l’Épisode VII vient la confirmation avec cet Épisode VIII. Ce sont les nouveaux héros d’une nouvelle génération et je les trouve dignes des anciens même s’ils ont des rôles inégaux dans cet épisode. Domnhall Gleeson (Général Hux), Kelly Marie Tran (Rose), Benicio Del Toro (DJ), Laura Dern (Vice-Amirale Holdo), Andy Serkis (Suprême Leader Snoke), Gwendoline Christie (Capitaine Phasma) : tous n’ont pas à rougir, ils font le taf avec des rôles pourtant légers ou parfois mal écrits, dans l’ensemble il ne font aucune erreur et ce n’est pas donné à tout le monde. Difficile de parler d’Anthony Daniels (C3PO) ou de Lupita N’Yongo (Maz Kanata) car on ne les voit que trop peu, mais j’espère qu’ils auront un rôle plus important dans l’Épisode IX.

« Personne ne peut dire que c’est moins bon que les autres épisodes, ce serait vraiment de la mauvaise foi. »

18012808173515263615509929Il faut aussi souligner le travail incroyable de toutes les équipes du film pour ce qui est des décors, objets, véhicules, costumes et surtout des créatures ! Les porgs, les fathiers, les chiens de cristal, tous les aliens présents dans le film, il y a un boulot monstrueux sur la conception de ces êtres venus d’ailleurs et leur animation. Personne ne peut dire que c’est moins bon que les autres épisodes, ce serait vraiment de la mauvaise foi, on est dans la veine de ROGUE ONE, c’est-à-dire à un très haut niveau, et l’univers de STAR WARS n’a jamais semblé si crédible. Il y a tellement de monde qui a bossé sur ce film, énormément de moyens déployés, une multitude de gens qui l’ont validé avant qu’il ne sorte, alors parfois je me demande ce qui trotte dans la tête des gens quand ils disent que l’empire Disney a gâché la saga. Je ne suis pas d’accord du tout, moi je dis merci et respect Disney pour avoir permis une belle renaissance à STAR WARS. Il faut continuer dans cette voix et y apporter encore plus de nouveauté ! En tout cas, tant que le spectacle sera d’une telle qualité, je serai au rendez-vous !

Et voilà ! J’en ai terminé ! J’ai certainement oublié tout un tas de choses tant le film regorge de détails, comme la connexion Rey-Kylo qui se poursuit même après le trépas de Snoke, l’analogie entre les visions de Luke et celles d’Anakin les poussant à commettre un acte irréparable, ou la nette différence de qualité entre la VO et la VF, mais je crois que l’analyse est assez longue comme ça, j’espère qu’elle saura vous éclairer sur certains points. Laissez un commentaire pour dire si vous êtes totalement d’accord, en partie ou pas du tout. Je reste ouvert au débat ! Merci aux Altaïriens qui auront eu la patience de me lire et à bientôt pour une rétrospective de l’année 2017 !

- Di Vinz -

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LES DERNIERS JEDI : ANALYSE ET CRITIQUE – 6

LES DERNIERS JEDI : ANALYSE ET CRITIQUE - 6 dans Di Vinz 17121507083715263615414841

Sixième et avant-dernière partie de l’analyse-critique des DERNIERS JEDI par Di Vinz. Au menu du jour : « Maître Yoda : l’héritage des Jedi bafoué ? », « La bataille finale de Crait » et « Un duel d’anthologie ».

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Maître Yoda : l’héritage des Jedi bafoué ?

Revenons sur Ahch-To où Luke n’en finit plus de ruminer, tellement qu’il s’est décidé à cramer les textes sacrés des Jedi et l’arbre qui les protège. Il se ravise, alors qu’il allait passé à l’acte. On se demande à ce moment-là ce qui lui prend. Si son hésitation et son renoncement est expliqué en ce qui concerne le meurtre de Ben Solo, ici on ne comprend pas bien pourquoi il fait la girouette. Admettons, il s’est rendu compte qu’il allait faire une grosse bêtise, après tout on ne brûle pas des milliers d’années d’enseignements et de traditions Jedi comme ça… Oh, et puis si ! Maître Yoda fait son apparition sous une forme spectrale un peu plus présente physiquement que ne l’était le fantôme de Ben Kenobi et d’un clin d’œil il manipule l’orage et foudroie l’arbre millénaire qui part en fumée !

« Le retour de Yoda puis son acte m’ont surpris à plus d’un titre. »

Le retour de Yoda puis son acte m’ont surpris à plus d’un titre. On a beau s’appeler Yoda et avoir neuf cent ans d’appartenance à l’Ordre Jedi, cela semble un peu fou et irrespectueux de faire ça. Luke lui-même s’en formalise à juste titre. Évidemment, Yoda est plus malin qu’il n’en a l’air, son espièglerie est celle qu’il avait dans la trilogie originale, elle lui sert à éduquer Luke. Car Skywalker a beau 18012705035915263615506332avoir vieilli, il reste un jeunot si on garde en tête qu’il a plusieurs centaines d’années de différence avec Yoda, quand à ce dernier il sait ce qu’il fait. En cramant l’arbre et les textes sacrés, il donne une nouvelle leçon à Luke. « Venu est le temps… de voir plus loin qu’une pile de vieux grimoires. » Et il surenchérit avec un enseignement sur l’échec et ses bienfaits, renvoyant au propos fondamental du film. Ce que Luke ne sait pas, c’est que Rey a volé les textes ! On les aperçoit par deux fois dans le Faucon Millenium, la phrase de Yoda « Il n’y a rien que la jeune Rey ne possède déjà » prend donc tout son sens. Dans cette séquence, Frank Oz joue Maître Yoda dans sa forme de la trilogie originale. Il y en a qui se plaignent de la réalisation de la marionnette, pourtant nous avons été très nombreux à nous plaindre du tout CGI et à vouloir un retour aux sources avec de l’animatronique et des marionnettes. C’est à n’y plus rien comprendre.

Enfin, Yoda semble extrêmement puissant pour diriger la foudre d’un orage d’une telle manière, alors pourquoi il ne tue pas Snoke ? Parce que les spectres n’ont pas vocation à modifier le cours des choses à ce point, tout simplement. Ils doivent laisser la Force faire les choses et n’interagir qu’au minimum avec les « vivants », Ben le spécifie bien lorsque Luke part combattre Vador dans la cité des nuages sur Bespin : « Je ne pourrai pas t’aider ». Pour conclure là-dessus, j’ai retrouvé la relation Yoda-Luke de la trilogie originale, elle a été traitée avec beaucoup de respect et de fidélité et ça, ça n’a pas de prix !

La bataille finale de Crait

J’irai droit au but : une nouvelle fois cette bataille est l’une de mes favorites des 8 films STAR WARS ! La planète Crait m’a emballé à tous les niveaux. Le combat entre les vieux skispeeders bons pour la décharge et les AT-M6, sortes d’AT-AT next gen avec un canon dorsal et prenant appui sur leur bras avant comme des gorilles, est diablement séduisant ! La surface de sel recouvrant un sol poussiéreux rougeâtre donne lieu à un affrontement d’un esthétisme fabuleux. Les speeders dessinent des lignes rouges (comme sur l’affiche) tandis qu’un nuage écarlate s’envole à chaque explosion. Du jamais vu !

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Encore plus fort : les souterrains. Le Faucon Millenium piloté par Chewbacca, quelque peu dérangé par des Porgs qui ont élu domicile dans son cockpit (très fun sans en faire trop), va s’engouffrer dans les grottes de Crait, ou plutôt des mines de cristaux rouges, ce qui est assurément l’un des plans les plus beaux de la saga. À lui seul ce passage devrait a minima sauver le film sur le plan visuel aux yeux de ceux qui n’ont pas aimé pour X ou Y raison. Je manque de mots et de superlatifs pour le qualifier, je n’avais pas vu ça depuis la course-poursuite dans les méandres de la seconde Étoile de la Mort dans l’Épisode VI. Dommage qu’il soit si court !

« Franchement, j’aime bien Finn mais c’est dommage. J’aurais préféré qu’il se sacrifie. »

En surface, le combat fait rage, et Poe Dameron va comprendre qu’ils n’ont aucune chance de repousser les forces du Premier Ordre. On se rend alors compte que le personnage a évolué, il a cessé d’être une tête brûlée qui ne réfléchit pas après le sacrifice de Holdo, et pour sauver les siens il ordonne la retraite. Il embrasse ici son rôle d’héritier des chefs de la résistance. Mais Finn ne l’entend pas de cette oreille et motivé par sa rancœur contre le Premier Ordre s’apprête à se sacrifier pour détruire le « canon-bélier » qui est sur le point de défoncer la base des derniers résistants. On croit vraiment que l’ancien stormtrooper va y passer à ce moment-là en raison d’une mise en scène précisément faite pour ça, avec une ambiance musicale soulignant cette impression, mais au final c’est 18012705094715263615506334Rose qui va le sauver in extremis. Franchement, j’aime bien Finn mais c’est dommage. J’aurais préféré qu’il se sacrifie, cela aurait donné beaucoup plus de force au personnage et aurait créé énormément d’empathie pour lui. Là, on a juste une petite leçon de morale et l’illustration des sentiments de Rose pour Finn, ce qui est léger comparé au sacrifice d’un des personnages phares du nouveau casting. On se demande aussi pourquoi les deux rescapés qui viennent de se cracher aux pieds des AT-M6 ne se font pas pulvériser sur le champs. Une nouvelle facilité, que je juge pardonnable tant le reste est à un niveau d’exception.

On remarquera aussi les chiens de cristal dans la base rebelle, qui font partie du décor et ne servent qu’à mener les résistants vers une issue de secours, mais qui sont également très bien réalisés comme toutes les créatures du film. Dans l’ensemble j’ai aimé toute cette bataille, spectaculaire et d’une beauté à couper le souffle.

Un duel d’anthologie

Luke surgit de nulle part dans la base rebelle et se retrouve enfin face à Leia. Les retrouvailles sont émouvantes, même pour les acteurs dont on sent l’implication plus que jamais, bien qu’à travers une scène encore une fois trop courte à mes yeux. Mais il s’agit de ne pas trop en faire et de ne pas tomber non plus dans la sensiblerie. Chose étonnante, j’ai ressenti plus d’émotion avec le clin d’œil à C3PO, cette simple réplique « Maître Luke… » et le plan qui s’arrête sur le visage du droïde qui n’a jamais été aussi expressif me faire ressentir de l’empathie pour 3PO, il fallait le faire !

18012705131915263615506335Puis on en arrive au moment où Luke se présente seul face à l’armada du Premier Ordre. La première fois, je me demandais vraiment ce qu’il comptait faire au moment où Kylo Ren ordonne un feu plus que nourri sur sa pomme. Luke ressort du déluge de feu comme si de rien n’était et se permet même de s’épousseter l’épaule. La classe ultime. Et on est là à se demander comment il a fait. Un bouclier de Force ? Une téléportation ? On imagine tout et n’importe quoi sauf le véritable phénomène qui se produit sous nos yeux ébahis. Kylo Ren se décide à l’affronter en face à face. Pas un seul choc entre les sabres laser ne se produit lors de ce duel anthologique. Luke se contente d’esquiver les coups ! Dès lors on retrouve ces plans de profil que j’apprécie fortement, comme lorsque Rey et Kylo se disputent le sabre, soignant le face à face, avec le décor de Crait en fond. Superbe. Notons qu’à un moment Luke opère une esquive vrillée dans le style Ataru, la forme de combat utilisée par Yoda himself qui consiste à se ménager pour puiser fortement dans la Force au moment opportun, permettant des acrobaties de dingue.

« La première fois j’ai laissé une larme couler, la charge émotionnelle était trop grande, la mise en scène m’a complètement retourné. »

Je vais me répéter mais ce passage est une fois de plus trop court ! J’aurais vraiment aimé voir ces deux-là continuer leur petit jeu un peu plus longtemps. Mais, une fois que les résistants se sont échappés grâce à l’aide de Rey qui leur libère la voix en faisant léviter les rochers qui obstruaient la sortie (à nouveau le plan est magnifique), Luke dévoile son stratagème : une projection astrale ! Luke Skywalker se montre à la hauteur de son mythe en utilisant cette faculté depuis son île. Bluffant, encore, je ne m’attendais pas du tout à ça. Un tel pouvoir de la Force est possible bien sûr mais je n’y avais pas pensé une seconde ! C’est inspiré de l’UE et c’est bien vu pour combattre Kylo Ren sans prendre de gros risques, Luke désirait certainement donner une dernière leçon à son neveu avant de tirer sa révérence, sans lui laisser l’opportunité d’en finir lui-même.

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Un tel pouvoir a vidé le héros légendaire de ses forces, et, après avoir constaté que la relève était là et qu’il ne serait pas le dernier des Jedi, il disparaît, le couché des soleils jumeaux d’Ahch-To en fond, renvoyant à ceux de Tatooïne… La première fois j’ai laissé une larme couler, la charge émotionnelle était trop grande, la mise en scène m’a complètement retourné. Il n’y a pas de mort, il n’y a que la Force (extrait du code Jedi), ainsi Luke ne meurt pas, il se fond dans la Force et il n’y aucun doute possible sur le fait de le revoir dans le prochain épisode, sous forme spectrale. Il dit bien lui-même : « On se reverra, mon grand. » à l’intention de Kylo Ren lorsqu’il fait s’évaporer sa forme astrale.

Du début à la fin, j’ai trouvé que le traitement de Luke était idéal et qu’il n’aurait pas pu être meilleur, le final avec ce duel très bien tourné a fini de m’en convaincre. Même chose pour Kylo Ren. J’ose le dire au risque de me faire conspuer, il est bien plus travaillé et nuancé que ne l’était Dark Vador, un méchant dans sa forme la plus simple, imposant mais ultra monolithique, du moins jusqu’à l’Épisode VI.

- Di Vinz -

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Au programme de la septième et dernière partie prévue pour demain :

L’Épisode IX et le retour de JJ Abrams

La guerre des fans

&

Rian Johnson et cie

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EXPLORATHÈME – Lovecraft, explorer l’indicible

Explorathème, c’est aussi la présentation d’auteurs, de cinéastes ou d’artistes à travers des vidéos, avec des points de vue de fans ou d’experts. Aujourd’hui :

LOVECRAFT, EXPLORER L’INDICIBLE

Et parce qu’on adore Lovecraft sur Les Échos d’Altaïr (et vous aussi, bien sûr), voici un second Explorathème consacré à l’auteur. Cette fois il ne s’agit pas d’un portrait mais plutôt d’une brève analyse de son œuvre fascinante proposée par BITS, de la chaîne Arte. On y rencontre d’ailleurs le dessinateur François Baranger, artiste à l’origine des superbes illustrations accompagnant L’Appel de Cthulhu édité récemment par Bragelonne, dans la collection Les Récits de Howard Phillips Lovecraft Illustrés par François Baranger.

Image de prévisualisation YouTube

Autres sujets présentés dans Explorathème :

Le Space Opera / L’Heroic Fantasy / Le Cyberpunk / Le Steampunk / Portrait de H.P. Lovecraft



LES DERNIERS JEDI : ANALYSE ET CRITIQUE – 5

LES DERNIERS JEDI : ANALYSE ET CRITIQUE - 5 dans Di Vinz 17121507083715263615414841

Pour cette cinquième partie de l’analyse-critique des DERNIERS JEDI, Di Vinz vous propose d’explorer ces trois nouveaux chapitres que sont « La connexion Rey – Kylo Ren », « La fin (expéditive ?) de Snoke » et « Tu n’es rien. » Les origines de Rey ». La quatrième partie est ICI si vous l’avez manquée hier.

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La connexion Rey – Kylo Ren

Pendant ce temps sur Ahch-To, Rey en apprend plus sur les Jedi et sur les raisons de l’exil de Luke Skywalker. Dans le même temps, elle se retrouve confrontée à un phénomène étrange : elle semble « connectée » à Kylo Ren par le biais de la Force ! Depuis leurs mésaventures dans l’Épisode VII, un lien s’est créé entre eux, une évidence qui se verra questionnée plus tard. Voilà donc nos deux personnages principaux qui se parlent à des années lumières de distance, une chose que l’on n’avait encore jamais vue dans les films à un tel degré.

18012604423115263615504058Les liens de la Force sont très présents dans STAR WARS et son UE, notamment ceux qui relient les padawans à leur maître Jedi ou les membres d’une même famille comme c’était le cas entre Luke et Leia dès l’Épisode V, certes à des distances disons « réglementaires », mais rien n’a jamais contredit le fait qu’ils puissent être plus lointains. On nous le confirme ici avec une relation qui se noue entre Rey et Kylo Ren / Ben Solo, relation qui sera des plus tendues au début jusqu’à arriver à une certaine compréhension entre les deux protagonistes, si ce n’est plus. Chacun en apprend plus sur l’autre, c’est là que Rey découvrira la vérité de Ben selon laquelle Luke a essayé de le tuer à l’académie Jedi. Les choses sont en réalité plus compliquées que cela, et si Luke a bien été tenté d’en finir avec son neveu pour préserver la Force du côté obscur, ce ne fut qu’une pensée éphémère, trop tard cela dit car le mal était fait et Ben devint Kylo Ren. Un quiproquo malheureux qui nous éclaire d’autant plus sur ce qui pèse sur Luke et permet d’approfondir l’histoire de Ben Solo et les origines de Kylo. Notons qu’alors que Luke raconte qu’il sonda Ben dans son sommeil, il évoque Snoke en disant que ce-dernier avait déjà corrompu le jeune fils de Han et Leia. Comment donc ? Snoke était-il un professeur de l’académie qui a sombré du côté obscur et tenté d’emporter Ben avec lui ? Ou l’avait-il déjà combattu à ce moment là et il a tenté de le corrompre durant l’affrontement ? J’opterais pour la seconde option, on peut toujours spéculer, ça ne fait de mal à personne.

« J’ai adoré cette dualité entre les deux personnages, entre clair et obscur. « 

Quoi qu’il en soit cette histoire émeut Rey qui, à travers ses contacts répétés avec Ben, voit un espoir de le faire revenir du bon côté. Un sentiment accentué lorsque tous deux se touchent du bout des doigts, toujours à travers la Force. Alors les deux côtés de la Force, obscur et lumineux, se réunissent pour former l’équilibre ! C’est d’ailleurs à ce moment précis que le thème musical de la Force est le plus lisible et le plus sensé. J’ai adoré cette dualité entre les deux personnages, entre clair et obscur. Cela me rapelle Palpatine/Sidious affirmant que les Jedi et les Sith sont similaires, qu’ils se ressemblent en tous points. Rey et Kylo Ren sont les deux faces d’une même médaille, l’un ne peut exister sans l’autre, Luke le dit lui aussi lors de sa première leçon à Rey: « Sans obscurité, pas de lumière. » Ces deux-là étaient destinés à se rencontrer et à former ce tout, bien qu’ils ne soient pas forcément sur la même longueur d’onde. Ce sera encore plus explicite par la suite.

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Au delà du fond, j’ai aimé la forme que prennent ces scènes de dialogue à distance. Elles sont criantes de réalisme ! Rian Johnson a voulu qu’Adam Driver soit présent pour toutes les scènes de Daisy Ridley afin que l’actrice joue comme si elle avait son interlocuteur en face d’elle. Et vice-versa, elle était présente sur les décors du vaisseau pour donner la réplique à l’acteur. Ainsi leur jeu s’en est retrouvé bonifié, couplé à un sens de la mise en scène très pointu du réalisateur, cela donne de très bonnes scènes, crédibles et savamment orchestrées.

La fin (expéditive ?) de Snoke

Finalement, Luke reste campé sur sa position et bien que Rey lui botte les fesses en l’effrayant avec son propre sabre laser, il n’en démord pas : il ne prendra pas le risque de se mêler à nouveau des affaires galactiques. Rey n’a donc plus qu’à tenter de convaincre Ben Solo de revenir du bon côté, ce qui semble quand même assez risqué malgré leurs récents rendez-vous. Elle quitte enfin l’île d’Ahch-To pour se rendre directement sur le vaisseau de Snoke et se livrer d’elle-même à Kylo. Il en faut une sacrée paire pour faire ça, cela me rappelle un certain héros dans l’Épisode VI. Tous deux finissent donc par se retrouver et, tandis que Kylo mène Rey à Snoke, ils échangent une dernière fois sur leur lien. Chacun a eu la vision de l’autre le rejoignant de son côté. Rey est tout de suite 18012604475515263615504059moins emballée mais garde confiance et espoir. Comme le dira Snoke, elle a l’âme d’une vraie Jedi, c’est bien la digne héritière de leur dogme et de Luke Skywalker. Elle y croira jusqu’au bout, même quand Kylo Ren la laisse se faire malmener par le Suprême Leader. Cette scène est bien la plus importante du film, on y apprend pas mal de choses de la bouche de Snoke.

Tout d’abord, il explique l’apparition et la puissance de Rey : en entraînant un champion du côté obscur, la Force allait forcément se débrouiller pour faire naître son alter égo lumineux. Cela fait sens si l’on se dit qu’Anakin/Vador a lui aussi débarqué au moment où les Jedi et le côté lumineux étaient à leur summum au temps de la République de Valorum, afin d’équilibrer la balance jusqu’à finalement la faire pencher dans l’autre sens. C’est aussi Snoke qui selon ses dires a mis en contact les deux enfants de la Force, sachant que Rey foncerait tête baissée dans le piège et que Kylo n’était pas assez fort pour se rendre compte du subterfuge. Là, je n’y crois qu’à moitié car je pense que le lien s’est créé de lui-même et que Snoke n’avait plus qu’à le renforcer. Il faut noter, à ce moment précis, le changement brutal qui s’opère en Kylo Ren. D’un seul regard, il foudroie Snoke. Il n’a pas aimé se faire duper ainsi, et c’est ce qui influencera son geste prochain. Je ne pense pas que c’était prémédité, je pense qu’il l’a décidé au dernier moment.

« Je me suis d’ailleurs toujours demandé pourquoi les Sith continuaient de prendre des apprentis sachant le sort qui les attend si ces derniers s’élèvent à leur niveau. »

Tandis que Snoke fait une démonstration vraiment impressionnante de son pouvoir en faisant voler Rey à droite à gauche comme s’il s’agissait d’une simple marionnette, il palabre et se complaît dans son arrogance sans limite, signe d’un mégalomane encore plus sûr de lui que ne l’était Dark Sidious au moment d’éxécuter Luke par la foudre Sith. Et on sait comment l’Empereur a fini. L’histoire se répète et le Suprême Leader Snoke, aveuglé par sa puissance démesurée, est berné par Kylo Ren qui manipule ses propres pensées afin de le tuer sans qu’il ne comprenne comment. Quel choc pour le spectateur ! Moi le premier. On s’attendait tous à ce que Snoke soit le méchant numéro 1 de cette postlogie, mais il n’en est finalement rien. Ce n’est qu’un rôle secondaire, un maître pour le réel ennemi qu’est Kylo Ren. Une fois n’est pas coutume, c’est la première fois qu’on voit à l’écran une fameuse tradition chère à l’esprit Sith selon laquelle l’apprenti doit tuer son Maître 18012604515315263615504060pour accomplir sa formation, si souvent évoqué dans l’UE et même par Sidious dans l’Épisode III quand il parle avec nostalgie de la mort de Dark Plaiguis, tué dans son sommeil par son apprenti. Guère plus reluisant comme mort d’ailleurs. Je me suis d’ailleurs toujours demandé pourquoi les Sith continuaient de prendre des apprentis sachant le sort qui les attend si ces derniers s’élèvent à leur niveau. Toutefois, jamais Snoke n’aurait pensé que Kylo Ren puisse se retourner contre lui, il le jugeait trop faible pour faire un tel tour de passe-passe et se jugeait lui-même beaucoup trop fort « Personne ne me trahit ! Personne ne peut me battre ! ». Une fin digne de lui malgré un côté expéditif qui a dû en laisser plus d’un sur son séant.

J’avoue que la première fois, j’étais déçu de son sort trop rapidement scellé à mon goût, mais j’étais aussi bluffé d’un tel coup de théâtre ! Et finalement, comme le disent tour à tour Luke Skywalker et Kylo Ren, il y a une volonté d’en finir avec ces histoires d’anciennes religions. « Snoke, Skywalker, les Sith, les Jedi, la rébellion… Toutes ces vieilles choses doivent s’éteindre. » Une fausse piste, encore une fois, qui sera annihilée par la suite. On enchaîne avec un combat incroyable opposant un team-up Rey/Kylo Ren à la garde prétorienne de Snoke. Les fameux gardes rouges hyper badass aperçus au début du film viennent confirmer toute leur classe ! On assiste alors à l’un des combat les plus beaux et les mieux chorégraphiés de toute la saga, loin des échanges de sabre timides de la trilogie et des valses dansantes de la prélogie. Là, on a affaire à de sacrés professionnels en ce qui concerne les chorés ! L’affrontement est brutal, intense et réaliste à la fois, foutrement bien tourné et doté d’une mise en scène extrêmement pointilleuse ! J’ai vu le film quatre fois, quatre fois j’étais aux anges, ravi qu’enfin un combat ressemble à un vrai combat dans ma saga préférée.

« Tu n’es rien. » Les origines de Rey

Une fois les gardes rouges vaincus non sans mal, on assiste à une nouvelle séquence de dialogue entre Rey et Kylo. La première veut qu’il arrête de massacrer les résistants en fuite, le second n’en a que faire et souhaite attirer Rey de son côté pour créer un nouvel ordre. On en apprend enfin plus sur Kylo Ren qui restera LE méchant de cette trilogie. Enfin, il est lui-même. Enfin, il s’assume complètement comme un tenant du côté obscur. Cela renvoie à leur seconde connexion, lorsque Rey lui redit qu’il est un monstre et que Kylo rétorque « Je suis un monstre » ou plus justement « Oui, j’en suis un », « Yes I am » en VO. Il tente par tous les moyens de convaincre notre héroïne, en jouant sur sa recherche de liens de parenté chez Han Solo puis chez 18012604551915263615504061Luke. Finalement vient la révélation. Rey ne serait la descendante de personne en particulier. Ce n’est qu’une fille sans importance, vendue par ses parents sur Jakku, une laissée pour compte qui « n’a rien à faire dans cette histoire ». Alors, tentative de l’amadouer ou vérité ? C’est très difficile à dire. Malgré le dédain et la colère de Kylo Ren qui est le petit fils de Dark Vador et doit faire face à une sombre inconnue aussi forte que lui, ce qui le mènerait à la rabaisser volontairement, aussi pour la ramener de son côté, je pencherais plutôt pour la vérité.

« j’aime cette idée que Rey ne sorte de nulle part, comme Anakin en son temps. »

D’une part, j’aime cette idée que Rey ne sorte de nulle part, comme Anakin en son temps, et qu’il ne faut pas nécessairement descendre d’une célèbre lignée pour être un élu de la Force (sinon les Jedi seraient tous des consanguins), une notion qui se verra explorée de nouveau avec le petit bonhomme aperçu à Canto Bight et qu’on verra à la fin, d’autre part parce qu’elle semble elle-même l’accepter et le confirmer lorsque Kylo lui met la pression : « C’était des parias » lâche-t-elle péniblement, des larmes coulant sur ses joues.

Certains seront peut-être déçus de cette révélation, en ce qui me concerne je suis très satisfait et j’espère qu’on en restera là, mais on n’est pas à l’abri d’une surprise, tout comme pour ce qui est de Snoke, qui avec son crâne fendu en deux me semble capable de tout, même de revenir d’entre les morts. Finalement, Rey se détournera de Kylo Ren. C’était à prévoir. Tous les deux vont se disputer le sabre de Luke dans un duel de télékinésie plein de suspense, avec ce plan de profil où tous deux sont éloignés par la puissance qu’ils dégagent, jusqu’à l’implosion du sabre laser faisant écho à la destruction du vaisseau de Snoke par Holdo. Le rythme est ici calculé avec une grande précision.

- Di Vinz -

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Au programme de la sixième partie prévue pour demain :

Maître Yoda : l’héritage des Jedi bafoué ?

La bataille finale de Crait

et

Un duel d’anthologie

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MAGAZINES : PARUTIONS RÉCENTES ET PROCHAINES

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LES DERNIERS JEDI : ANALYSE ET CRITIQUE – 4

LES DERNIERS JEDI : ANALYSE ET CRITIQUE - 4 dans Di Vinz 17121507083715263615414841

Quatrième jour, quatrième partie de l’analyse-critique de Di Vinz sur LES DERNIERS JEDI. Vous avez sauté la troisième, elle est ICI. Aujourd’hui Di Vinz nous parle de « La vice-Amiral Holdo et la mutinerie de Poe », de « Finn et Rose à Canto Bight » et de « DJ et le Capitaine Phasma ». Vous pouvez laisser vos commentaires, il appréciera. Bonne lecture !

18012504562415263615499394 dans Star Wars

La vice-Amiral Holdo et la mutinerie de Poe

Leia se retrouvant dans le coltard après sa petite escapade spatiale, c’est la vice-Amiral Holdo qui prend le relais. Immédiatement on comprend qu’elle a un plan, plan qu’elle ne souhaite pas dévoiler à Poe Dameron qu’elle casse sans ménagement avec une attitude très hautaine. Mais pourquoi donc ? C’est la question que je me suis posé la première fois, comme beaucoup de 18012505011315263615499395monde. M’est avis que c’est pour lui apprendre les bonnes manières, qu’il reste un peu à sa place, calme ses ardeurs et se contente de suivre les ordres, car elle se doute bien qu’il foncera tête baissée ou fera une connerie dès lors qu’elle lui exposera. Un tantinet risquée comme idée, surtout quand on a le vaisseau de Snoke collé aux fesses et qu’on connait l’homme qu’est Poe. D’ailleurs, ça ne rate pas. Une fois que notre pilote émérite se rend compte que le plan est d’abandonner le croiseur, il se mutine avec ses potes, qui a priori n’ont aucun sens de la hiérarchie et font plus confiance à un capitaine tête brûlée qu’à une cheftaine de guerre ayant déjà remporté d’importantes batailles. C’est là qu’on ne comprend pas pourquoi Holdo n’expose pas son plan entièrement. Il ne s’agit pas de simplement abandonner le croiseur mais de rejoindre une base retranchée sur une planète. Pourquoi ne le dit-elle pas à ce moment là ? Là, je ne peux rien dire, il y a une incohérence qui semble indubitable. Peut-être qu’elle pense que, quoi qu’elle dise, Poe ne l’écoutera pas puisqu’il a son propre plan en tête, mais ça parait un peu facile…

Le plan de Poe consiste à compter sur Finn et une autre résistante envoyés en mission sur les conseils de Maz (lors d’une scénette assez savoureuse avec un sous-entendu graveleux que seuls les adultes comprendront) pour trouver un hacker capable de désactiver le traceur du vaisseau qui les poursuit, le temps de prendre la poudre d’escampette. Mais tout ne se passera pas comme prévu de leur côté et la mutinerie de Poe va échouer. Leia va se réveiller et lui coller un bon rayon paralysant des familles afin de lui apprendre qui commande, après quoi il se rendra compte de sa bêtise.

« À travers toute cette séquence, on se demande si Poe n’est pas quelque peu… crétin ? »

À travers toute cette séquence, on se demande si Poe n’est pas quelque peu… crétin ? Comme au début du film lorsqu’il contraint les résistants à lancer l’attaque des bombardiers, attaque durant laquelle les pertes ont été énormes. En réalité, on nous montre sa faiblesse à travers son côté « bourrin », « fonce dans le tas sans réfléchir », « tire d’abord, parle après », finalement plus une forte tête qui mérite des claques qu’un idiot fini, mais tout cela a un but précis : cela permettra ensuite de le faire évoluer vers la maturité nécessaire aux grands chefs.

18012505033415263615499396De son côté, Holdo est clairement un faire valoir et bien qu’elle ait son moment de gloire, elle est relativement insignifiante malgré le bon jeu de l’excellente actrice Laura Dern. Juste une petite précision sur la scène durant laquelle Holdo précipite son croiseur en hyperespace pour détruire le vaisseau de Snoke : malgré le fait que tout le monde soit d’accord pour dire que c’est une scène magnifique qui en met plein les yeux, avec la coupure son qui accentue cet effet, j’ai lu et j’en ai entendu beaucoup dire qu’il s’agit d’un plot hole ruinant STAR WARS dans son intégralité, puisque si ce genre de chose est possible alors il n’y avait qu’à balancer un X-Wing en vitesse lumière à travers l’Étoile de la Mort pour faire un gros trou dedans. À tort, je préfère le préciser. Un chasseur de petite taille s’écraserait littéralement contre l’Étoile de la Mort ou même contre un destroyer. Là, ça marche parce-qu’il s’agit d’un croiseur imposant qui fracasse un super destroyer. Pour appuyer mon propos, je citerai Han Solo : « La moindre erreur de calcul et on finit dans une supernova, alors prends ta pelle et ton seau et va jouer ailleurs p’tit gars ! »

Une attaque massive de plusieurs croiseurs qui seraient lancés en hyperespace sur l’Étoile de la Mort ferait des dégâts bien sûr, mais on ne balance pas ses croiseurs contre l’ennemi comme ça, ça coûte très cher ces engins là, surtout pour la Résistance qui n’a que peu de moyens, en plus de ne pas être constituée que de kamikazes. Non, Lucasfilm n’est pas qu’une bande d’incompétents complets qui font joujou avec la saga, ils savent très bien ce qu’ils font et une fois de plus, il n’y a rien d’incohérent là-dedans.

Finn et Rose à Canto Bight

Haaaa, ça aussi, ça a fait jaser pas mal de monde. Il paraîtrait qu’il s’agit d’un passage complètement inutile, qui n’a pas la moindre importance, bref c’est archi nul quoi. Vraiment, on n’a pas dû voir le même film, car la visite de Canto Bight est pour moi un très bon point des DERNIERS JEDI. Certes, il n’apporte pas de grands chamboulements dans l’histoire, mais il permet de découvrir énormément de choses. Déjà, une nouvelle planète avec une ville de gros bourgeois pleins aux as, visuellement impeccable, et à l’ambiance encore jamais vue dans un film STAR WARS mais très souvent abordée dans l’UE.

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La toute première image avec les aliens qui trinquent à coupes de champagne à bord d’un yacht prenant son envol depuis une cascade est juste magnifique. Voilà, ça c’est STAR WARS ! On est en totale adéquation avec l’univers ! Merci ! Tout comme tout le reste de ce passage d’ailleurs. Le casino est sublime, les différents aliens présents sont géniaux, ça fourmille tellement à l’écran qu’on a envie de s’arrêter un peu plus sur ce qui se passe. C’est un de mes regrets : on n’a pas le temps de découvrir tout ce beau monde, la caméra passe trop vite au milieu du décor et des protagonistes, comme elle passait trop vite dans la cantina de Maz Kanata dans l’Épisode VII.

Oui, ça manque d’arrêt sur image un peu à la George Lucas qui lui prenait le temps de nous montrer toutes ces créations. Artistiquement par contre, c’est juste parfait et je salue l’équipe technique, les maquilleurs, enfin tous ceux qui ont bossé sur cette superbe scène. Seul bémol, le petit alien bourré qui éructe sur BB-8 et le prend pour une machine à sous. Cela ne m’a pas fait rire, j’ai trouvé ça un poil too much voire pathétique, mais cela amuse beaucoup les enfants et STAR WARS est une saga familiale, il en faut pour tout le monde n’est-ce pas ? Alors je ne vais pas trop me plaindre, on voit le même genre de choses dans la prélogie et dans les versions de la trilogie retouchées par Lucas. Il y a aussi la scène de l’hypodrome avec la course des fathiers, des créatures mi-cheval mi-lévrier qu’on aperçoit se faire maltraiter et un début de critique sur la guerre et sur à qui elle profite. On y reviendra aussi.

« Si chaque séquence menant à un échec était inutile, on tronquerait la moitié voire les trois quarts d’une multitude de films. »

La deuxième partie de la visite est tout aussi réussie que la première : on a d’abord l’arrestation de nos deux résistants qui étaient sur le point de trouver le fameux hacker puis la découverte pour ainsi dire fortuite d’un second hacker (là-dessus je dirais simplement que la Force fait bien les choses) et enfin la fuite des héros à dos de fathiers qui est une de mes scènes préférées. Déjà parce 18012505124415263615499398qu’une fois de plus j’admire le travail sur le rendu des créatures qui sont à la fois touchantes et impressionnantes de part la puissance qu’elles déploient et ensuite parce-que la course poursuite dans les rues de Canto Bight est complètement folle et surtout elle est splendide, le tout accompagné d’une envolée musicale à la John Williams forcément gage de qualité. Si je dois relever un problème c’est dans l’écriture des personnages de Finn et Rose. L’ancien stormtrooper devenu un résistant à part entière est relativement transparent dans cet épisode et on aurait pu le remplacer par n’importe qui sans que cela ait vraiment d’incidence sur ce qui se passe. Même chose pour Rose, la sœur de Paige morte au tout début du film, qui si elle semble avoir pas mal de connaissance et ne renie pas un côté casse-cou, n’a pas de réelle profondeur. Malgré l’effort des acteurs qui proposent un jeu très correct, si on compare leur rôle respectif à ceux de Luke ou de Kylo Ren, ils font assez pâle figure et ne sont pas à la hauteur des scènes qui leur sont offertes, il faut bien l’avouer. Peut-être celle de la fin du film, à la limite, mais j’aurais préféré un traitement plus subtil de Finn.

Par contre, juger de l’utilité d’une scène parce-que celle-ci mène à un échec n’est pas pertinent. Si chaque séquence menant à un échec était inutile, on tronquerait la moitié voire les trois quarts d’une multitude de films. Les héros ne peuvent pas toujours tout réussir, cet épisode tend à le démontrer à plusieurs moments, c’est même son propos principal. C’est comme si l’on disait que tout ce que fait Luke pendant deux films ne sert à rien puisqu’il échoue contre Vador dans l’EMPIRE CONTRE-ATTAQUE. N’oublions pas non plus qu’il s’agit d’une trilogie. J’ajouterais que ce mini arc permet également l’introduction d’un tout jeune personnage dont nous parlerons à la fin de cette analyse.

DJ et le Capitaine Phasma

Revenons à notre hacker trouvé par le plus grand des hasards, j’ai nommé DJ. Il est fort dommage que pas une seule fois son nom ne soit prononcé, mais il reste un rôle secondaire, mineur. De la prison jusqu’au vaisseau de Snoke, ce roublard va voler la vedette aux deux résistants. Cela tient surtout dans l’interprétation de Benicio Del Toro, un très grand du cinéma qui prouve s’il le fallait encore qu’il peut incarner n’importe quel personnage, même les plus étranges. De LAS VEGAS PARANO aux DERNIERS JEDI, il n’a pas à faire beaucoup d’effort pour jouer le type un peu cintré. Ici, il joue un craqueur de codes beg et sans foi ni loi, qui a déjà eu 18012505175515263615499399affaire au Premier Ordre. En sa qualité de hacker il va aider les héros à s’infiltrer et à désactiver le traceur qui permet de suivre le croiseur des résistants jusqu’à finalement retourner sa veste et les vendre au Premier Ordre lorsqu’ils vont se faire attraper, ruinant le plan initial sur lequel comptait Poe Dameron. On s’échappe de l’aspect purement manichéen de STAR WARS pour nous offrir un personnage ni bon ni mauvais qui essaye de faire son chemin dans la galaxie, dans le style de Lando Calrissian ou même de Han Solo à leurs débuts, ainsi que Jango Fett dans une moindre mesure. On retrouve ce côté-là dans son explication au sujet des vendeurs d’armes et pourvoyeurs de mort à la fois chez les Premier Ordre et chez les Résistants. « Un jour tu te fais floué, le lendemain c’est toi qui les pigeonne. Tout ça, c’est que du business ». J’ai adhéré à ce message même s’il est un peu survolé et pas approfondi pour un sous, mais cela change un peu de ce que l’on a pu voir, c’est original et bien pensé, à l’image du capitaine Cassian Andor et des Rebelles de ROGUE ONE qui sont parfois contraints de faire du vilain pour servir leur cause.

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On en arrive au Capitaine Phasma, la boss des stormtroopers avec son armure chromée, qui fait son grand retour dans cet épisode. On ne sait pas trop ce qu’il est advenu d’elle dans le précédent ni comment elle s’est échappé de la base Starkiller mais c’est une soldat d’élite alors ce n’est guère surprenant de la revoir. Elle allait faire exécuter Finn et Rose de manière odieuse au moment où Holdo balance son croiseur pour exploser en deux le vaisseau de Snoke. Les héros s’en sortent tranquillement sans blessure alors que la plupart des storms ont été assommés ou tués dans l’explosion du hangar dans lequel ils se trouvent. Là encore je concède que c’est un peu facile. Phasma, elle, s’en est sortie et prend Finn en duel. Le combat sera assez court, mais la Capitaine va démontrer son talent au combat en ratatinant Finn. L’aide de Rose et surtout celle de BB-8 au manettes d’un AT-TT permettront sa défaite, on aura alors droit à un très beau plan avec le regard de Phasma perçant à travers son casque brisé (on reconnaîtra sans mal l’œil de Gwendoline « Brienne de Thorth » Christie) avant qu’elle ne chute dans les flammes. J’espère qu’elle ne reviendra pas, ou que, si jamais elle revient, on nous expliquera comment elle a fait pour survivre cette fois et que le personnage aura subi un changement radical.

On peut être sûr et certain que DJ fera lui aussi son come back pour notre plus grand plaisir. DJ et Phasma sont des rôles secondaires sans très grande importance cependant je trouve qu’ils ont quelque chose d’attachant, surtout lorsqu’on connait leur background que je vous invite à découvrir pour en apprendre plus sur ces deux personnages.

- Di Vinz -

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Au programme de la cinquième partie prévue pour demain :

La connexion Rey-Kylo Ren

La fin (expéditive ?) de Snoke

&

« Tu n’es rien. » Les origines de Rey

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LES DERNIERS JEDI : ANALYSE ET CRITIQUE – 3

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Di Vinz poursuit son analyse-critique sur LES DERNIERS JEDI dans cette troisième partie consacrée à « Kylo Ren et le Suprême Leader Snoke » et « L’envol de Leia ». Vous trouverez la précédente ICI. N’hésitez pas à laisser vos commentaires !

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Kylo Ren et le Suprême Leader Snoke

Changement radical de décors ! On retrouve Kylo Ren et son fameux casque à bord du vaisseau de Snoke dans une scène assez bien tournée au sein d’une salle du trône toute de rouge tapissée et qui fleure bon la mégalomanie. Snoke n’est pas super content de ce qu’il s’est passé dans le film précédent, à savoir la défaite de son cher apprenti face à une pilleuse d’épave « qui n’avait jamais tenu un sabre laser de sa vie ». Bizarrement, il ne parle pas de l’explosion de la base Starkiller. Admettons, il a peut-être oublié (ce ne serait pas étonnant vu le trou qu’il a dans le crâne) ou alors ce n’était pas si 18012404335115263615495128important, après tout il ne s’agissait que d’une arme de destruction massive supraluminique à cent millions de milliards de billiards de crédits capable d’anéantir des systèmes entiers… Mais passons ! Il surenchérit en se moquant de son casque ridicule qu’il lui fait retirer, en lui parlant de sa lignée, qu’il n’en est point digne, qu’il n’est pas à la hauteur de grand-papa, qu’il est déçu et qu’il craint de s’être trompé sur son compte. Ren a beau s’insurger comme quoi il a tué son père et a toujours été dévoué au côté obscur, il mange un peu de foudre Sith dans les babines ce qui a tôt fait de le calmer. Et puis, au cas où ça ne suffirait pas, il y a quelques gardes en armure rouge derrière qui s’agitent histoire de le prévenir qu’il ferait mieux de ne pas trop la ramener. Notons que ces gardes, bien qu’en retrait, ne peuvent pas laisser de marbre tellement ils sont classe. Toute la scène est d’ailleurs assez classe grâce aussi à ce décor rouge fort bien réalisé, plutôt agréable à l’œil, et à une ambiance « Snokesque » qui fait plaisir et renvoie à la façon de faire des Sith, avec un côté plus… luxueux.

« Adam Driver, interprète de Kylo Ren, s’en sort drôlement bien ! »

Snoke est vraiment bien foutu, rien à voir avec l’hologramme affreux de l’Épisode VII. En outre, cette séquence est utile pour nous montrer à nouveau le conflit existant en Kylo Ren qui veut à tout prix honorer son statut. Il détruira son casque et se lancera immédiatement à la poursuite des résistants pour se défouler un peu et montrer au Suprême Leader de quoi il est vraiment capable. On suit la même ligne que dans LE RÉVEIL DE LA FORCE, on a un 18012404393015263615495130personnage torturé, perdu, et donc capable du pire.

Adam Driver, interprète de Kylo Ren, s’en sort drôlement bien ! Il donne plus d’épaisseur et de profondeur à son personnage par des jeux de regard très sincères tout en gardant une posture rude. Il le prouvera tout au long du film, au contraire de Daisy Ridley qui, comme dit précédemment, est un peu lisse, lui a totalement épousé son rôle, ce qui n’a pas dû être simple car c’est l’un des plus compliqués de toute la saga !

L’envol de Leia

Et voilà la scène qui a fait le plus parler et qui a carrément déclenché une véritable polémique ou devrais-je dire un raz-de-marée de trolls en tous genres. Lorsque Kylo Ren attaque le croiseur en fuite de la Résistance à bord de son vaisseau personnel, accompagné de deux chasseurs TIE, il se refusera finalement à tuer sa mère, la Générale Leia Organa, qu’il sent présente sur la passerelle de commandement, tout comme elle le sent aussi dans son chasseur. Décidément, il ne sait pas ce qu’il veut, celui-là. Par contre, ses collègues n’en ont rien à faire de sa maman, du coup ils tirent et explosent le pont. BOOM !

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Au revoir l’Amiral Ackbar et les pontes de la Résistance ! On sera un peu déçu que l’Amiral Calamarien rendu célèbre pour son « It’s a trap! » ne bénéficie pas d’une mort plus illustre. Leia est elle aussi expulsée dans le vide sidéral et on se dit tous que c’est terminé pour elle… Quelle tristesse la première fois que j’ai vu ça. Et en même temps, je m’insurgeais que cela soit si rapide. Cela ne pouvait pas finir ainsi pour elle, ce n’était pas assez fort, ni assez beau, comme pour Ackbar, mais en bien plus important. Et puis soudain… c’est le drame ! Enfin, pour certains. Leia, qui est en train de planer dans l’espace depuis une minute, va se réveiller puis s’envoler littéralement jusqu’à rejoindre le croiseur. Damned ! Là encore on entend des choses telles que « C’est n’importe quoi », « C’est mal fait », « Leia se prend pour Mary Poppins » ou encore « Leia se la joue Superman ».

« Elle ne vole pas, elle capte le vaisseau et y attire son corps en utilisant sa masse. »

Bien… Si j’écarte les bêtises certes comiques mais qui n’apportent rien au débat, je peux concéder le « C’est mal fait » mais en aucun cas le « C’est n’importe quoi ». De mon point de vue, il n’y a absolument rien de choquant dans cette scène qui tente de rendre honneur au personnage de Leia, certes un peu maladroitement. Ici, notre princesse use de la Force pour se « saisir » du 18012404481115263615495133croiseur avec une préhension de Force. Elle ne vole pas, elle capte le vaisseau et y attire son corps en utilisant sa masse. Elle le fait instinctivement, comme l’a expliqué le réalisateur depuis, car elle n’a pas de réelle maîtrise. Reste que, la Force peut tout à fait permettre ce genre de manœuvre, il n’y a rien de dingue ou d’absolument contradictoire avec l’utilisation de la Force, on a vu des choses bien plus folles dans la série CLONE WARS (qui est canon) et je ne vous parle même pas de l’UE sinon vous vous demanderiez ce que fument certains auteurs (et pourtant tout est George Lucas approuved).

Non, ce qui se passe ici est possible, largement, surtout quand on s’appelle Leia Organa, qu’on est la fille d’un certain Dark Vador, la sœur jumelle d’un certain Luke Skywalker et la mère d’un certain Kylo Ren. « Oui, mais elle aurait dû crever instantanément dans le vide spatial » et là je vais répondre par deux choses : d’une part il suffit d’une petite recherche sur le net pour s’informer, en l’occurrence la Nasa elle-même affirme qu’un corps humain peut survivre dans l’espace jusqu’à 90 secondes, d’autre part on est dans STAR WARS chers amis, et si l’on devait s’en tenir à des principes réalistes je pense que la saga n’existerait pas comme bon nombre d’œuvres de science-fiction. La Force est un pouvoir qui a bien des applications, il y en a même qui lancent des éclairs façon Pikachu avec, c’est fou non ?

« Le problème ne réside pas du tout dans le fond donc, mais bel et bien dans la forme. Là-dessus, on peut admettre qu’il y a un petit souci visuel. »

Plus sérieusement, il faut arrêter de se prendre la tête avec cette scène qui se veut marquante car c’est la seule fois où l’on verra Leia utiliser la Force. Le problème ne réside pas du tout dans le fond donc, mais bel et bien dans la forme. Là-dessus, on peut admettre qu’il y a un petit souci visuel. Je ne sais pas si c’est le plan, avec ce travelling assez lent, ou les effets spéciaux en eux-mêmes, mais il y a quelque chose de gênant. Pour beaucoup, je pense que cela réside dans l’aspect du personnage, c’est peut-être son habillement qui crée cet effet étrange, la robe qu’elle porte lui va très bien sur un plateau mais lors de son envol elle flotte bizarrement et traîne derrière elle. Ceci couplé à des images de synthèse un peu datées, ce n’est, effectivement, pas très joli à voir…

Toutefois, je persiste et signe : cette scène est possible, il aurait juste fallu la tourner différemment de façon à bien faire ressortir la magie qui aurait dû en découler. Carrie Fisher aurait sûrement mérité mieux, mais je préfère lui rendre un dernier hommage au lieu de tacler sa scène la plus forte outre mesure, car elle n’est pas non plus complètement nulle et ratée, il ne faut pas abuser et garder un peu de respect pour la défunte actrice. On ne la reverra pas et c’est dommage car elle livre une très bonne interprétation de Leia du début à la fin.

- Di Vinz -

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Au programme de la quatrième partie prévue pour demain :

La Vice-Amiral Holdo et la mutinerie de Poe

Finn et Rose à Canto Bight

&

DJ et le Capitaine Phasma

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LES DERNIERS JEDI : ANALYSE ET CRITIQUE – 2

LES DERNIERS JEDI : ANALYSE ET CRITIQUE - 2 dans Di Vinz 17121507083715263615414841

Seconde partie de l’analyse et critique de STAR WARS ÉPISODE VIII : LES DERNIERS JEDI par Di Vinz. Si vous avez raté la première, elle est ICI. Aujourd’hui, deux nouveaux chapitres à l’étude : « Luke Skywalker : la déchéance d’un héros » et « La formation de Rey. » 

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Luke Skywalker : la déchéance d’un héros

Retour sur l’île d’Ahch-To où notre cher Luke s’est exilé. Après avoir passé tout un film à protéger la carte la menant au mythique héros, la jeune Rey lui fait enfin face. On a tous en tête ce plan de fin interminable de l’Épisode VII avec l’héroïne tendant son sabre laser au vieux Jedi. Et qu’en fait-il lorsqu’il le prend enfin ? Il le jette… Immédiatement les réactions sont violentes. « Quel scandale ! Quelle ignominie ! Trahison ! Jamais Luke ne ferait ça ! » Excusez-moi mais… pourquoi pas ?

18012304251815263615492449Prenons les choses telles qu’elles sont : nous retrouvons un Luke Skywalker après une ellipse de trente ans. Nous ne savons rien à part qu’il est parti sur les traces du premier Temple Jedi après avoir échoué à former Ben Solo. Je pose donc les questions suivantes : est-il impensable que Luke Skywalker soit différent de celui qu’on a connu ? Est-il inconcevable qu’il n’ait plus rien à voir ? Est-ce incohérent ? Est-ce complètement idiot ? Eh bien, je ne crois pas… Je trouve cela même très intelligent ! Une personne reste t-elle la même entre ses 20 et ses 60 ans ? Peut-être, peut-être pas. Il peut s’en passer des choses sur une telle période ! Tout est possible, surtout lorsqu’on est un Jedi et une légende à travers une galaxie lointaine, très lointaine. De plus, ce n’est pas comme si ce n’était pas expliqué, nous aurons au fil du film tous les éléments requis pour comprendre pourquoi il a changé à ce point.

Ce traitement est également une manière de le placer en retrait pendant tout le premier film et d’en faire un personnage encore plus iconique, mythique, dont peuvent s’inspirer les nouveaux héros. Nous avons donc un Luke devenu un vieil ermite grincheux, désagréable, aigri (presque autant que certains spectateurs), et au début il refuse même catégoriquement de parler à Rey. Il passe son temps à chercher de quoi survivre ce qui donnera deux scénettes que je trouve vraiment extra : la traite de la sirène thala sur les récifs de l’île et le saut à la « perche-harpon ».

« Tout est possible, surtout lorsqu’on est un Jedi et une légende à travers une galaxie lointaine, très lointaine. « 

La première nous présente une première créature volontairement hideuse, très, très réussie techniquement. L’équipe du film est allée jusqu’à poser ces animatroniques directement sur le décor de l’île (et non en studio) et Johnson a fait jouer Mark Hamil et Daisy Ridley avec elles pour créer une réelle interaction entre eux, ce qui donne beaucoup de crédibilité à cette scène. Luke tire du lait de la sirène, ce qui a apparemment mis une partie du public mal à l’aise. J’ai envie de leur 18012304294215263615492450conseiller de sortir un peu de chez eux et de ne pas oublier qu’avant d’être un héros, Luke Skywalker était un fermier. On nous l’a jamais montré dans sa vie quotidienne mais le futur Jedi travaillait sur des récoltes avant de partir à l’aventure. J’aime ce passage pour son côté naturel, ancré dans la vie de tous les jours. Et ce regard lancé par Luke lorsqu’il boit le lait, d’un air de dire « C’est dégueulasse, mais ça nourrit son homme, t’en veux ? » est à la fois intriguant et amusant, tandis que le regard gêné de Rey renvoie au sentiment du spectateur. Chacun peut l’interpréter à sa sauce, mais c’est d’une simplicité et d’une authenticité rarement vue dans Star Wars et je trouve cela très bien vu, il y a même quelque chose de touchant là dedans. Voir Luke, cette légende, en être réduit à une vie si spartiate ne peut pas laisser indifférent, c’est voulu, et l’effet recherché est réussi.

Le passage de la pêche est très court et tout aussi anecdotique que le précédent mais c’est l’un de mes préférés du film. Luke saute d’une falaise à une autre avec sa perche, Rey prend peur et lui lance un « Attention! » mais Luke réussit sa manœuvre avec maestria et lance à nouveau un regard malin à l’ex-pilleuse d’épave. Ce regard, à nouveau m’a provoqué un bon sentiment et peut être traduit de différentes manières. « Tu crois que je suis qui? J’ai réussi à survivre ici pendant des années alors t’inquiète donc pas ma petite ! » voilà comment je l’interprète, à mon sens c’est cohérent avec ce qu’on a vu jusque là.

« Pour voir un Luke conventionnel, proche de ce qu’il fut jadis, il fallait demander à George de réaliser la postlogie en lieu et place de la prélogie. »

Enfin, les explications viennent. Luke raconte : il a formé une nouvelle génération de Jedi mais a échoué à préserver Ben Solo du côté obscur. Ce dernier a ravagé son académie et est devenu Kylo Ren. Luke a alors perdu la foi, il a vécu cela comme un échec total, faisant écho à l’échec des Jedi lors 18012304355915263615492456de l’avènement de l’Empire. Suite à cela il a pris sur lui de s’exiler, comme l’a fait Yoda en son temps. Voilà qui explique son attitude et le jeter de sabre, il a voulu rompre avec le passé et ne plus se mêler de rien, de peur de faire plus de mal que de bien, ce qui semble compréhensible et de mon point de vue ce traitement de Luke est diablement intéressant. Pour voir un Luke conventionnel, proche de ce qu’il fut jadis, il fallait demander à George de réaliser la postlogie en lieu et place de la prélogie, quand les acteurs pouvaient reprendre leur rôle dans la fleur de l’âge. Là, on a vingt ans de retard, on a sauté une étape, loupé un épisode, il n’y a donc à mon sens aucune trahison à changer Luke, c’est même tout à fait logique compte tenu de ce qui est raconté. Et puis, ce visage, cette démarche… Pas de doute possible, c’est bien lui, c’est bien Luke Skywalker !

J’ai personnellement retrouvé le personnage avec un immense plaisir bien qu’il soit si marqué. Son retour aux affaires à la fin du film est un véritable morceau de bravoure rendant honneur au héros qu’il était, on y reviendra plus tard. Un mot sur l’interprétation de Mark Hamill : il est juste excellent ! L’acteur a pris de l’assurance en vieillissant et cela se voit. S’il n’était pas en accord avec le script et les changements apportés à son rôle, ce qu’il n’a pas manqué de marteler avant la sortie du film, il a changé d’avis une fois celui-ci vu et il a finalement admis que le traitement de son personnage était cohérent et intéressant. Pour ma part, je suis bien de son avis !

La formation de Rey

On entre dans le vif du sujet lorsque Luke accepte de mettre un peu d’eau dans son vin et de dispenser quelques leçons à Rey qui cherche à comprendre la Force et quelle est sa place dans ce bordel galactique. Notons que Luke va mettre le temps avant de se décider. Même Chewbacca ne réussira pas à le convaincre de s’impliquer après avoir défoncé la porte de sa case avec la puissance qu’on connait aux Wookies. C’est R2-D2 qui parviendra à lui faire changer d’avis lors d’une scène vraiment marquante et une fois de plus très bien vue. Une idée du réalisateur, qui avait demandé à JJ Abrams de remplacer BB-8, prévu à l’origine pour accompagner Rey et Chewie sur Ahch-To à la fin du RÉVEIL DE LA FORCE, par R2-D2, avec cette scène en tête.

Le droïde, après avoir un peu juré sur son vieux maître, lance le vieil enregistrement de Leia (celui d’origine vu dans l’Épisode IV remasterisé) qui appelle au secours Obi-Wan. Cela aura l’effet escompté puisque Luke va changer d’avis et décidera de former Rey. Un revirement assez soudain tout de même, mais toujours moins que celui d’Anakin dans l’Épisode III.

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La première leçon porte sur la Force elle-même. Lorsque Rey s’assoit sur le rocher qui surplombe l’île, on a d’abord une scène humoristique sur ce qu’est la Force qui cette fois ne me plaira pas et que je qualifierais même de dispensable. Le jeu d’acteur de Mark Hamill a beau être très bon, et le gag pas si foireux que ça, c’est l’interprétation par Daisy Ridley qui me pose problème ici. On sent son sourire en coin, elle a envie de se marrer, comme si les deux acteurs s’amusaient réellement sur le plateau au lieu de prendre la scène au sérieux. Hélas, cela ne marche pas. Et puis, on s’apprête à évoquer quelque chose de trop important pour le prendre autant à la légère. Cela ne me pose aucun problème jusque-là, dommage qu’ils en fassent un poil trop à ce moment-là. Surtout que, la suite est fantastique !

« Le jeu d’acteur de Mark Hamill a beau être très bon, et le gag pas si foireux que ça, c’est l’interprétation par Daisy Ridley qui me pose problème ici. »

La Force n’avait jamais été si compréhensible, si visible, si palpable ! Obi-Wan et Yoda en parlent très bien dans la trilogie originale, mais finalement assez peu. Dans la prélogie, on n’en parle carrément pas, à aucun moment, si ce n’est l’histoire des midichloriens qui en a fait bondir plus d’un et avec laquelle beaucoup sont encore aujourd’hui en profond désaccord. Là, on nous montre ce qu’est ressentir la Force, par des images très belles et très explicites. Une séquence magique où Rey ressent tour à tour la vie, la mort, le froid, la chaleur, la paix, la violence et comprend enfin qu’une énergie, la 18012305180915263615492463Force, relie le tout par une sorte de tension qu’elle possède en elle également. La leçon de Luke est la suivante : la Force n’est pas l’apanage des Jedi, ils en sont juste des « utilisateurs » et si d’autres ne peuvent contrôler son pouvoir, cela ne veut pas dire que la Force est absente en eux. La Force est partout, tout le temps, elle est présente en chaque être vivant. Une explication parfaite qui m’a beaucoup satisfait en plus de donner une scène très jolie.

Mais pas de lumière sans obscurité, Rey va aussi ressentir le côté obscur de la Force qui l’appelle à travers un lieu semblable à la grotte de l’Épisode V. Ce « nid obscur » la tente en lui proposant de répondre à ses questions, de combler le vide qu’il y a en elle (ici la recherche de ses origines) et celle-ci va s’y précipiter sans résister, ce qui va effrayer Luke au point d’interrompre la leçon. Rey devra lui prouver qu’elle n’est pas Ben Solo et qu’elle réussira à se détourner du côté obscur comme lui l’a fait lorsqu’il a affronté l’Empereur. La seconde leçon porte d’ailleurs sur l’orgueil des Jedi qui ont créé Vador et permis à Sidious de les exterminer et de répandre la terreur, ce qui renvoie à l’exil et au changement profond qui s’est opéré en Luke lorsqu’il a échoué avec son Nouvel Ordre Jedi.

« La leçon de Luke est la suivante : la Force n’est pas l’apanage des Jedi. »

Tout se recoupe, tout est très bien raconté, j’ai adoré ce passage explicatif qui fait directement référence aux précédents films et notamment à l’Ordre 66. Le seul bémol, ce serait le jeu de Daisy Ridley, que je trouve un peu commun. Elle est moins inspirée que dans LE RÉVEIL DE LA FORCE, et ce tout au long du film, ce qui est quand même dommage quand on incarne l’héroïne principale.

On notera aussi la présence des Gardiennes, ces sortes de nonnes aliens qui sont plus un ressort humoristique que des personnages importants (comme énormément de personnages de la saga), sachant quand même qu’elles étaient là avant Luke et qu’il n’a donc pas été tout à fait seul lors de son exil, et qu’elles seront présentes bien après lui.

- Di Vinz -

The Last Jedi Training GIF by Star Wars

Au programme de la troisième partie prévue pour demain :

Kylo Ren et le Suprême Leader Snoke

&

L’envol de Leia

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