BUGS (2003)

Posté le 1 septembre 2018

BUGS (2003) dans Trapard 18090107164015263615871854

BUGS

Réalisateur : Joseph Conti

Scénaristes : Robinson Young, Patrick Doody et Chris Valenziano, d’après une histoire de Patrick Doody, Chris Valenziano et Joseph Conti

Société de distribution : Image Entertainment

Pays : États-Unis

Année : 2003

Avec : Antonio Sabato Jr., Angie Everhart, R. H. Thomson.

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BUGS est un téléfilm diffusé en 2003 sur Sci Fi Channel. Personnellement, ne connaissant pas cette chaîne, j’ai découvert ce téléfilm en DVD. Pensant qu’il s’agissait d’un simple DTV, je me suis imaginé qu’il s’agissait d’une série Z, tout simplement parce que les combats et les morts ne sont jamais crédibles, et encore moins sanglantes. Ça pousse des cris à tout-va avant de mourir, puis flop… comme avec un pétard mouillé, les victimes tombent à terre, et on n’en parle plus. Du coup, je vais plutôt traiter du thème de ce téléfilm dont voici le résumé de Wikipédia :

« Alors qu’il poursuit un criminel, un policier fait une découverte effroyable dans un tunnel désaffecté du métro : un énorme insecte de trois mètres de long à l’apparence de scorpion. Au moyen de son énorme queue, l’abominable créature le détecte et le dévore. L’agent du FBI Matt Pollack est chargé de mener l’enquête. Quand les experts légistes dévoilent la source du problème, il demande de l’aide à son amie entomologiste Emily Foster et les résultats de ses analystes sont terrifiants. Matt et un commando d’élite partent explorer les galeries du métro pour exterminer ces prédateurs mais sont alors attaqués par une horde d’insectes géants et leur puissante riposte provoque l’effondrement de l’entrée du tunnel. Ils doivent faire vite s’ils ne veulent pas que les insectes ne provoquent chaos et dévastation dans la ville… ».

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Malgré le titre, on ne sait jamais vraiment s’il s’agit de scorpions mutants, de cafards mutants ou de moustiques mutants. Mais peut-être s’agit-il d’une mutation entre ces trois espèces. En tout cas, le titre BUGS pourrait désigner des sortes de punaises à la carapace épineuse.

La référence à MIMIC (1997) semble évidente. Mais à la différence du film de Guillermo del Toro, les scénaristes de BUGS se sont focalisés sur la nouvelle tendance des attaques de mégalodons dans les « Shark Movie ». Ainsi les « experts » dans le film nous parlent d’une très ancienne espèce d’insectes qui aurait disparu. Et en plus de réapparaître, nos insectes préhistoriques auraient muté dans les tunnels du métro new-yorkais et il leur aurait poussés des ailes (à prendre au sens propre comme au figuré). À partir de là, on commence à hésiter entre MIMIC, le PIRANHA 2 de 1980 et le récent PIRANHA 3D.

Le côté positif du film, en tout cas à mon goût, c’est que le spectateur semble être considéré comme quelqu’un qui connait bien le genre des films d’attaques animales. Du coup, on nous épargne les interminables introductions à base de découvertes d’indices, d’études d’ADN au microscope, de Machin et Bidule qui se chamaillent parce que chacun à sa version des origines du tueur ailé. Et il n’y a pas non plus de promoteur vénal qui refuse qu’on ferme son parc à touristes friqués. Mais comme il faut bien un méchant, on a tout de même droit à l’homme qui finance un projet révolutionnaire de métro à grande vitesse (le TGV new-yorkais ?). Et comme son projet est impliqué dans la résurrection des mutants et qu’il refuse de se salir publiquement les mains, il sera forcément l’élément perturbateur, empêchant désespérément nos héros de survivre face aux attaques. Il sera d’ailleurs la seule victime des cafards qui mourra dans d’horribles souffrances, tout en sabrant la bouteille de ketchup, ce qui prouve aussi aux plus endurcis que c’était bien lui la vérole de l’histoire.

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En tout cas, le téléfilm y va franco, avec une expédition punitive de SWAT semblant sortir d’ALIENS, LE RETOUR et dézinguant de la blatte mutante, parfois montré en images de synthèse, parfois en effet d’animatronique. Et même si les apparitions de sang humain se font timides, au moins les tripes liquides verdâtres des cafards jaillissent dans tous les sens…

Évidemment, on est ici à des années lumières de MIMIC 2, LE RETOUR (2001) et MIMIC 3 : SENTINEL (2003), ce dernier étant sûrement le plus sombre des trois, et ayant peut-être influencé une version télévisée pour un public moins influençable et n’ayant pas le droit d’accéder aux mimiques des hommes-cafards volants et cannibales. Puis les têtes blondes préfèrent les histoires simples de bébêtes préhistoriques à celles plus complexes des organismes vivants génétiquement modifiés.

À noter enfin que le rôle principal est joué par Antonio Sabàto Jr, dont la carrière se limite beaucoup à des séries télévisées pour adolescentes. Et dont le père, Antonio Sabàto, est l’acteur d’un grand nombre de bisseries italiennes, mais il a aussi baladé sa moustache dans quelques bons « giallo » et western spaghetti.

- Trapard -

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