LES DERNIERS JEDI : ANALYSE ET CRITIQUE – 6

Posté le 27 janvier 2018

LES DERNIERS JEDI : ANALYSE ET CRITIQUE - 6 dans Di Vinz 17121507083715263615414841

Sixième et avant-dernière partie de l’analyse-critique des DERNIERS JEDI par Di Vinz. Au menu du jour : « Maître Yoda : l’héritage des Jedi bafoué ? », « La bataille finale de Crait » et « Un duel d’anthologie ».

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Maître Yoda : l’héritage des Jedi bafoué ?

Revenons sur Ahch-To où Luke n’en finit plus de ruminer, tellement qu’il s’est décidé à cramer les textes sacrés des Jedi et l’arbre qui les protège. Il se ravise, alors qu’il allait passé à l’acte. On se demande à ce moment-là ce qui lui prend. Si son hésitation et son renoncement est expliqué en ce qui concerne le meurtre de Ben Solo, ici on ne comprend pas bien pourquoi il fait la girouette. Admettons, il s’est rendu compte qu’il allait faire une grosse bêtise, après tout on ne brûle pas des milliers d’années d’enseignements et de traditions Jedi comme ça… Oh, et puis si ! Maître Yoda fait son apparition sous une forme spectrale un peu plus présente physiquement que ne l’était le fantôme de Ben Kenobi et d’un clin d’œil il manipule l’orage et foudroie l’arbre millénaire qui part en fumée !

« Le retour de Yoda puis son acte m’ont surpris à plus d’un titre. »

Le retour de Yoda puis son acte m’ont surpris à plus d’un titre. On a beau s’appeler Yoda et avoir neuf cent ans d’appartenance à l’Ordre Jedi, cela semble un peu fou et irrespectueux de faire ça. Luke lui-même s’en formalise à juste titre. Évidemment, Yoda est plus malin qu’il n’en a l’air, son espièglerie est celle qu’il avait dans la trilogie originale, elle lui sert à éduquer Luke. Car Skywalker a beau 18012705035915263615506332avoir vieilli, il reste un jeunot si on garde en tête qu’il a plusieurs centaines d’années de différence avec Yoda, quand à ce dernier il sait ce qu’il fait. En cramant l’arbre et les textes sacrés, il donne une nouvelle leçon à Luke. « Venu est le temps… de voir plus loin qu’une pile de vieux grimoires. » Et il surenchérit avec un enseignement sur l’échec et ses bienfaits, renvoyant au propos fondamental du film. Ce que Luke ne sait pas, c’est que Rey a volé les textes ! On les aperçoit par deux fois dans le Faucon Millenium, la phrase de Yoda « Il n’y a rien que la jeune Rey ne possède déjà » prend donc tout son sens. Dans cette séquence, Frank Oz joue Maître Yoda dans sa forme de la trilogie originale. Il y en a qui se plaignent de la réalisation de la marionnette, pourtant nous avons été très nombreux à nous plaindre du tout CGI et à vouloir un retour aux sources avec de l’animatronique et des marionnettes. C’est à n’y plus rien comprendre.

Enfin, Yoda semble extrêmement puissant pour diriger la foudre d’un orage d’une telle manière, alors pourquoi il ne tue pas Snoke ? Parce que les spectres n’ont pas vocation à modifier le cours des choses à ce point, tout simplement. Ils doivent laisser la Force faire les choses et n’interagir qu’au minimum avec les « vivants », Ben le spécifie bien lorsque Luke part combattre Vador dans la cité des nuages sur Bespin : « Je ne pourrai pas t’aider ». Pour conclure là-dessus, j’ai retrouvé la relation Yoda-Luke de la trilogie originale, elle a été traitée avec beaucoup de respect et de fidélité et ça, ça n’a pas de prix !

La bataille finale de Crait

J’irai droit au but : une nouvelle fois cette bataille est l’une de mes favorites des 8 films STAR WARS ! La planète Crait m’a emballé à tous les niveaux. Le combat entre les vieux skispeeders bons pour la décharge et les AT-M6, sortes d’AT-AT next gen avec un canon dorsal et prenant appui sur leur bras avant comme des gorilles, est diablement séduisant ! La surface de sel recouvrant un sol poussiéreux rougeâtre donne lieu à un affrontement d’un esthétisme fabuleux. Les speeders dessinent des lignes rouges (comme sur l’affiche) tandis qu’un nuage écarlate s’envole à chaque explosion. Du jamais vu !

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Encore plus fort : les souterrains. Le Faucon Millenium piloté par Chewbacca, quelque peu dérangé par des Porgs qui ont élu domicile dans son cockpit (très fun sans en faire trop), va s’engouffrer dans les grottes de Crait, ou plutôt des mines de cristaux rouges, ce qui est assurément l’un des plans les plus beaux de la saga. À lui seul ce passage devrait a minima sauver le film sur le plan visuel aux yeux de ceux qui n’ont pas aimé pour X ou Y raison. Je manque de mots et de superlatifs pour le qualifier, je n’avais pas vu ça depuis la course-poursuite dans les méandres de la seconde Étoile de la Mort dans l’Épisode VI. Dommage qu’il soit si court !

« Franchement, j’aime bien Finn mais c’est dommage. J’aurais préféré qu’il se sacrifie. »

En surface, le combat fait rage, et Poe Dameron va comprendre qu’ils n’ont aucune chance de repousser les forces du Premier Ordre. On se rend alors compte que le personnage a évolué, il a cessé d’être une tête brûlée qui ne réfléchit pas après le sacrifice de Holdo, et pour sauver les siens il ordonne la retraite. Il embrasse ici son rôle d’héritier des chefs de la résistance. Mais Finn ne l’entend pas de cette oreille et motivé par sa rancœur contre le Premier Ordre s’apprête à se sacrifier pour détruire le « canon-bélier » qui est sur le point de défoncer la base des derniers résistants. On croit vraiment que l’ancien stormtrooper va y passer à ce moment-là en raison d’une mise en scène précisément faite pour ça, avec une ambiance musicale soulignant cette impression, mais au final c’est 18012705094715263615506334Rose qui va le sauver in extremis. Franchement, j’aime bien Finn mais c’est dommage. J’aurais préféré qu’il se sacrifie, cela aurait donné beaucoup plus de force au personnage et aurait créé énormément d’empathie pour lui. Là, on a juste une petite leçon de morale et l’illustration des sentiments de Rose pour Finn, ce qui est léger comparé au sacrifice d’un des personnages phares du nouveau casting. On se demande aussi pourquoi les deux rescapés qui viennent de se cracher aux pieds des AT-M6 ne se font pas pulvériser sur le champs. Une nouvelle facilité, que je juge pardonnable tant le reste est à un niveau d’exception.

On remarquera aussi les chiens de cristal dans la base rebelle, qui font partie du décor et ne servent qu’à mener les résistants vers une issue de secours, mais qui sont également très bien réalisés comme toutes les créatures du film. Dans l’ensemble j’ai aimé toute cette bataille, spectaculaire et d’une beauté à couper le souffle.

Un duel d’anthologie

Luke surgit de nulle part dans la base rebelle et se retrouve enfin face à Leia. Les retrouvailles sont émouvantes, même pour les acteurs dont on sent l’implication plus que jamais, bien qu’à travers une scène encore une fois trop courte à mes yeux. Mais il s’agit de ne pas trop en faire et de ne pas tomber non plus dans la sensiblerie. Chose étonnante, j’ai ressenti plus d’émotion avec le clin d’œil à C3PO, cette simple réplique « Maître Luke… » et le plan qui s’arrête sur le visage du droïde qui n’a jamais été aussi expressif me faire ressentir de l’empathie pour 3PO, il fallait le faire !

18012705131915263615506335Puis on en arrive au moment où Luke se présente seul face à l’armada du Premier Ordre. La première fois, je me demandais vraiment ce qu’il comptait faire au moment où Kylo Ren ordonne un feu plus que nourri sur sa pomme. Luke ressort du déluge de feu comme si de rien n’était et se permet même de s’épousseter l’épaule. La classe ultime. Et on est là à se demander comment il a fait. Un bouclier de Force ? Une téléportation ? On imagine tout et n’importe quoi sauf le véritable phénomène qui se produit sous nos yeux ébahis. Kylo Ren se décide à l’affronter en face à face. Pas un seul choc entre les sabres laser ne se produit lors de ce duel anthologique. Luke se contente d’esquiver les coups ! Dès lors on retrouve ces plans de profil que j’apprécie fortement, comme lorsque Rey et Kylo se disputent le sabre, soignant le face à face, avec le décor de Crait en fond. Superbe. Notons qu’à un moment Luke opère une esquive vrillée dans le style Ataru, la forme de combat utilisée par Yoda himself qui consiste à se ménager pour puiser fortement dans la Force au moment opportun, permettant des acrobaties de dingue.

« La première fois j’ai laissé une larme couler, la charge émotionnelle était trop grande, la mise en scène m’a complètement retourné. »

Je vais me répéter mais ce passage est une fois de plus trop court ! J’aurais vraiment aimé voir ces deux-là continuer leur petit jeu un peu plus longtemps. Mais, une fois que les résistants se sont échappés grâce à l’aide de Rey qui leur libère la voix en faisant léviter les rochers qui obstruaient la sortie (à nouveau le plan est magnifique), Luke dévoile son stratagème : une projection astrale ! Luke Skywalker se montre à la hauteur de son mythe en utilisant cette faculté depuis son île. Bluffant, encore, je ne m’attendais pas du tout à ça. Un tel pouvoir de la Force est possible bien sûr mais je n’y avais pas pensé une seconde ! C’est inspiré de l’UE et c’est bien vu pour combattre Kylo Ren sans prendre de gros risques, Luke désirait certainement donner une dernière leçon à son neveu avant de tirer sa révérence, sans lui laisser l’opportunité d’en finir lui-même.

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Un tel pouvoir a vidé le héros légendaire de ses forces, et, après avoir constaté que la relève était là et qu’il ne serait pas le dernier des Jedi, il disparaît, le couché des soleils jumeaux d’Ahch-To en fond, renvoyant à ceux de Tatooïne… La première fois j’ai laissé une larme couler, la charge émotionnelle était trop grande, la mise en scène m’a complètement retourné. Il n’y a pas de mort, il n’y a que la Force (extrait du code Jedi), ainsi Luke ne meurt pas, il se fond dans la Force et il n’y aucun doute possible sur le fait de le revoir dans le prochain épisode, sous forme spectrale. Il dit bien lui-même : « On se reverra, mon grand. » à l’intention de Kylo Ren lorsqu’il fait s’évaporer sa forme astrale.

Du début à la fin, j’ai trouvé que le traitement de Luke était idéal et qu’il n’aurait pas pu être meilleur, le final avec ce duel très bien tourné a fini de m’en convaincre. Même chose pour Kylo Ren. J’ose le dire au risque de me faire conspuer, il est bien plus travaillé et nuancé que ne l’était Dark Vador, un méchant dans sa forme la plus simple, imposant mais ultra monolithique, du moins jusqu’à l’Épisode VI.

- Di Vinz -

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Un commentaire pour « LES DERNIERS JEDI : ANALYSE ET CRITIQUE – 6 »

  1.  
    Yom
    28 janvier, 2018 | 2:50
     

    Ce qui est bien, c’est que jusque là j’ai vu le même film ;-)

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